Je rajouterai pour compléter mon intervention précédente que l’auteur s’interroge légitimement afin de connaitre les raisons pour lesquelles M. Généreux, éminent économiste par ailleurs, membre du bureau politique du FdG et proche de J.L. Mélenchon, fait semblant de méconnaitre ce qui vient d’être rappelé alors qu’il le sait tout autant que moi.
Nous touchons là, malheureusement, à la posture européiste dramatique de ceux-la même qui prétendent réformer le modèle erupéen sur une base démocratique et sociale, ennivrés qu’ils sont par la médiocrité de leur analyse politique (et je dirai même anthropologique) et manipulés de surcroit par des forces atlantistes qui visiblement les dépassent, les mêmes déjà qui poussèrent par le passé à une intégration toujours plus poussé des centres de décisions politiques, cela évidemment afin d’avancer leurs pions, pousser leur avantage, et servir exclusivement leurs intérêts.
Posture ô combien symbolisée par la stupéfiante diatribe pro-Europe lancée par Mélenchon en 1991 lorsqu’il cherchait en effet à convaincre le Parlement français de ratifier le Traité de Maastricht, et dont la retranscription de son intervention, emplie des délires maçonniques dont il est coutumier du fait, explique tout à fait rétrospectivement les raisons pour lesquelles il croit toujours possible d’amender l’Europe institutionnelle : son « humanisme » prétendument éclairé le pousse à croire en l’existence d’un peuple européen.
Voilà la raison essentielle pour laquelle achopperont, lui et les semblables naïfs, sur la question de l’Europe, de l’euro, du fédéralisme, d’une éventuelle solidarité européenne, et des idéaux démocratiques.
Alors qu’un beau panache démocratique eut certainement consisté - pour qui prétend sincèrement lutter contre le système euromondialiste et financier - à ne pas déjà, et avant toute chose, continuer de cautionner la mascarade du faux clivage gauche-droite UMP/PS.
Une gageure pour notre tartuffe à truelle, pollué par ses chimères idéologiques héritées d’un référentiel de pensée suranné, abscons, médiocre, inintelligible puisqu’inefficient dans le monde réel, et qui pourtant en a désormais fait son fond de commerce.
Une question existentielle aussi sans doute étant acquis qu’un constat lucide et rationnel du type de celui qui vient d’être fait - et dont je défi quiconque de démontrer qu’il est approximatif ou inexact - les aurait très certainement contraint à raisonner de nouveau, afin d’agir efficacement, en terme de souveraineté recouvrée et donc inévitablement de frontières nationales, seul cadre plausible permettant un sursaut éponyme ô combien salutaire.
Toute chose par ailleurs qu’il les aurait conduit immanquablement à se confondre idéologiquement avec celle qu’il ne manque précisément pas à affubler des oripeaux du fascisme. Quand ses (nombreux) mentors socio-démocrates n’ont jamais pensé quant à eux qu’il ne s’agissait d’autre chose que du théâtre :
« Quelles sont donc, au juste, les évolutions requises pour que l’euro soit tenable ? »
N’aurait-il pas en effet été plus simple de rappeler tout simplement que pour que l’euro soit viable et remplisse les conditions d’une zone monétaire optimale, il eut fallu au préalable que le territoire sur lequel il fut prévu qu’elle s’appliqua remplisse lui-même les conditions d’un Etat-Nation constitué. Or point d’Etat-Nation constitué sans peuple y afférent.
C’est exactement au demeurant le prétexte mensonger sur lequel l’Europe, telle que nous la connaissons depuis l’intégration politique et supranationale entamée au milieu des années 80, s’est bâtie, soit l’idée selon laquelle il existerait sur cet espace continental un PEUPLE européen.
Or il n’existe pas de peuple européen mais DES peuples en Europe.
Et la nuance est fondamentale en ce qui nous concerne puisqu’elle est en mesure d’expliquer à elle seule la raison pour laquelle l’euro ne pourra définitivement fonctionner de manière efficiente au sein de cette sphère politique. Et, la théorie rejoignant la pratique, l’économie rejoint ici l’anthropologie.
C’est pour avoir voulu s’affranchir volontairement par nos « élites » compromises et stipendiées (pour des raisons éminemment de géopolitique cachée comme rappelé par l’auteur) et dénier un principe de réalité élémentaire, que nous connaissons à l’heure actuelle une crise de cette ampleur.
Devrais-je rajouter pour ceux qui n’auraient pas bien saisis mon propos : une crise inextricable dont l’issue sera nécessairement l’implosion, pour ainsi dire programmée, de ladite zone. C’est inéluctable.
Il va falloir nous expliquer COMMENT ceux qui appellent à sortir de l’énergie nucléaire civile comptent-ils réduire les gaz à effet de serre (principalement le CO2) responsable du réchauffement climatique, et respecter ainsi nos engagements en la matière, étant acquis que les principales énergies dites renouvelables sont à considérer non pas comme des énergies de masse mais bien comme des énergies d’appoint au fonctionnement intermittent ?
Dès lors vous ne pouvez envisager son abandon sans lui substituer immédiatement d’autre productions d’énergies de masse du type gaz/pétrole/charbon, et qui sont comme chacun le sait de grandes pourvoyeuses de GES.
C’est au demeurant exactement ce à quoi a été contraint de se résoudre l’Allemagne depuis l’annonce de sortie de son programme nucléaire et la fermeture de ses centrales, et dont le palliatif à l’abandon de l’énergie en question a été l’ouverture de centrale à lignite (charbon) et l’importation massive de gaz russe et/ou d’électricité nucléaire notamment française, rajoutant ainsi à l’inepte l’hypocrisie !
Son bilan carbone n’ayant d’ailleurs depuis fait qu’augmenter, en contradiction fameuse d’avec les bonnes intentions affichées. La France quant à elle, par tête d’habitant, est le pays industrialisé au MONDE qui génère le MOINS de GES, grâce précisément à son programme de production massif d’électricité d’origine nucléaire.
il va falloir nous expliquer comment les partisans de la sortie du nucléaire se sortent de cette contradiction formelle ?
« C’est quelque chose d’assez étrange, tout de même, qu’un parti se réclamant de la gauche puisse, au travers de sa porte parole, approuver le succès d’un parti de droite ? »
@ l’auteur,
Je vais vous dire ce qui est surtout étrange, et consternant somme toute, c’est que des individus prétendument issus des rangs de la gauche radicale (ou d’autres) continuent de cautionner cette sinistre farce selon laquelle le PS serait :
1/ de gauche
2/ donc moins pire que la droite
sous le seul et ultime prétexte qu’il s’auto-proclamerait encore... de gauche ?!!
Invraisemblable. Nullissime. Confondant de bêtise.