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Onecinikiou

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  • Premier article le 06/03/2017
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  • Onecinikiou 15 juin 2012 11:19

    Ulysse à raison, les déséquilibres commerciaux ne « tombent pas du ciel » et sont la résultante directe de l’ouverture économique du début des années 80, accentuée au cours des années 90, et dont l’Europe institutionnelle, fortement teintée de néolibéralisme, en a été l’un des principaux fer de lance.


    Cette ouverture non plus ne tombe pas du ciel évidemment, puisqu’elle est elle-même la conséquence de décision politique délibérée et concertée au plus haut niveau (préalablement théorisée idéologiquement par d’éminents auteurs), entrainant entre autre phénomènes de déréglementation, désétatisation et de défiscalisation, notamment des agents économiques les plus puissants (ménages et entreprises) et donc politiquement influents. 

    Suffisamment en tout cas pour insuffler, orienter, et forcer le cas échéant des décisions qui ne manquaient pas de servir leurs intérêts mercantiles et purement court-termistes, sans vision et projet civilisationnels aucuns, dans le cadre (pour paraphraser Michéa) de leur « métaphysique de la rapacité ». Nous en voyons (et subissons) les conséquences désormais, dans le contexte peut être sans précédent d’un tel creusement des inégalités et qui frappe l’entièreté de la sphère occidentale, en particulier au sein des pays qui avaient poussé le plus dans la voie du libéralisme le plus dogmatique, et donc le plus délétère (USA, UK, Irlande, Espagne).

    Creusement des inégalités caractérisé par des tendances objectives emblématiques, à travers notamment les découplages de la productivité/salaires et salaires moyens/médians au sein de ladite sphère, et qui sont incontestables. Comme est incontestable que le curseur de la répartition de la plus-value s’est déplacé de près de 10 points de PIB dans tous ces pays (précisément au cours des années 80) en faveur du rendement du capital et ce au préjudice de la masse salariale, donc au soutien de la croissance. 

    Ce qui conforte totalement le raisonnement selon lequel la rationalité interne au libre-échange mondial, à travers son triptyque de liberté d’établissement des marchandises, des individus et des capitaux, a non pas seulement favorisé mais clairement suscité, provoqué, des réactions non-moins rationnelles visant à optimiser, différemment qu’ils ne l’étaient par le passé (mondialisation et abattements des frontières obligent), les investissement productifs et placements financiers (étatiques ou non).

    Entrainant processus concomitant de dépression salariale et donc, à terme, d’insuffisance structurelle de la demande. Cela étant compensé, dans un premier temps (jusqu’à l’explosion inéluctable de la bulle), par le recours au substitut palliatif du crédit afin de sauver la consommation, et donc in fine la croissance. Ceci étant bien évidemment un cercle parfaitement pervers auquel il sera être long, difficile - sinon très douloureux - de sortir, bien qu’il soit indéniablement nécessaire.

    Pour compléter mon propos, Jacques Sapir démontre ici remarquablement bien que la crise financière n’est en effet pas la cause immédiate et sous-jacente à la crise de système qui frappe notamment le monde occidental (mais en réalité le modèle de développement mondial dans son ensemble), mais plus surement une conséquence de cette crise qui est assimilable à une crise structurelle mondiale, voire une crise quasi-anthropologique.



  • Onecinikiou 15 juin 2012 10:16

    « Interdire à des entreprise pleines de bénéfices de licencier pour aller s’en mettre plus dans les poches ailleurs, ça vous défrise ? »


    Là est typiquement le raisonnement faussé de ceux qui se refusent à réfléchir par les structures, et qui ne comprennent rien aux termes du rapport de force mondialiste.

    Oui interdire de licencier, et même à une entreprise qui fait des bénéfices, est aberrant dans un contexte de mondialisation économique, c’est à dire de libre-échange mondial, c’est à dire encore de compétition exacerbée à cette échelle entre les agents économiques, ensemble et simultanément.

    C’est d’autant plus aberrant et le summum de l’hypocrisie politique (ou de l’incompréhension de la chose économique) lorsque l’on prétend vouloir les interdire arbitrairement sans que parallèlement l’on ne prône aucunement de remettre en cause les raisons structurelles créant les conditions objectives de ces licenciements (qui sont pour plus des 2/3 dans l’industrie le fait de délocalisations), à savoir la rationalité intrinsèque de la mondialisation néolibérale.

    D’aucuns auraient d’ailleurs beau jeu de soutenir, et ils n’auraient tout à fait tord, bien au contraire, que si ces entreprises qui font des bénéfices licencient ou délocalisent (ce qui revient à la même chose en terme de conséquences pour les nations occidentales et leurs salariats) c’est justement pour la raison de continuer à en faire à l’avenir, dans une optique évidemment de maximalisation du rendement du capital.

    Ainsi donc, pour qui voudrait sérieusement empêcher que les multinationales ne délocalisent et par conséquent licencient, le préalable absolument nécessaire sans lequel rien ne sera, non pas seulement efficace, mais possible rationnellement, doit rapidement appeler de ses voeux à rebattre les cartes du grand mécano mondialiste et déjà par le truchement de mesures protectionnistes aux frontières. 

