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Osirys-JPP

Osirys-JPP

Musicien - Philosophe - poète - créateur d'univers
JPP, moi, est un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des « comment » avec une approche scientifique, puis sont venus les « pourquoi » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. À la fin, comme on pouvait s’y attendre : aucune solution définitive.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le « d’où parles-tu » n’a pas de sens. Seul compte ce qui est dit, le reste est sans importance.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi, j’ai aussi écrit beaucoup de musique. Elle permet d’aller bien au-delà des mots…
Voilà.
Ensuite, si le cœur vous en dit, pour lire, écouter ou regarder vous pouvez consulter le site du collectif Osirys.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 11 mai 10:36

    @ddacoudre

    Merci !



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 11 mai 10:35

    @L’apostilleur

    Bonjour.

    D’abord, merci pour cet échange de qualité. Vous documentez vos propos en offrant un bon argumentaire via votre blog.

    Ensuite, j’ai pris un peu de temps pour vous répondre, mais, comme vous le suggérez, je suis allé vous lire.

    Puis, je vais d’emblée écarter toute polémique quant à votre première remarque où vous me rappelez que quelques exemples ne font jamais une règle. J’en suis parfaitement conscient et je n’ai utilisé ce procédé que pour gagner en rapidité et en concision dans ma réponse. Mais vous avez, je pense, bien compris que, derrière ces quelques références personnelles limitées, il fallait retenir l’idée que l’on peut toujours trouver des contre-exemples à un principe se voulant général et qu’alors l’amalgame est problématique. Donc mea-culpa, j’aurais dû développer un peu.

    Venons-en maintenant au fond.

    Pour commencer, vous renvoyez à des actes ou des discours qui sont effectivement inacceptables (agressions contre des religieux, provocations, incivilités, revendications communautaristes, appels à la conversion forcée) et qui doivent être fermement condamnés, mais d’où qu’ils viennent et quels qu’ils soient. Ils n’ont évidemment pas leur place dans une société démocratique et laïque.

    Poursuivons sur la population carcérale. Plusieurs études montrent les éléments essentiels qui interviennent dans le profil des détenus. Il s’agit de l’âge, des antécédents familiaux, de la santé mentale et des addictions, de l’exclusion scolaire et des « opportunités » criminelles. Les habitants de zones où le chômage ou la pauvreté sont forts sont également surreprésentés. Le lien causal entre l’appartenance ethnique ou religieuse et la délinquance n’a, par contre, jamais été établi. Alors, oui, certaines populations sont majoritaires dans les statistiques pénales, mais la première cause en est une exposition à la précarité. Prétendre que les arabo-musulmans sont plus enclins à la criminalité parce qu’ils sont plus nombreux en prison équivaut à commettre la même erreur logique que de dire que tous les médecins sont des meurtriers, car ils se trouvent principalement à l’hôpital, qui est le premier lieu où les gens meurent.

    Donc attention aux raccourcis.

    Ensuite, vous confondez culture et religion. Celle-ci n’est en effet qu’un élément d’une culture parmi d’autres. Par contre, elle constitue un marqueur identitaire fort. Effectivement, elle peut vite déraper vers le fanatisme, car, par nature, elle dépasse la raison et repose sur des croyances. Et ceci est vrai, quelle que soit la religion. Cet élément de culture n’est alors problématique que lorsqu’il devient un signe identitaire exclusif et non plus une affaire de foi intime. Et, je le reconnais, le cas peut se produire aujourd’hui en France. Donc, pour conclure sur cet aspect, je dirai que je réprouve l’islam radical, mais que j’aime bien le couscous…

    Ne mélangeons pas tout.

    Enfin, les articles mis en référence montrent que certains courants de l’Islam posent un défi à l’occident laïque. Mais ils pourraient suggérer que s’il y a effectivement des obstacles à surmonter, l’Islam dans son ensemble ne serait pas systématiquement l’ennemi de la République.

    En effet, sur ce point, les statistiques indiqueraient qu’il y a bien des indices concordants d’une montée de la religiosité visible chez une partie des jeunes musulmans en France. Mais, cela ne prouverait pas en soi une recrudescence uniforme ou une radicalisation généralisée. Enfin, l’action délétère de groupes comme les frères musulmans (7 % des mosquées y sont liées, et 24 % des musulmans ont de la sympathie pour eux) est bien réelle, mais elle reste circonscrite, et la mouvance concernée est étroitement surveillée par les services de l’État.

    Quoi qu’il en soit, la question de la montée de l’islam en France demeure pertinente. Je conçois d’ailleurs que la multiplication de signes ostensibles dans l’espace public puisse heurter certaines personnes.

