De plus, j’aimerais bien
savoir en quoi quelque chose qui n’est pas en pratique peut être responsable
d’une crise systémique.
La monnaie unique
européenne n’est donc pas en fonction ? Merci de nous rappeler vos
évidences.
Quant aux positions de
Mélenchon sur Maastricht, deux choses : la première, c’est qu’il a admis
avoir été dupé
N’est manipulé que celui
qui est manipulable. C’est précisément ce que l’on doit lui reprocher : de
ne pas être à la hauteur des fonctions qu’il ambitionne. Il a déjà fait par le
passé la démonstration d’une insuffisance intellectuelle qui confine à
l’incompétence politique. Je n’ai pas vocation quant à moi à lui donner de
nouveau le bénéfice du doute.
comme beaucoup d’autres
Exactement, soit justement
la caste des soumis, des lâches ou des imbéciles. Je vous laisse choisir le
qualificatif qui convient le mieux au président de l’actuel et éphémère FdG.
Comble de l’ironie, la
composante principale du mouvement que le trotskiste Mélenchon dirige est un
des partis (le PCF) – avec l’ensemble des courants souverainistes de droite
comme de gauche qui avait vu juste, eux, dont le Front national de JMLP au
premier chef – qui s’était radicalement opposé au Traité de Maastricht. Nous
sommes donc ici au bal des faux-culs et des imposteurs notoires.
La deuxième, c’est que
Mélenchon n’est pas opposé au libre-échange à condition que tout ce qui se
rapproche de près ou de loin du bien être de l’humain en soit préservé. Donc
nous saurons ce que contiendra ces amendements : des limites claires à la
folie des marchés.
De belles déclarations
d’intentions enrobées d’humanisme qui ne coute certainement pas cher. De
l’enfumage pour gogos oui.
Et puis ne vous trompez
pas : il parlait d’amender l’euro. Mais comment va-t-il s’y prendre pour
convaincre nos « partenaires », dont l’Allemagne au premier
plan ? Les eurobonds ou la monétisation à l’échelle de la BCE lui sont
interdis par le corpus constitutionnel allemand. Veut-il vitrifier Berlin pour
obtenir satisfaction ? Soyons sérieux deux minutes. Il n’a pas les moyens
de ses ambitions (en plus de ne pas en avoir les compétences eu égard à son
passé) et déjà pour la raison qu’il opère une série d’erreurs d’analyses sur
toute une série de sujets de première importance, pour la raison centrale qu’il
extrapole ses propres turpitudes idéologiques, teintées de progressisme
libertaire et d’humanisme, à nos adversaires.
Mélenchon fait preuve par
conséquent d’un complexe de supériorité injustifié, surtout lorsque l’on met en
balance les résultats de l’Europe sociale qu’il appelait de ses vœux à
l’instant de se fourvoyer lamentablement, achromate sur la réalité des rapports
de force et des rapports de classe (un comble pour un prétendu marxiste) au
sein de l’Union et de ses Etats-membres.
La question est toujours : où est la frontière entre intérêts
publics et intérêts privés ? Puis d’agir en fonction de la réponse. Si le
libre échange ne nuit pas aux intérêts publics, il n’y a pas de raison de le
supprimer. Si le libre-échange nuit aux intérêts publics alors il doit être
régulés fortement ou bien pris sous la responsabilité des citoyens : d’où
des mesures concrètes de nationalisation des grands secteurs économiques
garants de l’égalité sur le territoire. Voilà, vous les avez vos mesures
concrètes.
On
ne sait toujours pas à la fin de votre réponse si le libre-échange nuit aux
intérêts publics ou pas. C’est une performance à n’en pas douter. Surtout
lorsque l’on sait que la France a perdu près d’un million d’emplois industriels
en dix ans et la moitié de sa production automobile nationale en cinq.
