@Spartacus -Janovici présente son diagramme précisément pour montrer l’intermittence de l’éolien et pour monter une de ces limites. Il a choisi une représentation graphique qui amplifie visuellement cette intermittence. Lisez-le attentivement et vous verrez qu’il ne s’est absolument pas trompé sur le sens de ce graphique. -Compte tenu de cette intermittence l’éolien ne pourra remplacer à lui seul toutes les autres énergies (l’éolien ne peut être l’énergie unique que dans quelques cas, pour des petites quantités d’énergie que l’on sait stocker). - Par contre, dans le cadre d’un système fonctionnant avec plusieurs énergies (et c’est toujours le cas pour un réseau national par exemple) l’intermittence de l’éolien n’est pas un obstacle majeur. La consommation étant variable un tel réseau doit disposer à la fois d’une source stable (en France c’est principalement le nucléaire) et de sources variables : centrales hydrauliques, centrales à gaz... Quand l’éolien produit il permet de diminuer le recours à ces deux types de production ce qui présente 2 avantages : moins d’importations de gaz, moins de consommation du stock d’eau présent dans les barrages Ce point est important car la limite principale de la production hydro-électrique est la capacité limitée des barrages. C’est précisément parce que la Chine est devenu le premier producteur mondial hydro-électrique qu’elle a pu également devenir le premier producteur mondial d’électricité d’origine éolienne. Les deux se complètent. Et ce n’est pas les écolos-fascistes-parisiens-bobos (c’est comme cela que vous qualifiez ceux qui vous rappellent vos erreurs) qui influencent les choix énergétiques de la Chine. C’est surtout des données techniques. La volonté de comparer les énergies pour trouver laquelle est la meilleure et quelle est celle qui doit supplanter toutes les autres est absurde. Les énergies sont complémentaires. L’éolien en France c’est environ 7 % qui s’insèrent sans problème dans le mix énergétique. RTE (le gestionnaire du réseau) estime que jusqu’à 15 à 20 % l’intermittence de l’éolien ne posera pas de problème. Il y a de la marge. D’autant plus que certaines centrales nucléaires sont vieillissantes, sont en arrêt technique, que l’EPR qui doit les remplacer aura bientôt a 10 ans de retard. Dans un tel contexte toute énergie est bienvenue.
Le prix de revient de l’électricité éolienne ne cesse de baisser (progrès technique, taille des éoliennes). Le prix de revient du nucléaire ne cesse de monter. La conséquence de ces progrès dans l’éolien c’est que les derniers parc éoliens Allemands ne reçoivent aucune subvention et vendront l’énergie au prix du marché. Pour rentabiliser les EPR au Royaume-Uni (s’ils se font) le prix fixé sera de 120€ le MWh. L’éolien fait déjà mieux.
« Quand aux contradicteurs, j’assume me moquer de leurs idées ». L’inconvénient de cette position (qui se base sur le principe que vous détenez forcément la vérité), c’est qu’elle vous maintient de façon flagrante dans des erreurs énormes. Avec votre principe, vous resterez confit dans vos certitudes et vous n’apprendrez jamais rien de nouveau. Quand un contradicteur vous rappelle que contrairement à votre affirmation, il n’y a jamais eu de vigne au Groenland, effectivement vous pouvez vous moquez de ses idées. Quand un autre vous rappelle que contrairement à votre affirmation on ne fera pas fonctionner 60 millions de voitures pendant 60 ans avec 60 millions de barils de pétrole, effectivement vous pouvez vous moquez de ses idées. Mais de toutes évidence, et dans bien des cas, c’est les certitudes que vous affichez qui pourraient prêter à moqueries. « j’avance des arguments sur le sujet ». Encore faudrait-il qu’ils ne soient pas totalement faux.
Un ministre de Macron expliquait sa politique en ces termes :
« Une bonne partie de notre action consiste à assumer des réformes impopulaires qui donneront leurs effets à long terme ».
