• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 17 1269 2002
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 18 14 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 11 avril 2012 14:38

    Mieux connaître l’islam, c’est mieux le condamner.
    Tous les arguments pour condamner l’islam, et même traduire ce texte - et ses éditeurs ! - devant les tribunaux s’y trouvent, notamment pour :
    - incitation à la haine des infidèles, dans l’ordre croissant : des chrétiens, des juifs (ils sont du Livre, mais ils ne suivent pas les commandement du prophète) et surtout, des athées et des agnostiques (des mécréants) .
    - incitation au meurtre.
    - incitation à l’esclavage.
    - incitation à la discrimination (religieuse, raciale et sexuelle).
    Objectivement, tout cela se trouve noir sur blanc dans le Coran et les Hadith.
    Mais soyons objectif : tout cela se trouve également dans la Torah et la Bible, par conséquent, je propose de traduire devant les tribunaux les trois livres avec comme chef d’accusation supplémentaire : association de malfaiteurs.



  • Morpheus Morpheus 9 avril 2012 16:04

    J’approuve chacun des points que vous mentionnez, et j’aimerais renforcer cela par quelques pistes pour construire un autre projet de société.

    A. D’abord, il y a le problème relatif à la politique.
    Nous sommes face à une oligarchie qui a réussit, non seulement à s’autonomiser. Elle dispose de tous les pouvoirs : financier (création monétaire privée), médiatique (elle possède les grands groupes de presses, télévisions et radios), politique (les mandataires et les élus, issus des partis, sont dépendants de l’argent pour financer les ruineuses campagnes électorales et leur Politikè = lutte pour le pouvoir), renseignements (espionnage) et enfin policier et militaire.

    Mais le plus fort (le plus tragique pour nous), c’est que cette oligarchie a réussit à nous faire croire que nous étions en démocratie  ! Elle a réussit ce coup de maître de nommer « démocratie » le régime de gouvernement (prétendument) démocratique (appelé dans ce formidable oxymore « démocratie représentative »), légitimé par le suffrage universel, c’est-à-dire qu’elle a réussit à nommer « démocratie » son stricte contraire ...

    Convaincu, depuis notre plus jeune âge, par un battage sans cesse répété à l’école, dans les journaux, à la télévision, dans les livres, ... que [démocratie = élection / élection = démocratie], ils nous ont volé non seulement le mot démocratie, mais ils nous ont également dissimulé ce qu’est réellement la démocratie. Privé du mot, privé du concept, nous en sommes rendu à l’incapacité de formuler la solution au problème, parce que le problème a prit le nom de la solution. C’est le grand triomphe de la novlangue, chère à Georges Orwell.

    Pourtant, par définition, l’élection n’est pas démocratique, mais aristocratique (l’élection est l’acte de choisir ; choisir qui ? le meilleur ; « meilleur », en grec = aristos). Cela ne fait même pas débat. (voir ceci pour développer).

    Une solution possible pour nous réapproprier le pouvoir usurpé, serait de nous réapproprier le pilier sur lequel repose toute la légitimité légale de tous les pouvoirs : la Constitution. Là, le chercheur indépendant Étienne Chouard pense avoir trouvé une des causes majeure de notre impuissance politique. (voir ici pour une première approche et ici pour développer).

    B. Le second problème majeure est notre approche économique.
    Toute notre économie, et cela depuis des siècles, est construite sur base de la monnaie. Or, une analyse des mécanismes fondamentaux de l’économie fondée sur la monnaie démontre que l’immense majorité des problèmes rencontré dans nos sociétés (corruption, criminalité, injustices sociales, inégalités, pauvreté & misère, mais aussi, bien sûr, les guerres), tous ces problèmes trouve leur source dans ce mécanisme de l’économie monétariste. Je me dois de développer cette thèse.

