»Le
FN n’est ni de gauche, ni de droite, mais bien d’extrême-droite. Sa politique
économique fait la part belle au libéralisme"
Le
FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il s’inscrit logiquement et à
terme dans un processus de sortie programmée de l’Union européenne qui est le
vecteur n°1 du carcan néolibéral tel que nous l’avons connu jusqu’à présent,
c’est à dire depuis notamment l’Acte unique européen et le Traité de Maastricht
voulus tout deux et paraphés dois-je le préciser par l’appareil du Parti
socialiste français, l’ex-sénateur Mélenchon en tête, et Chevènement excepté.
il faut donc rendre à César ce qui lui appartient et arrêter de déformer
sciemment la réalité afin de la faire correspondre à vos phantasmes.
Le
FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il appel à rompre
radicalement avec l’école monétariste désétatisante par excellence. Monétarisme
qui est ici aussi promu par le corpus idéologique néolibéral puisqu’il en est
l’une des pierres angulaires. Encore une fois relisez vos classiques, en
particulier vos manuels économiques, car outre de chercher à enfumer la
galerie, vous ne faites que vous ridiculiser.
Le
FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il est actuellement le seul
parti à avoir fait plus de 5% des suffrages exprimés aux dernières élections à
appeler, au niveau macro-économique, à réinstaurer par des propositions
concrètes un protectionnisme intelligent aux frontières modulé en fonction
du change monétaire et des secteurs productifs (et stratégiques) à protéger.
Rompant là encore avec la doxa néolibérale à l’oeuvre chez tous ces concurrents
politiques, de droite comme de gauche, en France comme partout en Europe.
Le
FN fait tellement la part belle au libéralisme qu’il est aussi le seul à
souhaiter remettre en cause l’ouverture intégrale des frontières (abrogation de
l’espace Schengen entre autre) et limiter conséquemment l’immigration de
travail et/ou de peuplement (remettant ainsi en cause l’un des dogmes
sous-jacent au libre-échange : à savoir la totale liberté d’établissement des
individus) ; et ce alors même que nous connaissons déjà une pénurie de
logements, que nous avons accessoirement 4 millions de chômeurs, 7 millions de
travailleurs pauvres, 1800 milliards d’€ de dette, un niveau scolaire général
en perpétuelle dégradation, un modèle d’intégration en panne ainsi que, pour
toute ces raisons cumulées, un accroissement significatif des actes de violence
et délictueux dans ce pays.
Que
cherchez-vous donc par vos discours abêtissants et auto-légitimateurs : la
guerre civile ?
»Une sortie de
l’euro ? Le retour au Franc serait suivi de fait d’une dévaluation de
40 % environ. La charge de la dette augmenterait d’autant, et ce serait
toujours à VOUS de la payer."
Argumentation totalement
fantaisiste en plus d’être d’une infinie médiocrité.
Sortir
immédiatement, et en ordre si possible, de la monnaie unique, n’implique
nullement ce que vous mentionnez. Et déjà pour la raison que vous-même ne
comprenez pas ce que vous racontez.
En
effet, dans l’hypothèse où cette dernière conservant un statut de monnaie de
réserve, la sortie de l’Euro impliquerait de convertir à cette occasion la
dette libellée en euros en monnaie nationale respective nouvellement recréée
(=pas d’appréciation de la dette). Dévaluer dans la foulée afin de regagner
instantanément en compétitivité n’est pas un risque ou bien une menace qui
pèserait sur nous : c’est le BUT recherché, puisque permettant de réduire
notre déficit commercial et rétablir ainsi l’équilibre de notre balance des
paiements. Ce qui induit également – et nécessairement en cas de dévaluation de
fait (dans la perspective du flottement des monnaies et/ou d’un contrôle
momentané des changes) de faire défaut partiel sur notre dette souveraine en la
restructurant auprès de nos créanciers, ce qui est tout à fait envisageable.
