J’ai lu... « La civilisation judéo-chrétienne : Anatomie d’une imposture » par Sophie Bessis Pascal Boniface 21 mars 2025 Entretien avec Sophie Bessis à propos de son ouvrage « La civilisation judéo-chrétienne : Anatomie d’une imposture », publié aux éditions Les Liens qui libèrent.
Dans cet entretien, la journaliste et historienne revient sur le concept de « civilisation judéo-chrétienne », largement diffusé dans l’espace public européen et nord-américain. Selon elle, cette notion fonctionne à la fois comme un outil d’occultation et de justification. Elle servirait notamment de « machine à expulser l’Islam » du triptyque monothéiste, servant ainsi les intérêts du gouvernement israélien et légitimant l’appui inconditionnel de l’Occident à Israël.
La civilisation judéo-chrétienne : Anatomie d’une imposture Sophie Bessis Les liens qui libèrent 12 Mars 2025 Sciences humaines & sociales > Anthropologie > Anthropologie sociale et culturelle > Écologie humaine
À propos Depuis quarante ans, en Europe comme en Amérique du Nord, la notion de « civilisation judéo-chrétienne » a envahi l’espace public. Ce livre propose une analyse rigoureuse et fondamentale qui dévoile les mécanismes de cette invention et ses conséquences profondes sur la perception de l’histoire et des relations internationales contemporaines.
(Les Liens qui libèrent, 124 pages, 10 euros, numérique 7,50 euros)
@SilentArrow Vous confondez texte (révélé, incréé / inspiré, pas révélé c comme vous voulez... ça m’est égal), et interprétations... le Coran peut être examiné d’une façon littéraire, historique, anthropologique. De même que les écrits bibliques... sans que l’on croit à des théophanies, et épiphanies. Le Coran, c’est un texte (6236 versets) — une compilation de moments d’oralité, d’ailleurs dans le désordre, la Sourate 2 est visiblement médinoise — et l’islam c’est ce qui en a été fait, une religion. Pareil, il y a les Évangiles et le christianisme polymorphe, fractionné, qui en est issu, est ce que les hommes en ont fait au fil des siècles. La Mecque était probablement une ville peu importante, à vocation commerciale peu éloignée de la côte de la Mer Rouge, vers le Yémen. Ou même une simple oasis, édulcorée ensuite par la légende. Il est alors d’autant plus étonnant qu’un tel texte soit sorti de presque nulle part, d’un trou perdu d’Arabie orientale, d’un caravanier illettré, et aurait suscité des représailles de la part de la tribu des Quraysh, de sa propre tribu ! Pas de preuves archéologiques, oui mais pas de culte musulman non plus, édifices reliegieux. Pas plus de preuves en ce qui concerne des traces des Hébreux / Israélites à Jérusalem. Que l’Islam soit né en Arabie centrale pourquoi pas, (mon post ci-dessus 25 mars 16:40), après tout les apôtres en Palestine s’étaient (ou avaient été) dispersés aux quatre vents après la crucifixion de Jésus (l’empêcheur de croire en rond) alors que les paroles de Jésus s’adressaient en premier chef aux seuls Israélites, à personne d’autres. Il y eut donc une rupture religieuse / spirituelle dans cet Orient dans la filiation abrahamique dans les premiers siècles, pourtant vouée à fédérer un monde tribal autour d’un Dieu unique, et une dispersion... une rupture que l’Islam sous le souffle de la révélation coranique serait venu ressouder... (?). Il est donc naturel que les prophètes y figurent, et qu’elle s’inscrive dans cette filiation monothéiste.
Au regard de cette chronologie admise par des savants musulmans, orientalistes, des linguistes, la thèse de E-M Gallez
est nécessairement fausse... parce que anachronique.