Mais
je vous rejoins néanmoins : rien n’est bon ou mauvais par principe. Ce
sont le contexte et les circonstances qui le déterminent, nul autre. Ainsi donc
comme je souhaiterais vous convaincre de réaliser le parallèle tout à fait
logique et pertinent concernant le processus migratoire en cours, injustifié
d’un quelconque point de vue concernant les intérêts du prolétariat occidental.
Sauf à reprendre bien évidemment les éléments de langage de cette instance de
légitimation néolibérale qu’est le Medef. Ce qui ne serait pas le moindre des
paradoxes (déjà entendus) formalisés par les partisans de la gauche
« radicale ».
Mais
là est trop vous demander certainement. Nous toucherions alors du doigt le
phénomène d’une dissonance cognitive…
Je ne vous ferai pas le coup du »ce n’est pas réalisable" nous="nous" le="le" fait="fait" assez="assez" au="au" front="front" de="de" mais="mais" je="je" ne="ne" cautionne="cautionne" pas="pas" non="non" plus="plus" votre="votre" politique="politique" du="du" la="la" seule="seule" sans="sans" doute="doute" vos="vos" tendances="tendances">
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Ce
ne sont pas des tendances simplistes, ce sont simplement des FAITS.
Je
vous avais pourtant demandé d’énumérer une seule mesure protectionniste
concrète émanant du programme du FdG. En réponse, rien. Le vide sidéral. Une
pantalonnade
L’économie mondialisée est intriquée quoi qu’on en dise. Il faudra donc
composer avec les autres ou les affronter. Mélenchon propose de rester dans
l’Europe pour que, solidaire et donc plus forte face à la concurrence
étrangère, celle-ci puisse lutter économiquement.
Il
faut les affronter, et ce dès maintenant. Avant précisément que la
mondialisation économique, qui entérine notre amoindrissement progressif autant
qu’il est réel, nous empêche de le faire. Nous sommes en effet encore
puissants, cela à défaut de l’être encore demain. Il nous faut donc agir
maintenant et de manière résolue, nous n’avons pas le choix. Sauf bien entendu
à accepter de se soumettre au protectorat américain et à ses intérêts, perdre
notre indépendance et donc notre liberté, notre autonomie de décision, et/ou
courir sciemment le risque de vivre à terme sous la servitude de la dhimmitude,
soit sous la coupe de peuples, de cultures et de civilisations qui sont
radicalement différents nôtres.
Toute
chose par ailleurs, il est vrai, qui se marie fort mal avec une vision
fantaisiste (j’avais pu dire « adolescente ») des rapports de force
géopolitique, macro-économique, socio-culturel, identitaire et religieux. Il
faut donc renouer, et le plus tôt sera le mieux, avec la notion même de rapport
de force dans un cadre national, le seul valide de manière encore une fois
empirique, et qui a été abandonné par nos élites défaillantes ou plus surement
compromises avec les intérêts de la super classe mondiale, qui tous, ensemble
et simultanément, ont fait désormais sécession de leurs peuples respectifs.
Vous essayez vous même de vous persuader que le Front National est
devenu un parti anti-libéral.
Macro-économiquement
c’est une certitude, avec la réinstauration de barrières douanières aux
frontières (un autre gros mot sans doute pour vous). Monétairement également,
puisqu’il propose de rompre avec ce qui fonde le corps de doctrine de l’école
monétariste néolibérale. Politiquement ensuite, avec la remise en cause de la
politique migratoire qui a été menée depuis plus de trente ans dans ce pays
sans justification rationnelle d’un point de vue des intérêts du prolétariat,
et qui concorde là encore avec la théorie libérale de libre circulation des
individus, et accessoirement avec les désidératas du grand patronat. Un hasard
sans aucun doute…
Rassurez-vous,
je comprends tout à fait votre état de sidération avancée en constatant comment
et avec quelle facilité l’on peut vous doubler sur votre gauche. Je n’ai aucun
mérite, puisque c’est vous qui contribuez par vos inconséquences à trahir les
intérêts de classe des travailleurs de ce pays depuis tant et tant d’années,
c’est à dire depuis que vous les avez substitué honteusement par la figure
christique du nouveau damné de la terre incarné par formidablement par l’immigré
sans papier. Tout fait sens désormais, à votre grand désarroi.
