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Mmarvinbear

Mmarvinbear

Sympathisant socialiste tendance coup-de-pied-au-cul. Ennemi du politiquement correct, de la bienséance et du "bon goût qui doit plaire à tous". Ce que vous aimez sans y réfléchir, je le vomis. Ce que vous détestez sans savoir pourquoi, je le défends.
Véritable zoo à moi seul, je suis issu d'une expérience génétique réussie visant à combiner la puissance du taureau, la rugueur et la pilosité de l'ours, la perversité naturelle du porc, et la mauvaise foi humaine.
Empêcheur patenté de propagander en rond.

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  • Premier article le 21/05/2009
  • Modérateur depuis le 19/09/2009
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Derniers commentaires



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2017 19:57

    @Fergus

    Normal, en terme de surface, le centre-ville ne fait pas le poids.

    Prenez un vendeur de vélo en centre-ville.

    Dans un 30 mètres carrés, il pourra aligner une cinquantaine de références avec un petit coin pour les pièces détachées et les accessoires.

    Son concurrent, en périphérie qui a 200 mètres carrés de surface, peut aligner des centaines de modèles, un atelier de réparation et des rayons entier de pièces détachées et d’accessoires.

    Le magasin de centre-ville, il n’a pas une chance contre cela.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 19 décembre 2017 14:45

    L’ouverture des zones commerciales n’est qu’indirectement responsable de la fermeture des commerces de centre-ville.


    Le premier problème que les commerçants doivent affronter est l’inadéquation de leurs locaux, ainsi que la modification radicale des besoins de la population.

    Les commerces occupent en général le rez-de-chaussée d’un immeuble, ce qui limite dès le départ la surface disponible à moins d’investir l’étage du dessus.

    Ces magasins étaient conçus pour la vente de produits peu nombreux en terme de références différentes, ou alors il s’agissait de produits de petite taille ou faciles à ranger, comme des rouleaux de tissus.

    Mais maintenant, plus personne ou presque ne fait ses propres vêtements. Marchands de tissus, merceries et laineries ont disparu et leurs locaux, disponibles, ne sont pas faits pour accueillir des vendeurs de frigo, tout comme le plus souvent les rues adjacentes ne sont pas faites pour les moyens de livraisons actuels.

    Ces espaces sont donc voués à rester vide ou à devenir des locaux de services.

    Il y a aussi les cas des immeubles qui interdisent certains commerces dans leurs règlements internes pour des raisons sanitaires ou de confort des habitants qui n’ont pas envie par exemple d’entendre le boulanger travailler à 3 heures du matin sous eux.

    La désertification des commerces est aussi un contre-coup des modifications plus profondes de l’économie : des dizaines de milliers de bars et de restaurants ont fermé depuis les années 50 à cause de la mécanisation massive de l’agriculture. Quand on n’a plus besoin que de trois ouvriers au lieu de trente par ferme, un petit village ne peut plus faire vivre 5 bars et 4 restos comme avant. Il en restera au total un ou deux mais guère plus, et le reste ira nourrir les friches commerciales.

    Comment remédier à cela ?

    Ce n’est pas facile. Cela suppose de lourds investissements pour rénover et agrandir les locaux commerciaux, avec les difficultés techniques et légales que cela engendre.

    On peut aussi forcer les propriétaires à recycler leurs locaux abandonnés. Rien n’est pire pour une rue que de voir perdurer un magasin fermé pendant des décennies ou la façade affiche toujours son ancien numéro de téléphone à 6 ou 7 chiffres !

    Soit ils en font des habitations, soit ils en font des locaux associatifs, ce qui permet de refaire circuler de la population dans le quartier.

    Mais là on se heurte souvent à des règlementations municipales ou l’hostilité des riverains qui ne « veulent pas de cela chez eux ».

    Rien n’est simple...


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 décembre 2017 11:16

    @babelouest
    Vous les connaissez ? Ils ont à apporter leur mode de vie, si différent, si près de la nature, et ce n’est pas rien.


    Mère Nature est une garce qui ne vous passe rien. Le moindre champignon de la mauvaise espèce bouffé peut vous envoyer six pieds sous terre.

    Franchement, vous croyez qu’ils inventent ou apportent quelque chose de nouveau ?

    Deja dans les années 70 il y a eu de tels mouvements de retour vers la Nature.

    Cela n’a pas duré, croyez moi. Les hippies de l’époque ont vite compris que le radiateur bourgeois et la maison en parpaings réactionnaires avaient ses charmes après un hiver passé sur les causses par moins 10 en janvier.