Le premier groupe comprend 47 Sourates, cette période correspondrait
entre la première et la cinquième année de l’apostolat de Muhammad à la
Mecque. Les seules références aux Révélations antérieures, sont
extrêmement minimalistes, 5 Versets seulement sur les quelques 1300
Versets, ce qui témoigne de l’ignorance des Quraish tribus mecquoises à leur sujet :
S. 87 : 18 Certes, cela est sûrement dans les Livres Anciens, 19 les Livres d’Abraham et de Moïse.
S. 79 : 15 L’histoire de Moïse t’est-elle parvenue ?
S. 53 : 36 Ou bien on ne l’a pas informé de ce qu’il y a dans les Livres de Moïse, 37 et d’Abraham, qui a rempli ses engagements
C’est quand même très très mince pour prétendre que les
doctrines juives et chrétiennes auraient influencé l’émergence de
l’Islam dans l’Arabie orientale. Dans ce premier lot de Sourates, il est
surtout fait allusion aux Tamud, et aux Ad, des tribus d’Arabie, ainsi
qu’aux Mu’tafikātes (nom des cités du peuple de Loth)…
De plus Mahomet comme la plupart de ses contemporains mecquois était illettré. Il y a aussi une autre hypothèse comme quoi Mahomet aurait rencontré le moine chrétien arabe ou syriaque Bahira quand il était jeune d’âge pubère (9 — 12 ans) il aurait accompagné son oncle Abû Tâlib en Syrie à Bosra... sauf qu’une simple étape caravanière sur le lieu d’un ermitage sans possibilité de négoce c’est un peu léger pour s’attarder et connaître les doctrines chrétiennes. De plus la distance La Mecque — Bosra est de plus de 1600 kms... juste une rencontre ?
Les références aux Prophètes n’apparaissent que dans la série des Sourates suivantes deuxième et la troisième période.
L’on peut en déduire que « l’essor » initial de l’Islam ne doit rien, ou
si peu aux Révélations antérieures… ce qui est le principal argument
polémique des chrétiens, réduisant Mouhammad à un plagiaire, un chrétien
hérétique depuis le XII° siècle pour dénier le caractère épiphanique du
Coran.
@SilentArrow « Il n’y a jamais eu de révélation coranique. »
Ah bon, si vous voulez, mais y en aurait-il eu à Abraham, à Moïse, autres petits prophètes de l’AT, à Jésus (prophète ? humain inspiré ? fils de Dieu ?) était-il connecté à Dieu en ligne directe trinitaire ?
« Les prêches de Mahomet, c’était des textes venant des judéo-nazaréens »
Vous reprenez la thèse du prêtre Édouard-Marie Gallez, vulgarisée par Odon Lafontaine alias Olaf ici sur Avox et ailleurs sur le Web, « Le grand Secret de l’Islam ». La thèse de E-M Gallez n’a rien d’une nouveauté, la
polémique islamo-chrétienne s’est instaurée dès le VIII° s, et ce n’est
que vers 1143, soit 5 siècles après l’Hégire, que Pierre le Vénérable
fit traduire le Coran en latin par Robert de Rétines, moine de l’Ordre
de
Cîteaux, pote de Bernard de Clairvaux à qui il transmit une copie. Pour
résoudre les quelques divergences entre les Évangiles et leurs dogmes,
ils n’ont rien fait d’autre que de chercher à démontrer que c’est un
faux, et assimiler Mahomet à un « illuminé » hérétique. La conclusion de la thèse d E-M (résumé par Olaf ?) va dans le même sens, elle n’est pas celle de l’historien, mais celle du prêtre qu’il est, une pirouette intellectuelle comme je l’avais dénoncé, l’objectif missionnaire de son mémoire (?) https://www.agoravox.fr/commentaire5235807 En quoi la critique de l’islam pourrait-elle améliorer le christianisme... ? on se le demande...
La première traduction intégrale de l’arabe en françois de L’Alcoran de Mahomet fut publiée en 1647 par André Du Ryer, ambassadeur à Alexandrie (Égypte)... soit mille ans après l’Hégire... c’est à dire que l’ouvrage avait été mis à l’Index par l’Église... mais que craignait-elle donc... une Église jalouse de ses dogmes, de son Dieu Christ. L’Église n’en était pas à sa première censure, elle avait interdit la traduction des Évangiles en langue vernaculaire... : 6. La traduction de la Bible ... Pierre Valdo (1140-1217), un riche commerçant de Lyon, consacre ses biens et son énergie à la traduction de la Bible en langage courant. En 1199, quelques-uns de ses disciples sont condamnés au bûcher pour avoir diffusé des portions de la Bible en langue populaire... En 1524, le savant Lefèvre d’Étaples publie un Nouveau Testament en français. La Sorbonne condamne le livre au feu et cherche à faire juger le traducteur. ... https://editeurbpc.com/livres/la-transmission-de-la-bible/376