• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 15 475 345
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 131 58 73
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Nycolas 12 décembre 2014 19:23

    Je ne sais pas si on doit faire du neuf avec du vieux (théories économiques dominantes que vous citez), ou du neuf avec du neuf (théories économiques novatrices émergentes qu’on ne considère pas, pour différentes raisons), mais ce que je déplore, c’est qu’on fait du vieux avec du vieux qui ne marche pas, et ce par frilosité, par soumission au diktat actuel, atlantiste.

    Je pense pour ma part que parler de résoudre le chômage sans parler de la délocalisation (des industries mais aussi des compétences), est vraiment parler dans le vide. Or cette délocalisation est un mécanisme du capitalisme libéral. Si ces délocalisations sont possibles, c’est en effet parce qu’elles sont possédées par des industriels qui en font ce qu’ils en veulent et les mettent où ils veulent, d’où une destruction des états eux-mêmes, d’où une concurrence entre travailleurs qui conduit à un nivellement général par le bas, qui produit un affaiblissement des couches prolétaires, ce qui engendre un déséquilibre de plus en plus grand des rapports de force et des rapports de richesse (ce qui revient au même).

    A partir de ce constat, qui forme un embranchement, on peut facilement déduire des perspectives de changement.

    Mais de toute façon, le problème n’est pas qu’économique, il est sociétal, civilisationnel, même. Et c’est surtout là que le courage politique manque, avec la vision qui devrait aller avec. On entend toujours les mêmes choses dans le paysage politique corrompu, il y a une sclérose général des idéologies à cause de la soumission au statu quo vécu comme un état supra-naturel que rien ne saurait remettre en cause.

    Je ne suis pas économiste, juste citoyen et auteur. Je n’ai pas de force de proposition sur ce sujet qui ne me passionne pas beaucoup, et ça n’a pas d’importance : ce que je pourrais en dire ne serait jamais relevé par une personne compétente pour l’appliquer, de toute façon, en l’état de la politique actuelle en occident. Pourtant, j’observe qu’avec le peu de connaissance que j’ai du sujet, le manque de vision de nos dirigeants est patent et nous a conduit dans la crise civilisationnel que l’on connait, alors que les alternatives existent, et existaient.

    Pour commencer il est vrai que la collectivisation des biens de production serait un début pour que chaque entité territoriale ne puisse pas en être arbitrairement privée, avec un minimum vital pour en finir avec le travail comme fondement unique de ce système sociétal en perdition : avec l’automatisation, et l’informatisation, le travail est en voix de disparition, et les débats sur comment en finir avec le chôme sont donc, de facto, un combat d’arrière-garde, perdu d’avance qui plus est.

    Il faudra tout réinventer, un jour ou l’autre, peut-être quand on aura suffisamment épuisé les ressources pour que tout se casse la gueule au moment où un effet de seuil critique se produira. Raisonner avec les principales idéologies encore en vigueur, quand elles sont toutes basées sur l’utilisation de ces ressources, c’est ce que j’appelle faire du vieux avec du vieux. Il faut se faire à l’idée que seul un changement radical sera adapté à cette nouvelle donne.

    Cela se fera probablement par une méga-crise, car l’homme moderne n’est pas suffisamment prévoyant pour anticiper un tel choc : 7 milliards d’êtres allant dans un mur à la vitesse du son. Pour ne pas en passer par là, il faudrait ce courage politique dont je parlais. Mais je doute qu’on rencontre un courage d’une telle ampleur, à une époque où le peuple français en est réduit à choisir entre les deux incompétents qu’on connait, totalement asservis à l’atlantisme. Aussi, disserter sur les alternatives qui existent n’a pratiquement pas d’intérêt. Je n’ai pas d’espoir dans le pouvoir politique de notre époque, dans le contexte d’une démocratie factice et soumise à un pseudo ordre naturel de la finance et de l’économie.

    En un sens, mon commentaire est, je l’admets, aussi vain que l’article qu’il commente. Dans un cas comme dans l’autre, nous nous débattons dans l’eau saumâtre d’un état des choses sur lequel nous ne pouvons que nourrir des espoirs et des désespoirs. Autant se préoccuper d’autre chose. Je tenais néanmoins à faire remarquer ce point fondamental : prétendre lutter contre le chômage dans une société de chômage structurel, c’est lutter contre le naufrage dans un bateau déjà coupé en deux. Il faut un nouveau bateau, un nouveau pneu, peu importe, et aucune force de proposition ne pourra abattre la tyrannie économique actuelle, qui ira simplement au naufrage d’elle-même. Reste à savoir l’étendue de la violence de ce naufrage.



  • Nycolas 12 décembre 2014 18:32

    Tant qu’on considèrera le chômage comme un problème alors qu’il est le symptome d’un problème, on n’avancera pas. On pourrait créer 1 million, 2 millions, 3 millions d’emploi, le problème ne sera pas résolu car le chômage étant structurel et intrinsèque à une société capitalo-libérale (ouvrez les yeux, c’est blanc bonnet et bonnet blanc) basée sur l’économie de marché, il reviendra toujours, comme le naturel, et au galop.

    Il faut remettre en cause les fondements mêmes du système. Quand un pneu en est à 32 rustines et qu’il fuit de toute part, mettre d’autres rustines ne fait que retarder l’inévitable. Vous savez de quoi je parle : il faut trouver un pneu neuf. Le temps perdu à boucher les trous est de l’énergie gâchée.

