Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Personnellement, j’ai choisi de m’investir dans le Mouvement Zeitgeist, non sans avoir, au préalable, sondé le terrain afin de savoir où je mettais les pieds. J’en suis venu à considérer ce mouvement comme répondant à la plupart de mes attentes, notamment dans la proposition principale, qui est une économie basée sur les ressources. Ce qui ne m’empêche pas de poser des analyses critiques, notamment au travers de trois articles postés récemment ici concernant le Projet Vénus.
Lorsque l’on élit une personne, chacun choisit celui / celle qui lui semble être « le / la meilleur(e) » afin de le représenter et assumer la fonction pour laquelle il / elle est élu. C’est donc en ce sens que l’on parle d’aristocratie élective.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’affirmer par là que ceux qui sont élus SONT vraiment « meilleurs » et constituent effectivement une élite, mais bien qu’ils semblent, à nos yeux, meilleurs que les autres.
D’autre part, considérant le professionnalisme du monde politique, et la non limitation des mandats dans le temps, sans compter certains système comme en France ou le Président nomme les ministres, de ce fait donc s’instaure une classe qui se croit être une élite, et qui se présente comme telle, s’estimant elle-même meilleure que « la rue » (remarquez que les ministres, en France, ne sont absolument pas élus : ils sont nommés ! Ils n’ont donc aucune légitimité, pas même celle des urnes !!!)
Donc, de ce point de vue, je pense que vous pourrez facilement rejoindre la définition que j’en fait.
1. le pouvoir économique : il domine tous les autres, il n’est pas démocratique, il ne dispose d’aucun contre pouvoir, il dicte la politique des états et les asservit (Rocard ment éhontément).
2. législatif : il est inféodé à la logique économique, on le voit clairement avec l’U.E., il n’a pas de contre pouvoir effectif, car le vote n’est pas un contre pouvoir (le vote, c’est l’aristocratie, par définition).
3. l’exécutif : il exécute ce que le législatif décrète, sous la sujétion des pouvoirs économiques.
4. judiciaire : ses pouvoirs sont très limités, et lorsque certains tentent d’en faire usage dans l’intérêt collectif, le système les écarte et fait tout pour les contrarier.
5. le médiatique : il n’a aucun contre pouvoir, pas plus que les autres, en outre, il appartient désormais aux intérêts financiers, par conséquent, il n’est pas pertinent et est un outil de désinformation et de propagande.
La science et la technologie ne sont que des outils, pas un pouvoir en soi. Seul notre dépendance à la technologie constitue un lien entre pouvoir et science, dans la mesure ou la dépendance peut alors être utilisée pour contrôler le peuple.
Il ne peut y avoir de démocratie si :
1. la constitution est écrite pas ceux qui se destinent au pouvoir. 2. le vote continue à être considéré comme consubstantiel de la démocratie (alors qu’il instaure en réalité une élite de fait, donc une aristocratie ). 3. il existe une classe politique professionnelle (oligarchie). 4. les citoyens sont écartés - ou acceptent de s’écarter eux-mêmes (consentement) - des questions politique (démission du peuple face à l’oligarchie / l’aristocratie). 5. il n’y a pas de referendum d’initiative populaire ou citoyenne. 6. il n’y a pas de tirage au sort, seul garant d’une réelle représentativité du peuple. 7. le vote blanc n’est pas considéré comme un outil permettant l’expression du rejet des propositions faites lors d’une consultation.
Rocard est un tartufe de tout premier ordre, mais les socialos sont une manne inépuisable de tartufe ...
Très bon article, Lefumiste, très bien documenté et référencé. Continuez !
Je me suis permis de glisser en commentaire les références à une économie basée sur les ressources, que j’invite chacun à s’intéresser, ce qui peut répondre aux critiques qui demandent des solutions ou des propositions : c’en est une.