« Au moins on peut être sur d’une chose. Personne ne dérange autant que lui. En effet des articles à charge sur Mélenchon on en trouve de partout, tout le temps, et dans tout les médias... sauf deux ou trois journaux de gauche et les médias indépendants ou citoyens. Pendant ce temps chez tout le reste, il y en a qu’on »dédiabolise« . Le système médiatico-politique aux mains du grand capital a ses chouchous et ses moutons noirs. A chacun de juger selon ce qu’il pense de ce système. »
@ Scual,
Ecoutez, et selon vos propres critères de diabolisation (ou de dédiabolisation), le jour où Mélenchon sera autant attaqué et avec une même véhémence que Marine Le Pen par le médiocre satrape mais intouchable BHL, par la représente officielle de l’oligarchie mondiale Parisot, et par les groupes de pression communautariste et/ou les loges affairistes qui sont eux une véritable insulte aux principes constitutifs de notre République, ce-jour là alors - et seulement - l’on pourra considérer qu’il dérange autant qu’elle. Pas plus : autant.
D’ici là, vous feriez mieux de vous taire au lieu de faire la démonstration de votre suivisme aveugle.
« La remise en cause radicale dont vous parlez c’est de l’ultralibéralisme assorti d’un protectionnisme qui ruinera la France »
Les opposants gauchistes sectaires du Front national sont tellement pavloviens et sans raisonnements autonomes qu’ils sont prêts désormais à reprendre intégralement les éléments de langage volontairement catastrophistes de la présidente du MEDEF et des médiacrates assujettis à la ploutocratie mondialiste pour le combattre. Quand bien même cela dévoilerait leur plus totale imposture… C’est tout à fait pathétique malheureusement, et cela ce voit comme le nez au milieu de la figure. Au fait Marine le Pen a consulté Météo France et dit qu’il fera beau demain. Pensez à prendre votre parapluie surtout !
« Sur ce point, TOUS LES EXPERTS LE DISENT, le FN n’a rien chiffré sur le sujet. »
Hilarant je vous assure, lorsque l’on sait que le projet le plus et le mieux chiffré de tous les candidats fut justement celui du Front national :
De toute façon il y aura du sang sur les murs. Mais dans un cas nous perdons toute autonomie de décision (fédéralisme) et courons à la faillite programmée (effet conjugué de l’Euro + libre-échange dérégulé) ; dans l’autre nous nous rapproprions notre destin en tant que peuple et nation constituée et cohérente, et pouvons sérieusement envisager une réindustrialisation, un regain de croissance à terme et ainsi un reflux du chômage. Qu’est-ce qui est préférable selon vous ?
« Alors oui faire confiance à des gens qui sont incapable de prévoir quoique ce soit en matière de gestion, cela me déplait. »
Mais en ce cas, appliquez-vous vos propres sentences : pourquoi faites-vous confiance en un Torquemada dont JE SOUTIENS que le projet est frappé d’une incohérence macro-économique crasse ?
« Par ailleurs MLP est l’héritière de son père qui fut un des plus ardents opposant de De Gaulle, ce n’est pas la peine de venir faire de la récupération »
Le hiatus entre de Gaulle et Le Pen père c’est toujours fait essentiellement sur la question algérienne, et qui a structuré par la suite le combat politique de ce dernier, ce qui n’est déjà plus le biais idéologique de sa fille. Vous ne pouvez donc lui attribuez, elle qui est maintenant aux affaires.
Ensuite voyez-vous je n’ai aucune difficulté, vraiment, à soutenir devant vous que JMLP est certainement celui qui sur le terrain de la géopolitique, des alliances éventuelles, du nécessaire équilibre de la politique étrangère de la France censée incarner une troisième voie, du réalisme authentique qui caractérisa si bien le combat et la vision politique gaullienne, JMLP donc se rapproche assurément le plus, et de très loin, de la posture de de Gaulle depuis son éviction, et ce a contrario de l’ensemble de la classe politique sans exception (hormis éventuellement Chevènement et Pasqua, mais qui se sont plus que fourvoyés depuis).
« Personne dans la droite actuelle ne peut revendiquer l’héritage de De Gaulle parce que l’idéologie sociale, paternaliste et républicaine qu’il portait n’existe plus dans les tendances actuelles de L’UMP. On la retrouve à la rigueur dans le Modem et encore à la marge. »
Alors là je comprend mieux le pourquoi de vos analyses qui sont la résultante de vos graves défiances intellectuelles. Le Modem gaulliste même lointainement ??! Vraiment le gauchisme est un naufrage…
« Je maintiens mes propos sur le révisionnisme, et si vous ne comprenez pas mes précédents post, je n’y suis pour rien. Oui vous avez éxagéré et manipulé les faits avec Thorez. »
Alors vous allez me dire lesquels, très concrètement ?
« En revanche, l’héritage idéologique que vous défendez porte une lourde responsabilité dans l’histoire. »
Pauvre inculte.
