Il est surtout responsable aux yeux de beaucoup d’empêcher la nécessaire reconciliation nationale entre français (et non citoyens du monde, ce qu’il croit être) de tout bord politique, en participant notamment à cautionner fâcheusement la mascarade éhontée du faux clivage droite-gauche UMP-PS.
Clivage qui n’est certainement plus opérant à l’heure de la mondialisation néolibérale triomphante. C’est même en réalité une aberration formelle.
Ce faisant, ceci expliquant cela, il mérite lui et ses comparses d’êtres combattus sans relâche par l’ensemble des bonnes volontés, d’où qu’elles viennent et où qu’elles se trouvent, tout azimut.
Pour ce qui est de l’octroi de la nationalité française depuis 1995, moyenne de 135.000/an (et donc son extrapolation sur les 19 années précédentes - divisé par deux - dans ma précédente démonstration) :
Je réitère donc : j’attends que l’on démontre que les tendances qui ont été mises en évidence soient à considérer autrement que comme une fourchette basse.
Vous dites qu’en revanche est important surtout les chiffres actuels. Libre à vous de nous les fournir, nonobstant les réserves légitimes concernant le solde migratoire qui ont été finement expliquées auparavant.
Il me semblait pourtant que le Front national de JMLP, tout au long des années 80 et 90, fut l’un des rares et sinon le premier, à s’opposer avec virulence à l’intégration supranationale européenne, préfiguration du fédéralisme européen - soit la dictature de la Banque et des différents lobbys, capitalistiques et communautaires.
Quand le « petit père sans peuple » et ex-sénateur socialiste Mélenchon, ne faisait lui que donner caution à la fameuse « Europe sociale » qui aujourd’hui se fait se bidonner tout le monde (pour les plus sarcastiques, les autres n’ont plus que leurs yeux pour pleurer).
Mon cher, je vous mets au défi de démontrer, de quelque manière qu’il soit, combien d’étrangers sont ou vont rentrer cette année sur notre territoire, vous entendez ? Ou alors vous n’avez rien lu ou sans doute compris ce que j’ai cherché à mettre en évidence dans mon propos précédent.
De la même manière j’attends que vous nous démontriez en quoi les chiffres que j’ai avancé ne peuvent être considérés, au mieux, comme des minimas ?
Lorsque
vous dites : "Et cela d’autant plus qu’un très grand nombre d’emplois non
couverts parce que jugés dégradants par les nationaux sont occupés par ces
migrants", vous témoignez ici de votre complète incompréhension ou
ignorance des lois du marché les plus élémentaires, et votre incapacité - vous
n’êtes pas le seul malheureusement - à réfléchir en termes structurels, et
notamment de rapports de force capital-travail.
Réfléchissez
deux minutes (ce qui ne devrait pas être excessif) : si nous n’avions fait
appel massivement à de la main d’oeuvre étrangère au cours des quarante
dernières années, pensez-vous sérieusement que nous n’aurions trouvé quiconque
appartenant au corps national historique et dominant pour effectuer des taches
qu’en réalité - dans une forme d’aveu terrible et relent de paternalisme
néo-colonnial, quand ce n’est tout simplement pas de la haine de classe, ce qui
n’est pas la moindre de vos contradictions - essentiellement VOUS jugez dégradants
?
Et
cela même en haussant significativement les salaires afin d’équilibrer le jeu
bien compris de l’offre et de la demande ?
Pour
votre culture personnelle, rapport de 2009 du CAE, page 45 :
"5.2.1. La (non) pertinence économique
de la notion de besoin
Du point de vue de la
science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente. En effet elle
signifie que la demande d’un bien serait supé- rieure à l’offre. La théorie économique
classique prédit que ce déséquilibre devrait se résoudre par une hausse du
prix, jusqu’au point où la demande et l’offre sont identiques. Ce processus
peut être neutralisé si les prix sont rigides, par exemple, s’il existe une réglementation
de contrôle des prix. Mais dans le cas qui nous occupe, cela signifierait une
rigidité des salaires à la hausse, et on voit mal quelles réglementations
s’opposeraient à de telles hausses.
La même logique salariale
peut être opposée à l’argument selon lequel l’immigration est nécessaire pour
pallier le fait que les natifs rejettent cer- tains types d’emploi. D’une part,
ce rejet peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures
opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants
devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus. D’autre part, même si les
natifs avaient, pour des raisons culturel- les, une désutilité plus élevée dans
ces emplois, il n’en reste pas moins qu’il existe un salaire qui compense
suffisamment cette désutilité pour que l’équi- libre sur le marché du travail
soit rétabli."
En
vérité, cher Fergus, je suis désolé de vous dire qu’en cautionnant moralement
et avec des arguments du café du commerce la politique savamment instiguée par le
grand patronat français, vous et vos comparses - les belles âmes et bonne
conscience de gauche, qui ne vivent pas et pratiquent encore moins un
multiculturalisme qu’ils prônent pour tous les autres - non seulement vous
dévoilez votre plus totale imposture, mais vous vous rendez objectivement
les parfaits idiots utiles de ceux-là même que vous prétendez dans le même
temps dénoncer et combattre.
C’est...
comment dire... consternant de bêtise ! Mais ne dit-on pas que l’enfer est pavé des meilleurs intentions (de gôche) ?