@SilentArrow La révélation coranique, c’est début du VII° siècle, quelles étaient donc les représentations descriptives de ce que l’embryologie décrit depuis récemment, à la même époque en Europe, celles des Églises chrétiennes, celles de israélites ? Qu’étaient-elles dans l’antiquité gréco-romaine... ? Un embryon au début de sa formation est un amas de chair / cellules d’où le terme mugdah (mâchure, chewed-like substance) Les cellules souches embryonnaires proviennent de l’embryon humain au tout premier stade de son développement. Leur capacité à engendrer tout type de cellules humaines Les cellules souches embryonnaires sont douées de deux capacités importantes : celle de se multiplier à l’infini, par simple division (autorenouvèlement), et celle de donner naissance à tous les types de cellules de l’organisme (pluripotence). https://www.inserm.fr/dossier/cellules-souches-embryonnaires-humaines/
Tout cet assemblage est bien inouï, et mystérieux... comme ces explications improbables de la part d’un petit caravanier que l’on disait illettré...
A) The Quran on Human Embryonic Development : In the Holy Quran, God speaks about the stages of man’s embryonic development : [.......] How could Muhammad have possibly known all this 1400 years ago, when scientists have only recently discovered this using advanced equipment and powerful microscopes which did not exist at that time ? Hamm and Leeuwenhoek were the first scientists to observe human sperm cells (spermatozoa) using an improved microscope in 1677 (more than 1000 years after Muhammad ). They mistakenly thought that the sperm cell contained a miniature preformed human being that grew when it was deposited in the female genital tract. [...] https://www.webpages.uidaho.edu/ msa/tour/ch1-1-a.htm
@SilentArrow Le problème n’est pas tant la place d’un Dieu Créateur de l’Univers, que la place de l’homme dans l’Univers — la condition humaine — qui, a preuve du contraire jamais donnée, n’évolue que sur la planète terre en dehors de petites excursions spationautes récentes ou de voyages mystiques. Ajoutons quelques calculs d’astrophysique, d’énergie, de chimie, bref on ne sait pas grand chose de l’Univers de sa formation, de son origine, ni de l’émergence de la Vie biologique. On ne peut juste qu’en constater l’harmonie universelle, c’est un peu mince comme discours sur l’Univers !
Les savants et linguistes s’accordent pour dire que la Révélation coranique, de nature épiphanique par essence comme les révélations précédentes, d’Abraham, Moïse, débute par les premiers Versets de la Sourate 96 Al-Alaq(les “choses qui s’accrochent” ou traduit pas Adhérence) voir ordre chronologique des Sourates in Liminaire de la traduction de André Chouraqui : https://nachouraqui.tripod.com/id16.htm
Allah y est présenté comme Créateur de l’homme.
1 Lis, au nom de ton Seigneur, Celui qui A Créé.
2 Il A Créé l’homme de alaq.
3 Lis, ton Seigneur Est le Plus-Généreux,
4 Celui qui A Enseigné par le Calame.
5 Il Enseigna à l’homme ce qu’il ne savait pas.
Pour préciser les propos du docteur Maurice Bucaille
La Sourate 23 un peu plus tardive dans l’apostolat de Mouhammad est considérée comme Mecquoise. Certes elle n’est pas un cours d’embryologie, pas plus que la Genèse, mais son simplisme métaphorique ne la contredit pas. C’est quand même plus précis que les bébés naissent dans les choux !
12 Et Nous Avons en fait Créé l’homme d’une descendance d‟argile, 13 ensuite Nous le Fîmes une nutfah dans un endroit bien établi, 14 ensuite Nous Créâmes la nutfah une alaqah[une adhérence], puis Nous Créâmes la alaqah une mudgah [un embryon], puis Nous Créâmes la mudgah des os, puis Nous Recouvrîmes les os de chair, ensuite Nous le Formâmes une créature autre. Allah alors Combla de bénédictions, le meilleur des Créateurs.
nutfah : gouttelette de sperme. alaqah : « une chose qui s‟accroche ». mudgah : machûre
La fixation de l‟œuf dans l‟utérus a lieu grâce au développement de villosités qui vont puiser, dans l’épaisseur de la paroi, ce qui est nécessaire à sa croissance. Ces villosités accrochent littéralement l’œuf à l’utérus.
Jacqueline
Chabbi, Les Trois Piliers de l’islam. Lecture anthropologique
du Coran
Mohammed Hocine Benkheira
Jacqueline Chabbi défend une thèse simple mais
forte. Selon elle, le Coran est l’unique témoignage (de
l’intérieur) sur le premier islam. Elle ne
conteste ni que cet islam soit né dans l’Arabie centrale, ni
l’identité de celui qui l’a prêché. Comme par la suite, l’islam
s’est étendu par les armes et par le prosélytisme au reste du
Proche-Orient, il s’est transformé profondément en assimilant
des peuples allogènes, porteurs eux aussi de cultures
spécifiques. Ainsi ce « second » islam, qui résulte
surtout de la « révolution » abbāside, est une religion métissée
et hybride, qui a totalement perdu ses caractéristiques
originelles.
(...) Chabbi pose comme hypothèse que la religion
préislamique se spécifie par l’idée de divinité. C’est là
qu’apparaît le premier « pilier » :l’alliance. Chaque
groupe humain (tribu ou clan) est l’allié d’une divinité
singulière, à laquelle ses membres doivent obéissance en échange
d’une protection et surtout d’uneguidance (second
« pilier »), notion qui doit être comprise sur le plan pratique.
C’est aussi de là que découle le troisième « pilier » : le don.
(...) La divinité n’exige une obéissance que parce
qu’elle fournit une protection, une guidance et la subsistance.
Mais chaque groupe a sa propre divinité. La singularité de
l’islam est que ce fut une tentative d’imposer un dieu unique à
tous : Allāh. Ainsi le premier islam ne rompt pas avec la
religion arabe ancienne, mais se limite à la réorganiser autour
d’une divinité unique. C’est pour cela qu’elle écrit : « La
divinité protectrice, désormais unique, demeure néanmoins – pour
rester crédible – entièrement garante des fonctions de
protection et de guidance qui étaient assumées par les divinités
tribales récusées » (p. 229).
(...) Chabbi propose de souligner trois notions
dans le Coran : l’alliance, la guidance et le don. Elle les
appelle « piliers » par analogie avec les fameux Cinq Piliers :
il s’agit pour elle de rappeler que la religion du Coran n’a que
peu à voir avec celle des Cinq Piliers. On aurait pu en
sélectionner d’autres.
(...) L’auteur insiste également sur « la société
d’origine » (p. 13). Tout d’abord, celle-ci « n’était pas encore
musulmane au sens où l’entendront les musulmans d’après »
(p. 14). Cette idée est partagée par de nombreux spécialistes
maintenant. Sur le plan sociologique, la société d’origine
« était organisée sur le mode tribal de familles patriarcales
qui étaient régies par des rapports de solidarité et
d’alliance » (ibidem). Le Coran doit être lu à la
lumière de ce fait. C’est pour cela qu’elle se démarque d’une
tendance lourde dans les études du proto-islam : « Accorder trop
d’importance au facteur religieux aux dépens du facteur sociétal
constitue une grave erreur de méthode historique lorsqu’on
étudie le premier islam » (ibidem). Elle récuse
également l’approche qui prévaut ces dernières années et qui
insiste sur les rapports entre textes chrétiens ou
judéo‑chrétiens et Coran. Selon elle, le Coran se sert des
éléments empruntés à la Bible, mais dans sa propre
perspective. Du reste, c’est non pas du Nord, mais du Sud,
plus exactement du Yémen, « que remonte la première thématique
biblique » (p. 39).
Elle existe dans notre société moderne laïque sous d’autres formes réinventées :
La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne Marc Girard, consultant et expert près la Cour d’appel de Versailles (Médicament et recherche biomédicale)
Considérons cent femmes tirées au sort. Toutes auront été confrontées à une forme ou une autre d’une médicalisation spécifiquement liée à leur sexe : vaccins (rubéole...), hormones pour un oui ou un non, traitement de la ménopause, dispositifs contraceptifs, aide à la procréation, cicatrices d’épisiotomie ou de césarienne, hystérectomie, mammographie, etc. Quoi d’équivalent chez l’homme ? Passant la médicalisation du corps féminin au crible de la médecine fondée sur les preuves (en se concentrant sur l obstétrique, la contraception et la mammographie), Marc Girard montre que cette débauche d’activisme est aussi inutile que nuisible. Puis, il s’interroge en freudien sur l’inconscient de l’obsession médicale pour les présumées fragilités du féminin. Des travaux d’historiens lui permettent de repérer une continuité millénaire de répulsion médicale à l’endroit des femmes, dont les effets vont brutalement s’aggraver à la fin du XVIe siècle, quand la médecine va croiser une autre tradition férocement misogyne : celle du catholicisme. Du même coup, c’est un présupposé majeur de tous les féminismes qui risque de s’effondrer : en basant leur « émancipation » sur une médicalisation (la pilule, notamment) qui s’est constituée dans l’horreur de leur corps, les femmes ne se sont-elles pas contentées de changer d’oppresseur ?...
@colibri L’Église catholique s’est enfoncée dans la misogynie, laissant à la femme une place subalterne, — ne lui reconnaissant pas son altérité ontologique pourtant explicite dans la Genèse — puis ensuite entérinée avec le célibat des prêtres par décret pontifical en 1074 lequel faisait suite à la Querelle des Investitures (des évêques et curés) dans le fil de la réforme grégorienne. Une histoire d’argent... célibat des clercs que le catholicisme dans sa structure est seul à pratiquer au monde en dehors de quelques rares monachismes. Si l’Église ne gardait pas ce regard condescendant sur la femme dans le fil de la pensée israélite paulinienne elle aurait déjà abrogé ce décret... Une Église régulièrement secouée par des scandales d’abus sexuels homos, hétéros, pédos... une Église qui ne sait pas faire son aggiornamanto pour se défaire de vieilles lunes israélites. Un monde homo (église, armée) ne peut être qu’éloigné de la Nature humaine... Autre solution, supprimer la prêtrise, la hiérarchie ecclésiale, que rien ne justifie dans les Évangiles,... en aura-t-elle le courage...
La misogynie n’est pas propre qu’à la religion, par atavismes elle a traversé au fil des siècles par effets de miroir mental peu ou prou
la société suivant les latitudes, longitudes... c’est manifestement malhonnête de vouloir faire de l’islam un bouc émissaire de la misogynie, quand dans l’Histoire le Coran a été le premier texte à reconnaître des droits (au sens juridique) à la femme (divorce, héritage).