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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 19 mars 2016 15:33

    Je salue votre article, hélas aussi mal noté que vos pétitions sont peu signées. Je suis en accord avec vous, je crois par contre que vous ne percevez pas le réel problème de ces plateformes, ou plutôt usines à pétition.

    Je ne sais pas comment on en est arrivé à ce que ce site se fasse presque uniquement le porte-voix de la cause animale - c’est une cause à laquelle je suis sensible - mais il me semble que c’est l’écueil à attendre de la part de ces sites qui sont avant tout des agitateurs d’émotions immédiates et superficielles. J’ai dans ma famille une personne qui est devenue complètement accro à ces causes animales, au point d’en perdre quasiment la tête. Probablement un moyen de ne pas affronter ses propres problèmes...

    On s’agite souvent en vain autour d’une sacralisation de l’enfant, en oubliant que l’enfant est d’abord et avant tout un adulte en devenir, et l’adulte un enfant qui a grandi. Ainsi, la cause animale est plus simple à appréhender, puisque, l’animal ne pouvant s’exprimer, on peut lui attribuer et projeter sur lui tous nos maux, nos fantasmes, nos peurs, nos manques, etc. Tandis que l’image de l’enfant nous renvoie soit à un idéal fantasmé, soit à un passé que l’on a oublié, c’est à dire à des abstractions dont on est déconnecté. On peut, certes, comme avec l’animal, projeter sur l’enfant nos fantasmes, puisque l’enfant et l’animal partagent ce caractère d’innocence que l’on veut bien leur attribuer. Pour certaines raisons, ces sites se sont focalisés sur la cause animale, ont concentré des populations d’activistes virtuels et de militants « clicktivistes », jusqu’à oblitérer les autres causes, mais que peut-on attendre réellement de cette manie actuelle des pétitions ? Combien de pétions sont-elles créées par jour sur toutes les plateformes du genre (change, avaaz, mes opinions, etc.) ? Et combien parmi elles parviennent à réellement faire bouger les choses ? Une sur 1000 ? Une sur 10 000 ?

    On est là dans une fuite en avant illusoire, d’un monde sans perspective, désespéré par lui-même, et si vous avez bien dit à quel point il est important de pouvoir élever des enfants dans des conditions saines, soit tout l’inverse de ce que propose notre société hyperactive, hyper-normative, et hyper-consumériste, il me semble que vous tombez dans ce piège de croire que des problématiques aussi profondes et enracinées pourraient être ne serait-ce que ralenties ou entravées par une ou plusieurs pétitions. Les gens ont-ils conscience de vivre captifs d’un monde techno-scientiste qui se déshumanise jour après jour, qu’il faut déconstruire pour passer à autre chose ? Peut-être confusément, mais il est beaucoup plus aisé de comprendre la barbarie de la corrida ou de l’abattage que de saisir l’ignominie d’une société dont le tissu social se délite constamment, pour laquelle on a été conditionné depuis le premier jour, depuis même avant la construction de notre mémoire et de notre conscience d’exister...

    Aussi, je crois que le rejet de la souffrance animale est, au fond, le spectre de la terreur humaine face à notre propre souffrance à vivre dans cette société déshumanisante, dans laquelle on n’a pas le choix de vivre. Et que la première explication à la popularité de ce thème pourrait bien être celle-ci...



  • Nycolas 11 mars 2016 12:46

    @Ruut

    Il est en effet un peu facile de systématiquement rejeter la faute sur l’homme, comme il est avéré que la justice a tendance à le faire, à cause de certains préjugés, qui peuvent être vrais ou faux, selon les cas, mais cela est difficile à démontrer.

    En tout cas j’observe aussi dans mon entourage des cas (je pense à un en particulier, dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants, mais j’en ai observé d’autres) où l’homme est harcelé, humilié devant témoins, poussé à bout, et s’il part lors d’une crise de nerf, on dira que la faute lui revient à plein, que ce n’était qu’un lâche et un salaud en quête de petites jeunettes, comme la femme le fait entendre. Une femme qui hurle aussi sur ses filles à la moindre occasion, d’ailleurs, les rabaissant par des tournures dégueulasses et un ton qui ne permet pas la réplique. Et si quelqu’un comme moi témoignait en sa faveur, on parlerait encore de « solidarité masculine », voire de complicité dans ses méfaits. Il y a un véritable terrorisme intellectuel autour de ce problème, et ce n’est pas un partisan du traditionnalisme machiste qui le dit, mais un ex-féministe repenti, qui a compris depuis longtemps que, si les torts ne sont peut-être pas partagés à part égales, ils le sont en tout cas dans la plupart des situations, à des degrés divers qu’il est difficile, voire impossible d’évaluer , faute de pouvoir assister (et c’est heureux) à tous les moments d’intimité d’un couple qui « justifient » les jalousies, frustrations et colères qui le brisent.

    Aussi, et à cause de ce vécu, j’ai eu beaucoup de mal à lire cet article qui commence immédiatement pour nous monter contre le père « abandonnant » sa famille... On n’a qu’une version, et on doit la croire. Je suis convaincu qu’Oriane est de bonne foi, mais je sais que chacun voit midi à sa porte dans ce genre de situation, aussi je ne peux pas souscrire à cette accusation, eut-elle été entérinée par un tribunal qui, au fond, ne connait pas le fond de l’histoire, car il ne peut jamais connaitre l’intimité d’un couple, ni ce qui se passe dans la tête de chaque membre d’un foyer pour établir une culpabilité. Certes, laisser ses enfants est « mal », on ne devrait jamais le faire, mais de fait, certains en passent par là pour sauvegarder leur santé mentale ou ce qu’il en reste. Bref... Se présenter d’emblée comme LA victime pour parler ensuite d’un texte de loi certes affligeant puisque hollandien n’est pas une démarche qui m’intéresse beaucoup.



  • Nycolas 1er mars 2016 05:04

    @Auxi

    Chouette, agoravox a gagné un manuel grammatical sur pattes, à moins que vous ne soyez scotché derrière votre écran, sans pouvoir en bouger, car il faut admettre qu’il faut bien s’emmerder pour s’abaisser à corriger les fautes des autres, en plus du fait que ce soit d’une impolitesse assez formidablement agaçante.

    J’ai toujours trouvé que les gens qui perdent leur temps à ces attaques purement formelles sont pires que ceux qu’ils croient dénoncer, ne serait-ce que parce qu’ils nous infligent, après la faute commise par ces autres, une autre forme d’indélicatesse, de mauvais coeur, celle-ci, qui découle d’une manie ou d’un toc que ces gens choisissent d’imposer aux lecteurs, on ne sait. Croyez-vous vraiment faire preuve d’utilité publique en corrigeant des gens qui ne feront pas l’effort d’en tenir compte de toute façon ? Internet est ainsi, emplit de négligents et de dysorthographiques, si vous ne pouvez vous y faire, je vous plains. En tout cas ce style de commentaire n’a jamais rien apporté que d’alourdir les échanges, et pour une fois que je vois ça sur agora, je tenais à le dire.

    Dénoncer les fautes des autres en faisant étalage d’une pédanterie de bas étage est une des formes les plus inutiles et même néfastes de participation à un échange.

    A part ça, l’article portant sur un sujet particulièrement insignifiant (des mondanités télévisuelles animées par une comique de notre temps qui est sympa mais ne dérange pas grand monde), je me permets de placer cette remarque, sans quoi je serais simplement passé à autre chose, comme les 10 000 dernières fois où j’ai aperçu un impudent correcteur automatique du genre. Une forme de médiocrité tellement commune en vérité, qu’elle en est navrante. Si au moins vous aviez quelque chose à dire en dehors de vous donner le rôle de l’expert en langue française, on pourrait presque vous le pardonner, mais là...



  • Nycolas 3 février 2016 16:39

    @Nycolas

    Par ailleurs j’ajouterais qu’un G.W. Bush n’était pas non plus d’une exemplaire finesse intellectuelle, ou qu’Hillary Clinton est un autre exemple par excellence d’esprit malsain et dégénéré, avec juste un peu plus de patine sur la surface pour donner le change.



  • Nycolas 3 février 2016 16:35

    Je trouve quand même savoureux de lire ici et là qu’avec un Trump et son pet au cerveau, on ne sait jamais ce qu’il pourrait advenir de la politique extérieure des USA. C’est certes vrai, mais est-ce plus vrai qu’avec les néocons « pondérés » qui façonnent la politique US depuis des décennies ? Ces fauteurs de guerre invétérés...

    Je ne vais pas prétendre qu’on pourrait s’attendre à un mieux avec Trump, mais il est clair que si Trump en est arrivé à ce stade de notoriété et de popularité (il n’a pas encore perdu les élections), c’est précisément à cause du chaos mondial engendré par ces décideurs « raisonnables » dont le peuple américain ne demande qu’à se débarrasser, que ce soit en les remplaçant par n’importe quoi ou n’importe qui, un animal de basse-cour, si besoin.

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