Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Je me permet un léger rectificatif concernant Jacque Fresco. Il est le directeur du Projet Venus, et a été effectivement associé, entre 2008 et 2010, au Mouvement Zeitgeist.
Toutefois, Jacque Fresco et Roxane Meadows (son associée dans le Projet Venus), ont rompu leur collaboration avec Peter Joseph et le Mouvement Zeitgeist en 2011. Pour une raison de forme sur la manière de diffuser et faire connaître le Projet Venus, non sur le fond.
La raison principale - et dont notre perception et réaction (à toi comme à moi) sont la démonstration - est une mauvaise communication du Mouvement Zeitgeist concernant le PV, mauvaise communication ayant pour conséquence une vision déformée du PV.
Mon long article en trois parties concernant la critique du PV, sans être inintéressant, montre néanmoins que je ne disposais pas de toutes les informations nécessaires (j’ai obtenu certaines réponses à mes questions).
Il conviendrait de mieux se documenter avant de tirer des conclusions hâtives (je parle avant tout pour ma propre gouverne), ce qui n’empêche bien entendu pas de rester critique. A posteriori, je pense que les idées essentielles du PV et une VRAI démocratie sont la main droite et la main gauche d’un même corps social.
Autre question pour toi : que penses-tu des propositions de Étienne Chouard (Plan C) et notamment, que penses-tu du tirage au sort comme clef d’une vrai démocratie ?
Peut-être avez-vous raison. C’est un inconvénient des controverses : nous
sommes parfois conduits à radicaliser nos positions par le jeu même des
arguments adverses, et nous pouvons souvent — les uns comme les autres — être
conduits insensiblement à défendre (temporairement) des positions plus
radicales que celles qui sont profondément les nôtres. Personnellement, je ne perçois pas dans mes réponses du dogmatisme, mais de l’assertivité.
Edward Bernays était convaincu, certainement, d’agir pour l’intérêt commun (considéré, notons-le au passage, comme supérieur à l’intérêt individuel, notion sur laquelle il conviendra de revenir), lorsqu’il écrivait :
« L’étude
systématique de la psychologie des foules a mis au jour le potentiel
qu’offre au gouvernement invisible de la société la manipulation des
mobiles qui guident l’action humaine dans un groupe. Trotter et Le Bon
d’abord, qui ont abordé le sujet sous un angle scientifique, Graham
Wallas, Walter Lippmann et d’autres à leur suite, qui ont poursuivi les
recherches sur la mentalité collective, ont démontré, d’une part, que le
groupe n’avait pas les mêmes caractéristiques psychiques que
l’individu, d’autre part, qu’il était motivé par des impulsions et des
émotions que les connaissances en psychologie individuelle ne
permettaient pas d’expliquer. D’où, naturellement, la question suivante :
si l’on parvenait à comprendre le mécanisme et les ressorts de la
mentalité collective, ne pourrait-on pas contrôler les masses et les
mobiliser à volonté sans qu’elles s’en rendent compte ? »
Dès qu’une personne, ou un petit groupe de personnes aux intérêts convergeant, estime à lui seul pouvoir déterminer ce qui fait le bien commun, il n’y a plus de bien commun, mais l’assujettissement du bien commun aux intérêts particuliers de cette personne ou ce petit groupe, faisant passer leurs intérêts personnels pour le bien commun, quitte à maquiller ou travestir celui-ci (cf. l’exemple de l’utilisation des suffragettes pour favoriser les intérêts de l’industrie du tabac).
