Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Le Projet Venus s’appelle comme cela parce que son créateur, Jacque Fresco, habite à Venus, en Floride (USA) ...
Sinon, en effet, le Projet Venus n’a rien à faire de la question de Dieu. En tout cas, il exclu la religion, dénonçant avec assez bien de justesse qu’elle est parfaitement inapte à mener à construire un monde meilleur et plus juste et équitable, mais plutôt le contraire : guerre, racisme, dissensions, haine, dogmatisme, souffrances, ...
Il reste beaucoup : le principe de l’économie basée sur les ressources est valable, même sans recours unilatéral de la technologie. Dans de très nombreuses régions du globe, le recours à des structures technologiques dantesques (voyez les structures proposées dans le P.V.) ne sont pas utile à bon nombre de gens, qui n’en demande pas autant, mais seraient parfaitement satisfaits en ayant simplement la possibilité de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins de base : un lopin de terre, une maison, même rustique, quelques poules et une ou deux vaches. Pourquoi imposer une dépendance à des structures technologique pour ces besoins ?
La technologie peut néanmoins s’avérer un outil utile dans d’autres cas, par exemple dans des régions arides. Donc, je préconise des réponses et des solutions locales pour des questions et des problèmes locaux, tandis que j’évoque la crainte de voir imposer des solutions globales à des questions et problèmes globaux, parce que cela n’est pas à l’échelle humaine, et ce qui échappe à l’échelle humaine devient par nature, selon moi, inhumain.
La critique du système actuel contenue dans le P.V. reste tout-à-fait pertinente. Le principe de répartition équitable des ressources et de l’accès à ces ressources reste tout-à-fait valable.
Je ne pose des questions et soulève des réserves que vis-à-vis de l’aspect apparemment exclusivement technique, scientifique, voir scientiste du paradigme proposé par le P.V. Mais si des réponses convaincantes sont apportées à mes questions, et que des solutions rassurantes sont exposées devant mes réserves, alors je peux réviser mon analyse.
Effectivement, nous ne partageons pas du tout la même vision du règne animal, ni du règne naturel.
La lionne ne tue pas un troupeau entier de buffle, non parce qu’elle n’en a pas le moyen, mais tout simplement parce qu’elle n’en éprouve pas le besoin. La lionne, comme n’importe quel prédateur, se contente de prélever au sein de la nature ce qu’elle a besoin, en fonction de ses besoins. Elle vit dans l’abondance que lui offre la nature, tout simplement parce qu’elle n’a aucune notion de « rareté » : ce n’est pas inscrit dans ses gènes, ce n’est pas inscrit dans ses instincts. Elle ne tue pas par cruauté, ni par vengeance. Elle ne tue pas pour faire des réserves. Elle tue pour se nourrir, au jour le jour, et s’en satisfait pleinement.
On peut aussi voir, lorsqu’on observe la biodiversité et ses interactions, un grand nombre d’exemple de collaboration entre espèces. Ces formes de collaboration ne sont pas dues à la morale ou à la bienveillance, mais uniquement à leur instinct. Il y a donc un instinct de collaboration inscrit dans les rythmes des principes naturels.
Cette vision de la « nature impitoyable » est bien celle des civilisés, ces créatures misérables vivant dans la peur et l’ignorance, et se croyant intelligentes et sages. Allez demandez à des hommes vivant de façon dite « primitive », en Amazonie, en Afrique ou ailleurs (n’importe où), s’il considère que la nature est impitoyable : ils rirons doucement. Ils vivent, selon nos critères, dans le plus grand dénuement, et pourtant ils sont satisfait de leur vie et de leur condition, à une seule exception : lorsque la civilisation les rattrape et saccage leur environnement.
Votre réaction est une réaction de projection : vous projeter sur le règne animal - que vous craignez parce que vous ne le connaissez pas et qu’on vous en dresse une image terrible - l’aspect impitoyable que l’humanité a envers le règne animal et naturel. Car c’est bien l’être humain - du moins l’Homme civilisé - qui est impitoyable. Il suffit de regarder Earthlings pour s’en convaincre (si toutefois vous avez le courage de le regarder jusqu’au bout).
Non, Crazy Horse, le règne animal et la nature ne sont pas impitoyables : seul l’homme civilisé est impitoyable.