Comme les mêmes réformes impopulaires ont été faites et poursuivies il y a longtemps dans d’autres pays (par exemple par Reagan et Thatcher dont Macron se réclame parfois d’ailleurs) il est déjà possible d’en constater les effets à longs termes.
-Trois familles US (Mars, Walton, Koch) ont vu leur richesses augmentées de 5869 % entre 1982 et aujourd’hui pendant que les américains moyens perdaient 3 %.
- 3 Américains (Bezos, Gates, Buffet) sont à eux trois plus riches que la moitié de la population Américaine.
- Les registres des décès de la ville de Glasgow constatent une différence d’age de décès de 28 ans ( ! ) pour les hommes entre le quartier le plus pauvre et le quartier le plus riche de cette ville (quartiers distants de seulement quelques kilomètres). Un tel écart est habituellement celui que l’on constate entre des pays très pauvres et des pays très riches, souvent très éloignés géographiquement les uns des autres. A Glasgow, cet écart, c’est dans la même ville entre hommes riches et hommes pauvres.
Voila donc quelques « effets à long terme » de réformes néolibérales « impopulaires ». Les réformes de Macron sont indubitablement celles que lui demande les banquiers et les financiers qui ont financé sa campagne et qui l’on soutenu médiatiquement via les médias qu’ils détiennent. Est-ce vraiment ce que veulent les Français en matière de « résultats à long terme » ?
Suite à l’échec total de sa dernière pièce en France (déprogrammée bien avant la date prévue, faute de spectateurs) BHL a tenté de la présenter à New-York.
Pour bien auto-célébrer son génie, BHL a partagé sur les réseaux sociaux un article élogieux du New Yorker sur sa pièce. Cet article parle d’un « coup de théâtre », voire d’un « rayon de lumière ». Sauf que si, au lieu de se contenter des réseau sociaux, on lit réellement l’article du New Yorker on s’aperçoit qu’il est écrit par BHL lui-même...
Mais cela est bien normal. Personne, absolument personne, sauf BHL lui-même, n’est assez cultivé, assez sensible, assez artiste, assez génial en somme, pour dire à quel point BHL est immense.
@Spartacus La fiabilité d’un très bon 4x4 japonais est reconnue. J’ai des amis qui en ont 1 qui a 25 ans et 600 000 kms. Cela ne change au rien au fait que pour un véhicule de travail le prix de revient kilométrique doit être pris en compte. Et sur ce critère, il est difficile de faire pire qu’un gros pick-up 4X4 (prix d’achat, consommation, vidanges de la boite, du moteur, des deux ponts et de la boite de transfert, prix des pneus, prix des pièces). En dehors de quelques cas ou il se justifie (traction d’une très lourde remorque, débardage de bois en zone difficile, par exemple) le gros pick-up est surtout un signe extérieur de frime.
J’ai eu pendant une vingtaine d’années une clientèle de paysans parfois situés dans des coins pas possible. C’est gens là voient passer le facteur, le ramasseur de lait, les livreurs, les releveurs de compteurs, le vétérinaire, le médecin, et j’en passe, et ces professionnels, qui ne sont pas la pour s’amuser avec un gros jouet, mais pour gagner leur vie, se passent très bien de 4x4. Et pour tous, dont moi-même pendant 20 ans, un utilitaire classique, avec des pneus à crampons en hiver, fait parfaitement l’affaire. En Norvège en plein hiver (-25) en zone de montagne, c’est à dire dans des lacets et sur la glace, j’ai fait comme les Norvégiens : 4 pneus avec pleins de clous sur mon utilitaire banal et je suis allé chez mes clients tout les jours. Dans la même profession quelques collègues ont eu des 4x4 pour jouer aux baroudeurs. Mais pas longtemps. Leur comptable leur a vite fait comprendre leur erreur.
Ce qui est absurde dans votre article c’est de vouloir faire du cas de Robert, qui est un cas extrêmement particulier, une sorte de victime universelle. Robert fait les choix qu’il veux, mais la liberté, c’est aussi la responsabilité. Il fait des choix erronés, il les assume tout seul comme un grand. Pour savoir ce qu’imaginent les bobos des villes, posez leur la question.