Et
il ne faut pas venir pleurer que Marine récolte les fruits de vos trahisons
successives, à travers l’importance du vote ouvrier en sa faveur. La
comparaison est d’ailleurs fort peu flatteuse avec notre frère la truelle
(encore une autre trahison de la conscience de classe) qui n’agrège
principalement sur son nom que les commis de l’Etat, autrement dit les
fonctionnaires. Qui bénéficient au passage doit-on le préciser – comble de
l’hypocrisie pour ne pas dire de l’abject – de la très décriée (par les
mêmes !) préférence nationale, à travers notamment les statuts de la
fonction publique.
Vous choisissez prudemment
vos mots. Vous parlez de « composante sociale » pour ne pas dire classe
ou oligarchie. Nous avons ce point commun, même si nous n’employons pas les
mêmes mots pour désigner ceux qui nous contrôlent : les nantis nous ruinent.
Vous rendez-vous compte
déjà que derrière votre discours convenu et très politiquement correct l’on
pourrait nommément vous accusez – en miroir de votre postulat antiraciste – que
vous avez une fâcheuse tendance à stigmatiser les riches ?
D’autre part les nantis
comme vous dites, si certains (les plus hauts placés) ont très certainement été
à la manœuvre, beaucoup (les nouveaux riches notamment, et ceux situés à un
niveau hiérarchique inférieur) ont largement profité surtout d’une situation de
fait qui leur était favorable. Situation assimilable à la fameuse ouverture du
début des années 80 et qui fut entérinée, ne l’oublions jamais, par nos classes
dirigeantes occidentales – politiques en tête - sans qui rien n’aurait été
rendu possible.
Votre discours est donc
non seulement inutilement stigmatisant (selon l’expression désormais consacrée
et dont il faut se réjouir qu’elle se retourna contre ses promoteurs originels)
envers un certaine catégorie de la population, il est surtout simpliste
puisqu’il ne tient aucun compte des véritables causalités qui ont permis
l’avènement d’une mondialisation économique qui a pourtant tout à voir avec des
décisions politiques qui ne tombent pas du ciel évidemment, mais qui ont été
concertées et mises en application précisément par ceux-là même qui étaient en
charge de protéger les intérêts de peuples dont ils avaient l’impérieuse
responsabilité.
D’autre part, pour bien
vous enfoncer, je constate comment vous passer par perte et profit le cœur de
mon argumentation précédente et qui rappelait à juste titre que l’abattement
des frontières, corolaire de la mondialisation néolibérale, et les tentatives
de dépassement du cadre national qui les accompagna inexorablement (et je dirai
même : plus que jamais), ont été méticuleusement cautionnés
idéologiquement par les idiots utiles de la ploutocratie mondialiste dans cette
affaire, issus pour la plupart de la bien pensance moraliste de gauche à la
vulgate internationaliste et marxisante (Marx était un farouche
libre-échangiste, pour votre culture personnelle), ci appelé « le camp du
Bien et du Progrès ».
Ainsi donc, dès la
première assertion de votre analyse, il fut assez facile de mettre en évidence
vos approximations et inexactitudes, sinon vos dramatiques insuffisances
conceptuelles. Et ce n’est certainement pas fini.
Néanmoins, même si c’est à
la mode, n’allez pas croire qu’il y ait une quelconque proximité idéologique.
Le simple choix de vocabulaire dont vous faite preuve montre que vous faites
des accapareurs des gens, somme toute, comme tout le monde. C’est faux. Ces
accapareurs appartiennent à une classe dominante et ils le savent. Ils se
réunissent même régulièrement à Davos. Ils régentent le monde par tous les
moyens que leur immense fortune leur donne, parfois en ayant les meilleures
intentions paternalistes du monde, plus souvent pour leur propre compte.
