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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 1er juin 2010 12:03

    Pas beaucoup de réactions... Je n’ai pas pu lire cet article avant aujourd’hui, mais je tenais à vous remercier tout de même pour ce rappel de l’historique des mouvements d’éducation populaire.

    Moi-même ancien animateur socio-culturel ayant suivi des formations chez les CEMEA et les FRANCAS, et ayant travaillé dans un quartier « défavorisé », je suis bien au fait de tout cela, et je me doute que depuis que j’ai quitté le métier, avec le gouvernement actuel, cela doit devenir de plus en plus difficile de travailler en allant dans le bon sens. Déjà il y a 10 ans, nous manquions cruellement de moyens, et surtout nous étions déjà essentiellement dans du vulgaire occupationnel, sauf lors de quelques actions marquantes, comme la journée des droits de l’enfant, l’un des phares actuels de l’éducation populaire, mais en dehors de ça, je trouve qu’il y a bien peu de lumières dans la nuit, pour éclairer l’idée d’une « révolution perpétuelle » sous le moteur de l’éducation populaire.

    Les spectacles de Franck Lepage (je ne sais si vous connaissez), donnent de puissants éclairages sur la dérive des mouvements d’éducation populaire à partir de l’après-guerre, et plus encore sous le ministère de la culture de Jack Lang.

    En ce qui concerne la laïcité en danger, je partage plutôt votre inquiétude, mais j’avancerais quelques idées. Je pense que la recherche de spiritualité est une bonne chose, et qu’elle est inévitable. Je dirais même que c’est l’avenir de la société et de l’humain, que de recommencer à se poser des questions d’ordre spirituelle. En revanche, il est fort dommageable que cette quête de spiritualité, dans un monde mercantiliste et matérialiste, se fasse dans une orientation rétrograde, avec le retour aux grandes religions dogmatiques. Cela peut néanmoins se comprendre, lorsque l’on considère que les peuples « des banlieues » n’ont rien vers quoi se tourner... ce n’est certainement pas la société marchande qui va leur fournir un avenir et ils le sentent bien. Par ailleurs les mouvements laïcs ayant été bradés, l’espace neutre est de plus en plus restreint et investi par le domaine religieux. Je pense en effet qu’il faut lutter contre cette tendance, mais cela implique que les mouvements d’éducation populaire sont pris entre deux feux, et luttent sur deux fronts : d’un côté la religiosité qui gagne du terrain (je fais le pari que cela n’est que provisoire, et n’est que le fruit de la crise sociétale que nous traversons, et que cela évoluera autrement, dans l’avenir, à condition de participer à ce mouvement...) et d’un autre le totalitarisme marchand qui impose son idéologie partout, sans pour autant fournir des opportunités réelles à l’essentiel de la population pauvre et exploitée.

    Dans ces conditions, il y a fort à parier que le mouvement ne s’essouffle encore plus qu’il ne l’est déjà. Je vous rejoins donc pour dire qu’il est urgent de bien se coordonner face à ces problématiques, pour ne pas en sortir encore plus affaibli. Les mouvements d’éducation populaire, tout dévalorisés, récupérés et corrompus qu’ils soient par les politiques publics, restent l’une des forces qui sont indispensables pour préparer un avenir différent, pour préparer peut-être l’après-crise de la société marchande... il faudra bien qu’il en ressorte quelque chose de plus humain, autrement c’est une catastrophe humaine qui se profile à court terme... Je pense sincèrement que c’est dans l’espace laïc de l’éducation populaire que peuvent se dessiner les traits d’une société plus égalitaire et en tout cas meilleure à vivre que l’individualisme consumériste forcené d’aujourd’hui.



  • Nycolas 8 mai 2010 16:20

    C’est vrai et cela a sans doute toujours été ainsi.

    Cependant, le fait que les grandes surfaces obligent les employés à un sourire qui est bien souvent lui aussi de surface, là où ailleurs les gens se permettent d’être comme ils sont, en dit long sur la société. De toute façon, le sourire commercial est presque partout une façade, alors...

    Ce qui est amusant, et que nous confirme cet article, c’est que l’on aime ces apparences, ces hypocrisies, car elles nous sont agréables... Nous avons donc construit toute une société sur la base de ce confort hypocrite... et nous en redemandons !



  • Nycolas 8 mai 2010 16:15

    En effet, c’est ce que dit l’auteur.

    Mais il arrive que certains lecteurs se bloquent sur le titre de l’article, et que cela les empêche de comprendre le contenu de l’article. Cela m’est arrivé quelque fois, sous mes articles...