Et, sur ce point, le plus tôt sera le mieux. N’oublions pas qu’il est toujours
possible pour les puissants, ce que nous sommes à défaut de l’être encore
demain, de modifier les règles du jeu en cours de partie. Ce qui est le
fondement de toute politique depuis Mathusalem, excepté pour les ignares ou les
eunuques.
De
plus, se réapproprier le droit légitime et souverain des Etats à battre monnaie
pour leur compte, ne faisant plus appel ainsi au seul marché, en
re-nationalisant l’instrument de création monétaire, aura pour effet immédiat
de tuer dans l’oeuf toute velléité spéculative, et plus encore d’assainir
durablement nos finances publiques (comme de réduire notre dette extérieur
contractée auprès de prêteurs étrangers). Cela passe par la dénonciation
collective - ou non - des traités européens qui nous engagent sur ce point, et
signe de facto la fin de l’indépendance des banques centrales, fort
souhaitable.
»L’indépendance
de la Banque de France et le retour à la planche à billet ? L’inflation,
jusque là maîtrisée à 2 %, repartirait à la hausse. Cela aura pour effet
mécanique de baisser votre pouvoir d’achat car renchérissant le cout des
importations."
Vous
ne maitrisez pas vos sujets, sincèrement. Car sinon vous sauriez alors que l’inflation
est un faux problème pour le salariat du moment qu’elle se maintient à un
niveau (relativement) raisonnable. Par exemple elle fut de près de 10% en
moyenne au cours des années 70 mais les salaires étaient à l’époque indexés,
l’effet richesse demeurait donc égal. Voire mieux, s’améliorait, comme le
détail le lien Insee ci-joint qui rapporte l’historique du Revenu Disponible
Brut (RDB) qui est, en France, l’indice chargé de mesurer l’évolution du
pouvoir d’achat des ménages. Pour preuve, l’on y apprend à notre grande
stupéfaction que celui-ci a crû en moyenne de 0,94% l’an de 1990 à 2008, quand
il croissait de 2,25% l’an de 1970 à 1980 !
Ainsi
donc l’une des périodes de l’histoire contemporaine au cours de laquelle le
pouvoir d’achat des Français a augmenté le plus vite est la période 1969-1972,
qui faisait suite notemment à la dévaluation du franc de -11,6 % d’août 1969.
Comment conciliez-vous ce fait avéré avec votre prévision catastrophiste ?
C’est purement incohérent.
L’inflation
est en revanche un vrai problème pour le capital puisqu’elle le détruit ni plus
ni moins lorsque placé sur le long terme à un taux fixe. Ce n’est d’ailleurs
pas un hasard si la BCE fixe comme objectif absolument prioritaire de maintenir
une inflation dans la zone euro de 2% « sans la dépasser ». Cela
favorise grandement une économie de rente avec des rendements garantis sur le
capital investit, par exemple sur les obligations d’Etats que ces derniers ne
manqueront pas de souscrire suite aux déséquilibres fiscaux et budgétaires
engendrés par une création monétaire qui désormais ne leur appartient plus, et
responsable de facto d’un endettement croissant. Cela se vérifie d’ailleurs
parmi tous les Etats occidentaux sans exclusive et induit logiquement depuis
cette période une spirale mortifère dont ils ne peuvent sortir. Cette
croissance de la dette semble absolument corrélée à la prise de décision qui a
conduit à l’abandon pure et simple de l’instrument souverain de création
monétaire.
Comprendre
aussi qu’il y a un rapport entre déficit de la balance des transactions
courantes et endettement généralisé et collectif. Tous les pays en grave
déficit sont aussi ceux qui exportent le moins, et inversement. Et ce n’est pas
une coïncidence : l’accélération de la mondialisation de l’économie, d’une part,
a éloigné lieux de production et lieux de consommation. D’autre par le
dynamisme des importations, lié nécessairement à ce premier point, tend à
provoquer un surplus de croissance de la demande domestique. Croissance
elle-même purement virtuelle car en réalité c’est le surendettement des ménages
occidentaux auquel on assiste (et que l’on constate factuellement) qui alimente
cette surconsommation.
