« Oui, l’homosexualité est une déviance, et l’homosexuel, un déviant... »
Vous faites appel à des notions « naturels » : L’instinct, la procréation,...
Mais qui a édicté cette grille de lecture sur le « naturel » ? Scientifique alpha potentiellement hétéro !
Léger conflit d’intérêt et de subjectivité.
Or, il se fait que la NATUUUUURREEEE n’est pas aussi hétérosexuel que cela. Que les choses sont compliquuuuuéééésss, que des singes font mumuses entre hommes, que des escargots font mumuse avec eux-mêmes...et que la procréation n’est pas menacée pour autant.
Alors, évitez de faire appel à des notions d’instinct et d’une espèce de nature de l’homme qui le conditionnerait immanquablement à procréer sauvagement dans le premier bosquet venu.
Ce qui concerne la responsabilité de l’individu ne regarde que lui. A moins d’avoir des preuves scientifiques ( ce qui est trèèèèèssss loin d’être le cas) qui montrerait le côté « maladif » d’un tel comportement, les seules règles/barrières/limites qui doivent ( à mon sens) être érigés sont au niveau des responsabilités envers autrui.
Notamment envers enfant.
Et c’est uniquement dans cette perspective qu’il s’agit d’édicter des lois et des mesures pour la vie en société.
Placer le débat sur l’homosexualité en soi ne donnera aucune réponse correcte.
« Enfin, affirmer que l’homosexualité n’est pas une déviance, revient à prétendre que les autres déviances n’en sont pas non plus. »
Propos très limite. On ne peut comparer un comportement consentant entre deux personnes, comportement dont l’anormalité n’a jamais été prouvé de manière scientifique, et des comportements violents et aggressifs non consentis par l’un des acteurs en présence.
7 propositions ? A quand le parti politique ? L’association caritative ? Le corridor humanitaire virtuel pour laisser passer les articles « féminins ? »
Les subventions accordées pour l’achat d’ordinateurs exclusivement féminins ?
La taxation des articles masculins illégalement importés du paradis machiste ?
La reconduite à la frontière du domaine d’Agoravox pour ceux qui n’obtempèrent pas à la politique de discrimination positive ?
Ou bien...On pourrait juste garder des critères OBJECTIFS d’acceptation ou non des articles.
« Tout cela pour dire qu’à ce petit jeu, on peut conclure tout et son contraire. Par exemple, voici quelques extraits tirés des épîtres de Paul aux Corinthiens »
Oui...et non.
Car les quatres Evangiles qui contiennent la retranscription des actes du Christ ( et les actes des apôtres dans une moindre mesure) ne sont que trèèèèèèès rarement « violent ».
Bien au contraire.
Je ne me rapelle guère avoir entendu le Christ appeller à se lever pour délivrer la terre Sainte ou à massacrer les infidèles qui l’ont crucifié. (Ce fut plutôt l’inverse d’ailleurs...jusqu’à Constantin)
Tout juste chasser les marchands hors du temple...
La question véritable est l’interprétation.
Et là, il y a un gouffre.
Au niveau de l’Eglise catholique, il y a eut de véritables évolutions par rapport à l’interprétation de la Bible, une véritable remise en avant des messages essentiels. Lors des conciles notamment.
Une manière de vivre sa foi totalement différente.
L’Eglise a su s’adapter tout en restant ( au grand dam de certains) strictes sur certains points. Mais c’est un autre débat...
Par contre, navré d’être pessimiste, au niveau du monde musulman, la « rue » étudie une version littérale du Coran.
Il n’est pas question d’interprétation des textes. Quand on demande d’aller zigouiller son voisin chrétien, il n’est pas question de prendre cela d’un point de vue métaphorique.
Jusqu’à preuve du contraire, Benoit XVI ne demande pas la mort des défenseurs de l’avortement et du préservatif.
Il n’entraîne pas ses gardes suisses au maniement des explosifs sur le parvis de St Pierre.
Il y a un gouffre entre ce qu’on appelle, dans les médias occidentaux, l’intransigeance et la « rigidité » de l’Eglise chrétienne en général et l’intransigeance et la « rigidité » d’un grand nombre de responsables religieux musulmans. (Et, par voie de conséquence, de leurs fidèles.)
Il faut pouvoir dénoncer certains aspects de l’Islam tout comme cela fut fait en son temps ( et encore maintenant) pour les autres religions monothéistes.
La laïcité n’est pas sorti de l’esprit tordu d’un homme politique en manque de décret. Elle reste l’unique garant de la vie en société et du respect des convictions personnelles.
Or, si l’Eglise a su s’y conformer ( et même s’il reste quelques problèmes spécifiques : Etats-Unis/Pologne/...), l’Islam semble connaître quelques difficultés à l’accepter.
Du moins dans les pays à majorité musulman. (Le cas de la Turquie à ce sujet montre bien la difficulté qu’il y a de maintenir la laicité dans ce genre de pays.)