Oui, et aussi cette année
à Chantilly (USA) pour le groupe Bilderberg. Et n’oublions pas aussi de citer
le CFR, la Commission trilatérale, le Bohemians Club, Skuls & Bones et quelques
autres centres de réseaux et de pouvoirs officieux mais ô combien existants et
opérationnels. L’on pourrait ajouter, et ce tout à fait légitimement, à ces
instances occultes et donc parfaitement antidémocratiques, les loges
maçonniques mondiales auxquelles appartient d’ailleurs un certain
révolutionnaire de salons dorés parisiens, j’entends parler ici d’un certain…
Jean-Luc Mélenchon.
Passons cette
contradiction fameuse pour me concentrer sur le plus drôle, si j’ose dire, de
vos paradoxes : n’est-ce pas vous qui quelques lignes plus loin dans votre
réponse allait (tenter de) disqualifier les raisonnements de vos contradicteurs
en les associant à d’éventuel délires complotistes ? J’acte donc que la
cohérence d’ensemble de votre propos n’est que de façade, et que vous vaquez
dès lors dans un embrouillamini extrême. Ce qui n’est pas incompatible avec le
fait que vous soyez également prêt à tout pour diaboliser ceux qui ne pensent
pas exactement comme vous, au besoin en vous contredisant vous-même au cours
d’une même réponse.
Pour cela encore faut-il
vous intéresser à la géopolitique et à l’histoire des rapports de force
mondiaux, religieux ou inter-étatiques – soit les constantes historiques les
plus pertinentes - et qui sont infiniment plus opérants afin de décrire un
éventuel sens de l’histoire que vos succédanés idéologiques. On ne saurait
d’ailleurs comprendre, si tel n’était pas le cas - et donc que vous ayez
raison, c’est à dire l’idée selon laquelle l’idéal internationaliste marxiste
serait un concept opératoire – que des pays comme la Chine ou l’URSS du temps
de la guerre froide, deux pays communistes et donc supposément ralliés sous une
même bannière, se soient affrontés de manière quasi-ouverte. Et à tout le moins
politiquement. Il en va de même pour le Cambodge et le Vietnam.
Même travestissement de
l’histoire et du réel sous l’effet d’un même aveuglement idéologique que de
considérer que l’histoire de France se limiterait à l’avènement de la
République. Et ne dit-on pas, selon le même référentiel autocentré et gravement
hémiplégique, que du passé il convient de faire table rase ? Révoltant
totalitarisme de la pensée en réalité, dont on sait rétrospectivement ce qu’il
recouvre en dernière instance : les goulags et autre laogaï.
De plus, tout ce qui est
rapide et simple, je m’en méfie.
Prenez garde à vous alors…
Peut-être parce que je
suis historien.
Vous n’en laissez rien
transparaitre, je vous félicite.
Et que je sais qu’aucune
étude historique ne peut prétendre juger du bien fondé ou pas de valeurs comme
celles que vous dénoncez. Là n’est pas d’ailleurs le rôle de l’Histoire. Votre
argument est donc nul, au sens premier du terme. Libre à vous de ne pas croire
en l’égalité des hommes et des nations. Mais parlez clairement.
Je ne dénonce en rien des
« valeurs », ce qui ne veut strictement rien dire, mais des
idéologies et derrières elles des faits et qui ont fait la démonstration
empirique de leur dangerosité intrinsèque. L’histoire parle pour elle vous
savez, et il n’a plus guère qu’un Badiou pour penser (croire ?) qu’il soit
souhaitable de réhabiliter le communisme. Ce qui suppose implicitement la
rupture avec le capitalisme dont appelle de ses vœux une frange non négligeable
la gauche dite radicale. Moi je ne crois pas que la communisme soit
objectivement dissociable des crimes industriels dont il a été porteur.
