Vous oubliez (mais je vous excuse puisque les médias de gauche - euphémisme - n’en parlent pas) Maryline Mélenchon, qui travaille au conseil général de l’Essonne, ou papa fut sénateur 21 ans. Un hasard sans aucun doute...
« Les FN vont bondir en lisant ceci, disant qu’ils n’ont rien à voir avec les nazis, qu’ils en ont assez de ces amalgames puants, eux qui ne cessent de dire que Mélenchon, communiste, a du sang jusqu’aux oreilles, mais les arguments qu’ils emploient, il ne faut pas qu’on les leur retourne. »
Sauf que vous oubliez une chose cardinale chère Ariane, qui ruine votre postulat : a contrario d’un Mélenchon qui revendique, et par conséquent assume totalement, l’héritage et la filiation communiste (comment pourrait-il en être autrement, étant le dirigeant d’un mouvement dont la composante principale qui écrase tout en son sein se nomme... le Parti communiste francais !), Marine Le Pen récuse, elle, tout espèce de connotation avec le fascisme (encore moins l’hitlerisme, ce qui est inepte vous en conviendriez j’espère), que cette assertion est proprement hilarante tant il est vrai que son mouvement à fait la démonstration empirique qu’il était légaliste (en plus d’être légal, or on ne comprendrait pas qu’il le fut s’il s’opposait radicalement à ces principes constitutifs de notre nation), et qu’il s’inscrivait tout à fait dans notre tradition démocratique et je rajouterai même, républicaine.
Ainsi donc il n’y a pas d’équivalence dans votre proposition, par conséquent mensongère en plus d’être gravement diffamatoire, ou à tout le moins approximative. Un conseil : révisez votre sophistique, ses syllogismes ne sont pas au point.
Ensuite invoquer Thorez pour soutenir votre argumentation est sincèrement du grand guignol, sachant toutes les casseroles qu’il traina pendant notre fameuse période vichyste (et même avant), qui, qu’on le veuille ou non, structure encore notre imaginaire collectif.
En effet, le PCF stalinien et de notre gauche bien pensante d’obédience pseudo-marxiste oublient de dire que ce charmant monsieur (il est vrai à l’époque premier secrétaire), qui est un héros à leurs yeux, DESERTA en Septembre 39 son régiment dans lequel il avait été engagé suite à la mobilisation générale, passant les lignes allemandes afin de rejoindre Moscou où il passa l’ensemble de la guerre !
Participant activement de là-bas pendant toute la drôle de guerre à la démoralisation générale, à la démobilisation de l’armée (faisant suite au pacte germano-soviétique ainsi qu’à la dissolution concomitante du PCF et l’interdiction de l’organe de propagande du Parti, le journal l’Humanité, pour fait d’intelligence avec l’ennemi allemand), aux appels à la désertion, au sabotage des usines d’aviation et de canons antichars par le fait de syndicalistes endoctrinés à cette odieuse idéologie internationaliste, traitre à l’intérêt national et par conséquent à celui de son peuple.
Second conseil : ne venez définitivement plus sur le terrain historique, vous vous ferez rembarrez durement comme vous le méritez.
Le mieux en ce qui concerne des clandestins par définition en situation, non pas irrégulière, mais illégale en France, c’est de les renvoyer chez eux avec humanité. Lorsque l’on viole la loi d’un pays, on court le risque d’être sanctionné par elle.
D’autre part en les renvoyant on tari la manne humaine corvéable à merci qui sert incroyablement les intérêts du grand patronat, à travers notamment les activités non-délocalisables à l’étranger, et qui est objectivement, à l’intérieur de nos frontières, le parfait complément de la concurrence déloyale des pays émergents à bas coûts que nous avons à subir à l’extérieur de celles-ci !
J’entends par ailleurs l’histoire émouvante d’Emilienne Mopty, qui sert ici éhontément de jouet idéologique au camp Mélenchon, cela à vocation de sidération des esprits faibles.
Mais cette pauvre dame n’aurait plus que ses yeux pour pleurer si elle était toujours de ce monde, voyant comment son pays à évolué, à quoi il ressemble à présent, sous quel joug immigrationniste et antiraciste il se trouve, où les gens ne se disent même plus bonjour au motif qu’ils ne se comprennent même plus, ne vivent plus ensemble, ne parlant plus la même langue, n’ayant pas de même héritage, de même culture, de mêmes us et coutumes, de même système de valeur ; ne partageant plus rien ensemble, ni destin commun, ni volonté commune, ni passé commun, ni donc assurément d’avenir ; croulant sous l’insécurité à tout point de vue, sous l’incivisme permanent, l’A-culturation, le misérabilisme institutionnalisé par les mêmes ordures, ceci expliquant certainement cela.
