Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Un système de crédit ne se conçoit que dans un système monétariste, sommes-nous d’accord ?
Considérant qu’un système monétariste a pour fonction de gérer les échanges de marchandises, et donc le commerce, nous nous inscrivons donc toujours bien dans un principe monétaire et commerçant, oui ?
Pour fonctionner, un système monétaire et commerçant, quel qu’il soit, doit reposer sur un principe de valeur attribuée à tel ou tel produit, ressource, etc. Toujours d’accord ?
De là, il n’est pas difficile de comprendre que ce qui donne de la valeur à un produit, une ressource, un service, c’est sa rareté. La pénurie donne une plus-value aux produits, ressources, services, etc.
Qui dit rareté et pénurie, dit manque, or, qui dit manque dit nécessité de protéger ses biens (notion de propriété), de thésauriser, et d’accroître son pouvoir d’achat. Cela dit aussi qu’il n’y a pas assez pour tout le monde.
Donc, rien ne change, et les causes fondamentales de tous les problèmes de l’humanité perdurent.
Je considère donc cette proposition de Glass-Steagall act global comme une fausse solution : « tout changer pour que rien ne change ».
Il serait bien plus efficace d’agir sur les causes, non sur les symptômes.
Les causes, c’est le système monétariste lui-même.
Vos propositions n’ont de sens que dans le cadre stricte et limité d’un système monétariste. Et si c’était la monnaie elle-même la cause de tous les problèmes ? Réfléchissons à cela : l’argent - qui n’est pas une ressource, est rendu indispensable pour accéder aux ressources, mais le système ne crée délibérément pas assez d’argent, donc il crée lui-même l’inégalité et le manque et donc la criminalité et tous les « comportements déviants ».
Comme l’article le démontre parfaitement, le système CRÉE et ENTRETIENT artificiellement la pénurie, car sans pénurie, rien n’a de valeur, et rien ne se vend ; si rien ne se vend, la croissance est impossible, et le système s’écroule. Vous saisissez l’absurdité de ce système ?
Si oui, alors vous devez admettre que votre proposition ne fonctionnera pas, puisqu’elle pérennise l’argent et le commerce. Le commerce ne peut pas fonctionner sans rareté. C’est la clef !!!
Vous avez raison, la science et la technologie « ne nous font pas progresser d’un pouce vers une meilleure qualité d’être », comme l’exprime Matthieu Ricard, mais il complète en précisant « à moins que nous ne décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens », et c’est dans cette optique que l’EBR est envisagé.
La science est abordée comme un outil neutre, et c’est sa méthode qui est préconisée, méthode qui peut se résumer ainsi : "La méthode scientifique s’oppose aux partis pris, aux préjugés et
aux idées préconçues. Cette méthode exige que toute déclaration soit
vérifiée et que les chercheurs découvrent au moyen de l’expérimentation
ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Les scientifiques posent
la question suivante : « De quoi s’agit-il ? » Puis ils pratiquent des
expériences pour déterminer la nature du monde physique.«
En appliquant cette méthode dans le mode d’organisation de l’EBR, on assurerait certainement une façon infiniment plus rationnelle et efficace que par les seules méthodes partisanes, idéologiques et fondées sur des présupposés et des a priori, quand ce n’est pas sur nos émotions. Je crois que Spock ne me démentirait pas sur ce point
Ce qu’il faut pouvoir faire (ce n’est pas facile, je vous l’accorde), c’est jauger la proposition, non à l’aune de ce que produit la science et la technologie dans le cadre de notre société monétariste (paradigme de compétition, individualisme, profit, prédation et darwinisme social) : il est évident que dans un tel paradigme, la science produise des instruments pour renforcer compétition (conflits, guerres, violence, ...) ; il serait donc avantageux d’essayer de jauger la proposition dans un cadre où l’argent serait supprimé et les produits et ressources mis à disposition équitablement, avec tout ce que cela implique : on supprime la cause fondamentale de tous nos maux : l’argent, qui n’est pas une ressource, mais qui est rendu indispensable pour y a voir accès, et qui est lui-même rendu rare.
L’argent, c’est le paradigme de la rareté, il a besoin de créer et entretenir la pénurie, c’est donc un système complètement aberrant dans un monde où existe l’abondance !
En ce qui concerne le comportement des gens, c’est un point intéressant qui est abordé dans l’analyse faite dans le cadre de l’EBR. Nos comportements ne sont pas une fatalité : ils sont conditionnés par notre environnement, et donc, si l’on change l’environnement, on peut agir sur le comportement, bien plus efficacement qu’en mettant des gens en prison, par exemple : si l’on supprime les causes fondamentales qui mènent au crime, on a une action sérieuse pour diminuer celui-ci. Les lois et les sanctions ne résolvent strictement rien, on en a une expérience suffisante pour le constater.
