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Osirys-JPP

Osirys-JPP

Musicien - Philosophe - poète - créateur d'univers
JPP, moi, est un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des « comment » avec une approche scientifique, puis sont venus les « pourquoi » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. À la fin, comme on pouvait s’y attendre : aucune solution définitive.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le « d’où parles-tu » n’a pas de sens. Seul compte ce qui est dit, le reste est sans importance.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi, j’ai aussi écrit beaucoup de musique. Elle permet d’aller bien au-delà des mots…
Voilà.
Ensuite, si le cœur vous en dit, pour lire, écouter ou regarder vous pouvez consulter le site du collectif Osirys.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 6 mai 09:09

    @Tolzan

    Bonjour,

    Ce que vous dites est en parte juste, mais reste fondé sur la biologie animale, or les connaissances actuelles en génétique indiquent que celle-ci n’est pas pertinente dans le cas de l’espèce humaine.

    Chez Homo sapiens, la variabilité génétique est très faible. À tel point qu’il n’est pas possible de découper l’humanité en sous-populations biologiquement distinctes. Ceci s’explique précisément parce que le mécanisme de séparation que vous évoquez vous-même n’a pas eu lieu pour notre espèce. Les populations humaines ont toujours échangé des gènes durant l’ensemble de leur histoire. Il n’y a donc pas eu formation de groupes nettement séparés.

    Les travaux en génétique des populations montrent d’ailleurs, chez nous, que l’essentiel de la variabilité génétique se trouve à l’intérieur des populations elles-mêmes. Pour illustrer cela, il suffit de comprendre qu’il pourrait y avoir une plus grande différence génétique entre deux habitants du même village qu’entre l’un d’entre eux et une autre personne prise au hasard dans le monde, quelle que soit son origine ou sa couleur… En effet, les différences visibles existent bien, mais correspondent à des adaptations locales ne portant que sur une partie très limitée du génome. Elles sont insuffisantes pour définir une sous-espèce au sens biologique.

    Pour toutes ces raisons, le consensus actuellement partagé entre biologistes et généticiens est que la notion de race appliquée à l’humain est une construction sociale qui ne repose sur aucun argument scientifique pertinent. Cela n’empêche pas qu’il y a des différences, mais, contrairement à votre définition, elles ne peuvent pas donner lieu à des catégories biologiques chez l’humain.

    Découper l’humanité en « races » ne repose donc sur aucune base scientifique solide.

    Vous trouverez facilement de nombreuses sources allant dans ce sens. Entre autres, pour une bonne entrée en matière :

    https://courier.unesco.org/fr/articles/les-races-et-le-racisme https://www.unesco.org/fr/articles/leducation-est-la-cle-pour-deconstruire-la-notion-de-race https://www.unesco.org/fr/legal-affairs/declaration-race-and-racial-prejudice



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 6 mai 08:20

    @Thot

    Bonjour,

    Votre remarque est en partie fondée, mais donne à mes propos une intention qui n’est pas mienne.

    Mon article ne désigne aucun groupe particulier comme responsable du racisme et ne défend aucun projet politique. À l’inverse, j’indique que le racisme peut concerner toutes les populations comme tout individu. Je vous rejoins donc entièrement sur un point : « Le racisme est pluriel et ne se limite pas à une seule population ».

    Mais ensuite, je ne cherche à opposer aucune forme de racisme à une autre ni à établir des hiérarchies entre elles. La logique du « eux » contre « nous » peut se manifester dans des contextes très différents, y compris au sein de groupes minoritaires eux-mêmes. Je ne fais donc aucune lecture partisane. En rapport avec le racisme, il existe dans le débat public des approches diverses dont certaines sont discutables, voire instrumentalisées. Cela ne change rien aux faits décrits par les chiffres. Les préjugés, les mécanismes d’exclusion et les discriminations existent et cela suffit à en proposer une analyse allant au-delà de toute visée politique.