En bon petit procureur stalinien, ce qui vient vérifier très exactement mes défiances dont vous dites qu’elles seraient anticommunistes (elles le sont certainement), vous vous permettez de porter des jugements y compris sur des personnes que vous ne connaissez pas. Alors sachez bien que me revendique prioritairement du gaullisme social qui a prévalu de 58 à 68, et qui était la synthèse admirable du consensus qui prévalait à la sortie de la SGM, et qui, de fait, était devenu le consensus national nécessaire.
J’assume par conséquent totalement ce « lourd héritage » comme vous dites, et qui consista dans le monde réel à redorer le blason de ma patrie, à lui redonner ses lettres de noblesse, un cap, une vision stratégique et civilisationnelle, en somme la Grandeur de la France, dont j’ose espérer encore qu’elle soit éternelle. Si cela doit être comme je l’espère, cela passera avant toute chose par éradiquer (pour reprendre des mots qui sont chers à votre égérie) idéologiquement les fauteurs de guerre civile de votre acabit.
« Déjà vous commencez bien, Vous répondez avec du relativement et ajoutez c’est une certitude. »
Encore une digression de votre part pour vous permettre de toujours nier l’évidence.
Lorsque je convoquais la notion de relatif, c’était non pour que vous amusiez la galerie, mais vous mettre face à vos contradictions et ainsi mettre en évidence le ressenti d’une part importante de la classe ouvrière. Oui, defait, Marine Le Pen est incontestablement la candidate des travailleurs, et en l’occurrence des ouvriers, puisque elle est systématiquement en tête chez ces derniers, devant même les grosses écuries incarnées par Hollande et feu Sarkozy :
Vous voulez du décryptage ? Cette étude s’y prête admirablement puisqu’elle fut réalisée juste quelques jours avant le premier tour des dernières présidentielles sur un échantillon conséquent. Surtout, les résultats donnés en prévision concordent remarquablement avec ceux définitifs à l’issu du vote. Ils sont donc d’un poids statistique important, et par conséquent dignes de considération. Je vous laisse en prendre connaissance, ce qui vous confirmera que toutes les sources que vous citez sont obsolètes et conséquemment non représentatives. Vous pouvez donc les remballer.
Ainsi il en ressort que Marine Le Pen est surreprésentée chez les ouvriers (1er place avec 29%), chez les employés, chez les actifs en général. Elle est sous-représentée chez les inactifs, et chez les retraités en particulier. Ce qui bat en brèche un certain nombre d’idées reçues parmi nos bien-pensants qui ont tôt fait de catégoriser leur adversaire avec leur penchant, pour ne pas dire leur esprit, simplificateur.
Mélenchon quant à lui, autoproclamé défenseur de la classe ouvrière, est dans son score national chez les ouvriers et légèrement au-dessus chez les employés (12%). Problème : il est clairement sous-représenté chez les plus jeunes. L’avenir s’assombrit semble-t-il…
« Or dans l’électorat ouvrier, il y a toujours eu 30% environ d’électeurs dit conservateurs ou de droite. »
Je veux bien que vous mettiez des œillères, mais déjà ne parlez plus de malhonnêteté intellectuelle, et ensuite l’on ne vous parle pas de 30% ici, mais de 51% des ouvriers votants lorsque l’on additionne les scores cumulés de Sarkozy, Dupont-Aignan, et Marine le Pen. Le vote ouvrier de « droite » (ces catégorisations et vous l’aurez compris, sont pour moi surannées), selon vos propres critères catalogué ainsi conservateur et/ou réactionnaire, est donc majoritaire dans ce pays. La gauche ne récoltant que 40% et le centre 9%. Vous m’en voyez désolé. Et je comprends votre grand désarroi, pour ceux qui n’ont pas tout à fait perdu la mémoire et qui se souviennent des score stratosphériques du PCF à la grande époque.
Mais il est vrai que jadis, le Parti communiste français défendait réellement les ouvriers éponyme, non en priorité la figure du travailleur sans-papiers qui participe objectivement, même si à son corps défendant, au dumping social destructeur savamment organisé par le grand patronat et générateur tant du chômage, de la contraction de la masse salariale, que de la dépolitisation incontestable du prolétariat. Et je me limite encore là à des considérations strictement socio-économiques. Alors qu’il y aurait tant à dire sur le volet du socio-culturel, de l’identitaire, de l’impact sur l’insécurité et la dégradation du niveau scolaire. Mais trêve de polémique n’est-ce pas !
« Pour le score du FdG, il n’existe à ce jour aucune étude qui permettent de dire que parmi les 11 % d’électeurs de Mélenchon soit composé pour moitié quasiment par des électeurs appartenant au monde ouvrier. »
En plus de ne pas comprendre ce que vous voulez dire, je crois pouvoir vous confirmer que vous avez certainement lu ou compris de travers mon propos précédent. Je réaffirme donc ce qui avait été dit pourtant clairement : Mélenchon est dans sa moyenne nationale en ce qui concerne le vote ouvrier, ni plus ni moins. Quand Marine Le Pen, elle, explose son score.