    Ce ne sont pas les propositions qui manquent. Ce qui manque, c’est le courage politique.



  • Nycolas 10 décembre 2014 14:34

    Quel torchon sordide... Merci de vous faire l’écho de la dictature consumériste de masse. La culture et l’art sont aujourd’hui ravalés au niveau d’industrie de la malbouffe de l’esprit. Qu’elle soit piratée n’est que juste retour des choses : elle s’adresse à des consommateurs, et qu’y a t-il de plus excellent qu’une consommation gratuite ? Ce n’est pas moi qui vais pleurer le « manque à gagner » des Sardou de la télé-réalité, esclaves sans talent d’une industrie dépravée.

    L’art n’a rien à craindre. Léo Ferré est mort, Brassens est mort, Brel est mort, Coluche est mort, l’art est mort. Ceux qui en faisaient ne manquent plus de rien. Ceux qui prétendent en faire maintenant mettent des plugs anals géants sur les places historiques. Quelle grandeur d’esprit, vraiment...



  • Nycolas 24 mars 2014 16:41

    Pouah... Je n’en peux plus de lire ces discours réacs. Quand la gauche est au pouvoir, on veut la droite, quand c’est la droite on veut la gauche, puis au bout d’un moment on ne veut plus personne, et on s’abstient plus ou moins timidement, alors que le résultat de cette ridicule partie de ping pong était prévisible depuis le début : sans issue.

    La politique des pays dits démocratiques consiste depuis toujours à peu près juste à changer périodiquement la couleur de la veste de ceux qui siègent dans les gouvernements et parlements, pour donner l’illusion d’un grand bouleversement, et le pire c’est que les gens y croient et continuent à voter. Moi ce qui me sidère, c’est que le peuple qu’on ballade dans ce petit jeu, la petite balle en mouvement perpétuel entre les deux raquettes, ne s’abstient toujours pas beaucoup plus massivement qu’il ne le fait. Ça en dit très long sur le potentiel des masses à se laisser berner et à être quelque part d’accord pour l’être.

    Il y aura encore sans doute éternellement des « articles » dans ce genre : « bouh y en a marre de la gauche ! », « bouh, on peut plus la voir, la droite ! ». C’est navrant. N’apprend-on donc jamais ? Je suis bien fier de n’avoir jamais voté, et je suis chaque jour conforté dans cette décision prise dans ma prime jeunesse. On pourrait s’intéresser à la politique et même s’y impliquer sans que ce ne soit qu’une perte de temps, si seulement elle n’était pas pure spectacle de cirque oscillant entre la politique politicienne et le mega-reality-show.

    Ce qu’il faudrait, c’est une réforme de A à Z des organisations politiques, tout revoir en partant de zéro, mais ah pardon, pour cela il faudrait faire une révolution, et donc il faudrait que deux choses se passent :

    1) Que les peuples arrêtent de donner du crédit à la politique telle qu’elle est pratiquée de nos jours, et réalisent que les intérêts financiers globaux dépassent de loin le pouvoir des politiques étatiques tout acquis à leur cause.

    2) Que les peuples acceptent de céder momentanément à leur confort de bourgeois qui s’ignorent, derrière leurs télés qui leur servent des desserts gras et indigestes à base de séries débiles, de politique-spectacle et de blockbusters pour abrutis qui bossent juste pour se payer des ipads et des écrans plats, incapables d’avoir d’autres conversations que sur le foot ou les histoires de cul des gens de pouvoir.

    En attendant que ça arrive, on comprendra que ceux qui ont saisi depuis longtemps comment ça marche et que ça n’est pas près d’évoluer, ne se fatiguent pas trop à faire des propositions. En clair, quand on a saisi que le monde ne changera que quand la boulimie de programmes télé et de divertissements permanents ne saura plus être assouvie, on mène sa vie sans s’en soucier, et les samedi et dimanche d’élection sont des jours idéaux pour passer un bon moment loin des files d’attente qui ne rassemblent plus que les derniers naïfs conjoints aux derniers cyniques qui disent ne voter que pour « éviter untel » comme si autretel allait être tellement mieux, avec sa veste d’une autre couleur.



  • Nycolas 24 mars 2014 16:01

    Je réagis bien trop tard, mais je ne découvre cet article que maintenant, aussi je vais être bref.

    Je suis à la fois en accord et en désaccord avec l’article, résultat d’une injonction paradoxale ?

    C’est plutôt le résultat d’une argumentation paradoxale qui oscille entre le factuel et le rhétorique.

    On va nous manipuler par l’école et par les médias ? Ah, quel scandale, vraiment. Si seulement cela n’avait pas plus ou moins toujours été le cas depuis l’invention de ces « institutions »...

    Bref, sur le fond, je suis d’accord, mais l’article lui-même tombe dans plusieurs travers qu’il dénonce : confusion, mémoire courte, soudaine paranoïa à l’encontre d’institutions qui n’ont toujours eux pour fonction que de manipuler les masses, bref, cet article vient d’inventer la roue. J’aurais aimé qu’on aille plus loin, mais l’article a sa raison d’être que je ne conteste pas.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité

365 derniers jours

Articles les plus lus de cet auteur

  1. Les nouveaux rassuristes

Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv