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Osirys-JPP

Osirys-JPP

Musicien - Philosophe - poète - créateur d'univers
JPP, moi, est un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des « comment » avec une approche scientifique, puis sont venus les « pourquoi » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. À la fin, comme on pouvait s’y attendre : aucune solution définitive.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le « d’où parles-tu » n’a pas de sens. Seul compte ce qui est dit, le reste est sans importance.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi, j’ai aussi écrit beaucoup de musique. Elle permet d’aller bien au-delà des mots…
Voilà.
Ensuite, si le cœur vous en dit, pour lire, écouter ou regarder vous pouvez consulter le site du collectif Osirys.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires





  • Osirys-JPP Osirys-JPP 26 mars 10:36

    @blafeur

    Bonjour,

    Je vais essentiellement vous répondre sur l’idée que le progrès serait la seule arme pour nous prémunir des catastrophes.

    Pour commencer, je ne peux qu’approuver en admettant que les sociétés humaines se soient effectivement développées grâce à un certain progrès. Celui-ci est bien une condition nécessaire à une meilleure résilience face à un contexte parfois hostile.

    Mais vient alors une confusion entre plusieurs choses. Ainsi, le progrès technique n’est pas le progrès social, la croissance ne signifie pas automatiquement l’amélioration du bien-être. Il y aurait donc plusieurs formes de développement à distinguer en séparant le technique du relationnel, du culturel et du politique. Dans votre argumentaire tout ne reposerait que sur les seules innovations techniques.

    Surtout, il ne faut pas oublier que, si elle peut bien nous soutenir, la technoscience est aussi à l’origine des crises actuelles, entre autres, avec la combustion massive d’énergies fossiles, la production industrielle ou l’artificialisation des milieux. Ne négligeons pas non plus l’effet rebond que j’illustre dans l’article, et qui peut annuler des avancées cependant bien réelles. En somme, le progrès aide localement, mais peut aggraver globalement.

    Ensuite, ce progrès serait toujours bénéfique et capable de réparer ses propres dégâts. Or, dans mon texte également, j’évoque la géo-ingénierie qui ne corrige que les effets et qui peut créer de nouveaux risques.

    Puis, viennent les limites planétaires qui s’imposent. Certaines crises proviennent bien d’un dépassement de ces limites. Il en est ainsi de l’épuisement des ressources (énergies fossiles, eau, etc.), de la destruction des écosystèmes et de la perturbation des cycles naturels. Le problème est alors lié à une pression excessive sur la nature.

    Il est donc hors de propos de rejeter tout progrès, surtout là où il pourrait faire défaut. Ce qui est proposé vise surtout à réduire les causes plutôt que de réparer les effets, à passer de la croissance à la soutenabilité (ce qui ne signifie en rien souhaiter habiter dans des cavernes en étant vêtus de peaux de bêtes…) et à développer le social, le culturel et le politique. Pour cela, c’est une transformation des modes de vie et une redéfinition du bien-être qui sont évoquées. Il n’est alors pas envisagé de nous priver de tout ce qui nous est réellement utile pour nous aider à vivre. Il est juste question de faire un tri entre le nécessaire et le superflu, et, croyez-moi, il y en a !

    Finalement, le progrès technique est bénéfique, mais il ne peut régler la crise environnementale actuelle, qu’il a en partie contribué à produire, sans être complété d’autres approches.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 26 mars 09:08

    @Sigurdhur

    Bonjour,


    Votre remarque est globalement vraie et pertinente d’un certain point de vue. En ce sens, elle ne discrédite pas mes propos, bien au contraire. Puisque la majorité du monde ignore le problème environnemental, celui-ci étant planétaire, il est clair que toute action, même limitée, devient d’autant plus importante. Sauf, à nier la réalité, la gravité de la situation et le fait que nous en sommes en grande partie responsables. Bilan, qui plus est, révélé par un consensus scientifique assez large, formulé par des personnes compétentes sur les sujets traités…

    Bien qu’elle soit donc exacte, votre remarque ne change rien à la question que je pose, au contraire  ! En sens il reste pleinement justifié de chercher des solutions.


    Ensuite, je suis parfaitement conscient des limites de mon implication. Je sais que le monde ne m’attend pas pour le réinventer. Ce n’est d’ailleurs pas mon intention, n’ayant pas de visée politique.