« Votre affirmation sur les individus qui ont un minimum de conscience…. C’est aussi du blabla, c’est votre opinion. Et tout le monde ne la partage pas. »
Sachez que sur ces sujets macro-économiques et géopolitiques de toute première importance, puisqu’ils conditionnent tout le reste par déclinaisons successives, je me fie non pas seulement sur ma propre perception (même si elle est d’importance ayant très humblement quelques connaissances sur le sujet, et je vous attends avec une impatience non dissimulée pour me contrer le cas échéant), mais également sur un certain nombre d’éminences en la matière.
Entre autre, sur la chute prévisible sinon souhaitable de l’Euro qui ne remplit aucun des paramètres permettant d’instituer une zone monétaire optimale condition de sa viabilité : les prix Nobel Stiglitz, Krugman, Mundell, les économistes Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa, Paul Jorion et Jacques Sapir (voire même Christian Saint-Etienne lorsqu’il est dans son bon jour).
Sur l’impérieuse nécessité de réactiver des mesures protectionnistes afin de réguler un libre-échange mondial entre sphères économiques radicalement hétérogènes : Les prix Nobel français Maurice Allais (ainsi que Paul Samuelson vers sa fin), les économistes Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau et Frédéric Lordon.
Mais il est vrai que tout le monde ne partage pas ces convitions. Les experts du MEDEF, de l’OMC, de la Banque mondial, et les financiers de Wall street et de la City par exemple. Vous voilà bien entouré je présume ?
« Faites un tour dans les pays africains pour comprendre que l’Occident, riche, doit s’y prendre autrement. Algérie, pas d’avenir ! L’oligarchie militaire bloque le pays. »
Très mauvais exemple !
Vous auriez voulu décrédibiliser cette thèse, qui consiste encore à incriminer l’occident de tous les maux, que vous n’auriez pas fait autrement.
L’Algérie est un pays souverain, indépendant depuis 1962 (50 ans), son peuple s’est battu pour cela et obtenir l’autodétermination. Les mots sont importants.
Ses dirigeants actuels sont tous sans exceptions issus du mouvement de libération nationale. L’Algérie est l’un des pays les plus riches au monde, qui n’a pas de dettes, dispose de fonds étatiques très importants, en capacité d’investir.
Si le pays va mal socialement, que le peuple souffre, et que les jeunes surtout (qui représentent plus de la moitié de la population) ne pensent pas avoir d’avenir et désespèrent, puis ne pensent plus qu’à fuir le pays qui les a vu naitre, à QUI la faute ? A la France ???
« Si les travailleurs immigrés sans papiers sont régularisés ils ont alors les moyens de se défendre et de cesser de tirer les salaires vers le bas. »
Cet argument est inepte à tout point de vue puisque dans ces conditions, et vu que les régularisations entraineront nécessairement de nouveaux appels d’air façon miroir aux alouettes, que ferez vous des nouveau entrants illégaux, vous les régulariserez eux-aussi ? Et ceux qui suivent, encore ? Et après ?
Si vous voulez détruire ce pays, son modèle social, ses acquis sociaux, dites-le, au lieu de vous cacher derrière un vernis humaniste autant qu’il est infantile.
« Parce qu’il ne faut pas se leurrer, si les sans papiers sont renvoyés, ils seront remplacés par des Français, certes, mais payés au même tarif que les sans papiers. »
C’est logiquement faux puisque si vous tarissez la source par une refermeture des frontières et la mise en place d’une politique coercitive et donc dissuasive vis à vis du phénomène migratoire, vous détendez de nouveau le marché du travail, en réduisant la demande. Pour une offre constante, cela entraine mécaniquement une remontée des salaires, par le jeu bien compris de l’offre et de la demande.
Toute chose par ailleurs qu’une bonne conscience moralisatrice de gôche est incapable de discerner (et déjà par ce qu’elle ne comprend rien à la rationalité économique), tellement embrumer aussi par ses chimères idéologiques sans frontiéristes, misérabilistes, autant qu’elles sont pénitentielles.
« En fait, ce qui dérange le FN c’est juste que ce soient les immigrés qui aient le droit aux salaires de merde, ils préfèreraient que les Français de souche aient enfin droit aux coups de pieds dans le cul en guise de salaire ! »
On vient de vous dire que le tarissement du torrent migratoire aurait pour conséquence inéluctable, et immédiate, une revalorisation des salaires notamment les plus faiblement qualifiés, en plus de commencer à résorber le chômage et donc nos déficits publics béants.
Réduire l’immigration ne recouvre en réalité que des avantages, tout le monde le sait même intuitivement, sauf les immigrationnistes forcené, idiots utiles du capital apatride qu’ils prétendent grotesquement dénoncer, pour qui la haine de soi et la névrose existencielle compulsive les conduit immanquablement à choisir la politique du pire afin de nous laver de nos pêchés originels, soit notre volonté de puissance.