    Ensuite, je ne nie pas l’importance de l’identité ou du sentiment d’appartenance. Tout individu se construit dans une société qui possédera son histoire, des références communes et un cadre culturel. Ce que je dis est simplement que cela ne justifie pas d’établir une hiérarchisation ou de justifier des formes d’exclusion. Mon propos n’est donc pas de déconstruire une culture, mais de réfléchir à ce qui peut permettre une meilleure coexistence des personnes et des groupes.

    L’article est une tentative d’analyse d’un phénomène qui dépasse les clivages politiques. Si vous lisez bien, il est question de se sentir « citoyen du monde » en appartenance à une espèce unique. La conclusion porte d’ailleurs essentiellement sur l’humanisme, concept qui sort largement des stratégies de pouvoir qui habitent notre hémicycle.

    Très simplement, mes propos ne se veulent ni de gauche ni de droite, ils se voudraient universels.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 26 avril 11:51

    @Spartacus Lequidam

    Ma réponse figure en commentaire ci-dessous. (Moi pas encore bien gérer machine...=



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 26 avril 11:49

    Bonjour.

    Manifestement, nous ne sommes pas d’accord. Cela ne me gêne pas, c’est dans l’ordre de choses. Je me dois, par contre, de vous donner quelques précisions un peu plus étoffées que ce que je vous avais dit dans ma réponse à votre commentaire sur mon article à propos des inégalités. Entre-temps, j’ai pris soin de vous lire et je vois mieux où vous voulez en venir.

    Pour commencer  ; un petit rappel. Cessez de décrire mon personnage alors que vous ne savez pas qui je suis. Les attaques ad hominem ne me touchent pas et, je vous le redis, n’apportent rien au débat. Je n’aime pas parler de moi, mais je vais faire une exception afin d’éviter de me répéter sur ce point s’il devait y avoir d’autres échanges entre nous. J’ai épargné, investi, je n’ai jamais perçu aucune aide et je n’ai jamais rien entrepris dans ma vie qui ait coûté quoi que ce soit à qui que ce soit  ! Je n’envie personne. Néanmoins, mon histoire ne m’a pas rendu aveugle à certaines injustices flagrantes. Et c’est cela qui est important. Ne pas être défavorisé permet malgré tout de rester conscient du fait que toute «  réussite  » dépend, certes pour une part, de l’engagement que l’on peut avoir, mais tout autant du hasard des circonstances et des structures sociales présentes. Donc, nul n’est tout puissant en ce qui le concerne. Il est rassurant parfois de le croire, mais la réalité qui s’impose restreint sérieusement ce que nous appelons notre libre arbitre. Ainsi, il est justifié de défendre l’humanisme en rejetant le «  chacun pour soi et que le meilleur gagne  ». Cela signifie qu’il faut être conscient que nous n’avons pas tous les mêmes atouts ni les mêmes chances. L’humanité pouvant s’affranchir des lois de la nature, il est alors non seulement autorisé, mais souhaitable de la contrarier en venant donner un coup de pouce à ceux que le destin aura fragilisés.

    Ainsi, que les inégalités soient naturelles, je n’en doute pas. Je ne pense d’ailleurs pas qu’il soit judicieux de vouloir les faire totalement disparaître. Ce que j’évoque, ce sont, comme je l’écris, les inégalités extrêmes. Celles-là me semblent absurdes et injustifiables. Que quelqu’un qui s’investit et travaille beaucoup gagne plus que celui que se repose : cela me paraît, dans l’absolu, tout à fait justifié. Ce qui ne l’est plus, c’est qu’un milliardaire (et il y en a) puisse détenir un capital qui dépasse toute la richesse de certains petits pays. C’est cet écart qui est inadmissible. Et rien ne dit que tous les ultrariches doivent ce qu’ils possèdent uniquement à leur mérite ou leur travail, donc leur «  compétitivité  ». La fortune peut venir de l’héritage. Selon votre propre logique, il s’agirait dans ce cas de «  perdants  » en puissance qui se seraient malgré tout retrouvés en haut de la pyramide parce qu’ils sont «  nés quelque part  »… s’ils étaient nés ailleurs, faute de s’être beaucoup investis personnellement en recevant beaucoup de leurs parents, ils toucheraient des allocations…

