Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Votre intervention est à l’image du sophisme de l’agent Smith dans le film Matrix. Elle repose, non sur l’histoire de l’humanité, mais sur la portion de son histoire qui n’inclut QUE l’histoire de la civilisation, c’est-à-dire la vie dans les cités. En outre, elle se fonde sur une vision ultra libérale (capitaliste) du darwinisme, voulant que les loi de la nature sont celle de la sélection du plus fort, ce qui est depuis largement démontré invalide. Dans la nature, un nombre considérable (majoritaire) d’espèces évoluent et survient, non grâce à leur domination ou leur faculté prédatrice, mais par la symbiose et la coopération, ce qui semble évident dans un monde interdépendant comme l’est l’écosystème.
Dès lors, je vous invite à repenser la chose sous un autre angle, sans quoi, vous vous enfermez (et vous vous enferrez) dans un sophisme qui est le fondement même du piège idéologique du capitalisme mortifère.
Même s’il y a un certain nombre d’objections concernant le Projet Venus (j’en pose un certain nombre dans l’article que vous mentionnez), il n’en demeure pas moins que sur le fond, il y a dans le PV des choses à retenir, et qui devraient mobiliser notre intérêt et susciter plus qu’une simple curiosité, mais une réflexion en profondeur.
En résumé : "L’EBR
est un nouveau mode de société qui établit comme principe fondateur que
l’ensemble des ressources naturelles de la Terre constitue un héritage
commun à tous les êtres humains, et qui utilise la science et la
technologie pour garantir l’accès gratuit à toutes les ressources
nécessaires au développement digne et libre de chaque être humain, dans
une gestion globale et durable selon les lois de la Nature.«
Notre réflexion ne devrait pas tant se fixer sur »est-ce souhaitable ?« - évidemment que cela est souhaitable, et même indispensable - mais plutôt sur »comment réaliser un tel projet ?« .
La proposition que fait Jacque Fresco en est une, mais elle ne devrait pas être la seule, dans la mesure où elle ne reflète que les aspirations d’un seul homme (même si ces aspirations sont partagées par tous ceux et celles qui la soutienne - et qui ont bien sûr voie au chapitre).
Une autre chose me semble importante, et qui n’est pas abordée dans le projet, c’est la notion de démocratie, c’est-à-dire de gestion de la cité (= politique) par et pour le peuple. En cela, il me semble que les idées défendues brillamment par Étienne Chouard sont complémentaires et pourraient se combiner avantageusement avec les principes essentiels de l’EBR.
Un des éléments qui me semble alors fondamental à développer, dans cette »miction« du PV et de l’EBR, est que la Connaissance (la Science) est l’un des pouvoirs qu’il est nécessaire de prendre en compte, avec les quatre autres (législatif, exécutif, judiciaire, médiatique), pouvoirs qui DOIVENT être encadré par une constitution démocratique (et l’on considère bien, ici, que les gouvernement dit »représentatifs« dans lesquels nous sommes ne sont PAS des démocratie !)
Dans cette équation, considérant les principes de l’EBR (redistribution sans utilisation de monnaie des ressources et des biens et services produits), le sixième (ou le premier !) des pouvoirs, à savoir la création monétaire, n’est pas pris en compte.
Peut-être le devrait-il, au moins dans une phase de transition, car je ne voit guère comment passer d’une économie entièrement fondée sur la monnaie à une EBR, sans transition.
Une piste de réflexion pourrait alors être de rendre le pouvoir de la création monétaire au peuple (via une constitution démocratique telle que proposée par Étienne Chouard), suivie d’une relocalisation de la création monétaire, accordée au niveau des communes, chacune instaurant sa propre monnaie locale. L’objectif serait alors, à terme, de tendre vers une inutilité de fait de ces monnaies, permettant de ne plus y avoir recours, et de passer alors à une EBR »pure".
Article intéressant, il y avait un moment que je ne m’étais plus penché sur les avancées dans ce domaine
J’aimerais cependant faire part ici d’une ECM (expérience de conscience modifiée) dont je livre un témoignage ici.