    1. La monnaie est un instrument inventé par les humains pour échanger des marchandises et des services. Au moment où la monnaie a été inventée, elle a sans doute répondu à un besoin dans la façon dont les hommes voulaient s’organiser, et a donc sans doute rendu service pendant un temps déterminé. Le monde actuel, globalisé, avec la quantité de connaissances et de découvertes acquises depuis des générations, a changé, et ce système ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été inventé : il est donc obsolète.

    2. La monnaie, qu’elle soit matérielle (billets, pièces, or, etc.) ou virtuelle (données informatiques) n’a en elle-même aucune valeur réelle : on ne peut pas se nourrir avec des billets, ni produire de l’énergie, ni fabriquer une maison ou quoi que ce soit (c’est du papier et du métal) ; ce n’est pas la monnaie qui produit des richesses, ce sont les ressources qui constituent la véritable richesse de base, et c’est le travail des ouvriers et employés qui permettent de valoriser ces richesses brutes.Mais à l’heure de la robotique et de l’automatisation à grande échelle, à l’aube d’une possible révolution cybernétique, le travail humain va grandement se réduire et se spécialiser : il n’y a - et il n’y aura plus de travail pour tous. Les gains de productivité des machines sont tels que ce mouvement est irréversible.

    3. La valeur que l’on attribue à la monnaie est subjective et dépend de la confiance qu’on accorde à ces signes (nb. voir aussi le point 7 à ce sujet), mais également de la quantité de signes en circulation (inflation / déflation).

    4. Par contre, la valeur des biens et des services va dépendre essentiellement de leur rareté : un produit, un bien ou un service abondant aura un faible prix ; un produit, un service ou une ressource quelconque se trouvant en faible quantité ou en pénurie (réelle ou artificielle ...) aura un prix élevé (principe de la "loi de l’offre et de la demande").

    5. Par conséquent, l’ensemble du système économique basé sur la monnaie est fondé sur la (gestion de la) pénurie : pour qu’un produit, une ressource ou un service ait une valeur, il doit être plus ou moins rare. Le suprême paradoxe étant que, pour maintenir sa valeur, la monnaie elle-même doit être rare !

    6. Comme la quantité de signes (de monnaie) en circulation doit elle-même être en situation de pénurie, il en résulte que de manière générale, il doit ne jamais y en avoir assez pour tout le monde ... !

    7. Ce système d’économie basée sur la monnaie doit reposer sur un ensemble de lois contraignantes, sans lesquelles l’ensemble des populations ne joueraient pas le jeu. Ces lois sont le ciment du système et ne peuvent être discutées, à la façon d’un credo religieux au sein d’une église.

    8. Comme l’argent devient nécessaire pour se procurer les produits et les services nécessaires à vivre et prospérer, et comme il n’y en a pas assez pour tout le monde, il s’ensuit logiquement qu’il va y avoir concurrence et compétition.

    9. De façon générale, l’ensemble des ressources (donc des richesses de la planète) vont aboutir entre les mains d’un très, très petit nombre de personnes (en proportion au 7 milliards d’individus), et ces personnes, contrôlant de (très) grandes portions des ressources, déterminent elles-mêmes la rareté et les prix, quitte à détruire (ou dissimuler) les ressources excédentaires (il faut maintenir
    - artificiellement ! - les prix, donc la rareté et la pénurie).

    10.  Donc, tout système économique basé sur la monnaie revient in fine à organiser et pérenniser la pénurie et la compétition, plutôt que gérer de façon commune les ressources dans le but de générer l’abondance pour tous.

    Si pareille analyse nous choque, nous pourrions déjà nous demander si cela correspond à la réalité observable ou non. A la lumière de cette analyse, il semble bien que - au delà d’un mauvais système de gouvernement qui rend les peuples structurellement impuissants - critique très pertinente et éminemment nécessaire - ce soit le principe même de l’économie basée sur la monnaie que nous devrions balayer de nos conceptions, afin de repenser un système entièrement neuf.

