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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 18 novembre 2015 14:49

    C’est usant... Le compassionnel mielleux, l’affect au premier degré, les médias officiels s’en chargent déjà très bien. Pour mieux le manipuler.

    Il est de bon ton de commencer tout commentaire sur ces évènements par un truc du genre « tout d’abord, mes condoléances blablabla », comme si on devait se sentir coupable de n’avoir pas porté à l’écrit ce que nous ressentons de toute façon. Il n’existe pas de devoir d’étaler sa compassion. Soit on ressent quelque chose et on n’a pas à le prouver à tout un chacun, soit on est tellement amputé de soi par l’ambiance sociale déshumanisés pour ressentir quoique ce soit, et alors qui est à blâmer ?

    Il est normal et sain que la pensée s’élève au-dessus des conventions premières, et cherche, dans son deuil, à s’accrocher à la raison. A moins de croire que vous avez un devoir de prière (par exemple 5 fois par jour ?) pour saluer ceux qui sont partis, vous avez le droit, peut-être même le devoir (allons-y puisque certains ne semblent comprendre que ce lexique là), d’aller au-delà à partir d’un certain moment.

    J’ai un jour perdu un ami par balles dans un braquage de banque. Dans les jours qui ont suivi, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Il ne m’en reste plus assez pour chouiner sur tous les petits malheurs que la télé (que je n’allume plus) déverse sur la populace à chaque repas, et pourtant j’ai ressenti de la tristesse lorsque j’ai entendu parler de l’attentat du 12 novembre à Beyrouth et dont on n’a jamais vraiment parlé ici. Ces gens-là aimaient-ils moins la vie, ou étaient-ils moins dignes de compassion juste parce qu’ils vivent plus loin de nous ? Ah c’est facile de verser une larme sur nos « semblables » et de ne pas ressentir qu’un libanais est un semblable au même titre. On s’éplore parce qu’on se sent en danger, parce qu’on croit notre mode de vie (sacré ?) menacé, sans percevoir que ce mode de vie est largement responsable de l’escalade de la violence.

    J’ai lu que Fabius avait commis une bourde en rapport avec le moyen-orient, qui aurait fait perdre leur emploi à pas mal de français. Cette bourde a-t-elle aussi participé à mettre le feu à la poudre d’un autre bidon ? Le terrorisme n’est qu’un effet collatéral de la mondialisation et des tensions entretenues au moyen-orient, et il faudrait privilégier les larmes à la prise de conscience... Dire que j’entends constamment des gens dire « il y a un frémissement », « les choses commencent à changer », « on commence à prendre conscience que... ». Mon cul ! On est encore obligés de se taper des discours de curés-Charlie (z’ont pas encore compris la musique, apparemment, comme quoi « Charlie » ne respectait rien, lui, et ne respecte toujours rien, cf le traitement de l’attentat contre l’avion russe) qui nous parlent de notre obligation de démontrer que nous ressentons quelque chose à l’égard de gens qu’on ne connaissait pas, et tentent de nous interdire de tirer les conclusions qui s’imposent. Tout le monde a été choqué, tout le monde ! A part quelques psychopathes au pouvoir qui eux, auront fait semblant, justement ! Quel besoin de s’étirer en pleurnicheries ? Le monde est ce qu’il est, on nous dit de ne pas avoir peur, alors n’ayons pas peur, on nous dit d’être tristes, alors soyons tristes ! Ce n’est pas comme si nos émotions nous appartenaient et que la pudeur avait une quelconque valeur après tout...



  • Nycolas 17 novembre 2015 14:55

    Je suis étonné que personne ne soit venu commenter pour écrire « tout est dit », comme il est de coutume à chaque fois qu’un article s’étale entre les fausses évidences et l’inévitable yakafaukon.

    Comme ce serait simple, s’il suffisait, comme vous semblez le dire, de se débarrasser des « méchants qui n’aiment pas la France ». Pourquoi n’avait-on pas appliqué la même recette contre « les méchants qui n’aiment pas la loi » et qui peuplent les prisons, ou « les méchants corrompus qui nous dirigent » et qui squattent la majorité des sièges gouvernementaux en tous genres ? Il n’y aurait plus qu’à appliquer la même méthode, et on se débarrasserait pèle-mêle des « méchants qui profitent des allocs », des « méchants qui votent FN » mais aussi des « méchants coco », des « méchants bobo bien-pensants », des « méchants écolo djihadistes verts », des « méchants pédophiles », des « méchants chômeurs », et j’en passe. Chacun a son méchant qui ne l’aime pas et qui lui veut du mal, et c’est toujours autrui. C’est d’ailleurs en suivant cette logique que la France s’est impliquée en Syrie pour combattre « le méchant dictateur », et se trouve maintenant confrontée à sa politique contradictoire vis à vis des « méchants terroristes » qui eux-mêmes sont contre l’autre méchant.

    Triomphe du manichéisme où il suffit de désigner les méchants puis de les punir, ici ceux qui « n’aiment pas la France » malgré tout le bien qu’elle leur a fait.

    Non, vraiment, un article indispensable.

    Sachez que si notre gouvernement voulait vraiment lutter contre le terrorisme, il le ferait. Le problème est exactement à l’inverse de ce que vous dites : notre gouvernement s’intéresse uniquement à l’ennemi intérieur, mais ne considère pas les conséquences de sa politique extérieure. Ce que vous prônez, derrière votre rhétorique, c’est l’état policier. Rassurez-vous, on s’en rapproche.



  • Nycolas 16 novembre 2015 17:31

    J’ai toujours assimilé le roman « Frankenstein » avec deux autres livres, à savoir « Le meilleur des mondes et 1984 ». La trilogie imparable et complémentaire !

    N’oubliez quand même pas Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, qui porte lui aussi son lot de messages concernant le totalitarisme, en particulier l’aspect abrutissement et uniformisation des masses par l’ignorance et l’acculturation. C’est quand même un sujet central, certes traité aussi dans 1984 à travers la réécriture de l’histoire. Aussi, l’abondance des écrans, dans Fahrenheit, est très judicieuse... Ces écrans qui s’interposent entre les citoyens et la réalité. Tout cela est pleinement d’actualité pour participer à comprendre ce qui arrive, à l’heure où les télévisions balisent ce que nous devons penser et ne pas penser des attentats.



  • Nycolas 15 novembre 2015 17:13

    Il faut arrêter de dire que la France est en première ligne. La première ligne, c’est le moyen-orient et certains coins d’Afrique, en particulier ceux qui ne sont pas alignés sur l’alliance USA-Arabie saoudite-Israël-France-GB.

    Au hasard, Palestine, Egypte, Irak, Iran, Liban... Qui a entendu parler de l’attentat historique au Liban, ce 12 novembre ? Il est vrai que les morts d’occidentaux valent plus que ces sous-humains du moyen-orient à qui nous essayons d’apprendre à vivre... Aujourd’hui les monuments du monde entier sont aux couleurs de la France... Et le drapeau au cèdre ? Tout le monde s’en branle.

    http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/12/double-attentat-suicide-dans-un-fief-du-hezbollah-au-sud-de-beyrouth_4808562_3210.html

    Ceux-là peuvent témoigner de leur expérience du terrorisme au quotidien.

    Nous, nous avons mis un pied dans ce guêpier, et quelques guêpes arrivent jusqu’à chez nous. Ce n’est certainement qu’un début...

    Maintenant que la France est en Syrie et qu’elle commence à être confrontée directement aux conséquences, et à ses propres contradictions (voir les propos récents de Juppé), il est surtout opportun de se poser les bonnes questions.

    Nous devrions nous retirer de Syrie, où nous n’avons jamais rien eu à faire. Nous n’y avons aucun intérêt, ce n’est qu’un combat des chefs entre Obama et Poutine, où Hollande et Al Assad sont des intermédiaires, et où les peuples ne sont que des variables d’ajustement.

    Cependant, nous pourrions aussi y rester et réellement combattre le terrorisme. Pourquoi cela ne serait pas possible de l’éradiquer ? Nous l’avons bien fabriqué (tout du moins largement favorisé) avec nos services secrets occidentaux... (Hillary Clinton est la première à le dire en toute clarté) Le fait est que nous n’y mettons pas autant de moyens, puisque nous espérons nous servir d’eux pour atteindre d’autres objectifs inavouables et donc tus par les médias soumis. C’est même la raison pour laquelle l’occident et en particulier les USA les ont financés, et continuent au moment où je parle de les entrainer. Pas difficile de comprendre pourquoi on y arrive pas...

    Il est clair qu’il nous faudrait combattre cet islamisme radical qui, contrairement à ce que certains claironnent, est haï par les musulmans en premier. Seulement il y a gros os. Qui, parmi nos dirigeants lâches et sans vision, va oser pointer du doigt la responsabilité des USA et de la CIA dans ce problème ?



  • Nycolas 14 novembre 2015 15:02

    @marmor

    Chevalier ou croisé du dérisoire, j’hésite. Demandez-vous vraiment à faire fliquer des morts ? Car ces assassins sont morts.

    Demandez-vous vraiment à augmenter les moyens de flicage de la population pour plus de sécurité ? Dans quel cas, vous serez le premier à en payer le prix, et comme dit une citation historique désormais bien connue, vous ne méritez ni la sécurité, ni la liberté.

    Ce que vous exigez ici, c’est un Big Brother. Or Big Brother est occupé à mener une guerre en Syrie, à vos frais, à nos frais. Doit-on examiner aussi les moeurs et habitudes comportementables de Big Brother ? Je suis sûr que ce serait très instructif.

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