Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
La philosophie et les réflexions métaphysiques ne sont certes pas d’une utilité fondamentale, mais elles répondent à un besoin présent chez les humains.
Si cette réflexion permet d’appréhender des phénomènes encore non explicables, du domaine du mystère, et contribue ainsi à nous faire évoluer en conscience, il n’y a pas de mal.
Mais cette quête se doit bien entendu d’être personnelle. En cela, je suis bien d’accord avec vous sur le fait que pour certains d’entre nous, ces questions n’ont aucun intérêt, et nous ne devons pas les leur imposer. C’est cette optique de la libre pensée que je préconise.
Entièrement d’accord avec votre démarche visant à redonner leur sens véritable aux mots. La novlangue fait des ravage dans nos esprits et dans nos conscience, et contribue largement à semer la confusion.
Merci à vous pour vos précisions.
PS : nous devrions peut-être organiser un collectif afin de rédiger ensemble un traité lexical qui remet les mots dans leur sens ; seriez-vous partant ?
J’entends bien ce que vous dites, Mr Chalot, et je suis bien d’accord qu’il ne faut pas nous laisser enfumer par l’amalgame entre musulmans modérés et islamistes radicaux. De la même façon, je ne fais pas l’amalgame entre les sionistes, les lobbys juifs et les juifs en général (je suis objectivement antisionniste, pas antisémite).
J’ai souhaité m’exprimer (assez longuement) sur votre article, car je perçois la manœuvre politique (pas la votre, celle de l’oligarchie) visant précisément - non à « radicaliser » les uns et les autres (je renvois chacun à la définition et au sens de « radical » - j’en suis un et je le revendique), mais à semer une confusion de principe qui rend toute entente impossible entre gens ayant les mêmes intérêts, comme l’avait écrit en son temps Maurice Joly (je vous invite à bien relire ce passage, et à l’analyser dans notre contexte actuel, pour voir à quel point il est d’actualité).
Nous assistons, depuis environ un quart de siècle, à une montée de la théorie du choc des civilisations qui vise à nous faire accepter comme inéluctable une guerre mondiale entre « les arabes » et « les occidentaux ». Et l’histoire de ce film minable dont on fait tant de bruit en est un nouvel épisode, rejoins hier par ce torchon de Charlie Hebdo qui vient en remettre une couche (et le fait que pas moins de quatre articles du jour soient consacré à ce torchon montre que la provocation marche, ici comme ailleurs).
Cela étant, concernant l’action de Caroline Fourest, je persiste et signe : elle contribue, soit par maladresse, soit par perfidie, à alimenter la thèse de Samuel Huntington. J’ai aussi essayé (sans trop de succès, mais pas grave, j’ai l’habitude) de ramener l’attention sur l’essentiel : la lutte contre les inégalités sociales et l’oligarchie. Sachez, en tout cas, que je ne suis pas votre ennemi. Nous pouvons ne pas être en accord sur tout, mais nous ne devrions pas, pour cela, perdre de vue ce sur quoi nous sommes d’accord. J’espère, en qualité de militant actif, que vous êtes d’accord sur l’essentiel. C’est cela qui compte.
Vous dites que mon analyse politique est simpliste et égocentrique. Puis, dans le cours de votre argumentation, vous dites : « la seule véritable (gauche), se bat pour les valeurs de la liberté, de l’égalité, de la fraternité ». Permettez-moi de trouver cela amusant.
Ainsi, vous résumez le combat de la gauche aux valeurs de ... la devise française. En fait, je ne suis pas étonné. On voit bien là l’ethnocentrisme franchouillard, qui n’a d’égal que l’arrogance américaine. Et c’est moi, bien sûr, qui donne dans l’analyse « égocentrique » ? ...
Au cas où vous ne le sauriez pas, le clivage gauche-droite existait déjà au moment où la devise de la France fût adoptée - c’est-à-dire qu’elle a été adoptée par une assemblée aussi bien constituée de « la gauche » que de « la droite ». Par conséquent, votre affirmation tombe à l’eau. Mais soit. Là n’est pas la question.
Vous dites que je simplifie ? Admettons. Et pourquoi pas ? Dans un moment où tous les repères sont complètement brouillés, où le PS (qui se dit « de gauche ») applique une politique de droite (comme elle l’a fait suite à la grande trahison de 1983 sous Mitterrand - on voit que « la gauche » se paye la tête des électeurs depuis longtemps), où ils sont rejoins dans la forfaiture par les verts, où « la droite » de l’UMP pratique une politique ultralibérale et des mesures que n’aurait pas renié Jean-Marie Le Pen au point que certains éditorialistes on inventé ce nouveau terme de novlangue - « droite extrême » - pour tout de même laisser le copyright de « extrême droite » a son « légitime » détenteur (j’ironise, je précise au cas où ...). En cette époque où la confusion règne en maître, car on ne sait même plus qui gouverne réellement (Bruxelles / Strasbourg ? Berlin / Paris ? Londres / Francfort ? ...), l’analyse « simpliste » que je fais a le grand mérite de replacer les valeurs fondamentales à leur juste place.
Le plus amusant, c’est que vous êtes « de gauche » (et même « d’extrême gauche », si j’ai bien compris) et votre argumentaire est celui que tiendrait un électeur « de droite » lambda pour récuser ma définition de celle-ci. Vous semblez, à vous lire, faire partie de ces nouveaux gauchistes qui se sont laissé complètement enfumer par la droite depuis des décennies et qui ont, se faisant, adopté le discours soit-disant « nuancé » de la droite : « Non, Monsieur, la politique ce n’est pas aussi simple, les problèmes sont plus nuancés et plus complexes et votre vision simpliste montre bien que vous n’y entendez rien » (sous-entendu : du large, t’y connais rien).
En attendant, vous avez complètement perdu de vue l’essentiel : pour résoudre un problème, il faut s’en prendre à la cause, pas aux conséquences. C’est cela être « radical » : allez à la racine du problème. La fausse gauche (le PS), rejointe à mon grand dam par »l’extrême gauche« (FDG), nous bassinent avec des questions qui, même si elles comptent (évidemment) pour ceux que cela concerne, ne constituent que des conséquences d’un problème de base que votre « analyse complexe » occulte. Le racisme, les droits des homosexuels, l’écologie, etc., tous ces problèmes comptent, bien sûr, mais en mettant l’accent sur ces luttes sectorielles, on en oublie la cause, la base, l’essentiel du problème : les inégalités sociales et la lutte des classes (les riches dominant les pauvres, oui, oui, parfaitement d’actualité).
Bref, notre débat illustre à la perfection (je dis bien « à la perfection ») la citation de Maurice Joly que j’ai donnée plus avant : « Un des
grands secrets du jour est desavoir s’emparer des
préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une
confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui
parlent la même langue et ont les mêmes intérêts ».
Nous sommes dans le même camps et avons objectivement les mêmes intérêts, mais l’oligarchie et son enfumage sont parvenu à nous dresser l’un contre l’autre...
Oui, d’ailleurs, les pompiers qui l’on sorti de là étaient des faux pompiers, complices eux aussi du complot. Ca tombe sous le sens. Décidément, ces conspirationnistes, ils sont d’une mauvaise foi ...