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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 29 septembre 2015 13:18

    @Trelawney

    "Je suis certain que les premiers films de la série Starwar (j’ai fait exprès de l’écrire en anglais) étaient sortis alors que vous n’étiez pas né."

    Vous avez tort.

    Comme quoi vos autres certitudes sont probablement à revoir aussi, et il est sage de s’abstenir de juger son interlocuteur sur si peu d’information que son point de vue sur un truc précis.

    Il y a quand même un point où je vous donne raison. Hollywood fabrique du produit cinéma comme on fabrique de la saucisse à Strasbourg (Taïwan). Le cinéma hollywoodien, en revanche, n’a rien d’artisanal, contrairement à ce que vous semblez vouloir croire. C’est une industrie. Hollywood, c’est le monsanto de l’image.

    Que vous aimiez ça, ainsi que les autres commentateurs qui sont venus lancer leurs basses attaques, n’a rien d’étonnant, puisque c’est fait, bâti, élaboré, et pensé pour plaire. Refuser d’exercer son esprit critique sur une telle chose conduit à une des formes de l’embrigadement, ici dans le domaine des goûts cinématographiques.

    Et pour ceux qui pensent que j’attaquais le cinéma hollywoodien parce qu’il est américain, ou encore parce qu’il n’est pas gaulois, je n’ai qu’une réponse, et c’est un éclat de rire. Le cinéma est censé être un art, pas uniquement un vulgaire divertissement. Or le cinéma français n’est qu’un sous-produit de l’industrie hollywoodienne, comme le prouve un film médiocre mais totalement adulé comme un The artist (j’ai fait exeuprès de l’écrire en anglais).



  • Nycolas 28 septembre 2015 12:58

    @Mmarvinbear

    Correction. De l’abrutissement de qualité.

    Sûr qu’ils mettent les moyens dans ce genre de trucs. Ça n’en fait pas pour autant des oeuvres indispensables, c’est juste du produit de consommation pseudo-culturelle, auquel je n’irai encore pas ajouter ma subvention personnelle car il y a bien plus intéressant dans le monde, et en quantité suffisante.



  • Nycolas 15 septembre 2015 13:27

    @COVADONGA722

    Tout est cohérent. Le gouvernement met en place des lois liberticides et laisse simultanément des citoyens suicider leurs libertés. Les islamistes sont en harmonie avec le pouvoir, dont ils sont un allié objectif, pour faire régner la terreur dans les esprits et pousser les citoyens à abandonner leurs dernières libertés.

    Il s’agit d’une alliance de circonstance, mais elle est effective.

    Ce qui m’interpelle personnellement, c’est de savoir si en effet il était déclaré officiellement que ces gens allaient débattre de la possibilité de battre ou non sa femme. Un tel thème aurait du être interdit, sanctionné même, au même titre que « puis-je tuer mon voisin ? » ou « puis-je empoisonner les chiens des gens de mon quartier ? »

    Quoiqu’il en soit, ces hommes se sont déshonorés en frappant des femmes. Que les femens soient des agitatrices puériles n’en fait pas moins des êtres humains. Qu’elles aient choqué l’assistance, sans doute, mais personne n’a été mis en danger par leur apparition, sinon elles-mêmes.



  • Nycolas 14 septembre 2015 21:21

    @bakerstreet

    Le problème est que ces fameux instincts conduisent les gens qui prennent le bus à se sentir seul contre plusieurs. Les petits caïds agissent souvent en groupe et montent dans des bus où les gens se rendent individuellement chez eux ou à leur travail. Or le lien social s’étant perdu, et la solidarité avec, les gens ne se sentent plus reliés entre eux.

    Une des fois où j’ai gueulé dans le bus, les petits fouteurs de merde étaient pas moins de onze (j’ai recompté mentalement en tenant compte des places qu’ils occupaient : les 5 sièges du fond et 3 autres paires de sièges), et comptaient donc sur le nombre pour intimider la foule, car le bus était entièrement plein. Ils s’en sont pris à une fille qui était assise à côté de moi, et à moi (ils croyaient que j’étais une fille car je portais les cheveux longs et leur tournait le dos). Je me suis simplement mis en colère, leur ai intimé de me respecter car moi je les respecte, et ai répliqué à leurs vannes. Ils se sont aussitôt calmés. Ils ont blagué un peu à haute voix pour gérer leur honte de s’écraser contre un inconnu qui les avait pris au dépourvu, mais n’ont plus rien fait jusqu’à la fin du voyage.

    Par contre j’ai eu droit à des représailles plusieurs jours plus tard, mais là aussi j’ai su gérer sans problème. Je comprends que ce ne soit pas à la portée de tout le monde, car je ne suis pas moi-même à l’aise là-dedans, je n’aime pas la bagarre ni la violence, et étais alors plutôt timide et introverti. Mais si j’y arrive alors c’est possible, d’autant que j’ai accompli cela sans jamais trouver aucun soutien. Je suis fier d’avoir montré aux gens qu’on peut agir face à ces incivilités, et que c’est leur passivité qui les favorise, comme vous le dites. D’un autre côté je me suis mis en danger à cause de leur passivité, mais si personne ne commence à montrer l’exemple, alors tout est foutu, et c’est bien souvent à cause de ça qu’on en arrive là.