    Pendant que nous nous démenons à trouver des solutions pour réformer l’économie (fondée sur la monnaie), une autre solution s’offre à nous : une économie fondée sur le partage équitable des ressources. Car si nous persévérons dans un système d’économie monétariste, même dans le cadre d’une démocratie véritable, nous continuerons à subir les mécanismes pervers du paradigme de la rareté et de la compétition, alors que nous aurons besoin de toute notre énergie pour mettre en place la coopération créative (principe de l’Open Source) et la solidarité active.

    C’est parce que nous sommes, aujourd’hui, en mesure d’évaluer (techniquement) la quantité et la qualité des ressources et des richesses offertes par la planète Terre tout entière, que nous sommes capable d’envisager et de projeter un système social d’abondance (réelle) pour tous. Objectivement parlant, l’ensemble des peuples de la planète ont tous intérêt à ce qu’un système de cette nature soit mis en place, puisqu’il répondrait aux besoins de chacun, nécessiterait la collaboration et l’échange, et mettrait fin aux causes majeures des guerres et des conflits. Nous nous battons pour avoir accès aux piller les ressources et richesses que la planète nous offre dans d’autres pays, afin d’en bénéficier égoïstement et d’accroître les chiffres d’affaire de quelques industriels et actionnaires, tout en provoquant la pauvreté et l’instabilité dans les pays dit « du sud » (ceux qui ont des richesses dans leur sol). Si ces ressources étaient reconnues comme patrimoine et héritage séculaire et sacré de TOUS les êtres vivant, et si nous mettions en place une structure globale de gestion raisonnée (et raisonnable) de celles-ci au bénéfice de TOUS, alors il parait évident que nous n’aurions plus de raison de nous battre.

    Il existe donc, face aux immenses défis qui se dressent devant nous, des solutions possibles pour construire un nouveau projet de civilisation.

    Personnellement, je trouve cela réjouissant, parce que pendant longtemps j’ai entendu dire "Oui, c’est bien, vous n’arrêtez pas de critiquer le système, mais vous n’avez rien de mieux à proposer, pas de projet alternatif, pas d’idée nouvelle, rien." Et bien si, il y a des idées neuves, des projets alternatifs et même réellement révolutionnaires et réformateurs.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 1er avril 2012 13:13

    J’aurais plutôt intitulé l’article « Pourquoi voter ».

    Si l’on est démocrate, l’idée même d’élire un dirigeant (un maître, quoi) est profondément révoltante, foncièrement inacceptable.

    Mais nous sommes si attaché à cette institution antidémocratique qu’est l’élection (présidentielle) que mon propos relève du crime de lèse-majesté.

    Vive l’oligarchie, tous aux urnes pour choisir notre prochain maître !



  • Morpheus Morpheus 16 mars 2012 11:40

    errata

    « L’amateurisme politique est un garant de la confiscation du pouvoir par une élite. »

    Je voulais dire L’amateurisme politique est une protection contre la confiscation du pouvoir par une élite.



  • Morpheus Morpheus 16 mars 2012 11:35

    Dans votre titre, vous posez clairement la question de la valeur de la démocratie. Si le sujet est éminemment pertinent, en revanche, il est dommage que votre analyse soit si superficielle. Vous énoncez en effet un certain nombre de poncifs éculés qui, s’il n’étaient si pernicieux, prêteraient presque à rire.

    Le sujet, pourtant, mériterait bien de dépasser les idées convenues, ressassées comme on repasse un air musicale en radio, dix fois par jour, histoire de bien le mettre dans le crâne des auditeurs. Cependant, bien que critique à l’égard de votre article, je ne veux pas vous jeter la pierre : il est vrai que la question de la démocratie est bien le sujet le plus méconnu - le plus MAL connu ! - dans nos régimes de gouvernement représentatifs, qui nous trompent - volontairement ! - depuis plus de deux cent ans, sur leur nature et son appellation.