Quand d’autre part, que
cela vous plaise ou non, le gaullisme social des années 60 quant à lui, mélange
de dirigisme, de planification, de souverainisme, d’indépendance nationale,
mais aussi de capitalisme régulé, de liberté d’entreprendre et d’économie de
marché, a fait lui la démonstration de son efficience socio-économique.
Et je ne crois nullement que de Gaulle appelait à rompre avec le
capitalisme, qui est là encore une utopie mortifère. Tout cela ressemble
furieusement en réalité à une fuite en avant pathétique d’individus aux abois.
Vous confondez politique
et économie, volontairement ou pas.
Je le fais évidemment
sciemment, puisqu’il y a lieu de les confondre ici (comme toujours d’ailleurs).
Contrairement à ce que vous semblez croire, l’économie n’est pas indépendante
du politique. Et encore moins de la culture et de la sociologie, la gabegie de
l’Euro en étant une preuve magistrale. Et c’est parce que l’on a imprudemment
dénié cette réalité – volontairement ou non (et il faut introduire ici, une
fois n’est pas coutume, un peu de marxisme) - que nous nous retrouvons à
présent dans cette situation inextricable.
La preuve, après 20 ans de
Maastricht, le fédéralisme n’existe toujours pas, et n’est pas prêt de l’être,
hélas.
Non pas hélas. Et il
serait peut être temps de revisiter votre imaginaire et celui de votre
mentor. L’illusion qui a présidé à l’accélération de la construction d’un
ensemble politique intégré à l’échelle du continent européen et dont l’euro est
le symbole, tant dans la mièvrerie qui a prévalu lors son intronisation que
dans le chaos général qui accompagnera sa désintégration prochaine, est en
vérité un mensonge éhonté : l’idée qu’existerait un peuple européen. Or
cette idée n’a pu émerger que de cerveaux malades (ou alors d’individus lâches
ou stipendiés, les deux pouvant se cumuler) car il n’y a pas de peuple
européen.
Il y a en revanche DES
peuples en Europe. Et la nuance, qui est de taille, est en mesure d’expliquer
fondamentalement votre erreur d’analyse, comme celle de tous ceux qui se sont
baignés de douces chimères et nous on conduit là où nous en sommes. Vous, comme
tant d’autres, devriez être définitivement décrédibilisés par devant l’opinion
publique. Car c’est le genre d’aberration qu’un individu qui a le véritable
sens du politique ne commet pas.
« Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples, pour un commerce équitable fondé sur des normes sociales et environnementales exigeantes. »
Cela confirme mon propos précédent : ces déclarations de bonnes intentions sur un mode incantatoires ne révêtent strictement aucune réalité concrète. Aucune mesure d’aucune sorte n’est énoncée ni détaillée. Nous sommes dans le registre de la cartomancie.
« Que préconise le Front National pour sortir du libre échange entre les pays socialement développés et ceux qui utilisent de quasi esclaves ? »
Projet d’une grande cohérence d’ensemble : Protectionnisme par la réinstauration de droits de douanes ciblés et de quotas d’importations + recouvrement de la souveraineté monétaire par la sortie de l’Euro (concertée ou unilatérale en cas d’échec) + réapropriation de l’outil régalien de création éponyme par la remise en jeu centrale des prérogatives de la Banque de France.
« Vous avez dit fiasco... des millions de chômeurs, des milliards de dettes, des émeutes.. C’est le résultat du libre échange et de la mondialisation »
Absolument.
Mondialisation économique qui a été théorisée et conceptualisée par d’éminents penseurs, puis mise en application servilement à sa suite par des politiques aux ordres de la composante sociale détentrice du Capital apatride. Mais, et c’est cela que vous ne voyez pas ou refusez de voir, incroyablement cautionnée simultanément par les idiots utiles gauchistes acquis aux préceptes de l’idéal internationaliste - au sans frontiérisme -, qui est une foutaise radicalement démentie par une simple et rapide étude historique.
