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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 26 octobre 2015 15:14

    Désolé mais je ne suis pas du tout d’accord avec votre article. Plus que ça, je trouve que vous passez à côté des bonnes questions.

    Vous nous dites :

    « Sommes-nous en démocratie ? Bien sûr ! Il y a des élections et nous avons le choix entre plusieurs partis... »

    Peut-on vraiment accepter une définition aussi réductrice et stéréotypée de la démocratie ? Pas moi ! Un système démocratique n’est pas nécessairement fondé par un vote. Mieux, un vote n’est pas forcément la marque d’un système démocratique...

    Vous nous dites également :

    « Une démocratie c’est, entre autres, un gouvernement contrôlé par un parlement représentatif. »

    Il me semble que c’est plutôt un élément de définition d’une république.

    Avec des prémices aussi faussées, rien d’étonnant à ce que l’article passe à côté des vraies questions, par exemple :

    La démocratie est-elle vraiment le système politique ultime, ou même est-il vraiment souhaitable dans les limites dans lesquelles on le définit actuellement ?

    Notre démocratie actuelle respecte-t-elle le « demos » ?

    Quels sont les rapports entretenus entre la démocratie et la liberté d’expression ? Quelle est la vraie place et la véritable utilité, la fonction, de cette liberté d’expression dans un idéal démocratique, et cette fonction est-elle respectée aujourd’hui ?

    Autant de questions auxquelles j’aurais tendance à répondre « non », et qui sont simplement passées sous silence, dans cet article et dans la société en général, par peur de soulever les vrais problèmes de fond. La populace défend bêtement sa démocratie chérie qui est en vérité le meilleur système jamais inventé pour l’opprimer avec son accord et son enthousiasme.



  • Nycolas 20 octobre 2015 13:05

    @Fifi Brind_acier

    Oui mais je n’ai pas dit autre chose. Par ailleurs vous ne me dites pas ce que je confonds et avec quoi.

    Je suis d’accord sur le fait que les services publics sont un acquis social important, capital même, qui est actuellement dilapidé pour de mauvaises raisons et contre nos intérêts, malgré tout ce qu’on peut entendre.

    Cela suit une logique de dissolution du pouvoir des nations, dans la direction d’un pouvoir global qui est déjà en train de les supplanter. C’est la fin des républiques à laquelle nous assistons, et donc à la fin des particularismes, du moins leur relégation à un degré d’importance moindre.

    En clair, c’est la citoyenneté elle-même qui est attaquée. Et ce avec l’aval des citoyens qui ne comprennent pas ce qui leur arrive et continuent de se laisser distraire par de faux sujets. La disparition de l’argent liquide en est un vrai, mais ce n’est qu’un symptôme parmi d’autres de cette dissolution en cours.

    Ce qui se passe c’est qu’une élite se saisit des derniers pouvoirs dont les peuples disposaient encore, en usant pour cela de la stratégie de la division, qui fonctionne à plein. Pour se ressaisir, il faudra prendre pleinement conscience de cette stratégie, se réunir et la contrer.

    Je suis sans doute pessimiste car je ne vois aucun signe que cela arrive bientôt. Les solutions proposées sont diverses, éparses, souvent incohérentes ou incomplètes. L’altermondialisme n’a pas su, à ce jour, saisir les causes profondes du mal et agir en conséquence. Je ne vois autour de moi que solutions au jour le jour, pansements sur jambes de moi, dont alternatiba qui est tellement vanté n’est qu’un des exemples, et l’idéologie du développement durable l’une des principales illustrations. Ce n’est pas en économisant les ressources pour péréniser le système qu’on le vainc ou qu’on en finit avec les problèmes qu’il pose, et ce n’est pas en faisant ses manifestations dans son coin, aussi louables soient-elles, qu’on avance. Nous sommes en manque d’un véritable projet citoyen de renversement du système, essentiellement parce que les gens sont captés par celui-ci, et pour la plupart bien trop dépendants de la mentalité consumériste qu’on leur a implanté, y compris dans les mouvements que l’on dit alternatifs qui ne font bien souvent que reproduire les mêmes écueils en y mettant d’autres couleurs.