Quelle honte d’instrumentaliser impunément sa mémoire, et ce afin de se l’approprier abusivement. A vomir.
Maintenant sur l’immigration qui serait un facteur de croissance et/ou de résorption du chômage structurel qui nous frappe, voilà ce qu’en pensait Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie français :
« Le chômage est un phénomène très complexe, qui trouve son origine dans différentes causes et dont l’analyse peut se ramener, pour l’essentiel, à celle de cinq facteurs fondamentaux :
1. le chômage chronique induit dans le cadre national, indépendamment du commerce extérieur, par des modalités de protection sociale ;
2. le chômage induit par le libre-échange mondialiste et un système monétaire international générateur de déséquilibres ;
3. le chômage induit par l’immigration extra communautaire ;
4. le chômage technologique ;
5. le chômage conjoncturel.
A partir des chiffres français officiels, (j’)estime ainsi la distribution quantitative de ces cinq composantes du chômage et sous-emploi global pour la France en 1999 : (1)=25%, (2)=50%, (3)=17%, (4)=5%, (5)=3%. »
« La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique »
L’immigration joue objectivement contre une revalorisation des salaires, et renforce de surcroît un chômage devenu endémique. La fameuse « armée de réserve » du capitalisme cher à Marx :
Je rajouterai à ces propos le résultat d’une étude de Juillet 2007 sur l’impact de l’immigration sur le chômage dans les pays de l’OCDE. Chômage endémique qui participe d’évidence à la reconfiguration des termes du rapport de force entre le capital et le prolétariat en maîtrisant la pression aux revendications et prétentions salariales. Et pousse donc à une spirale déflationniste de l’ensemble des salaires, exceptés, et c’est notable, les revenus financiers.
Dans cette étude y est exprimé « qu’aucun impact permanent significatif de la part des immigrés dans la population active sur le niveau de chômage parmi les autochtones n’est trouvé, mais une augmentation de cette part accroît temporairement le chômage des autochtones ». Autrement dit et si je comprends bien, puisque cette « part » ne cesse de croître et s’accélère même depuis le tout début des années 2000 (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.a ... &souspop=4), j’en conclu fort logiquement qu’elle induit de facto une croissance du chômage des autochtones non plus temporaire, mais bien durable !
Autre fait, selon le lien ci-dessus vous vous apercevrez que moins de 10% des titres de séjours sont délivrés au titre de l’immigration économique. Ainsi la majorité se fait au motif du regroupement familial ou assimilé. Ce qui représente, chacun peut le comprendre, une charge net pour les dépenses publiques. D’autre part il y est à noter que le chômage frappe en priorité les immigrés dont le taux est systématiquement supérieur du double de celui des autochtones :
Et pour cause ! L’immigration telle que nous la connaissons depuis les années 60 se résume en un afflux massif de travailleurs présentant de très faibles qualifications professionnelles. Tout le contraire des compétences pointues recherchées par notre économie post-industrielle, et cela en parfaite contradiction avec votre propre référentiel idéologique. Ces immigrés peuvent bien servir de « chair à canon » dans le bâtiment, mais depuis que l’effort de reconstruction d’après-guerre s’est achevée, ce secteur ne peut plus absorber autant d’immigrés qu’auparavant. Résultat : pas assez compétitifs pour répondre aux nouvelles exigences d’une nouvelle économie tirée par les hautes technologies, ces immigrés majoritairement sous-qualifiés se sont massivement retrouvés au chômage, et à leur exclusion sociale s’est ajoutée une incompréhension culturelle qui aboutit à l’inquiétant phénomène des banlieues.