Vous dites que je veux aller vite. Oui, vous avez certainement raison. Il y a peut-être une raison à cela : nous sommes, en tant que société, au bord du gouffre, et tous nous pousse encore vers ce gouffre. Il y a donc bel et bien urgence. Ne rien dire, ne rien tenter, ne rien proposer, serait pire que prendre le risque d’essuyer adversité, incompréhension, dépit ou indifférence.
Beaucoup ne cesse de dire »vous êtes fort pour critiquer le système, mais vous ne proposez rien de mieux". Ici, on a une proposition, et souvent, je vois une réaction de rejet. Réaction typique de la victime dans le trio infernal < bourreau - victime - sauveur > : la victime se plaint de son sort, mais refuse les solutions proposées, car ce n’est pas cela qu’elle souhaite ; ce qu’elle souhaite, c’est pouvoir continuer à se plaindre, car cela justifie l’attention que certains lui portent. Cercle vicieux inconscient, il est temps de se réveiller et cesser ces petits jeux.
Dans le cadre d’un système marchand (économie monétariste), je suis également favorable à 100% au principe des coopératives.
Ce dont je parle va beaucoup plus loin : un système où il n’y a pas d’argent, et où tous ont accès libre aux produits.
Du rêve, direz-vous ? Penchez-vous sur les arguments détaillés de la proposition (voir liens dans mon intervention), et vous verrez que c’est faisable techniquement, et que les seuls freins sont :
- les détenteurs du capital (et ceux qui détiennent le pouvoir sur le système) - nous-mêmes, dans la mesure où nos esprits sont conditionnés à penser dans le seul cadre de ce système (arguments pour démontrer ce que je dis ici dans le lien des conférences), c’est pourquoi je parle bien de volonté
Très bon article, dont je partage l’analyse critique du système financier.
Je vais toutefois plus loin encore dans l’analyse critique, et j’aimerais vous inviter à en faire autant, en appliquant la méthode scientifique (vous êtes ingénieur, cela devrait vous être plus familier qu’à beaucoup ).
Si vous y songez bien, c’est le principe même du système monétariste qui est la cause fondamentale de tous les maux de l’humanité. L’analyse ultime est bien entendu difficile, car ce sont toutes nos croyances qui sont à remettre en question, croyances inculquées depuis notre plus jeune âge, et depuis des centaines de générations.
Il fût un temps ou la civilisation, encore fragile, vivait effectivement dans un paradigme où la pénurie était un problème, et donc, l’argent fût inventé. Dans une certaine mesure, il fût un outil pour la progression de cette civilisation.
La situation a aujourd’hui considérablement évolué, et ce système monétaire n’est plus un outil de progrès, mais un handicap sérieux, et pire : il nous empêche de faire le saut quantique nécessaire à notre survie en tant que civilisation, et peut-être en tant qu’espèce.
Nous avons les connaissances scientifiques et technologiques pour gérer intelligemment - c’est-à-dire en respectant l’ensemble des cycles naturels - les ressources de la planète et procurer une abondance réelle et un bon niveau de vie à TOUS les humains de la planète.
La seule chose qui empêche cela : l’argent !
Nous n’avons plus besoin de l’argent. Songez-y : si demain, l’argent disparaissait, qu’aurions-nous réellement perdu ? Rien ! Nous disposerions encore de tous ce qui est vraiment nécessaire : les ressources, les moyens de production et les connaissances scientifiques et techniques. L’argent n’est PAS une ressource. Le commerce n’est PAS une nécessité.
En adoptant une économie basée sur les ressources, nous pouvons procurer à TOUS l’abondance et cela en respectant l’ écosystème. La condition sine qua non : nous débarrasser de l’économie basée sur la monnaie et le commerce. Bref : tout ce sur quoi repose la société actuelle.
Utopie ? Non, car comme je le disais plus haut, nous avons les moyens techniques, les connaissances scientifiques et les moyens de production pour réaliser cela AUJOURD’HUI. La seule chose qu’il faut, c’est la volonté.
En cela, nous avons deux options : soit NOUS avons cette volonté, et en tant que citoyens, nous exigeons cette évolution, soit nous espérons naïvement que les décideurs le fassent, ce qui est vain, puisqu’ils sont ceux qui ont le plus d’intérêt à maintenir le statu quo et le système monétaire en place (ils en dépendent).