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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 19 octobre 2015 14:07

    « En fait, même si les arguments sur la lutte contre la fraude sont recevables, il s’agit d’un recul du service public de l’argent. »

    Que l’on dénonce la destruction du service public en ce moment est intéressant et salutaire, dans la mesure où la destruction de ce service public est dans l’intérêt suprême des industries, organisations et lobbies néolibéraux qui grignotent constamment un peu plus de terrain dans le monde.

    A l’opposé, cela n’est pas du tout dans l’intérêt des populations qui sont chaque jour un peu plus dépossédées de manière général. Rappelons-le, ces services publics que l’on dit coûteux, inutiles, inefficaces et dépassés, comme si le néolibéralisme avait réellement mieux à proposer en remplacement, sont des possessions du peuple. Cela contribue donc à l’appauvrissement général des populations, en terme de moyens. On le voit aussi aujourd’hui avec l’article portant sur les cabines téléphoniques, où l’on trouve évidemment et anecdotiquement des gens sur lesquels le lavage de cerveau a été si bien effectué qu’ils en défendent leur cambrioleur.

    Contrairement à ce que l’on croit, défendre la notion de services publics n’est pas le fruit d’une idéologie de gauche totalement anachronique. Les services publics ne sont ni de gauche ni de droite, il ne s’agit pas d’une question politique transversale, mais bien d’un mouvement de société vertical qui agit en suçant tout le sang de la population pour le transférer vers le haut, en direction d’une élite financière qui manipule la politique et n’agit perpétuellement qu’en fonction de ses intérêts à court terme. C’est une autre des formes du parasitisme de l’élite envers les populations, que l’on traduit fallacieusement dans un discours libéralisme/droite versus socialisme/gauche dans le but non-avoué de réduire à l’impuissance toutes les politiques, alors même que la droite, dont les valeurs sont plutôt dans le conservatisme, a été corrompue et convertie par le libéralisme qui n’a en vérité aucune couleur politique, tandis que la gauche a été toute entière discréditée par cette fausse dichotomie qui l’a dépossédée de tout son pouvoir politique et en vérité, de tout son sens politique en lui ôtant jusqu’à la possibilité de faire valoir ses idées.

    En effet, puisque les principes démocratiques ont depuis longtemps été trahis et laissés sur le carreau - s’ils ont jamais un jour existé dans les faits - on assiste désormais à un mouvement général de cambriolage légal et permanent des plus pauvres par les plus riches, le transfert des moyens et des richesses ne s’effectuant plus que du bas vers le haut, tandis que les médias masquent ce phénomène par la mise en scène permanente de faux débats droite/gauche qui déchirent les gens, suscitent l’abstentionnisme, le raz-le-bol et l’extension de la soumission du peuple par l’usure et la lassitude. C’est à dire qu’on occupe l’esprit des gens avec cette fausse dichotomie pour les détourner d’un fait bien plus profond mais plus discret, qui se déroule dans l’ombre de l’arrière-plan.

    En vérité, la politique est morte et enterrée depuis longtemps, dans la mesure où tous les grands mouvements de société qui se déroulent aujourd’hui relèvent non pas de délibérations politiques sur les idéaux qui doivent gouverner notre société et comment les mener, mais bien au contraire d’un diktat universellement non discuté de la fuite en avant vers le néo-libéralisme, dont les seules nuances sont de l’ordre de « comment faire plus de néolibéralisme plus vite et plus intensément tout en camouflant nos intentions en abreuvant la masse de faux-débats ? ». Il n’y a plus de politique puisque le monde s’est uniformisé derrière cette question et que tout ce à quoi l’on assiste n’est que symptôme de ce raz-de-marée idéologique qui dévaste le monde et ses populations.

    Les gens se désintéressent de la politique car ils commencent à sentir qu’il n’y a par cette voie aucune prise à obtenir sur le monde, et c’est un premier pas. Mais ils continuent de se jeter à corps perdu dans ces faux débats qu’on leur impose, et ne saisissent pas jusqu’à quel point la bataille est perdue tant que l’énergie n’est mise que dans cette caisse de résonance du pouvoir en place qu’est devenue la sphère politique actuelle, toute acquise aux causes des lobbies divers.

    Je vois les gens se précipiter sur les pétitions, croyant faire ainsi une forme de lobbying efficace. Réalisent-ils, là aussi, qu’aucun lobbying populaire de cette forme ne peut lutter contre le lobbying industriel et financier, dont les moyens et l’efficacité sont de loin supérieurs ?

    Ce n’est pas ainsi qu’on y arrivera.

    Dans les années qui viennent ces faits divers dus à la criminalité en col blanc continueront de se multiplier devant un peuple aux bras ballants, parmi lequel on en trouvera encore pour dire, lorsque des caméras seront installées dans leur chambre à coucher pour vérifier qu’ils pratiquent bien selon les positions orthodoxes imposées par les psychiatres de l’élite, que cela est parfaitement normal, que c’est la marche du temps en avant, et que ceux qui trouvent à redire sont décidément des gauchistes perdus dans le passé. Ou pire, des anarchistes et des dissidents dangereux qu’il conviendrait d’interner de manière permanente dans les centres de rétention du nouveau gouvernement mondial de la finance internationale, où leur réapprendra à devenir des consommateurs dociles et sans esprit critique.



  • Nycolas 12 octobre 2015 18:13

    J’aime beaucoup votre article, et je partage tout à fait votre vision du développement durable comme partie du problème et non de la solution.

    Le seul point sur lequel je suis en désaccord est la facilité qui consiste à désigner des responsables et d’appeler ces responsables des « bourgeois » et « petits-bourgeois », tant cette analyse est, pour moi, dépassée. De nos jours, si les intérêts de classe existent toujours, en revanche les classes ne sont plus aussi bien dessinées, ni ne le sont selon les mêmes contours qu’elles l’étaient autrefois. Il serait un peu trop long de développer, mais je crois qu’il faudrait réfléchir dans le cadre de cette idée à la notion de la diffusion de la responsabilité et donc de sa dilution. Il est facile d’accuser « les autres » pour ne pas voir que nous avons tous notre part dans cette responsabilité diluée du désastre écologique en cours. Il serait sans doute plus intéressant de reconnaitre que la caste bourgeoise n’existe plus au sens strict, tout comme il n’existe plus de classe moyenne au sens strict. Pour moi le clivage social principal se déroule entre une classe de gens qui ont le pouvoir et ceux qui subissent ce pouvoir. Il faudrait ajouter aussi que ceux qui exercent le pouvoir le subissent tout en même temps, parce que, comme la responsabilité, le pouvoir est diffus, et que la doctrine occidentalo-capitalo-mondialiste n’épargne personne.

    Il n’en est pas moins vrai que cette situation encourage l’apparition d’une nouvelle forme de totalitarisme sans visage (même pas de Big brother) vaguement teintée de vert, et contre laquelle il est difficile d’agir. Lyncher une caste de « petits-bourgeois » qui n’a qu’une existence symbolique n’amènera rien. Il faut se tourner vers les noyaux du pouvoir, là où celui-ci n’est pas encore assez diffus pour être insignifiant. Car nous sommes tous une part de ce que vous appelez la mégamachine, mais que celle-ci a ses centres nerveux ou névralgiques, à défaut d’un cerveau unique pilotant tout.



  • Nycolas 8 octobre 2015 21:10

    @Sozenz

    Merci pour ce commentaire à méditer.

    L’une des difficultés est, précisément, ce sentiment de marcher seul, depuis déjà très longtemps.



  • Nycolas 8 octobre 2015 13:28

    @Nycolas

    Et j’ajoute que l’instinct et l’émotionnel peuvent tout aussi bien être considérés comme des programmes que l’intellect... dans une perspective où, justement, l’intellect discrimine les choses, à commencer par lui-même, l’intellect n’étant en aucun cas séparé des deux autres domaines, sauf chez les psychopathes.



  • Nycolas 8 octobre 2015 13:22

    @howahkan Hotah

    Il me semble que vous avez tendance à accuser la pensée de tous les maux. La racine de la violence est plutôt une équation déséquilibrée (parfois à cause des circonstances momentanées) entre un instinct primal mal contrôlé et parfois mal éduqué, alimenté par une « émotionalité » explosive qui fait ressortir la colère née de l’instinct, l’échec de la pensée ici étant seulement de ne pas parvenir à court-circuiter ce mécanisme par un rappel au calme et à la raison.

    Et encore, je généralise, le mécanisme est différent pour chaque individu et chaque constitution, mais se rapporte quand même très souvent à ce schéma énoncé de manière simpliste.

    L’ego et le moi ne sont pas le résultat que de la pensée, qui elle-même n’est qu’une des composantes de la psyché qui fait naitre l’illusion du moi. Le moi est un vécu, et comme tout vécu il se remplit non seulement d’idées mais aussi d’émotions qui lui donnent de l’ampleur, et d’instincts archaïques et plus développés qui lui permettent de survivre.

    Dans le courant new age, la pensée est accusée à tort de la dualité, alors que cette dualité qui sépare les choses est le fruit de la totalité de la psyché, à laquelle il faut inclure l’inconscient ou le subconscient que je n’avais pas encore cité. Mais bien souvent, en fait, la violence est issue de la colère, qui est une émotion. Le seul rôle de la pensée est de rationaliser les émotions, dans le cas qui nous intéresse, c’est à dire la violence. A partir de là, elle peut soit l’alimenter en lui trouvant des justifications, soit la mettre à distance en s’orientant vers, par exemple, une moralisation de la violence, ou simplement en la considérant comme non-raisonnable et non-souhaitable.

    La pensée n’est pas à l’origine de tous les maux, ni les émotions, ni les instincts, ni je ne sais quoi de précis dans l’être. Les maux naissent juste de déséquilibres et de dysharmonies, par exemple de conflits internes ou externes. Certes la place de la pensée, de l’intellect, dans l’évolution humaine, est un vrai sujet, mais cela reviendrait à dire que l’homme est fondamentalement mauvais parce qu’il a développé un intellect, auquel le new age attribue volontiers une froideur - tout en niant l’impact néfaste d’une émotionalité débridée - qui est en fait confondue avec une distance critique que personnellement j’assimile plutôt avec la sagesse permettant d’apprivoiser les émotions et les instincts primordiaux, qui eux aussi portent en eux le noyau de toutes les erreurs.

    Ensuite, quant à dire que la violence est en soi une erreur et un mal, cela reste à démontrer... Cela fait simplement partie de la vie, et les animaux, que l’on dit dépourvus d’intellect, en font largement montre, et en permanence. Il serait peut-être temps de nous réconcilier avec notre intellect et notre raison, qui sont certes survalorisés dans notre civilisation, et cela est encore un autre problème...

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