    Changer les choses commencent par supplanter la mentalité dominante, or c’est une démarche de longue haleine qui peut éventuellement passer par des coups d’éclat à la alternatiba, mais qui demande de pousser la prise de conscience et la réflexion beaucoup plus loin que ça.



  • Nycolas 19 octobre 2015 15:34

    @Pierre Régnier

    Ce que je dis c’est que la droite, tout autant que la gauche, a été vidée de sa substance politique et que le clivage n’a plus lieu d’être. Pourtant, le discours habituel se contente de critiquer la déchéance de la gauche. Or c’est toute la politique qui a disparu dans un néant, dévorée par des intérêts qui la dépassent entièrement.

    Aussi, vous me reprochez de ne pas proposer de solution. C’est une critique assez commune et facile. Je suis désolé de ne pas faire dans le yaka-faukon. Je ne sais pas ce qu’il faut faire, je sais seulement qu’on s’y prend mal, et que si on commençait par arrêter de gâcher notre énergie et nos espoirs en pétitions et autres modes d’actions perdus d’avance comme si en fait on espérait échouer, on aurait peut-être des chances de gagner du terrain. Ça c’est pour commencer.

    Aussi, c’est tous ensemble que nous devrions trouver des solutions mais comment voulez-vous y arriver quand les gens sont divisés :

    1) dans des faux débats (clivage gauche-droite artificiel par exemple)
    2) dans des faux problèmes (par exemple la propagande climatique quand cette propagande est celle des industries qui en tirent des avantages tout en s’en présentant fallacieusement comme les victimes alors qu’elles en sont l’une des sources)
    3) dans de faux espoirs (accéder au bonheur par la possession et la consommation de biens, accéder au nouvel âge spirituel par la pensée positive, et j’en passe)

    Quand on retroussera tous ensemble nos manches, au lieu de nous jeter du poisson pourri à la gueule parce qu’on n’est pas d’accord sur des points de détail comme la façon de traiter nos semblables qui fuient leurs pays ravagés par la guerre, là on pourra commencer à parler solutions. Pour le moment je me concentre sur l’observation des problèmes, chacun son domaine. D’autres sont bien plus doués que moi pour tirer de cette observation des applications pratiques, mais il semblerait que pour le moment, soit on n’en soit pas encore là, soit ils soient trop occupés par une des trois causes citées plus haut, ce qui revient au même.

    En attendant, ceux qui nous disent quoi faire et quoi penser, sont ceux qui ne vivent pas nos vies. La première chose à faire serait peut-être de les remettre à leur place pour pouvoir retrouver du pouvoir sur les affaires qui nous regardent, mais je ne voudrais surtout pas paraitre trop radical, hein.



  • Nycolas 19 octobre 2015 14:51

    @C’est Nabum

    Salut Nabum. Je ne m’intéresse pas au rugby, mais j’avais regardé ce match tout de même et contemplé ce week end avec une certaine perplexité la domination de l’hémisphère sud dans ce sport, qui n’est pas quelque chose de vraiment nouveau, en fait.

    Certains ont beau jeu (si j’ose dire) d’enfoncer des portes ouvertes en parlant du pain et des jeux, mais je vous rends grâce de rappeler qu’il existe néanmoins diverses qualités de spectacles, dont certaines sont même propices à élever l’esprit au lieu de le raboter, de le contenir et le conditionner. En chaque chose il faut savoir pratiquer la nuance, au rugby, comme dans la vie et comme dans la critique en général.

    Aussi j’ai apprécié votre article malgré mon intérêt plus que relatif pour le sport en question (et le sport-spectacle en général, bien qu’il m’arrive d’en grignoter un peu).

    En effet, le rugby peut-être à l’image d’une société, tant le rôle de ses éducateurs peut s’y ressentir. Il m’est arrivé, bien que brièvement, d’entrainer une équipe de football de gamins de banlieue, en tant qu’assistant, et je suis donc sensibilisé au problème.

    Il est facile de critiquer la place du spectacle dans notre société. Plus difficile d’admettre que le spectacle est indissociable de la société humaine et donc de devoir se poser la question de comment améliorer ce spectacle, de comment lui permettre d’exprimer des valeurs intéressantes, plutôt que de colporter simplement l’idéologie consumériste de masse où la créativité individuelle est brimée et dévalorisée, malgré l’importance capitale de la chose.