Cette injection permanente de demande - pour sauver la
croissance - clairement découplée en occident de l’augmentation des revenus
salariaux non-financiés depuis le milieu des années 80 (découplage
productivité/salaire et décrochage salaire moyen/médian) crée de l’inflation
qui, rappelons-le, est fondamentalement un déséquilibre entre offre et demande.
Dans une économie fermée, le déséquilibre entre l’offre et la demande provoque
une hausse des prix. Dans nos économie ouvertes à tous les vents, en cas de
déséquilibre entre l’offre et la demande, l’offre nationale qui manque est
compensée par des importations. D’où nos déficits extérieurs et notre
endettement.
»Le
litre de super à 3 euros ne sera pas une utopie avec Marine."
Môsieur
le brillant économiste : quand bien même nous dévaluerions de 50%, ce dont
il vient d’être mis en évidence la totale aberration intellectuelle, il va
falloir nous expliquer comment vous arriver à ce calcul, c’est à dire à près du
doublement du prix du litre d’essence à la pompe avec un litre d’essence
composé précisément de plus de… 60% de taxes ?!
C’est quoi une « vrai démocratie », c’est quand le peuple a le choix entre Mélenchon et Mélenchon ?
A vrai dire votre « vrai démocratie » ressemble furieusement à l’archétype du Soviet suprême de feu l’URSS !
Mais ne dit-on pas que lorsque le peuple se trompe, changeons le peuple... ?
Vous reconnaissez votre défaite, c’est bien. Mais moi j’aurais plutôt parlé de grotesque humiliation en l’occurrence.
J’ai d’ailleurs bien peur qu’après une telle déculottée, Mélenchon ne tire de nouveau le diable par la queue, comme de notoriété publique après celle administrée en 2002 à l’encontre de son mentor social-démocrate (mais comme lui ex-trotskiste de l’OCI) Jospin !
Je vais lui faire parvenir une caisse de vin pour qu’il tienne le coup. En espérant qu’il n’en abuse de trop...
N’avez-vous donc toujours pas compris (sans doute ne comprendrez-vous jamais, incapacité oblige) que la présence de députés anciennement PCF (disons depuis près de vingt ans et son annihilation quasi-complète de la vie politique française), ou Verts, n’est que le symbole - devrions-nous dire que le stigmate - de la compromission successive au plus haut point de leurs appareils respectifs avec les tenants européistes et néolibéraux du système UMP/PS, et donc in fine de leurs trahisons ?
Trahisons de ceux-la même dont ils étaient prétendument en charge de défendre les intérêts, et dont ils n’ont fait que doucher sévèrement les derniers et minces espoirs ? Qui étaient, tout aussi prétendument, les adversaires résolus desdits tenants avec qui ils n’ont cessé de faire alliance assumée et revendiquée depuis plus de trente ans et sont donc comptables, puisque conjointement responsables, de leur bilan apocalyptique ?!
Dans la même veine, se prétendre démocrate et ne rien trouver à redire d’un Système qui permet qu’un parti représentant près du cinquième du corps électoral n’ait aucun élu à l’Assemblée pour le défendre, c’est... comment dire... le comble de l’imposture et de la malhonnêteté intellectuelle.
"Oui
je l’affirme haut et fort Mélenchon est attaqué bien plus brutalement et de
manière bien plus véhémente que Marine LePen par ceux que vous dites, et
contrairement à ce que vous affirmez."
@Scual,
Vous
confirmez donc ici n’avoir aucune gêne de déclencher l’hilarité générale ? Bien
à vous.
Mais
en ce cas il va falloir nous expliquer, outre le fait que la patronne du MEDEF
Parisot a pondu un brûlot violemment à charge contre la personne de Marine Le
Pen et de son projet et ce pendant la campagne présidentielle, en
violation patente d’un devoir de réserve a minima, et aucun contre le
« rouge » Mélenchon, qui décidément ne devait pas faire très peur à nos
oligarques (allez deviner pourquoi, l’ouverture des frontières en autre...) ;
que la porte-parole officielle du président Sarkozy, NKM, dont on doit rappeler
qu’il fut incessamment présenté par les mêmes « rouges » comme étant
l’ennemi à abattre puisque emblématique de la caste qui veut tout, à elle aussi
commis le même type de brûlot à charge, non pas donc contre le supposé
bolchevick Mélenchon (qui vraiment, nous en avons définitivement la preuve,
n’emplit pas de frayeur ladite caste), mais bien contre toujours Marine Le Pen,
et elle seule.
Bien
sur l’une et l’autre de ces opérations furent menées conjointement à une
virulente campagne de presse savamment orchestrée, et disposant pour ces
raisons d’une large audience.
Doit-on
rappeler l’ignominieuse dernière sortie du fauteur de guerre judéo-centré BHL à l’encontre de la présidente du
Front national et de ses électeurs ?
»Les électeurs FN sont obsédés par des chiffres
généralement faux des immigrations, des flux, des machins… Ils savent ce qu’ils
font. Et c’est pas du tout un vote de défiance, c’est un vote d’adhésion à des
idées qui sont des idées dégueulasses, racistes, antisémites, haine de la
France, parce que c’est quand même ça que respire Marine Le Pen : la haine de
la France !« – Bernard-Henri Lévy, 6 Juin 2012
Ce même BHL, cette ordure qui périra sans doute (et peut être plus tôt qu’on ne le croit) par les mêmes armes avec lesquelles il combat, qui est allé jusqu’à nommément rendre responsable Marine Le Pen de l’agression antisémite de Villeurbanne ? On se pince !
Nul trace, strictement aucune, d’un traitement symétrique ou équivalent de notre »leader d’opinion« à l’encontre du dirigeant du Front de gauche.
Nul trace non plus contre celui-ci de l’entreprise de délégitimation - du procès en sorcellerie devrait-on dire - de la part de nos officines grassement subventionnés sur deniers publics, et comble de l’innommable, au service sans aucun doute d’une puissance étrangère parfaitement bien identifiée, et focalisant leur diatribe essentiellement sur la candidate du Front national. J’entends parler ici entre autre du CRIF, de la LICRA, de l’UEJF, de SOS-Racisme, de la LDH.
Derniers exemples en date, avec parfois la complicité du grand rabbinat comme de l’Education nationale, et donc de nos impôts :
Là encore, strictement aucune réciprocité ne peut être admise en ce qui concerne notre ayatollah trotskiste, qui il est vrai participe lui-même à la curée, en au passage cautionnant la mascarade d’un antiracisme idéologique, ceci expliquant certainement cela.
En
miroir de ce traitement inique et diffamant, mêlant partialité, arbitraire
et déloyauté, voulez-vous que je rappelle ici les mots fleuris, les
analyses dithyrambiques, les commentaires élogieux qui parcoururent les médias
dominants, c’est à dire les journaux de la gauche bien pensante type Le Monde,
Libération, Nouvel Obs, Médiapart, Arcimed, cela tout au long d’une bonne part
de la campagne (hormis peut être vers la toute fin, importance du vote utile en
faveur de l’ « alternance » Hollande oblige), vis à vis du
révolutionnaire de salons dorés parisiens Mélenchon ?
Après ces nombreux exemples réitérés et convergents, qui, entre vous et moi, déformerait la réalité à présent ?
« Cette place, ici, dans le Bassin Minier du Pas de Calais, il la mérite plus que tout autre,(...) C’est pourquoi Mélenchon est venu ici. Lui qui la connaît, cette histoire. »
J’en connais un qui connait cette histoire infiniment plus que votre mystificateur parisianiste, ex-sénateur socialiste, tout simplement pour l’avoir vécu.
A gauche sur la photo, je suis sûr que chacun le reconnaitra... :