Dans cette expérience - qui n’est pas une expérience de mort imminente (du moins, pas que je sache), certains éléments que l’on retrouve dans les NDE sont présents, mais pas tous, à savoir :
- sortie du corps (ou déplacement de la conscience) - perception en « 4 dimensions » (sensation d’ubiquité entre corps physique et « corps astral ») - présence bienveillante communiquant par télépathie. - impression de passer à travers la matière avec le « corps astral » (passage au travers du toit) - arrivée dans un tunnel sombre. - lumière très vive à l’issue du tunnel. - « océan de lumière » dans lequel je plonge en franchissant l’issue du tunnel. - sensation d’être en présence d’une « source » de « lumière-énergie » extrêmement intense (mais distante, bien que présente - paradoxe intéressant). - sensation de « flux d’énergie » dans le « corps astral », semblant constitué de milliards de particules. - sensation de lâcher-prise total (absence de questionnement / inquiétude / surprise), impression que « tout est dans l’ordre des choses, tout est normal, tout est parfait ».
Par contre :
- pas de revue de vie - pas de présence familière - pas d’être de lumière me proposant un choix - pas de souvenir de réintégrer mon corps physique
Ce qui est intriguant dans mon expérience, c’est précisément que je n’ai pas fait de NDE, et que je n’étais sous l’effet d’aucun psychotrope, mais seulement en état de méditation.
Merci, Luc-Laurent, pour votre réaction à ce sujet.
Suite à l’écriture de cet réflexion, j’ai adhéré au mouvement zeitgeist, qui promeut (promouvait) le Projet Venus, afin d’en savoir d’avantage, notamment justement sur les intentions et pour me faire une idée sur la possibilité que cela soit un mouvement sectaire ou non, ou déterminer s’il y avait des intentions cachées.
La première chose à en dire, c’est que cet article, bien que critique sur bon nombre de points, a été favorablement accueilli par les membres du mouvement dans leur ensemble.
La deuxième chose est que j’ai observé une très grande disparité dans les membres, tant sur un plan géographique que sociale.
Le mouvement est (en tout cas était lors de mon passage) en phase d’organisation, mais de façon laborieuse, et pas très efficace (contrairement aux mouvements sectaires, généralement bien organisé, surtout lorsqu’ils sont à visée internationale, comme la scientologie, par exemple).
J’ai aussi pu constater que les initiateurs et les promoteurs du Projet Venus étaient sincères et n’étaient pas appuyé par des structures gouvernementales ou pire, industrielles ou financières. Ce qui est plutôt bon signe si l’on émet la crainte d’une « autre forme de contrôle »
J’ai également cherché à trouver réponse à mes questions, bien entendu. J’ai obtenu pas mal de réponse, pour la plupart satisfaisantes (pas pour chaque point), et il en résulte un sentiment général que le projet à des mérites qui valent la peine d’être étudiés, même si, comme moi, l’on éprouve des réticences vis-à-vis de la technologie et de la science.
Par exemple, il est exact que les nombreux dysfonctionnements de matériels technologiques dont nous faisons usage (j’en mentionne divers exemples dans l’article) sont le produit de notre industrie, tournée vers le profit, et non l’efficacité - il faut voir le documentaire sur l’obsolescence planifiée, c’est édifiant ! Qu’en serait-il de la technologie dans une société où précisément, c’est la durabilité et l’efficacité qui serait recherchée, et non le profit ?
Ce simple exemple mérite de prolonger et d’affiner la réflexion, ce que je vous invite à faire. C’est par une telle démarche - critique, mais objective et constructive - que de véritables solutions pourraient être avancées pour sortir la planète et la société humaine de l’impasse dans laquelle elle s’est mise.
C’est classique de chez classique en matière de rock progressif, d’accord, mais c’est indémodable, et pour tous ceux qui ne connaissent pas, c’est toujours une bonne entrée en matière. Moins consensuel que Genesis, moins baroque que Jethro Tull, moins psychédélique que Hawkwind, mais dans leur genre, carrément inimitables.