    Bref, merci de savoir faire réfléchir avec ce sujet. Il s’en trouvera plus d’un pour juger que le rugby est un sujet beaucoup moins important que la politique, oubliant que l’on peut apprendre de tout, oubliant même que la politique est en elle-même le premier et de loin le plus efficace des spectacles décérébrants de notre époque.



  • Nycolas 19 octobre 2015 14:35

    @Aristide

    "Une remarque simple. Vous laissez tous plus de trace avec vos références et vos idées sur AV qu’en payant votre autoroute avec une CB.« 

    Affirmation paradoxale.

    Ce qui est déploré d’une manière générale n’est pas qu’on ne puisse pas mal agir dans le secret, mais bien plus globalement que tous nos actes soient contrôlés et dirigés dans le sens d’un intérêt qui est contradictoire avec le nôtre : celui d’un état corrompu qui veut des »citoyens" productifs qui ne perdent pas leur temps et leur énergie à penser et agir autrement que dans l’intérêt du parasite qui cherche à les régir. Pour dénoncer cela, il faut bien passer par l’expression de son opinion, et tenter d’en passer par l’anonymat pour cela serait d’une incohérence assez grossière, lorsque l’on en est à revendiquer la possibilité de pouvoir continuer à être des individus non régentés en permanence par une entité supérieur et tyrannique.

    L’individu est en droit de pouvoir dire et agir sans que ce qu’il fait ou dit soit contrôlé, examiné, jugé et validé par des instances qui ont été créées pour le considérer par défaut comme un délinquant qui doit bien, à un moment ou à un autre de son existence, commettre des actes répréhensibles selon les intérêts de l’entité dominante.

    Par conséquent, et sans vouloir promouvoir une paranoïa générale quant à l’ampleur de l’emprise de l’entité dominante, il me semble élémentaire, légitime et nécessaire de dénoncer l’élargissement constant de cette emprise. Ce n’est pas parce que tant de gens sont victimes du syndrome de la grenouille plongée dans l’eau qui chauffe peu à peu que l’eau ne chauffe pas. Il y a effectivement une tendance factuelle à l’extension du contrôle et à la restriction des moyens à la disposition de l’individu de base pour, simplement, exister par lui-même, fait apparemment à la fois dangereux et scandaleux pour l’entité dominante dont l’instinct de groupe pousse à vouloir tout observer et tout contrôler. Si vous continuez à dire indéfiniment que ce n’est pas alarmant car, soi-disant, la vie implique que vous soyez contrôlé et que tout ce que vous fassiez prête à conséquence, viendra fatalement un jour où la ligne rouge sera franchie par une entité qui ne s’embarrasse guère d’éthique en matière de contrôle d’une populace qui lui fait peur car elle a de plus en plus conscience de son oppression et du fait que ses intérêts et ses moyens lui échappent chaque jour un peu plus.

    On peut aussi, en effet, ne s’inquiéter de rien et se dire que tout cela passera. Car, en effet, tout cela passera. Il faudra bien que notre civilisation chute de haut, que notre planète meurt, que le système solaire ait une fin. Mais en attendant, tout ce qui s’y déroule a, justement, des conséquences sur nous. Tous ceux qui se sentent impuissants, tous ceux qui ne voient pas l’intérêt de se préoccuper de leurs propres intérêts lorsqu’ils leur sont ravis à petit feu, se font complices involontaires de leurs agresseurs, et donc également bourreaux passifs de leurs semblables.

    Je ne prône pas l’agitation mentale envers une menace. Juste la conscience et la responsabilité. Tant que nous nous laisserons offerts en tant que victimes à une prédation financière, banquière, industrielle et étatique, celle-ci progressera inévitablement du fait de la nature humaine, jusqu’à un stade où notre marge de manoeuvre sera si étroite qu’il se pourrait que même le droit de parler de la défense de ses propres intérêts comme je suis en train de le faire, pourrait être considéré comme un crime de haute volée contre l’autorité indiscutable et immanente de ceux qui détiennent le pouvoir (économique, politique, technique, idéologique, symbolique, etc.).

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