Jl, je vous reconnais le don de m’étonner. Je vous en serais presque reconnaissant tellement c’est rare à la hauteur où je me trouve du championnat. Mais quand-même, avant de débiter des énormités, essayez de lire puis de réfléchir avant d’écrire
La présomption d’innocence est à la base du principe qui oblige toute
accusation à prouver les faits qu’elle reproche à un accusé. Où
voulez-vous nous envoyer avec vos théories postmodernistes du Droit ? Au
jugement de Dieu ou à celui des commérages de quartier ? Si vous voulez
une réforme vers un droit de travers totalitaire, facho de droite à gauche ou stalinien de gauche à droite, dites-le clairement. Je ne vous souhaite pas d’avoir des problèmes avec une Justice comme vous la défendez. Celle qui existe a déjà du mal à ne pas torturer ses principes et donc les gens, vos réformes en feraient une belle saloperie.
Il n’existe en Droit qu’une seule présomption qui doit être attribuée d’office à tout accusé de crime ou délit : la présomption d’innocence. Toute autre présomption n’est envisageable que par un juge et dans le cadre d’une procédure où l’accusé est justement présumé innocent dès le départ. Un juge, et non pas une pipelette du supermarché. Les plaignants se voient donc dans l’obligation de prouver leurs accusations ce qui est la moindre des choses et n’empêche d’aucune manière la protection de leurs droits comme il est patent dans cette affaire où cette plaignante est surprotégée aux frais du contribuable ce qui est aussi, la moindre des choses. Vous vous en plaignez tous, d’ailleurs, en prétendant qu’elle fut mise au fond d’une l’oubliette. Oh ! comme certains aimerait bien qu’on la mette à poil en public pour qu’elle montre toute les traces des sévices allégués et raconte tout un tas d’obscénités, pas vrai ? Hypocrites ! Ce n’est pas un jeu télévisé, c’est la vrai vie.
La présomption d’innocence n’est pas non plus, un simple artifice procédurier. Dans les deux grandes familles de procédures juridiques, inquisitoires ou contradictoires, elle est à la base des principes du Droit, aux USA aussi. Beaucoup d’américains, d’ailleurs, voient dans cette sombre affaire l’occasion de faire regagner à leur Justice et donc à leur État de Droit malmené, le terrain perdu face aux lobbys moralistes de tout poil qui sévissent là-bas. Eh oui, les JL, Imhotep, Taverne et autres populistes n’ont pas inventé le fil à couper le kiki.
Aïe, aïe, aïe. Confirmé, vous êtes malade. Voilà que ce serait l’accusé, perp walké et diffamé par les trois quarts de la planète qui bafouerait la présomption d’innocence des accusateurs. C’est de la haute voltige sans filet votre argument, vraiment. Du même calibre que celui de me dire que je hais le moDem parce que je vous ai rappelé que les valeurs auxquelles prétend ce parti n’ont rien à voir avec ce que vous vomissez, vous et Imhotep. Avec des sympathisants comme vous, il n’a plus besoin d’ennemis le Bayrou. Touchez-lui en un mot, juste pour savoir ce qu’il en pense.
Quant à la présomption d’innocence, non, vous n’y avez pas droit. Êtes-vous devant un tribunal de Justice accusé de quelque chose ? Vous en êtes pathétique de construire des raisonnements aussi minable.
Je ne parle même pas de l’effet que me fait vous voir vous réclamer de Vian, ça m’écœure trop.
Oh oui, qu’elle est bonne. Plus on la répète plus je rigole.
Bon, alors expliquez, ô grand démocrate, comment le leader du MoDem a eu l’attitude qu’il a eu lors de la commission parlementaire sur l’affaire Outreau et vous êtes là à déblatérer des inepties bafouant la présomption d’innocence ( qui est, au cas où vous auriez eu un trou de mémoire, un des principes les plus importants du Droit démocratique ), tout en vous déclarant sympathisant de ce parti.
Seriez-vous schizophrénique ou tout simplement un faux-derche vous aussi ?
Très fin. Je connaissais déjà la vanne et ne cesse de la trouver bonne. Mais avant que je ne m’euthanasie, expliquez-moi pourquoi voulez-vous la mort des afghans qui ne veulent d’un état taliban ni en peinture. Prôneriez-vous la politique de l’abandon et de la sourde oreille, à l’image de la réaction de l’Europe face aux avertissements de Massoud en 2000 ?