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minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Derniers commentaires



  • minijack minijack 29 décembre 2006 05:44

    A mon avis, les lecteurs peuvent effectivement faire des dons, là n’est pas la question. Mais on retrouvera la même problématique qu’avec la Licence Globale, voire plus difficile encore : comment en faire la « répartition juste » en fonction des efforts de chacun de ces rédacteurs enquêteurs ?

    Car si l’on peut facilement « évaluer » l’intérêt d’une oeuvre artistique plébiscitée par le public, oeuvre considérée dans ce cas comme une « marchandise », il est beaucoup plus subtil de déterminer la « valeur intrinsèque » d’un article à la seule aune du nombre de lecteurs ou des appréciations portées par eux, lesquelles ne préjugent en rien de la véracité des faits rapportés. Or, nous parlons ici de « journalisme », pas de création littéraire.

    En tant que romancier, je connais la différence entre des faits que j’aurais envie de rapporter comme scientifiquement vrais, plausibles, ou à tout le moins vraisemblables, et ceux que je suis contraint de présenter comme de simples « hypothèses romanesques » parce que je n’ai pas les moyens de vérifications nécessaires à étayer mon hypothèse.

    C’est là, au niveau de la subjectivité de ces enquêteurs amateurs que va se poser la plus grande difficulté. Pour la crédibilité de ce futur Agoravox, je pense qu’il est difficile d’évoluer plus avant sans recourir à de vrais « pros », sinon pour former les enquêteurs sur le terrain, du moins pour contrôler leurs assertions avant publication.

    Du coup, Agoravox deviendrait un « Vrai Journal » avec des milliers d’indics. Est-ce bien l’objectif ?

    Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Pour l’instant, on sait faire la nuance entre une déclaration de foi de tel ou tel rédacteur emporté par son élan, et l’authenticité des faits rapportés dans son article. Mais si on cherche une plus grande fiabilité derrière cette collaboration gratuite, on risque de buter sur des problèmes autrement plus ardus. L’exceptionnel succès d’Agoravox est déjà un surprenant résultat. A mon sens, il faut tempérer un peu et laisser le temps aux rédacteurs d’intégrer l’idée d’un journalisme plus minutieux, et donc plus professionnel de leur part, impliquant souvent une spécialisation et beaucoup plus de temps à y consacrer.

    Et par ailleurs, je ne suis pas certain que ce soit ce qu’attendent les visiteurs.

    Agoravox représente pour moi un contre-pouvoir devenu indispensable et qu’il fallait inventer face au caractère monolithique des médias classiques. Bravo, c’est fait. Mais ne tombons pas dans le travers de faire nous-mêmes ce que font déjà les professionnels. La force d’Agoravox réside précisément dans ce non-professionnalisme transversal, réagissant à l’information professionnelle verticale (top-down comme dirait De Rosnay) et la rééquilibrant en rectifiant sa perception. Là comme ailleurs, le développement de cette forme d’expression populaire va obliger à court terme le monde professionnel, figé ou timoré face à ses groupes d’actionnaires, à se réformer pour servir des infos plus pertinentes et de meilleure qualité.

    Il m’apparaît donc que le rôle societal d’Agoravox est en vue et que la limite de ce mode d’information convivial est atteinte.

     smiley



  • minijack minijack 28 décembre 2006 16:55

    Ho ! Ho ! hola ! Ne mélangeons pas tout ! Les arguments de Robin sont des c..... ! Les « artistes » sont des gens comme les autres dans le paysage économique français ! Exactement comme pour les « patrons », il y a des gros et il y a des petits.

    Il y a aussi des gens qui ne sont pas du tout « artiste » et qui palpent des dizaines de milliers d’euros par mois de salaires ou d’émoluements, voire des centaines, sans compter les plus-values de leurs stock options !

    De grâce, la question des « artistes » (si toutefois ça pose problème à quelqu’un qu’il en existe) et celle de la fiscalité sont deux choses différentes.

