Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Plus d’un an avant l’élection d’Obama, je prédisais déjà à qui voulait l’entendre que ce serait lui - et pas un autre ! - qui serait élu.
Bien sûr, on m’écoutais (quand on m’écoutais) avec une sorte de petit sourire en coin bienveillant, l’air de se dire « il est gentil, lui ».
Parfois, on me rabrouait, en disant que je ne suis qu’un cynique qui voit toujours tout en noir. Possiblement vrai, d’ailleurs. Seulement, voir tout en noir lorsque tout est vraiment noir, est-ce anormal, inadapté ? Après tout, sans travail, sans ressources, sans statut social, je ne suis guère qu’un marginal.
Ce n’est pourtant pas un signe de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade ...
Un grand avantage à être « pessimiste », c’est qu’on ne peut pas être déçu. On ne peut, au mieux, que se tromper, et donc être positivement surpris.
Je veux bien croire que certaines solutions techniques pour produire de l’énergie nécessite une forme de gigantisme. Sans rejeter catégoriquement la technique, je m’interroge sur la pertinence de telles solutions. Ce que je veux dire, c’est qu’il pourrait être possible de proposer des solutions alternatives qui n’ai pas de recours aux systèmes de production centralisées.
Pour prendre un exemple, un barrage est une forme de contrôle que l’on opère sur la nature, et lorsque l’on fait un barrage, on transforme considérablement l’environnement, non seulement à l’emplacement du barrage, mais partout en aval. Par contre, placer des moulins à certains endroits le long de la rivière / du fleuve, permet également de produire de l’énergie, mais sans modifier la structure du courant d’eau ni son environnement. On a donc deux solutions de productions, l’une centralisée et « rentable », mais qui modifie l’environnement et le « contrôle », l’autre qui utilise le courant à plusieurs endroits, décentralisée, et qui ne modifie pas l’environnement.
Donc, ce n’est pas tant la technologie en elle-même qui m’inquiète (un outil est neutre, et seule son utilisation peut être qualifiée de « bonne » ou « mauvaise »), ce sont les choix que l’on fait du type de technologie que l’on va privilégier. C’est surtout ce type de réflexion que j’aimerais voir se développer au sein même du Mouvement Zeitgeist.
Et je vous rejoins quand à votre comparaison entre les projets de nos industries basée sur la technologie et la science, et ceux du P.V.
Si nous nous mobilisons et si nous refusons de laisser plus longtemps les choix concernant notre avenir à des politiciens, des banquier ou des businessman, si nous prenons nous-même les choses en main, alors oui, on peut faire le pari d’un monde meilleur.
Je ne m’attendais pas à beaucoup de participation, c’est un sujet peu médiatisé, donc qui attire peu.
Pour poursuivre le débat (pour tous ceux qui le souhaitent), je suggère d’aller sur le forum du site du Mouvement Zeitgeist, où j’ai lancé un sujet à partir de cet article. Voici le lien.