PERSONNE, je dis bien PERSONNE (ni politicien, ni chef religieux, ni prophète, ni dieu), n’est en mesure de déterminer l’intérêt commun. Vouloir - ou croire - le contraire, revient à se résoudre à prolonger l’état de dépendance et de soumission que l’enfant éprouve vis-à-vis de ses parents. Défendre n’importe quel principe de soumission à l’autorité (qu’il s’agisse de l’état, de dieu ou de son prophète, ou de n’importe quel « dictateur éclairé »), revient à projeter dans la vie « adulte », un état « enfant » que l’on ne se résigne pas (inconsciemment) à quitter. Autrement-dit, ceux qui défendent l’autoritarisme sont soit dans le rôle de « parent », soit dans le rôle « enfant ». Il est évident que mon billet s’adresse à toute personne, à tout citoyen(ne) désireux de s’émanciper et de revendiquer son rôle d’ ADULTE au sein de la communauté. Et il est également évident que des adultes n’ont pas à supporter le dictat d’enfants ou de parents, et que par là même, les avis de ceux-ci sont disqualifiés.
Seul la COMMUNAUTÉ des citoyens, est en mesure de déterminer ENSEMBLE, le bien commun, ce qui ne peut être réalisé que par une procédure de démocratie directe, celle-ci soutenue par une Constitution accordant le pouvoir de DÉCISION au peuple par voie référendaire.
Pour parvenir à cela, il est nécessaire d’amorcer, dés MAINTENANT, une révolution citoyenne qui implique l’ensemble des citoyens dans la politique, aussi bien à l’échelle locale, régionale, nationale, que internationale.
[Etienne Chouard est-il au courant que si le nombre de citoyens
athéniens était de 30 à 50 000, la population totale était alors 10 fois
plus nombreuse ?Vu que ni les femmes, ni les esclaves, ni les métèques n’avaient le
droit de vote... C’étaient eux, pour reprendre l’expression de
zelectron, les crétins de l’époque à qui on refusait le droit de
s’occuper de la république.]
Bien sûr qu’E. Chouard sait cela. Sans vouloir vous offenser, votre remarque est totalement hors de propos : vous ne pouvez comparer les valeurs morales de la société Athénienne à celles de maintenant. A l’époque athénienne, toutes les nations pratiquaient l’esclavage et la misogynie, ils n’étaient ni meilleurs, ni pires, et fonctionnaient sur les mêmes critères moraux que la conscience collective de cette époque. Imaginez que d’ici 200 ans, plus personne ne mange de viande sur Terre, nos descendants nous prendraient pour des barbares parce que nous massacrons allègrement des milliards d’animaux pour les manger ... Trouveriez-vous logique, sous ce prétexte, de rejeter TOUT ce que notre époque à produit ? Ce serait absolument absurde.
De plus, Chouard ne propose de « faire ce qui se faisaient » en Grèce à l’époque : il dit « Le modèle Athénien est une graine ». A nous de la nourrir de nos propres valeurs, et de montrer notre créativité pour recréer un autre système, basé sur les principes essentiels Athéniens, qui ont fonctionnés pendant 200 ans.
Et pendant ces deux cent ans, vous savez quoi ? JAMAIS les riches n’ont été au pouvoir ! Les pauvres et la classe moyenne, TOUJOURS ...
Avec les 200+ ans de [oxymore]gouvernement représentatif[/oxymore] que nous avons connu à travers le monde depuis la révolution, les pauvres et la classe moyenne n’ont JAMAIS été au pouvoir, les riches TOUJOURS.
[Mais au-delà du sempiternel « miracle » philosophico-politique grec
dont certains historiens ethnocentrés nous rabattent les oreilles depuis
maintenant quelques siècles et qui reste pourtant toujours à démontrer,
la principale cause de la déchéance de la démocratie directe athénienne
fut justement l’accroissement du nombre de citoyens qui l’a rendue
inapplicable.]
C’est faux ! Ce qui a fait perdre la démocratie à Athènne (après 200 ans de prospérité), c’est une guerre qu’ils ont perdue.
[Bref, la démocratie directe pour le peuple et par le peuple d’Etienne
Chouard laisse une énorme majorité du peuple en dehors de la
politique...]
Absolument faux et mensonger, vous dites des contre-vérité parce que visiblement, vous n’avez aucun argument sérieux à lui opposer.