Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Mieux connaître l’islam, c’est mieux le condamner. Tous les arguments pour condamner l’islam, et même traduire ce texte - et ses éditeurs ! - devant les tribunaux s’y trouvent, notamment pour : - incitation à la haine des infidèles, dans l’ordre croissant : des chrétiens, des juifs (ils sont du Livre, mais ils ne suivent pas les commandement du prophète) et surtout, des athées et des agnostiques (des mécréants) . - incitation au meurtre. - incitation à l’esclavage. - incitation à la discrimination (religieuse, raciale et sexuelle). Objectivement, tout cela se trouve noir sur blanc dans le Coran et les Hadith. Mais soyons objectif : tout cela se trouve également dans la Torah et la Bible, par conséquent, je propose de traduire devant les tribunaux les trois livres avec comme chef d’accusation supplémentaire : association de malfaiteurs.
J’approuve chacun des points que vous mentionnez, et j’aimerais
renforcer cela par quelques pistes pour construire un autre projet de
société.
A. D’abord, il y a le problème relatif à la politique.
Nous sommes face à une oligarchie qui a réussit, non seulement à s’autonomiser. Elle dispose de tous les pouvoirs : financier (création monétaire privée),
médiatique (elle possède les grands groupes de presses, télévisions et
radios), politique (les mandataires et les élus, issus des partis, sont
dépendants de l’argent pour financer les ruineuses campagnes électorales
et leur Politikè = lutte pour le pouvoir), renseignements (espionnage) et enfin policier et militaire.
Mais le plus fort (le plus tragique pour nous), c’est que cette oligarchie a réussit à nous faire croire que nous étions en démocratie
! Elle a réussit ce coup de maître de nommer « démocratie » le régime de
gouvernement (prétendument) démocratique (appelé dans ce formidable
oxymore « démocratie représentative »), légitimé par le suffrage
universel, c’est-à-dire qu’elle a réussit à nommer « démocratie » son stricte contraire ...
Convaincu, depuis notre plus jeune âge, par un battage sans cesse répété
à l’école, dans les journaux, à la télévision, dans les livres, ... que
[démocratie = élection / élection = démocratie], ils nous ont volé non
seulement le mot démocratie, mais ils nous ont également dissimulé ce
qu’est réellement la démocratie. Privé du mot, privé du concept, nous en
sommes rendu à l’incapacité de formuler la solution au problème, parce
que le problème a prit le nom de la solution. C’est le grand triomphe de la novlangue, chère à Georges Orwell.
Pourtant, par définition, l’élection n’est pas démocratique, mais aristocratique (l’élection est l’acte de choisir ; choisir qui ? le meilleur ; « meilleur », en grec = aristos). Cela ne fait même pas débat. (voir ceci pour développer).
Une solution possible pour nous réapproprier le pouvoir usurpé, serait de nous réapproprier le pilier sur lequel repose toute la légitimité légale de tous les pouvoirs : la Constitution. Là, le chercheur indépendant Étienne Chouard pense avoir trouvé une des causes majeure de notre impuissance politique. (voir ici pour une première approche et ici pour développer).
B. Le second problème majeure est notre approche économique.
Toute notre économie, et cela depuis des siècles, est construite sur
base de la monnaie. Or, une analyse des mécanismes fondamentaux de
l’économie fondée sur la monnaie démontre que l’immense majorité des
problèmes rencontré dans nos sociétés (corruption, criminalité,
injustices sociales, inégalités, pauvreté & misère, mais aussi,
bien sûr, les guerres), tous ces problèmes trouve leur source dans ce
mécanisme de l’économie monétariste. Je me dois de développer cette thèse.
1.La
monnaie est un instrument inventé par les humains pour échanger des
marchandises et des services.
Au moment où la monnaie a été inventée, elle a sans doute répondu à un besoin
dans la façon dont les hommes voulaient s’organiser, et a donc sans doute rendu
service pendant un temps déterminé. Le monde actuel, globalisé, avec la
quantité de connaissances et de découvertes acquises depuis des générations, a
changé, et ce système ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été
inventé : il est donc obsolète.
2.La monnaie, qu’elle soit matérielle (billets,
pièces, or, etc.) ou virtuelle (données informatiques) n’a en elle-même aucune
valeur réelle : on ne peut pas se nourrir avec des billets, ni produire de
l’énergie, ni fabriquer une maison ou quoi que ce soit (c’est du papier et du métal) ; ce n’est pas la monnaie qui produit des richesses, ce sont les ressources qui constituent la
véritable richesse de base, et c’est le travail des ouvriers et employés qui permettent de valoriser ces richesses brutes.Mais
à l’heure de la robotique et de l’automatisation à grande échelle, à
l’aube d’une possible révolution cybernétique, le travail humain va
grandement se réduire et se spécialiser : il n’y a - et il n’y aura plus
de travail pour tous. Les gains de productivité des machines sont tels
que ce mouvement est irréversible.
3.La
valeur que l’on attribue à la monnaie est subjective et dépend de la confiance qu’on accorde à ces
signes (nb. voir aussi le point 7 à ce sujet), mais également de la quantité de
signes en circulation (inflation / déflation).
4.Par contre, la valeur des biens et des services va dépendre essentiellement de leur
rareté : un produit, un bien ou un service abondant aura un faible prix ;
un produit, un service ou une ressource quelconque se trouvant en faible
quantité ou en pénurie (réelle ou artificielle ...) aura un prix élevé (principe de la "loi de l’offre
et de la demande").
5.Par conséquent, l’ensemble du système économique basé
sur la monnaie est fondé sur la (gestion de la) pénurie : pour qu’un
produit, une ressource ou un service ait une valeur, il doit être plus ou moins
rare. Le suprême paradoxe étant que, pour maintenir sa valeur, la monnaie
elle-même doit être rare !
6.Comme la quantité de signes (de monnaie) en
circulation doit elle-même être en situation de pénurie, il en résulte que de
manière générale, il doit ne
jamais y en avoir assez pour tout le monde ... !
7.Ce
système d’économie basée sur la monnaie doit reposer sur un ensemble de lois contraignantes, sans lesquelles l’ensemble
des populations ne joueraient pas le jeu. Ces lois sont le ciment du système et ne peuvent être discutées, à la
façon d’un credo religieux au sein d’une église.
8.Comme
l’argent devient nécessaire pour se procurer les produits et les services nécessaires
à vivre et prospérer, et comme il n’y en a pas assez pour tout le monde, il
s’ensuit logiquement qu’il va y avoir concurrence et compétition.
9.De façon générale, l’ensemble des ressources (donc des richesses de la planète) vont
aboutir entre les mains d’un très, très petit nombre de personnes (en
proportion au 7 milliards d’individus), et ces personnes, contrôlant de (très) grandes
portions des ressources, déterminent elles-mêmes la rareté et les prix, quitte
à détruire (ou dissimuler) les ressources excédentaires (il faut maintenir
- artificiellement ! - les prix, donc la rareté et la pénurie).
10.Donc, tout système économique basé sur la
monnaie revient in fine à organiser
et pérenniser la pénurie et la compétition, plutôt que gérer de façon commune
les ressources dans le but de générer l’abondance pour tous.
Si pareille analyse nous choque, nous pourrions
déjà nous demander si cela correspond à la réalité observable ou non. A la
lumière de cette analyse, il semble bien que - au delà d’un mauvais système de
gouvernement qui rend les peuples structurellement impuissants - critique très
pertinente et éminemment nécessaire - ce soit le principe même de l’économie
basée sur la monnaie que nous devrions balayer de nos conceptions, afin de
repenser un système entièrement neuf.
Pendant que nous nous
démenons à trouver des solutions pour réformer l’économie (fondée sur la
monnaie), une autre solution s’offre à nous : une économie fondée sur le partage équitable des ressources. Car si nous persévérons dans un système d’économie monétariste, même dans le cadre d’une démocratie véritable,
nous continuerons à subir les mécanismes pervers du paradigme de la
rareté et de la compétition, alors que nous aurons besoin de toute notre
énergie pour mettre en place la coopération créative (principe de
l’Open Source) et la solidarité active.
C’est parce que nous
sommes, aujourd’hui, en mesure d’évaluer (techniquement) la quantité et la
qualité des ressources et des richesses offertes par la planète Terre tout
entière, que nous sommes capable d’envisager et de projeter un système social
d’abondance (réelle) pour tous. Objectivement parlant, l’ensemble des peuples
de la planète ont tous intérêt à ce qu’un système de cette nature soit mis en
place, puisqu’il répondrait aux besoins de chacun, nécessiterait la
collaboration et l’échange, et mettrait fin aux causes majeures des guerres et
des conflits. Nous nous battons pour avoir accès aux piller les
ressources et richesses que la planète nous offre dans d’autres pays, afin d’en
bénéficier égoïstement et d’accroître les chiffres d’affaire de quelques
industriels et actionnaires, tout en provoquant la pauvreté et l’instabilité
dans les pays dit « du sud » (ceux qui ont des richesses dans leur
sol). Si ces ressources étaient reconnues comme patrimoine et héritage
séculaire et sacré de TOUS les êtres vivant, et si nous mettions en place une
structure globale de gestion raisonnée (et raisonnable) de celles-ci au
bénéfice de TOUS, alors il parait évident que nous n’aurions plus de raison de
nous battre.
Il existe donc, face
aux immenses défis qui se dressent devant nous, des solutions possibles
pour construire un nouveau projet de civilisation.
Personnellement, je trouve cela
réjouissant, parce que pendant longtemps j’ai entendu dire "Oui, c’est bien, vous n’arrêtez pas de critiquer le système, mais
vous n’avez rien de mieux à proposer, pas de projet alternatif, pas d’idée
nouvelle, rien." Et bien si, il y a des idées neuves, des projets
alternatifs et même réellement révolutionnaires et réformateurs.