    La vie près de la nature, l’ humanité l’a connue tout au long du passé.

    Il y a de bons cotés, comme la pollution absente et une nourriture plus saine, mais ce n’était pas le paradis non plus.

    Les hommes étaient à la merci du moindre caprice météorologique qui pouvait détruire une année de récolte en une journée, promettant un hiver de famine et la mort de la moitié parfois de la communauté.

    On vivait dans un monde 100% écolo et Vert et on crevait vers 40 ans en moyenne. Pourquoi donc à l’époque les filles étaient mariées et engrossées dès qu’elles devenaient pubères ? A Rome, l’age moyen du premier mariage était de 13 ans ! 

    Je me dis que pour le coup, Roman Polanski a vécu à la mauvaise époque...

    Alors les zadistes qui se la jouent écolo et qui vont se ravitailler au Casino du coin, ils me font bien rigoler, hein...


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 décembre 2017 19:59

    @babelouest
    Et si les pandores laissent les cultivateurs de salades et de poireaux, les boulangers, les éleveurs de chèvres de la ZAD tranquilles, il n’y aura aucun risque.


    Sauf que tout ce petit monde a le défaut majeur de ne PAS être chez eux.

    Les derniers agriculteurs sont content de les avoir pour défendre leurs terres mais ils commencent à se poser des questions depuis que certains zadistes ont déclaré qu’ils ne partiront pas même en cas d’abandon du projet.

    On va voir s’ils resteront longtemps quand ils verront le tracteur leur rouler dessus pour défricher le sol.

    Il est loin le temps où NDL devait devenir « la » plate-forme continentale du Concorde !

    Le Concorde n’est pas le seul type d’avion à voler dans les années 70 déjà. La VRAIE raison qui pousse à transférer l’aéroport de Nantes à NDDL est l’adoption d’un nouveau Plan d’ Exposition aux Bruits qui rend inconstructible une grande zone autour de l’aéroport ( hors réserve naturelle ).

    En fermant Nantes-Atlantique, cela résout non seulement ce problème, mais aussi en rendant à un usage civil et urbain une grande surface au sein de l’agglomération nantaise, ce qui évite de grignoter aux marges et de rallonger les distances pour les nouveaux habitants.

    L’aviation ? Mais c’est has been !

    Vu l’explosion du transport de passagers, je doute de la pertinence de cette affirmation.

    Et franchement, QUI a envie de se retaper six semaines de bateau pour aller en vacances ?


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 16 décembre 2017 19:49

    @Agafia

    L’excuse du « changement de la société » est périmé depuis les années 70 vous savez.

    Matérialiste ? Toutes les sociétés humaines le sont. Même dans les coins perdu d’Amazonie, les indigènes prennent soin à posséder ce qui peut les aider à survivre. Après, c’est une question de degré. Une PS4 par exemple n’est pas nécessaire. Mais au moins une Xbox, oui... :)

    Individualiste ? Par nature, l’Homme l’est. Il est un animal social et sociable mais il veut posséder une identité marquée qui le différencie des autres. La aussi c’est une question de degré. Il prendra toujours soin à satisfaire au moins en partie son Ego.

    Omnubilée par le pognon ? En quoi l’argent est une mauvaise chose ? Vous croyez que le troc est le remède miracle ? Mais l’argent n’est rien d’autre que le troc poussé au paroxysme et à la perfection du système d’échange de biens et de services !

    Loin des manuels et des monographies indigestes sur le sujet, je conseille la lecture d’un vieux Achille Talon qui parle de ce sujet ; « l’archipel de Sanzuron », qui décrit par le menu les étapes qui ont vu l’humanité passer de l’échange matériel à celui de l’argent.

    Le béton ? Offrez aux hommes un matériau de construction facile à manipuler et bon marché et le béton sera oublié. Mais en attendant, vous ne pourrez pas empêcher les gens de vouloir avoir un logement. Notre population grandit ici en France. On a besoin de plus de logements. A moins que pour vous un tipi ou un terrier ne suffise, je ne vois pas comment on peut éviter le béton.

    Conformiste ? Même s’il veut satisfaire son Ego, l’homme veut aussi ne pas trop se différencier de son voisin parce qu’il sait d’instinct qu’au premier problème, ce sont les plus différents qui seront en première ligne. La encore c’est une question de degré.

    Alors hein, les zadistes, ce ne sont pas les premiers à se plaindre mais comme tous les autres, ils n’ont rien de concret et de crédible à proposer...


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