D’autre part l’Euro, en tant que vecteur incontestable de l’utopie fédéraliste européenne (un faux nez de l’oligarchie financière et rentière), est lui aussi responsable de la situation macro-économique désastreuse dans laquelle nous nous trouvons. Et lui aussi a été porté par la gauche bien-pensante - Mélenchon en tête, soutien au Traité de Maastricht faisant foi - dont je rappelle qu’il n’appelle aucunement à sortir, mais à l’ « amender ». Ce qui fait malheureusement rire tout le monde de quelque peu avisé sur le sujet.
Les gauchistes attardés, à la vision géopolitique adolescente, sont les alliés objectifs de la ploutocratie dans cette affaire, c’est à dire de celle-là même qu’ils prétendent dans le même temps combattre par devant une opinion publique en état de sidération avancée. En réalité ce sont des pitres, rien de plus...
Je continuerai en vous mettant de nouveau devant une grossière contradictions vous concernant : citez moi une mesure, UNE seule, dans le projet présidentielle du candidat FdG, qui viserait à remettre en cause le dogme du libre-échange, dont vous dites vous-même qu’il est porteur de graves dangers pour notre économie.
Je vous réponds tout de suite : j’ai parcouru le programme de Mélenchon et vous n’en trouverez pas le début du commencement d’une mesure concrète.
La seule candidate de premier plan qui ait proposé de manière concrète (taxe de 3% des produits importés) une réinstauration de barrières douanières aux frontières pour contrer les effets délétères du libre-échange, c’est... Marine Le Pen !
D’autre part on ne peut raisonnablement dénoncer le libre-échange sans s’attaquer à l’un de ses vecteurs fondamentaux, à travers l’usage par l’oligarchie, que vous (prétendez) dénoncer, de flux migratoire savamment incontrôlés. Et ce alors même que la libre circulation et installation des travailleurs (des futurs chômeurs et assistés plutôt) est strictement prônée par le néolibéralisme et concomitamment par le grand patronat. C’est indiscutable, comme d’ailleurs la présidente du Medef, Madame Parisot, le démontre systématiquement.
Là encore, Marine Le Pen et le Front national - le seul et authentique front anti-système - sont les seuls à s’attaquer à ce phénomène en tant que processus structurel faisant partie intégrante de l’offensive mondialiste visant à mettre en esclavage les peuples par la destruction des économies des nations et de leur décohérence identitaire interne.
Je demande donc sans rire : quand prenez-vous votre carte ?
« idéologie libérale qui conduit à l’appauvrissement des peuples européens pour l’enrichissement d’une minorité, j’ai nommé l’oligarchie financière.. »
Pourtant le libéralisme-libertaire et ses corollaires font partie d’un corpus idéologique tout autant admis - sinon infiniment plus - par la sociale-démocratie incarnée en France par le PS que par les partisans droitards et affairistes de l’UMP.
PS qui a été, sans contestation possible, l’un de ses plus farouche promoteur sur la dernière séquence historique, notamment à travers la construction du mécano eurolibéral - l’union européenne - construction néolibérale s’il en est. Vous voilà mis face à vos factuelles contradictions. Surtout si, comme je l’on s’en doute, vous avez contribuez à avaliser la mascarade de l’alternance en appelant à voter au second tour pour un néolibéral atlantiste soumis à la Banque pour soi-disant « faire barrage » à un autre néolibéral atlantiste soumis à la même Banque !
Un « protectionnisme européenne » ? Le même genre de fadaise que la non moins fameuse « Europe sociale » tant vanté par les mêmes incompétents gauchistes depuis l’Acte unique.
Et pour quel fiasco.
Vous n’en avez pas marre de prendre les gens pour des cons ?