    Tout autre discours est le fait de joueurs de pipeaux ayant pour but d’enfumer la galerie grâce, ou à cause, de sa dramatique crédulité. 


  • Onecinikiou 14 juin 2012 18:19

    « Eh bien oui. Si Sarkozy n’a pas répondu aux aspirations des électeurs d’extrême-droite, c’est parce qu’il ne pouvait pas le faire dans une »France démocratique« et fidèle à l’ordre juridique actuelle. »


    Mon pauvre, que vous êtes naïf.

    Parce que vous croyez sincèrement que Sarkozy fut mandaté une seule seconde par les forces capitalistiques très puissantes, les réseaux de pouvoir et différents lobbys communautaires qui l’ont porté au pouvoir, pour appliquer les éléments programmatiques de son projet présidentiel de 2007 (notamment sur l’immigration, l’assimilationnisme républicain, l’idée même de frontières ou la notion recouvrée de souveraineté), et largement empruntés comme il a été dit au Front national ?

    Je comprends mieux le niveau intellectuel - rédhibitoire - de nombreux intervenants qui prévalent sur ce forum, et qui, tout en se réclamant abusivement du marxisme, ne l’ont jamais lu et par conséquent compris. Nous vaquons dans une médiocrité conceptuelle sans nom, il n’est pas étonnant dans ces conditions d’entendre ce que l’on entend et de lire ce qu’on lit, et qui à tout point de vue consternant.

    « Mais croyez-moi, cela ne peut se faire qu’au prix de violences policières et de rafles systématiques des personnes aux »apparences non-européennes« , dont une écrasantes majorité sont des Français. »

    C’est certain que je vais vous croire sur parole après la brillante démonstration précédente.

    D’ailleurs il est drôlatique que vous puissiez imaginer à l’avenir des rafles de citoyens français sous prétexte qu’ils auraient des apparences « non-europpéennes », quand vous n’auriez pas une seule occurrence à nous fournir sous le récent passé sarkozyste pour soutenir votre assertion. Vous entretenez un catastrophisme de bon aloi, cela pour mieux justifier de ne surtout rien faire face à des sujets qui pourtant préoccupent - légitimement - nombre de nos concitoyens. Continuez donc comme cela, les réalistes se frottent les mains. 

    Il n’est d’ailleurs guère surprenant que l’humiliation reçue (qui n’en est qu’à ces débuts) par le courant idéaliste incarné ô combien par Mélenchon, confronté qu’il est à l’ « éternel retour du réel » (Lénine), précède systématiquement une période de déni plus ou moins longue et auto-entretenue par ses sectateurs. Le réveil risque néanmoins d’être extrêmement douloureux je ne vous le cache pas.

    « Le jour où l’UMP se rendra compte que cette alliance lui fait perdre les élections »

    Encore une brillante démonstration de votre autisme sévère. 

    Puisque l’on vous dit que l’UMP a perdu les élections pour la raison majeur, centrale, cardinale, qu’elle ne respecta pas ses engagements pris en 2007, par devant des électeurs majoritaires (nullement réductibles à la « droite »), et qu’ils l’avaient mandaté pour cela. Tout autre explication fantaisiste est du niveau de votre analyse sociologique de l’électorat : nulle.


  • Onecinikiou 14 juin 2012 17:29

    « Ouverture des frontières vu par un FN forcement c’est libéral ! »

    C’est pourtant une simple constatation de la réalité du monde tel qu’il EST, non tel que vous aimeriez idéalement qu’il soit ! Et la nuance est d’importance : c’est ce qui sépare généralement les partisans du courant réaliste avec les tenants de l’idéalisme le plus utopique, et donc potentiellement le plus dangereux. Je dis généralement car il n’est pas impossible non plus que vous ne maitrisiez absolument pas les sujets que vous abordez, et parliez sans savoir. C’est une hypothèse tout à fait envisageable, je dirai même qu’elle « tient la corde » si vous me passez l’expression.


    « Vu par le FDG c’est avec des RÈGLES SOCIALES strictes respectants le droits des travailleurs ! »

    Allons, allons, votre mentor Mélenchon, ex-maastritchien, s’est lui-même fait sévèrement berné par (beaucoup) plus intelligent que lui sur cette question de la fameuse « Europe sociale », dont on attends toujours de voir les prémisses, et qui s’est révélée en réalité le cheval de Troie de la déréglementation libérale et financière, du libre-échange et de la mondialisation économique. Il la d’ailleurs parfaitement reconnu en son temps. Il n’y a donc plus là de débat entre nous. Par conséquent je ne saurais trop vous conseiller d’arrêter de déblatérer sur des processus qui manifestement vous dépassent.


  • Onecinikiou 14 juin 2012 14:24

    En parlant de capital, le FdG est tellement le seul part anti-libéral qu’il promeut l’ouverture des frontières comme son allié de circonstance (qui n’en demandait pas tant de la part de ses éternels idiots utiles), j’entends parler ici du MEDEF. 


    Dont la présidente, madame Parisot, n’a nullement écrit de brûlot sur Mélenchon (puisqu’étant tellement anti-libéral n’est-ce pas et donc dangereux pour ses intérêts, logique !) mais uniquement sur... Marine Le Pen.

    Allez donc savoir pourquoi...
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