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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 30 juillet 2013 17:38

    Entre ça et le fait que ces associations n’éduquent pas à l’environnement et à son respect, mais au développement durable, ce concept charlatano-capitaliste, l’article nous prend vraiment pour des neuneus.

    J’ai moi-même une formation d’éducateur aux problèmes environnementaux et voyez-vous, je ne peux pas travailler dans ce domaine, car pour cela, il faut se plier à tout une cohorte de dogmes erronés qui défendent en réalité les intérêts en place, et permettent la persistance du monde capitaliste et ses illusions basées sur la croissance.

    Le concept de développement durable est antagoniste du respect de l’environnement. Faire de la gestion, c’est tout ce qu’on fait de nos jours, et c’est devenu notre seule et unique conception de la préservation. C’est pauvre et désolant, et je suis heureux d’apprendre qu’une occasion a été perdue pour l’exercice de ce bourrage de crâne. Il y a bien mieux à faire, mais pour y arriver, il faudra abandonner beaucoup des diktats écologistes actuels, chose qui n’est pas prête de survenir.



  • Nycolas 15 juillet 2013 22:41

    On est bien d’accord, par contre je ne sais pas si Froome est dopé. Je pense juste que c’est probablement le cas, juste parce que le dopage est ce qu’il est. D’un autre côté, plus de la moitié des 15 derniers titres de vainqueurs du tour ont été annulés, si je ne m’abuse, entre Armstrong, Landis, et peut-être que j’en oublie. Donc je vois mal pourquoi les gens persistent dans cette voie, en sachant que leur carrière peut-être détruite, avec ses bénéfices, mais bon... L’humain est irrationnel, et est irrémédiablement attiré par la gloire, même factice, quand il en arrive là, alors... c’est possible que ça continue... Il y a toujours eu du dopage, pas que dans le cyclisme, donc...

    Mais sur un plan plus vaste, le dopage n’est que la conséquence d’un mode de vie global basé sur les médias, la réussite personnelle, etc. C’est pourquoi je trouve dommage l’acharnement sur le cyclisme depuis une vingtaine d’année. Même si c’est une conséquence logique des innombrables cas qui ont défrayé la chronique, le sujet plus profond de notre manière d’envisager le spectacle, le sens de la performance, la course à la réussite, le dopage dans le cyclisme n’est que l’un des nombreux symptômes d’un problème très large qui touche à nos représentations symboliques, à nos priorités dans la vie.

    Mais je conçois qu’il faudrait un véritable bouquin pour parler de ça.



  • Nycolas 15 juillet 2013 18:45

    Je suis d’accord sur le fond, quoique je trouve un peu facile de calomnier sans preuves, mais soit...

    Par contre, le cyclisme, toujours le cyclisme, oui mais n’oublions pas deux ou trois petites choses. D’abord, le cyclisme est le seul sport qui combatte activement le dopage, au point d’en souffrir médiatiquement, et d’autre part il y a du dopage dans tous les sports de haut niveau, particulièrement les sports demandant de l’endurance. Un footballeur effectuant deux matchs dans la semaine court une trentaine de km en fractionné (accélérations et ralentissements), j’ai vraiment hâte d’entendre enfin parler du premier grand scandale de dopage dans ce sport de friqués. Taper sur les cyclistes, ça ne demande vraiment pas de courage ni d’efforts, tout le monde sera plus ou moins d’accord, à tort ou à raison et par la facilité et l’évidence apparente. Faites nous donc part de vos réflexions sur le rugby, tiens, un autre sport d’endurance et de souffrance (et de masse musculaire) qui serait, selon ce qui se dit, le sport où il y a le plus de dopage...

    Sinon il y a toujours la solution de ne pas allumer la télé, de ne pas se soucier de la société du spectacle ou, à la rigueur, de regarder le tour de France pour le paysage tout en souriant de cet épiphénomène navrant de notre désolante société d’argent, de performance, de réussite et de tromperie qu’est le dopage dans le cyclisme.

    Nous vivons dans une société où les managers se dopent au développement personnel, et où les salariés écrasés par leur aliénation se dopent à la pensée positive et aux fausses espérances... Peut-être une idée d’article de fond un peu plus riche à explorer, mais moi avec ce temps, je suis davantage d’humeur à la détente.





  • Nycolas 3 mars 2013 17:29

    Un hamburger aussi est plein de vitamines... ça ne veut pas dire pour autant que le bilan bénéfices/inconvénients soit bon, ou en tout cas pas pour tout le monde.

    La bière a des vertus, le chocolat a des vertus, mais ils posent aussi des problèmes organiques. La bière est notamment anaphrodisiaque pour l’homme (l’inverse de l’effet aphrodisiaque), et contient des purines par le biais des levures. Comme c’est un alcool, il est toxique pour le foie, et cet alcool particulier n’est pas bon non plus pour les reins... pour reprendre ma formule plus haut, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas en boire... La question est, en quelle quantité, et comment articule-t-on cela dans un mode de vie plus ou moins cohérent ? Il ne s’agit pas d’exercer pour autant un hygiénisme maniaque, qui serait le pendant de la paranoïa que les dérives sanitaires et médiatiques peuvent nous faire entretenir.

    Le problème n’est pas la bière, ni les hamburgers, ni les chocolats, ni les médicaments. Le problème c’est le manque d’éducation des gens qui se voient justement nommés « consommateurs ». Ces « individus » dépossédés de leur libre arbitre par leur ignorance sont réduits à cette fonction, et de ce fait, le système les instrumentalise.

    De là à dire, comme l’auteur, que le problème ne vient pas du système, mais de ceux qui en tiennent les rennes, je ne franchis pas le pas. Pour moi, ce système porte les germes des dérives qu’il fait naitre et entretient, parce que ce système n’est pas basé sur la responsabilisation individuelle, ni sur la conscience personnelle, mais sur un faux individualisme que le marketing moule selon la forme qui lui sied, et que l’individu ignorant et déresponsabilisé accepte par défaut et par incapacité à se libérer de ses chaines. Pour cela, il faudrait qu’il entretienne un minimum de culture personnelle et un maximum d’esprit critique. Mais il faut admettre que c’est difficile quand l’énergie (et le temps) qui serait nécessaire à l’acquisition d’une culture et d’un véritable esprit critique est entièrement accaparée et mobilisée par l’intérêt pour les faits divers, le spectacle en général, et d’autres choses futiles du même acabit, dans lesquelles on classera le sport télévisuel, la politique-spectacle, les faux débats de société (banlieues, voile, chômage...), j’en passe et des meilleures...

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