Et ce n’est pas tout : comme ces immigrés bénéficient également d’un système de protection sociale que doit financer le pays, la persistance d’un chômage élevé plombe dangereusement les finances publiques, et par conséquent limite le pouvoir d’investissement productif de l’Etat. Immigration inadaptée, chômage massif, exclusion sociale, délinquance urbaine, tentation du communautarisme, autant de phénomènes parfaitement prévisibles qu’une bonne conscience moralisatrice empêche pourtant de reconnaître avec discernement. Par conséquent oui, il existe bien un lien entre immigration et chômage, et entre chômage et compression des salaires des travailleurs les plus faiblement qualifiés, notamment parce que cette immigration concernait surtout des prolétaires peu qualifiés dans les années 70. C’est pour cela d’ailleurs que la politique d’immigration choisie (que voulait instaurer Sarkozy) achève de démontrer que :
1/ son gouvernement, et plus largement la droite financière et libérale qu’il incarne, est doctrinalement et par intérêt croisés avec le grand capital, pro-immigrationiste (mais cela nous le savions déjà),
2/ dans une forme d’aveu remarquable ils promettent de ne plus renouveler les erreurs du passé : seuls les immigrés hautement qualifiés bénéficieront de l’ouverture de nos frontières. Entre parenthèses, cela signifie la spoliation du Tiers-monde de ses richesses humaines, preuve que la générosité n’est pas toujours du côté qu’on croit.
Cette politique aboutira à leur plus grand bénéfice à l’augmentation de la concurrence sur le marché du travail, et l’horizon du plein-emploi s’éloignera en conséquence. Car pour les pro-immigrationistes – dont vous êtes - il semble que l’horizon du plein-emploi soit la hantise absolue à éviter par tous les moyens, puisqu’elle induit une hausse généralisée des salaires. Ce que le patronat redoute plus que tout. Ainsi une immigration régulière permet dès lors de contenir cette sinistre échéance, en maintenant un taux incompressible de nouveaux postulants sur le marché de l’offre d’emploi. Cqfd.
Ce positionnement idéologique se révèle être en réalité le parfait allié des esclavagistes soft post-moderne, et à la source même des dérèglements qui ont précipité une insuffisance structurelle de la demande par un capitalisme à basse pression salariale (mais ces concepts sont pour vous du chinois...). Vous êtes donc, indirectement puisque votre conscience n’en fut même pas effleurée, le héraut des « subprimes » et de la crise de crédit et de solvabilité qui a balayé les classes moyennes en Europe et aux Etats-unis. Chapeau l’artiste !
Je complète ma critique sur votre positionnement européo-protectionniste, malencontreusement absente de mon message précédent.
Car vous semblez méconnaitre que le protectionniste européen envisagé par le FdG le serait au motif d’une concurrence déloyale opérée par des sphères économique ne respectant aucuns des standards sociaux et écologiques (et donc fiscaux afin de financer cette protection sociale, qui rejaillit nécessairement sur le coût du travail) auxquels nous nous astreignons. Soit, c’est un fait.
Mais dès lors beaucoup de pays en Europe, et même certains membres de la zone euro, ne respectent pas non plus ces standards et participent au dumping précité. Par conséquent cela disqualifie totalement l’idée même d’instaurer un protectionnisme aux frontières de l’Europe, quant bien même serait-il dans l’ordre du possible (ce que je ne crois car il n’y aura pas de consensus en ce sens). Nous sommes donc ici, en plus d’être dans l’incantatoire, dans l’inepte rationnellement.
Dois-je préciser que les Allemands se sont torturés volontairement depuis dix ans afin d’opérer, en comprimant leur masse salariale, une désinflation compétitive ? Ce faisant ils regagnaient certes tout au long des années 2000, c’est à dire sous le gouvernement « social-démocrate » Schröder, de nombreux points de compétitivité relativement à ses concurrents et (entre autre) partenaires européens.
Car outre le fait que cette politique a eu pour conséquence de déprimer leur marché intérieur (c’est pour cela qu’ils ont été très durement impacté au pire de la crise, courant 2009, suite à l’effondrement des échanges internationaux qui tiraient leur croissance), ce qui est remarquable c’est qu’elle est aussi et avant tout sciemment non coopérative en ce qui concerne les acteurs de la zone euro, dont nous faisons bien évidemment parti.
Ainsi le creusement du déficit de notre balance des paiements est très largement dû aux effets de la politique menée outre-Rhin. Et comme il a été dit, nous ne sommes plus en capacité de réaliser une politique de change en dévaluant notre monnaie afin de regagner quelque peu en compétitivité. Nous ne sommes pourtant pas les plus mal loti, les grecs, espagnoles et italiens sont dans une situation bien plus fâcheuse que la notre (déficit budgétaire, commercial, compétitivité, endettement des ménages, ect...). Cela signe ni plus ni moins que la mort de l’euro à terme, ce qui de tout point de vue (et déjà du point de vue de la science économique) est fort souhaitable.