    Je me contente de faire ma part, en sachant très bien qu’elle ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer. Mais le peu qui est à ma portée, je l’entreprends.


    Vous comprenez donc que je ne fais la morale à personne. Notez d’autre part mes positions dans l’article :

    • Je commence avec l’économie du donut, qui est une théorie proposée par une économiste reconnue qui, de ce fait, est supposée délivrer des idées aussi valables que celles qui sont défendues par d’autres en faveur du capitalisme libéral.

    • J’évoque ensuite le convivialisme qui reste avant tout un courant philosophique. Dans ce cadre ce ne sont donc que des orientations très générales et essentiellement humanistes qui sont mises en avant. Il n’y a là aucun propos révolutionnaire qui voudrait imposer quoi que ce soit à qui que ce soit.

    • Puis, qu’en j’en viens à la simplicité volontaire ou à la décroissance, notez bien que j’indique clairement que je n’engage que moi sur cette voie.

    • Enfin, en conclusion, j’écris « des solutions existent, même au-delà de celles dont j’ai parlé, et la discussion peut largement rester ouverte sur ce point ». Si vous lisez bien, vous comprenez vite que je demeure sensible à toute réponse qui pourrait aller dans le bon sens, qu’elle cadre avec mes souhaits personnels ou pas  !


    Vous parlez ensuite, eu égard à l’article, de se tirer une balle dans le pied. D’abord, en quoi vouloir vivre mieux avec moins équivaut-il à se tirer une balle dans le pied ? Sommes-nous parfaitement heureux dans la société telle qu’elle est ? Êtes-vous certain d’avoir réellement besoin de toutes les techno-babioles qu’on nous vend à grand renfort de publicité et d’influenceurs connectés ?

    Autant la mise au point de nouveaux appareils ou techniques en vue de soigner des malades, par exemple, est utile, autant donner la voix à mon frigo pour qui me dise ce qu’il me manque ou demander à l’IA de penser à ma place me paraît absolument superflu. Nous n’avons plus de jambes pour aller faire les courses ? Nous n’avons plus de cerveau pour réfléchir ?


    Pour conclure, ma position va bien au-delà de la seule écologie. Sachez donc que l’étiquette d’écolo radical, avec le paradigme idéologique censé l’accompagner, que vous semblez me coller est fausse  ! Ne parlez pas et ne pensez pas à ma place.


    Merci.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 11 mars 14:33

    L’opinion que vous exprimez est assez répandue, et vous avez tout à fait raison de la faire valoir. Je vais néanmoins y apporter quelques éclairages nouveaux.

    Commençons par Hobbes avec «  l’homme est un loup pour l’homme  ». Sortons du domaine des croyances pour nous interroger sur ce que les connaissances scientifiques présentes nous permettent de dire au sujet de cette phrase. Partons de l’évolution. Dans sa définition actuelle, la compétition, avec la violence qu’elle peut induire, est vue comme un moteur fonctionnant conjointement à une autre force tout aussi importante qui est la collaboration. Cette vision est bien différente de celle que voudrait imposer un darwinisme social qui ne retient que le «  lutter pour survivre  ». À plusieurs points de vue, un être humain n’est avant tout qu’un extraordinaire exemple de synergie. Notre corps, d’abord, qui est une gigantesque association de cellules indépendantes et autres bactéries intestinales qui se lient pour former un tout autonome. La société où nous vivons, ensuite, qui, elle aussi, repose principalement sur la coopération. Le groupe nous apporte bien plus que ce que nous pourrions espérer seuls.

    Si nous passons maintenant à l’éthologie de la famille des grands singes à laquelle nous appartenons. Les scientifiques du domaine nous disent en substance que, là encore, compétition et collaboration ne s’opposent pas, mais s’entremêlent pour constituer un système communautaire dynamique et adaptatif. Enfin, pour ce qui est de nous, les éthologues, les anthropologues et les sciences sociales nous indiquent que les études montrent que l’humain est l’espèce la plus coopérative du monde vivant. Ici aussi, rivalité et entraide ne s’affrontent pas, mais s’articulent une fois de plus de manière complémentaire. De tout cela il ressort clairement que la vision de Hobbes ne reflète qu’une facette très partielle de la nature humaine. Alors, si dans certaines circonstances l’homme est effectivement un loup pour lui-même, ce n’est absolument pas ce qui le caractérise dans sa globalité.