    Cependant, même si des solutions sont bien à découvrir, l’amalgame, le rejet, le repli sur soi et la discrimination ne sont toujours pas des réponses acceptables. C’est dans le dialogue et la reconnaissance mutuelle (notez bien le terme : mutuelle) que les remèdes se trouvent. Je n’ai alors pas plus à refuser l’Islam que celui-ci n’a la prérogative de vouloir me convertir. Tant qu’un comportement n’empiète pas sur ma liberté d’être au monde comme je l’entends et ne contrevient pas aux droits de l’homme, je n’ai rien à y redire. Si une femme porte le voile volontairement parce que cela l’aide à vivre, du moment qu’elle ne vient pas me reprocher de manger du saucisson, grand bien lui en fasse ! Dès que chacun est de bonne volonté, la différence n’est pas un obstacle, elle peut même enrichir.

    Revenons-en à mon article. J’y parle d’universalisme. Alors, quand j’évoque le principe du « eux » contre « nous », je ne me place absolument pas dans la seule optique d’un Européen qui pourrait désigner un groupe étranger. Ma perspective est globale. Ainsi, ce que je dis vaut également pour un musulman qui voudrait renier et détruire une autre vision du monde que la sienne. Lui aussi, commet de mon point de vue l’erreur de l’amalgame et du repli. Ici, pour une fois, chacun est à mettre dans le même panier !

    Sur ce point, vous apportez des éléments recevables qui montrent que l’entente mutuelle ne fonctionne pas toujours. D’abord, je pense qu’il faut être un peu plus nuancé. Effectivement, la position humaniste échoue parfois, c’est indéniable, mais à d’autres moments, elle réussit. Ensuite, rejeter l’humanisme au prétexte qu’il peut être une utopie dans certaines circonstances, c’est également refuser ce qui peut faire notre spécificité et notre force face à une nature indifférente. Maintenant, je n’ai aucune illusion, et je sais que des belliqueux seront toujours prêts à faire le coup de poing pour imposer leurs idées. Mais cela ne me fera pas changer d’avis. Si je suis un animal sorti du lot, c’est parce que je peux revendiquer mon humanité et cela implique de préserver en toutes circonstances une posture digne et responsable. La dignité est ici entendue comme la possibilité laissée à chacun de se construire. La responsabilité indique que mes actes ne concernent pas que moi. En les réalisant, c’est une part de l’humanité que je représente. Je me dois alors d’essayer d’être exemplaire eu égard au monde que je souhaiterais voir advenir. Dans ce monde, l’autre est libre de croire ce qu’il veut et on ne s’écharpe pas dès qu’un désaccord apparaît : on en discute. Penser cela est peut-être chimérique, mais la plus grande force est ainsi peut-être d’avoir le courage de persister dans cette direction envers et contre tout.

    Je reprends alors mon texte « c’est donc toute logique de séparation qu’il faut dépasser. Nous n’avons pas à être des ennemis, nous sommes tous l’expression multiple d’une même humanité. »

    Cela implique de défendre un universalisme exigeant tolérant la diversité, mais en refusant toutes les oppressions d’où qu’elles viennent, luttant contre les discriminations systémiques et encourageant le dialogue interne aux communautés.

    Enfin, je rappellerai que, jusqu’à présent, la France a toujours su intégrer des apports extérieurs sans perdre son âme. Le vrai défi n’est alors pas l’islam ou toute autre religion, mais le communautarisme, quel qu’il soit.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 9 mai 08:52

    @L’apostilleur

    Bonjour.

    Concernant l’article de votre blog que vous citez en référence, je suis d’accord avec vous en ce qui concerne le traitement de la question des races par la génétique. Je sais parfaitement que l’étude fine de l’ensemble du génome permet de dessiner une arborescence coïncidant avec des appartenances ethniques. Je connais également Wiktor Stoczkowski, que j’ai lu, et qui indique en substance que le problème n’est pas là. Sur ce point, je vous renvoie donc à ma réponse précédente à Tolzan où je conclus que ce type d’approche n’apporte rien au débat. C’est d’ailleurs pourquoi le sujet n’est que brièvement évoqué dans mon article.

    Ensuite, je vais me permettre de reformuler vos propos. Je dirais : «  Certains individus souhaitent parfois défendre leur culture au point de vouloir l’imposer à d’autres  ». Dit sous cette forme  ; c’est vrai. Je ne vis ni chez les Bisounours ni chez les licornes, et je sais parfaitement qu’il existe des personnes dont les intentions ne sont pas louables, et sur de nombreux thèmes. Je sais tout autant que la cohabitation peut être difficile et que certains peuvent même en souffrir. Mais, sur cet aspect, je donne quelques pistes dans mon article.