  • Nycolas 1er mai 2010 16:53

    Bien content de lire qu’à Rennes au moins, quelques efforts sont faits pour revenir à des choses plus raisonnables. Que je sache, on peut faire la fête sans déranger tout un quartier.

    J’ai été également témoin de nombreuses bagarres, plus ou moins violentes et sanglantes, et pas mal de descentes de fl... de police.

    Mais globalement, ici, peu de choses sont faites, et même la police a très nettement tendance à négliger les plaintes, voire à s’en moquer carrément. C’est très frustrant. Vous êtes victimes d’un tapage permanent, et à la fois de la conviction trop répandue que ce type de dérangement est « normal »... comme on me l’a souvent répondu.

    Heureusement, quelques gradés, et quelques responsables semblent prendre le problème au sérieux, à moins qu’ils fassent semblant, car leurs actions ne sont jamais suivis de résultats visibles... Il s’ensuit en effet la désaffection du quartier, qui devient le QG d’une génération de fêtards qui vit au détriment des autres.

    Je plains toutes les personnes qui doivent continuer à subir cela, et me félicite d’avoir trouvé enfin une solution au bout de 8 ans (même si cela me coûte plus cher, même la tranquillité finissant par avoir un prix).



  • Nycolas 1er mai 2010 13:45

    Merci Fergus pour cet article. Cette « rue de la soif » ressemble à une rue piétonne de Saint-Etienne, elle aussi pavée et très ancienne, et qui concentre depuis désormais assez longtemps les fêtards stéphanois, pour le plus grand malheur des habitants du quartier, dont j’ai fait partie pendant 8 ans. J’avais environ 25 ans, lorsque j’y ai emménagé, j’étais donc loin d’être un vieux con, mais qu’il est difficile à un organisme humain, même jeune, de supporter des réveils nocturnes jusqu’à 5h du matin et plus... J’ai tenté de remuer ciel et terre devant ce problème à l’époque, puis ai baissé les bras devant le manque de volonté des pouvoirs publics et l’irrespect, l’irresponsabilité et l’inconscience des jeunes nous pourrissant toutes les nuits (surtout du jeudi au samedi, mais de mai à septembre, c’est pratiquement constant du mardi au dimanche).

    Bref, ces coutumes festives ont sans doute leur raison d’être, et moi-même quand j’avais cet âge, je « fantasmais » sur, comme dit Zen, la qualité « cathartique » de ces moments, c’est à dire le fait de tout oublier l’espace d’une soirée, d’une nuit...

    Mais lorsqu’on oublie le respect d’autrui une nuit sur sept, ou plus, est-on encore un citoyen digne, responsable et surtout respectable soi-même ? J’en doute fort.

    J’ai à présent regagné un quartier plus humainement vivable, où l’on peut dormir quand il fait nuit, et vivre quand il fait jour, et choisir quand l’on sort sans subir le choix des autres qui viennent hurler à vos fenêtres, d’abord à la fermeture des bars (vers 1h) puis vers la fermeture des discothèques (vers 5h, ou plus tard même), ainsi qu’à chaque fois qu’ils sortent dans la rue pour s’engueuler et se faire saigner le nez entre eux, pour célébrer l’esprit de la fête. Et combien de nuit en 8 ans n’ai-je entendu des gens se souhaiter « joyeux anniversaire » à tue-tête entre 2h et 5h30 du matin, histoire que tout le quartier sache ? De quoi faire des statistiques sur les naissances en occident, je vous le dis... Incroyable le nombre d’anniversaires fêtés sous mes fenêtres en quelques années...

    Bref... Personnellement, je honnis ces beuveries qui ravalent l’homme au rang de bête vomissante, hurlante et bagarreuse, et il y a de quoi, quand on en a été si souvent privé de sommeil pendant des années.

    Les quartiers ainsi investis par les fêtards, dans chaque ville estudiantine de France, deviennent des no-man’s land de demeures quasi médiévales ou renaissance interdites à l’habitation par les conditions de vie à peine meilleures qu’une favela (j’en rajoute un peu, j’en conviens, mais gâcher des quartiers piétons anciens par ces comportements, c’est tout de même lamentable, et ce n’est pas un bourgeois qui vous le dit, à cette époque là, j’y vivais au rmi...).

    Bref, merci encore pour cet article, et l’occasion que vous m’en donnez d’en citer ma propre expérience. Je ne recommande à aucune personne aspirant à un tant soit peu de calme d’habiter dans un tel quartier. Et n’attendez pas que les pouvoirs publics vous soutiennent : les mairies ont tout intérêt à laisser prospérer chaotiquement le commerce, dans ces quartiers, même au détriment de l’immobilier, complètement sacrifié (c’est mon propriétaire qui vous le dira).

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