Dans votre titre, vous posez clairement la question de la valeur de la démocratie. Si le sujet est éminemment pertinent, en revanche, il est dommage que votre analyse soit si superficielle. Vous énoncez en effet un certain nombre de poncifs éculés qui, s’il n’étaient si pernicieux, prêteraient presque à rire.
Le sujet, pourtant, mériterait bien de dépasser les idées convenues, ressassées comme on repasse un air musicale en radio, dix fois par jour, histoire de bien le mettre dans le crâne des auditeurs. Cependant, bien que critique à l’égard de votre article, je ne veux pas vous jeter la pierre : il est vrai que la question de la démocratie est bien le sujet le plus méconnu - le plus MAL connu ! - dans nos régimes de gouvernement représentatifs, qui nous trompent - volontairement ! - depuis plus de deux cent ans, sur leur nature et son appellation.
Lorsque l’on parle de démocratie, nous faisons donc uniquement référence à ces régimes politiques occidentaux (France, USA, Allemagne, Italie, ...), qui se disent démocratiques, mais ne le sont pas - et ne l’ont du reste jamais été ! (il faut lire les textes des fondateurs pour se rendre compte qu’ils savaient très bien ce qu’est la démocratie, qu’ils faisaient clairement la différence entre démocratie et gouvernement représentatif, et qu’ils ne voulaient pas de la démocratie - les bras nous en tombe ...). Nous sommes persuadé de vivre, depuis les Révolutions Française et Américaines, dans des régimes démocratiques, parce que c’est ce que l’on nous dit.
Mais que savons-nous de la démocratie ?
La démocratie, ce n’est ni plus ni moins que « le pouvoir du peuple » (dêmos = le peuple et kratôs = le pouvoir). En d’autres termes, la démocratie, c’est l’absence de pouvoir central, au bénéfice de l’exercice direct du pouvoir par les citoyens. Mais qu’est-ce qu’un citoyen ? C’est un individu en mesure de gouverner et d’être gouverné. Le citoyen, en démocratie, ne vote pas pour choir un représentant, il vote directement les projets de lois qui lui sont soumis par une chambre législative. En démocratie, afin de refléter la disparité de la société, cette chambre n’est pas constituée d’élus, mais de tirés au sort (comme à Athènes il y a 2500 ans). Ils ont des mandats courts et non renouvelable. Dans un régime de « gouvernement représentatif » (comme une république, par exemple), nous ne sommes pas des citoyens : nous sommes des électeurs, un jour tous les quatre ou cinq ans. En dehors de cela, nous sommes des sujets, et ne pouvons que ... protester.
On parle souvent de « démocratie représentative », fantastique oxymore qui révèle notre complète ignorance de ce qu’est la démocratie : en effet, par définition, la démocratie ne peut pas être « représentée », puisque le pouvoir y est exercé par chacun et chacune.
On nous a fait croire que le Suffrage Universel était la panacée, le Graal démocratique. Or, ce n’est vrai que si l’on parle de voter nos lois ; pas des « représentants ». Par définition, le fait d’élire un individus est un acte aristocratique (de aristôs = le meilleur et kratôs = le pouvoir) : élire "le meilleur (représentant) est bien choisir le meilleur, le plus professionnel. Une idée - fausse encore ! - savamment entretenu dans l’opinion publique, est que seuls les professionnels peuvent valablement exercer le pouvoir et gouverner. Or, en démocratie, c’est exactement le contraire : l’exercice du pouvoir, en démocratie, est non professionnel, il est le fait de tous les citoyens, jugés aptes à gouverner et être gouverné. L’amateurisme politique est un garant de la confiscation du pouvoir par une élite.
Dans l’article, vous arguez qu’il n’est pas possible d’exercer la démocratie directe dans un pays de 60 millions d’habitants. Vous répétez un vieille antienne des opposants à la démocratie. Mais qu’en savez-vous ? Y avez-vous réfléchit sérieusement ? Car au vrai, s’il y a bien un système qui ne s’adapte absolument pas au grand nombre, c’est bien le régime représentatif, car qui peut prétendre connaître une personne (un candidat au pouvoir) parmi 60 millions de personnes ? Alors qu’au contraire, dans le cadre d’une commune de quelques milliers d’habitant, la chose semble plus logique. Mais la démocratie directe, impossible à exercer pour 60 millions d’habitants ? Je ne vois pas en quoi la chose est infaisable. Au contraire, en organisant la gouvernance à partir de l’échelle communale - ou cantonale (comme en Suisse), la chose est tout-à-fait praticable, sans difficulté. D’ailleurs, c’est notamment en inversant le sens de la gouvernance que l’on rencontre la démocratie, c’est-à-dire en partant du citoyen (à l’échelle de la commune) vers l’échelle nationale, que les besoins des citoyens peuvent être le mieux rencontré et pris en compte.
Il y a encore énormément à dire à propos de la démocratie, beaucoup de lieux communs mensongers à détruire, mais je gage que, à l’avenir, vous approfondirez votre connaissance du sujet, qui ne cesse d’être passionnant. Je vous suggère, par exemple, le Plan C.