    Dans le même ordre d’idée, dans un ancien appartement, un soir, je suis témoin d’une effraction dans l’hôtel qui était en face de chez moi... Ils ont cassé la porte vitrée de l’entrée à deux, et à grand bruit, il devait être 23 heures, et personne ne s’est montré à la fenêtre... sauf moi ? ... J’ai bien évidemment appelé la police. C’est à croire que les gens ne se sentent concernés que si ça leur arrive à eux, et qu’ils font tout pour que ça finisse par arriver.



  • Nycolas 14 septembre 2015 14:24

    Cela me rappelle plusieurs anecdotes personnelles qui datent pour la plupart de l’époque où, plus jeune, je travaillais comme animateur en centre social dans une « cité », et où je devais prendre le bus plusieurs heures chaque jour. J’y ai subi ou été témoin de diverses altercations et agressions, et j’ai toujours été le seul à me manifester...

    Ayant grandi en cité moi-même, cela m’a donné une certaine habitude de l’ambiance de violence, et donc une aisance relative par rapport à ces situations. Cela n’empêche pas que j’ai été moi-même agressé, trois fois, dans des bus, sans que personne ne vienne à mon aide. En revanche j’ai ouvert ma gueule deux fois lorsque ça a été pour quelqu’un d’autre, et cela a suffi à stopper l’évènement car les agresseurs, souvent en groupe, se retrouvent surpris si quelqu’un ose bouger. Il faut savoir que je ne suis ni grand, ni costaud, et que j’ai un problème physiologique (surrénales) qui me rend particulièrement vulnérable au stress. Je ne suis pas quelqu’un d’exceptionnel, j’ai du me faire traiter pour syndrome post-traumatique, et changer de travail (en fait, arrêter de travailler), suite à ces expériences, et à cause de mon problème.

    L’anecdote la plus illustrative est la suivante.

    J’étais dans la rue avec un ami, lui aussi issu de cité, lorsqu’un chauffeur de bus s’est fait menacer par un passager mécontent et colérique, qui était resté sur le trottoir parce que le chauffeur ne l’avait pas vu. Il a alors commencé à cogner sur le bus, puis à menacer physiquement le chauffeur.

    Dans la rue, tout le monde avait l’air de s’en foutre royalement. Bien averti des dérapages qui peuvent survenir dans ces cas-là, je me suis arrêté, pas sûr de vouloir me faire frapper en intervenant, mais voulant au moins surveiller ce qui se passait pour appeler des secours le cas échéant. Heureusement, la scène n’est pas allée plus loin, mais de nombreux chauffeurs de bus sont régulièrement agressés, dans ma ville.

    Mais mon ami, lui, faussement insouciant, alors qu’il avait bien vu la scène comme moi (ça se passait juste à côté de nous à moins de 10 mètres et il aurait fallu être sourd pour ignorer les vociférations du passager), a simplement passé son chemin, et trouvé tout un tas de fausses excuses lorsque je lui ai fait remarquer sa lâcheté de faire semblant de n’avoir rien vu « Bah, ça arrive tout le temps » était son argument le plus percutant. Banalisation de la violence comme excuse pour la laisser se multiplier.

    Je comprends que l’on puisse perdre ses moyens lorsqu’on est face à des situations violentes. Je comprends d’autant plus si on n’y est pas accoutumé, si on est âgé, faible, malade, si on est une femme, etc. Mais il y a un minimum. Personnellement je ne pourrais pas me regarder dans une glace si je ne faisais pas au moins le minimum, au moins appeler la police, au moins voir ce qu’on peut faire sans se mettre en danger. On ne demande pas aux gens d’aller au casse-pipe, se faire poignarder, s’ajouter à la liste de victimes de l’agresseur. Je connais (indirectement, le mari d’une vieille veuve que j’ai rencontré) quelqu’un qui est mort ainsi en voulant stopper de sa personne un braquage dans un supermarché). Mais simplement de ne pas se rendre complice de l’agression en n’ayant rien fait, alors qu’on pouvait, au moins, faire le 17... ou le 15, ou le 18.

    Maintenant, je saisis bien toutes les raisons psychologiques de l’inaction. Mais ces raisons en sont de mauvaises, ce sont des prétextes. Tout le monde peut faire, rien qu’un petit peu, sans se mettre en danger. Un appel à la police est anonyme, par exemple, et aujourd’hui (ce qui n’était pas le cas à l’époque de mes mésaventures, dans les années 90, mais il y avait des cabines téléphoniques un peu partout) tout le monde ou presque a un portable sur soi. Cela devrait garantir des appels rapides en cas d’agressions, or cela reste à prouver.

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