    La fiscalité française est bien trop élevée et surtout trop sectorisée depuis longtemps, ce qui donne des privilèges insoutenables à certains et en écrase d’autres, selon la « nature » ou le « classement » du revenu en question. Ce n’est pas d’aujourd’hui parce que Johnny s’en va qu’il faut s’en rendre compte.

    Je trouve scandaleux qu’on puisse considérer comme un bienfait cette histoire de « bouclier fiscal limitant à 60% du revenu » le prélèvement fiscal. 60% c’est ENAURME ! Et je ne parle pas des droits de succession, car le patrimoine professionnel des petits artisans est souvent leur seul patrimoine alors que les gros actionnaires de trusts internationaux échappent à ces droits au travers de holdings domiciliés dans des paradis fiscaux et « l’évasion fiscale » est devenue un mode de vie pour certains.

    C’est effectivement beaucoup plus difficile pour les artistes qui doivent tout déclarer en France de ce qu’ils gagnent en France. Sauf cas exceptionnels qui choisissent d’aller vivre 6 mois de l’année ailleurs (en Suisse ou dans la pampa argentine) ils se trouvent donc écrasés quand d’autres déclarant les mêmes revenus se trouvent exonérés de multiples manières (avoirs fiscaux et autres).

    Je n’ai malheureusement pas le plaisir de gagner autant, loin de là (très très très loin même), mais si je bosse, que ce soit en tant qu’artiste ou comme chef d’entreprise, ce n’est pas pour en laisser 60% à l’Etat !

    « Artiste » ou pas, il est normal de payer des impôts quand on gagne beaucoup d’argent, mais 40% à 45% du revenu devraient largement suffire s’ils étaient dépensés mieux.



  • minijack minijack 28 décembre 2006 02:03

    zorro a raison. On s’en fout carrément de savoir par quel piston elle est parvenue à la TV, ni quelles aventures ont pu vivre les deux tourtereaux.

    Ce que compte c’est que Marie fasse bien son boulot, en tous cas pas plus mal que beaucoup d’autres, et ne se laisse pas influencer par le fait qu’elle coucha ou pas avec son invité.

    On est tous influencés par la sympathie ou l’antipathie qu’on nourrit souvent bien malgré nous envers une personne. Pourquoi faudrait-il qu’une journaliste, par ailleurs excellente, soit sanctionnée pour le fait qu’elle est aussi une femme désirable, et qu’en conséquence elle soit objet de sollicitations de la part de ses invités ? Est-ce un péché professionnel de sortir avec un interviewé ? Elle n’est pas mariée avec Baroin, que je sache ! Dans ce cas ce serait effectivement différent car on pourrait soupçonner une collusion d’intérêts. Mais là...

    Quels que soient leur salaire ou leur exposition sociale, ces gens là ont droit aussi à une vie privée.

    Autant pour défendre que pour condamner l’éventuelle sanction, ce genre d’articles « people » me fait gerber.

    .



  • minijack minijack 28 décembre 2006 00:46

    Bah ! Arretez Gérard. Soit vous faites vraiment dans la désinformation dirigée, soit vous ne savez pas de quoi vous parlez : Les auteurs n’ont pas le choix de voir des DRM ou pas sur leurs oeuvres. En tous cas pas le choix individuel puisque la Sacem (mais aussi la SACD, la SGDL et quelques autres) se sont prononcées POUR les DRM introduits par DADVSI. Or ces organismes sont phagocytés par les industries qui IMPOSENT ces mesures techniques à toute la production de leurs artistes sous contrat.

    Plus grave encore, sauf exception dans quelques petites sociétés de production indépendantes (mais y en a-t-il encore beaucoup qui le soient vraiment ?), il est impossible pour un artiste « signé » par une major de mettre une oeuvre à disposition, même une nouvelle oeuvre inédite, sauf à payer lui-même la Sacem !!! C’est le monde à l’envers ! Et c’est bien la preuve que paradoxalement les auteurs ne sont pas libres, contrairement à ce que vous affirmez faussement. Leurs contrats ne sont pas « avec DRM ou pas », c’est « avec DRM ou rien ». Est-ce clair ? Et c’est précisément ce que je m’efforce de dénoncer. Un auteur n’a pas à être le valet de l’industrie. Sauf à nous produire de la m.... formatée et prémâchée, c’est elle qui a besoin des créateurs. Pas l’inverse. En tous cas plus maintenant !