    Venons-en maintenant à cette autre phrase remontant à l’Empire romain «  si tu veux la paix, prépare la guerre  ». Si l’on observe bien ce que nous montre l’histoire, nous constatons vite que cette stratégie réussit autant qu’elle échoue. Les exemples vont dans les deux sens. En gros, des fois ça marche, des fois ça foire… La préparation au combat n’est donc pas une panacée infaillible pour éviter l’affrontement. Cette préconisation des Romains ne reflète encore qu’une réalité partielle. Une préparation militaire seule sans diplomatie ni coopération internationale n’est en rien garante d’une paix durable.


    Enfin, il ne faut pas confondre pacifisme et passivité. L’idée est cette fois qu’une attitude non violente ou désarmée peut être perçue comme une faiblesse. Des agresseurs pourraient chercher à exploiter cette vulnérabilité. Mais le pacifisme peut être actif et structuré avec, par exemple, la résistance civile et le développement social.


    J’en viens maintenant au point central. Si, de par notre éthologie, il existe bien une nature humaine, la différence colossale qu’il peut y avoir entre nous et les autres animaux, c’est que nous avons le pouvoir de la contourner ! Alors, non seulement, comme nous l’avons vu, la guerre n’est pas l’élément premier de notre «  nature  », et nous pourrions tout à fait décider de nous en séparer définitivement.

    Prétendre le contraire, revient à revendiquer de n’être pas davantage que la vache qui regarde passer les trains en attendant l’abattoir qu’elle ignore… A cela se limite sa nature.


    Et tout est là. Il est précisément question de réarmer les esprits en vue de combattre toutes les idées reçues qui poussent à l’immobilisme face à une problématique comme celle de la guerre, voire permettent l’installation d’un climat pouvant la favoriser.

    Nous sommes responsables de l’univers que nous engendrons, la guerre n’est pas un tsunami, elle n’a rien d’inéluctable. Certaines phrases toutes faites ne sont là que pour nous dédouaner de cette responsabilité. On n’y peut rien, c’est dans notre nature…


    Mais, non, LE monde n’est pas ainsi fait, nous tolérons que NOTRE monde soit tel.


    Et au bout du compte, les déterminismes, nos parcours ou les circonstances pourront rendre difficile la prise en compte d’un tel constat. Nul ne peut donc être critiqué pour en rester à des positions plus communes. Mais là aussi nous constatons alors, hélas, tout un verbiage qui nous pousse sans cesse à reproduire les erreurs de nos pères.





  • Osirys-JPP Osirys-JPP 10 mars 10:05

    @Com une outre

    Désolé de faire une réponse un peu longue, mais votre remarque est très intéressante et j’avais d’ailleurs prévu d’en parler, mais je ne l’ai pas fait afin de rester concis.

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait de ne pas élire n’importe qui, et surtout les mâles dominants belliqueux. Mais n’oublions pas que certains chefs d’État ne sont pas vraiment élus, et si j’approuve entièrement votre expression de «  soi-disant démocratie  » en ce qui nous concerne, il est des pays où le citoyen n’a même pas l’occasion de passer aux urnes. Enfin, je vous accorde largement que, souvent, ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais leurs dirigeants. Je suis toutefois un peu plus nuancé. En restant objectif, il faut bien reconnaître que certains acceptent facilement d’aller à la castagne et peuvent à l’occasion y prendre plaisir. Par ailleurs, comment ne pas évoquer les bons pères de famille, qui ne souhaitent que vivre sereinement, mais qui sont fiers de se lever tous les matins pour aller imaginer ou fabriquer des armes de plus en plus destructrices  ? Alors, si, effectivement, ce sont bien les hommes de pouvoir qui décident de la guerre, il y a derrière eux toute une partie du peuple qui leur donne les moyens de passer à l’acte, et parfois sans en avoir conscience, et, sans qu’il soit question d’élections. Et c’est bien une éthique personnelle de chacun résolument tournée vers la paix qui pourrait leur couper ces moyens. Il faudrait faire en sorte que, s’ils voulaient la bataille, les chefs devraient la mener eux-mêmes, à poil et avec de simples bâtons…


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