    Dans votre formulation, il y a, par contre, un point qui pose problème. En vous lisant, on peut supposer que TOUS ceux qui appartiennent à une certaine culture (vous ne la nommez pas, mais elle est clairement ciblée) veulent l’imposer. Vous n’êtes pas obligé de me croire, mais je connais des personnes d’origine maghrébine dont l’une a servi les institutions de la république à un haut niveau, et une autre est athée. Il y a donc bien des contre-exemples à ce que vous présentez comme une règle. Quoi qu’il en soit, il ne faut jamais confondre les individus avec le groupe auquel on les rattache. En le faisant, on tombe précisément dans l’un des biais que je cite dans mon article : celui de la généralisation. Attention alors à la justesse du discours et aux mots que nous employons.

    Enfin, pour ce qui est des Italiens, Allemands ou Belges qui voudraient transformer des Africains, je vais vous rappeler le colonialisme qui a profondément métamorphosé les sociétés africaines, asiatiques et américaines. Et ne me dites pas que c’était pour leur bien. Il y a tout de même eu l’esclavage, et les infrastructures que nous avons bâties ne l’étaient pas dans l’intérêt des peuples autochtones, mais pour faciliter l’exploitation des pays concernés. Cela étant, je ne me sens absolument pas responsable ou redevable des erreurs de mes ancêtres, mais je ne peux pas nier l’histoire pour autant.

    Et dites-vous également que, d’un autre point de vue, notre culture franco-française est déjà grand-remplacée. Regardez autour de vous, que voyez-vous : KFC ou McDo, les musiques que vous entendez qui sont en très grande partie américaines ou anglo-saxonnes, Netflix avec les séries, elles aussi quasi entièrement américaines, presque tout ce qui se fait sur le Web et les réseaux sociaux est made in USA, grand nombre de films décrivent un univers spécifiquement américain, l’église évangélique connaît une croissance notable en France, et ne parlons pas de tous les anglicismes qui se multiplient… Ne voyez-vous pas là un entrisme parfaitement accepté et réussi  ? Parce qu’à l’origine, tout cela n’appartenait pas à notre propre tradition. Beaucoup diront alors que la culture américaine est «  compatible  » avec la nôtre. Il n’empêche qu’elle nous bouffe tous crus  ! Moi-même, je m’en accommode, mais le fait est là.

    Sur toutes ces questions, il est donc important de rester objectif et de relativiser ce que nos ressentis et nos émotions, même justifiés, nous poussent à croire. En ce sens, ma réponse est un peu longue, mais c’est précisément pour éviter les non-dits et les malentendus. Ce n’est qu’avec un minimum de développement qu’un débat éclairé peut avoir lieu.

    Pour conclure, je dirai que beaucoup souhaitent un monde stable, compréhensible, homogène et maîtrisable. Mais c’est dans cette croyance que se trouvent les Bisounours et les licornes. La réalité est variée, complexe, en constante évolution et nous ne la contrôlons que très partiellement. Et c’est ici que les valeurs humanistes peuvent prendre tout leur sens. Elles nous permettent d’envisager, autant que faire se peut, l’édification d’un univers plus agréable à vivre pour tous. Pour y parvenir, les chemins sont multiples. Des choix sont à faire, et, là encore, l’éthique humaniste peut nous aider.

    Cordialement.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 7 mai 09:58

    @Tolzan

    Bonjour.

    J’en conviens, si la notion de races humaines biologiquement définies reste entièrement contestable, il existe effectivement une diversité entre les hommes. Celle-ci peut même d’ailleurs être observée par une étude fine de l’ADN. Il est ainsi hors de question de nier les différences tant culturelles que physiques (si vous lisez bien, ce n’est pas mon propos dans l’article). Alors, quant à définir un périmètre biologique à d’éventuelles races, vous avez raison, cela ne peut se faire que par des définitions qui comporteront toujours une part arbitraire.

    Je pense donc qu’il faut écarter l’aspect biologique ou génétique si l’on veut traiter du racisme. Il n’apportera rien de constructif au débat.

    Un principe moral ne peut dès lors pas reposer sur une démonstration scientifique. La science décrit des faits, elle ne peut nous guider quant à la signification que nous leur donnerons. L’égalité des droits ne se trouvera alors pas dans la biologie. Il s’agit d’une décision politique et éthique qui pose que, si les différences existent bien entre nous, elles n’altèrent pas la dignité que chacun possède également.

    C’est précisément le thème de mon article. Il faut dépasser les logiques de scission en affirmant une humanité commune. Le sujet n’est pas de savoir si nous sommes ou non semblables. La question est de définir le cadre dans lequel nous souhaiterions vivre en construisant le monde ad hoc.

    Cordialement.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 6 mai 11:02

    @berry

    Je pourrais vous donner bien d’autres liens purement scientifiques avec des statistiques et des arguments solides. J’ai choisi l’UNESCO parce que le propos y est simple et accessible pour une entrée en matière. Mais j’en resterai là, car je pense que ce serait inutile. Comme ma grand-mère disait : « Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

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