    Lorsque l’on parle de démocratie, nous faisons donc uniquement référence à ces régimes politiques occidentaux (France, USA, Allemagne, Italie, ...), qui se disent démocratiques, mais ne le sont pas - et ne l’ont du reste jamais été ! (il faut lire les textes des fondateurs pour se rendre compte qu’ils savaient très bien ce qu’est la démocratie, qu’ils faisaient clairement la différence entre démocratie et gouvernement représentatif, et qu’ils ne voulaient pas de la démocratie - les bras nous en tombe ...). Nous sommes persuadé de vivre, depuis les Révolutions Française et Américaines, dans des régimes démocratiques, parce que c’est ce que l’on nous dit.

    Mais que savons-nous de la démocratie ?

    La démocratie, ce n’est ni plus ni moins que « le pouvoir du peuple » (dêmos = le peuple et kratôs = le pouvoir). En d’autres termes, la démocratie, c’est l’absence de pouvoir central, au bénéfice de l’exercice direct du pouvoir par les citoyens. Mais qu’est-ce qu’un citoyen ? C’est un individu en mesure de gouverner et d’être gouverné. Le citoyen, en démocratie, ne vote pas pour choir un représentant, il vote directement les projets de lois qui lui sont soumis par une chambre législative. En démocratie, afin de refléter la disparité de la société, cette chambre n’est pas constituée d’élus, mais de tirés au sort (comme à Athènes il y a 2500 ans). Ils ont des mandats courts et non renouvelable. Dans un régime de « gouvernement représentatif » (comme une république, par exemple), nous ne sommes pas des citoyens : nous sommes des électeurs, un jour tous les quatre ou cinq ans. En dehors de cela, nous sommes des sujets, et ne pouvons que ... protester.

    On parle souvent de « démocratie représentative », fantastique oxymore qui révèle notre complète ignorance de ce qu’est la démocratie : en effet, par définition, la démocratie ne peut pas être « représentée », puisque le pouvoir y est exercé par chacun et chacune.

    On nous a fait croire que le Suffrage Universel était la panacée, le Graal démocratique. Or, ce n’est vrai que si l’on parle de voter nos lois ; pas des « représentants ». Par définition, le fait d’élire un individus est un acte aristocratique (de aristôs = le meilleur et kratôs = le pouvoir) : élire "le meilleur (représentant) est bien choisir le meilleur, le plus professionnel. Une idée - fausse encore ! - savamment entretenu dans l’opinion publique, est que seuls les professionnels peuvent valablement exercer le pouvoir et gouverner. Or, en démocratie, c’est exactement le contraire : l’exercice du pouvoir, en démocratie, est non professionnel, il est le fait de tous les citoyens, jugés aptes à gouverner et être gouverné. L’amateurisme politique est un garant de la confiscation du pouvoir par une élite.

    Dans l’article, vous arguez qu’il n’est pas possible d’exercer la démocratie directe dans un pays de 60 millions d’habitants. Vous répétez un vieille antienne des opposants à la démocratie. Mais qu’en savez-vous ? Y avez-vous réfléchit sérieusement ? Car au vrai, s’il y a bien un système qui ne s’adapte absolument pas au grand nombre, c’est bien le régime représentatif, car qui peut prétendre connaître une personne (un candidat au pouvoir) parmi 60 millions de personnes ? Alors qu’au contraire, dans le cadre d’une commune de quelques milliers d’habitant, la chose semble plus logique. Mais la démocratie directe, impossible à exercer pour 60 millions d’habitants ? Je ne vois pas en quoi la chose est infaisable. Au contraire, en organisant la gouvernance à partir de l’échelle communale - ou cantonale (comme en Suisse), la chose est tout-à-fait praticable, sans difficulté. D’ailleurs, c’est notamment en inversant le sens de la gouvernance que l’on rencontre la démocratie, c’est-à-dire en partant du citoyen (à l’échelle de la commune) vers l’échelle nationale, que les besoins des citoyens peuvent être le mieux rencontré et pris en compte.

    Il y a encore énormément à dire à propos de la démocratie, beaucoup de lieux communs mensongers à détruire, mais je gage que, à l’avenir, vous approfondirez votre connaissance du sujet, qui ne cesse d’être passionnant. Je vous suggère, par exemple, le Plan C.

    Cordialement,
    Morpheus

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv