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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 4 décembre 2015 11:42


    @Yanleroc

    Je n’ai pas dit que nous étions des machines, je n’ai pas parlé de fatalité non plus.

    Cependant, quoique vous en pensiez, et le fait que vous et moi soyons capable de conserver une pensée indépendante ne signifie pas que le phénomène de soumission n’existe pas. Il est en fait suffisamment commun pour être constaté un peu partout, notamment dans tout phénomène social ou micro-social, comme les associations par exemple.

    C’est un fait sociologique notoire, difficile à nier, qui conditionne largement les rapports sociaux en général, et que n’empêche pas que le fait qu’en dehors des dominants et des soumis, il y ait également des indépendants. En éthologie, puisqu’il en était question, il s’agit de la posture oméga, qui correspond en plus de l’indépendance à un statut encore inférieur, hiérarchiquement parlant. Elle n’est donc pas une primauté de sapiens sapiens... et vous ne savez pas, en réalité, si nos ancêtres les plus anciens ne philosophaient pas déjà, mais là n’est pas la question puisqu’il a bien fallu que le phénomène apparaisse un jour.

    Par ailleurs, je ne crois pas plus à un homme providentiel (Robespierre ne nous a pas amené la liberté davantage que Jésus ne nous a amené la parole de Dieu) qu’à l’idéal à la manière de Chouard, mais je ne perds pas espoir pour autant. Il y a une marge pour que les idées de toutes les personnalités anti-conventionnelles puissent être expérimentées.

    Quant à ce que vous dites sur l’impuissance, c’était le thème d’un de mes derniers articles de blog, où je parlais justement de l’organisation de l’impuissance au sein du système civilisationnel actuel. Cette impuissance n’est pas qu’un sentiment, une croyance, elle est aussi un fait que tout un chacun rencontre lorsqu’il espère ou tenter de changer les choses à notre époque. Et cela ressort entre autres d’un fait trop peu évoqué en sociologie humaine qui tient au fait qu’alpha et bêta collaborent ensemble à tenir les oméga sous contrôle et en marge du système de pouvoir. Ce qui conduit à ce que, toujours minoritaires, affaiblis et isolés, ceux qui pensent en dehors de la masse sont ceux qui sont les plus réduits à l’impuissance. Il n’est ni sage ni efficace de faire abstraction de ce rapport de force naturellement déséquilibré qui imprègne tout le monde humain depuis la plus ancienne préhistoire. Ni notre intellect, ni nos facultés conceptuelles ou d’abstraction ne nous en préservent, au contraire, ces traits tendent à maintenir la conscience de ce fait hors de notre portée. Et la condition d’humain dont vous parlez inclut cela bien davantage qu’elle ne l’exclut. C’est une part non négligeable de ce qu’est l’humain.

    Il est bien entendu possible de dépasser ces inconvénients, car il n’existe nulle fatalité. Mais cela implique une lucidité qui inclut ces faits dans l’équation à résoudre pour tous mieux vivre ensemble. Pour le moment, Chouard, puisque vous le citez, est toujours maintenu en minorité, ridiculisé par certains, disqualifié par l’ensemble du pouvoir qui souhaite maintenir le statu quo en sa faveur. Je n’ai personnellement rien contre ses idées, je crois qu’elles sont un choix de société aussi réalisable qu’un autre (et aussi imparfait que d’autres, mais bien certainement meilleur que ce que nous avons actuellement). Mais dans la perspective de l’impuissance organisée, et de l’inconscience de l’humain envers sa propre nature, ses idées restent une utopie tant qu’une masse critique d’humains ne souhaiteront pas les mettre en place quoiqu’il en coûte, et le coût qui sera le plus important le sera pour l’oligarchie corrompue en place au moment où je parle. Comme je le disais plus haut, ce n’est pas en trainant des pieds dans des marches pacifiques marginales et minoritaires que cela arrivera, car comme le disait Lordon, la révolution n’est pas un picnic.

    https://www.youtube.com/watch?v=4PEJlSvVZaY



  • Nycolas 4 décembre 2015 07:33

    @soi même

    Quand on utilise le tamis de Socrate comme référence (c’est votre description de profil), peut-être serait-il bon de l’appliquer, pour commencer.

    Vous venez tout de même tout bonnement d’insulter quelqu’un en bonne et due forme.

    J’imagine que vous aurez quelqu’excuse sophistique ou rhétorique à cela.



  • Nycolas 4 décembre 2015 07:13

    La comparaison avec les abeilles n’était pas des plus heureuses après avoir cité la contribution d’Alain Cotta sur les sociétés d’insectes, alors que vous vouliez parler de butiner, pour ainsi dire de papillonner (car il n’y a pas que les abeilles qui butinent, et notez au passage que les moustiques font partie des pollinisateurs, façon de dire qu’il faille de tout pour faire un monde). J’imagine que vous essayiez d’éviter l’image légèrement péjorative du papillon, sorte de cigale avec des ailes colorées, dans notre société.

    Mais passons sur ce détail, vous parliez de la façon dont les figures d’autorités (intellectuelles ou d’opinion dans votre article) sont alternativement et simultanément acclamées et décriées et un autre exemple en serait par exemple Paul Jorion (voir les derniers rebondissements sur son blog pour ceux qui ne voient pas de quoi je veux parler).

    Paul Jorion fait partie de ce que vous appelez ces « veilleurs », au même titre que Soral, ou encore Olivier Berruyer, Onfray, et j’irais même jusqu’à citer Daniel Schneidermann parmi eux. Si l’on tombe dans l’attitude « fan de », la soumission à un leader d’opinion, c’est à dire un chef politique sans parti (pour ceux que j’ai cités), on ne fait que reproduire à l’infini le schéma des partis politiques...

    La difficulté est alors comment faire ? Se passer d’un leader ? Soyons sérieux, l’humain ne peut agir sans leader, je suis de sensibilité anarchiste (au sens vrai du terme, pas au sens politique, c’est à dire que je n’adhère à aucune forme d’autorité, ce qui n’empêche pas qu’elle s’impose à moi) et je l’ai expérimenté maintes fois... Et on retombe alors dans le cynisme (dont l’étymologie se réfèrent aux canidés, au passage). La meute a besoin d’un alpha, et de bêtas (les dominés).

    Pourtant nous ne sommes ni canidés ni fourmis, alors... ne reste-t-il pas une marge pour que l’humain puisse s’élever au-dessus de ces schémas de domination vulgaires ? Je l’espère mais ne l’ai jamais constaté. Même les mouvements « alter » en tous genres se réfèrent à des figures d’autorités. Cités José Bové, Pierre Rabhi... Nicolas Hulot, et bien d’autres.

    Que fera-t-on sans un Robespierre ou un Che ? Les gens me font rire (jaune) quand ils parlent des révolutions silencieuses, des marches pacifiques. Tous ces trucs ne marchent pas... Simplement car ça ne dérange personne. Changer les consciences ne marche pas... simplement car les consciences ne changent que superficiellement. Elles retombent à leur apathie à la première occasion. Tout au plus peut-on s’apercevoir qu’en effet internet a soulevé les contradictions de notre société (évidentes pour certains depuis longtemps), et donc à pousser un peu ce mouvement que certains intitulent déjà « changement de paradigme », avec bien peu de prudence.

    A part ça je ne crois pas que les hétérodoxes sont plus représentés sur la toile. Peut-être qu’ils s’expriment plus, frustrés qu’ils sont de leur parole, dans le cadre des échanges physiques avec leurs contemporains, où leurs opinions leur valent beaucoup de revers lorsqu’ils osent les exprimer. Mais regardez facebook... un tel site est inondé de bien-pensance et d’orthodoxie, avec quelques poches de résistance éparses et par ailleurs souvent mal vues... comme dans le reste du monde. Et les sites de pétitions qui se multiplient sur le web soulèvent toute cette orthodoxie, cette pensée simpliste qui consiste à croire qu’être nombreux à mener des combats vains les rend efficaces et légitimes en soi, alors même que ces « combats » (en réalité des listes de signatures sans lendemain) n’osent s’attaquer aux fondements du système qui génère la myriade de problèmes qui sont attaqués séparément, ponctuellement, et donc sans aucune efficience. L’orthodoxie, l’inertie, la vaine agitation sans profondeur de pensée, en d’autres termes « la masse », ont leur pleine place sur le web.

    A part ces quelques remarques, merci pour cet article qui fait avancer le schmilblick.



  • Nycolas 25 novembre 2015 19:55

    Il y a des trucs qui marchent en France. Cocorico !

    Il y a (aussi) des gens bien, en France. Cocorico !

    Bon et à part ça ? Je suppose qu’il faut un quota d’articles qui enfoncent les portes ouvertes.

    Certains osent dire qu’un tel article ne reçoit que des commentaires courts et partiels, mais qu’y a-t-il à dire de plus ? Faut-il faire l’exégèse de chaque cocorico qu’il contient ?

    Personnellement je m’intéresse aux opinions critiques. N’importe qui (et spécialement les esprits mollassons) est capable de dire « ça va pas si mal, il ne faut pas être négatif... » et la quantité extraordinaire d’articles pseudo-critiques souvent superficiels voire réactionnaires qui pleut sur ce sujet ne rend pas ce type de propos plus intéressant ni plus indispensable. Personnellement je n’ai pas besoin de ça pour continuer à sourire et à voir le bon côté des choses.



  • Nycolas 20 novembre 2015 17:04

    @bluerage

    Moui enfin, les « solutions » que vous proposez ne feraient que donner davantage de raisons de haïr la France.

    Enfin je me doute bien qu’on en n’a pas encore fini avec le yakafaukon... Après tout il est au niveau de vos clichés sur les feignasses étrangères et bouffeuses d’allocs.

    Pour trouver un boulot, encore faudrait-il que le chômage ne soit pas structurellement organisé, mais bref... je ne vais pas perdre mon temps à recadrer vos à peu près, vous voulez vous complaire dans la pensée simpliste et personne ne peut rien y faire.

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