    Revenons en maintenant à la nature. De votre point de vue, tant pour ce qui est de la compétition que pour ce qui concerne la collaboration, sur le plan sociétal, il faut la laisser faire. Sur ces sujets, l’humanité, dans ce qu’elle construit, ne devrait pas intervenir. Mais fabriquer des valeurs ou des règles sociales équivaut à développer une technologie. Dans les deux cas, il s’agit d’une construction humaine artificielle. Une machine viole alors la nature autant qu’une loi. La nature ne nous permet pas de voler. S’il fallait la respecter à tous points de vue, les avions devraient être interdits  ! La nature a créé les maladies qui peuvent nous tuer. La respecter, c’est refuser de se soigner et d’aller à l’hôpital. Nous acceptons donc très bien de la contrecarrer de par ce que nous savons inventer. Et nous pouvons fabriquer des comportements sociaux au même titre qu’une technologie. Donc pourquoi devrait-on suivre aveuglément la nature dès qu’il serait question des injustices qu’elle peut engendrer  ? Oui, le monde est injuste  ! Je ne le sais que trop. Mais qui nous empêche alors d’essayer de le rendre meilleur. Une société n’est pas qu’un marché, mais aussi une création morale et politique. Bien entendu, l’intervention collective reposera sur quelques contraintes, comme l’impôt. Mais aucune civilisation n’existe sans règles. La propriété, les contrats, la sécurité, la justice, la monnaie, les infrastructures supposent des institutions qui ne pourront être que financées collectivement. La question est alors de déterminer quelles obligations, car il y en aura toujours, seront légitimes. On pourrait ici parler de proportionnalité, de démocratie ou de bien commun. En ce sens, l’impôt doit être discuté dans son niveau et son usage, mais il n’est pas forcément l’ennemi de la liberté. À l’inverse, pour des personnes qui ne peuvent pas apprendre correctement, se loger ou vivre dignement, il devient la condition de l’indépendance de par la redistribution qu’il va permettre. Si vous êtes totalement démuni, votre liberté n’est que juridique.

    Dernier petit détail : au sujet du colonialisme, vous simplifiez outrageusement les choses. Le colonialisme a construit certaines infrastructures, mais avant tout dans l’intérêt des puissances coloniales en vue d’administrer et d’exploiter les territoires. Il n’était pas question de «  cadeaux  », comme vous le sous-entendez. Cela ne suffit donc pas à justifier la violence, la privation de souveraineté ou la spoliation mises en œuvre par le système colonial. Enfin, les crises actuelles dans certains pays d’Afrique sont loin de trouver leur seule explication dans le départ des colons.

    Bref, pour mieux vous répondre, je préparerai plus tard un article sur le libertarianisme. Commencez à affûter votre stylo…



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 24 avril 09:45

    @Jean Keim

    Bonjour.

    Je suis en très grande partie d’accord avec vous, si ce n’est sur un point. Effectivement, l’homme est un animal très particulier en ce sens qu’il peut dominer sa nature de par sa façon de penser, son parcours et sa culture. Ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas le sujet d’une réelle éthologie ou de pulsions, issues de son évolution, qui le font parfois accomplir des actes plus ou moins « automatiques ». Quant à parler de valeurs innées ou culturelles, je répondrais donc « les deux mon capitaine ». Le point essentiel est ici que nous pouvons choisir nos comportements avec la raison, la culture et tout cet échafaudage qui fera notre humanité. Contrairement aux autres, nous sommes des animaux libres et donc aussi responsables. Enfin, je vous rejoins entièrement quand vous vous insurgez contre la guerre. Si vous le souhaitez, vous pouvez lire sur ce sujet mon article « Réarmer les esprits, désarmer les nations : plaidoyer pour un pacifisme radical. »

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