    Mais de par leur position de monopole, ce sont bien les industries qui commandent tout ! Et spécialement la « diffusion » qui va faire qu’une oeuvre sera connue ou pas, et donc vendue ou pas. Dès qu’il signe, l’artiste n’est plus libre. Il devient entièrement dépendant du système médiatique globalisé de l’usine de plastique jusqu’au rayon de la FNAC en passant par le moteur essentiel qu’est la « diffusion » sur les medias.

    L’une des dernières péripéties est le refus par « Univers sale » de rendre à Johnny ses bandes-mères (les matrices de ses disques depuis trente ans) malgré la rupture de contrat. Il a bien raison de s’être barré en Suisse qui est toujours hors Europe. La France est devenue le valet de l’industrie américaine d’entertainment.

    Et ceci ne se limite pas à la musique. L’édition littéraire et les journaux comme la radio et la TV en sont tout autant prisonniers, il faut le savoir. Ce qui fait que les auteurs, tout comme les journalistes, sont « otages » de groupes financiers internationaux et plus particulièrement de fonds de pensions américains, dont le trop célèbre Carlyle (émanation de la CIA) qui sert la politique de Bush. Tout se tient. Et je ne suis pas parano, simplement « lucide »...

    Les « citoyens français » dont vous vous targuez d’être DOIVENT ÊTRE MIS AU COURANT de la situation !

     smiley



  • minijack minijack 27 décembre 2006 20:46

    Ce n’est pas possible, on nage en pleine confusion mentale !

    Je vous cite : "... vous n’êtes pas privés de la copie privée car :
    - soit vous achetez des oeuvres DRMisées et l’Autorité de Régulation des MTP sera là pour veillez à ce que les maisons de disques n’outrepassent pas leurs droits. (vous allez évidemment rétorquer que cette autorité est à la botte d’intérêts privés/multinationales/grandsméchantslou ps ?)

    C’est une évidence. Quand on a vu comment et sur quels conseils avaient été rédigés certains articles de DADVSI, on est en droit de se poser des questions sur la neutralité de cette « autorité ». En somme, si je vous comprends bien, il nous faudrait payer gentiment en nous contentant de promesses ? Ca s’appelle prendre les gens pour des c...

    - soit vous n’achetez pas d’oeuvres DRMisées et la question ne se pose pas. "

    Je vous entends bien, mais comme toutes les oeuvres « majorisées » sont désormais « DRMisées », sauf celles sous licence « Creative Commons » libres de reproduction mais gratuites, je ne vois pas comment ça pourrait protéger le droit d’auteur et donc préserver la création. Quand les créateurs devront aller à l’usine pour assumer leur subsistance, en effet la question ne se posera plus.

    Ce que vous n’avez apparemment pas compris, c’est qu’un artiste un auteur ou tout créateur vit d’abord pour partager ce qu’il crée avec le public. Mais il a besoin aussi d’argent pour vivre, comme tout le monde. S’il donne tout il ne vivra plus. Mais s’il garde tout derrière des blindages et des procédures pénales ce sera encore pire, il se fera détester par ce même public. C’est ce qui se passe avec DADVSI et les DRMs.

    C’est une « connerie » au sens le plus populaire, comme l’a d’ailleurs dit le Président Debré en parlant de RDDV. (et à mon sens c’était prémonitoire de ce qui va se passer aux élections)

    La seule alternative à cette « mainmise » de l’industrie sur l’artistique reste donc le boycott généralisé des oeuvres avec DRM afin de faire s’effondrer le monopole de fait d’industries culturelles qui cherchent à tout prix à préserver leurs prérogatives (y compris en sacrifiant les auteurs), et d’instaurer à la place une LG qui ne serait plus dépendante d’une diffusion contrôlée par ces majors.

    Mais j’arrête là parce que je sens que ça vous chagrinerait énormément d’être obligé de convenir que j’ai raison...

     smiley

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