https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
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Osirys-JPP - AgoraVox le média citoyen

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Osirys-JPP

Osirys-JPP

Musicien - Philosophe - poète - créateur d'univers
JPP, moi, est un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des « comment » avec une approche scientifique, puis sont venus les « pourquoi » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. À la fin, comme on pouvait s’y attendre : aucune solution définitive.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le « d’où parles-tu » n’a pas de sens. Seul compte ce qui est dit, le reste est sans importance.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi, j’ai aussi écrit beaucoup de musique. Elle permet d’aller bien au-delà des mots…
Voilà.
Ensuite, si le cœur vous en dit, pour lire, écouter ou regarder vous pouvez consulter le site du collectif Osirys.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 1er juillet 17:07

    @Thot

    Bonjour.

    Vous avez raison de dire que la complexité ne doit pas être sacrifiée, et c’est bien l’une des principales articulations de l’article. Il n’y est absolument pas question de nier la légitimité d’un questionnement sur les narratifs officiels. Je distingue en fait l’esprit critique qui peut remettre en cause les versions simplistes, mais à condition de s’appuyer sur des faits vérifiables, du complotisme qui invente des explications sans preuve. L’adhésion à l’idée que tout est manipulé remplace une simplification par une autre.

    Sur certains sujets, l’expérience humaine, que je reconnais être toujours d’une valeur inestimable, ne suffit toutefois pas à invalider des décennies de données scientifiques. Par exemple, il ne faut pas comparer météo et climat. Je peux ressentir autour de moi qu’il fait plus chaud ou plus froid. Il s’agit d’une vérité locale constatée. Le climat, quant à lui, s’établit pour toute la planète et sur le temps long. Ce que je j’observe à mon niveau est donc exact, mais les rapports du GIEC le sont tout autant. L’un n’empêche pas l’autre. Vous parlez de complexité, en voici une illustration…

    Il convient alors d’éviter à la fois une étroitesse qui voudrait que l’on croie tout sans discuter et une forme de nihilisme où rien ne serait vrai. L’esprit critique est une force s’il repose sur une méthode (sources, recoupements, humilité face à l’incertitude). Il n’est qu’un dogme quand il se cantonne à une méfiance systématique.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 1er juillet 15:14

    @Gisyl

    Bonjour.

    Votre commentaire illustre précisément ce que l’article dénonce  ; à savoir la confusion entre esprit d’analyse et rejet systématique des faits. Critiquer l’OTAN ou l’UE est tout à fait légitime, j’ajoute simplement : «  à la condition de s’appuyer sur des arguments étayés  » issus d’informations vérifiables.

    Vous avez raison, l’histoire montre effectivement que les médias et les institutions peuvent mentir. Mais la solution n’est pas de remplacer un dogme par un autre ni de nier les méthodes scientifiques ou journalistiques rigoureuses. L’esprit critique exige de croiser les sources, y compris russes, mais sans renoncer à la vérification des faits. Pour simplifier : si je peux confirmer une information, je la considérerai comme vraie jusqu’à preuve du contraire. Si j’obtiens un nombre suffisant d’éléments qui la contredisent, alors je la tiendrai pour fausse. Mais si on ne m’en a fourni aucun pour la vérifier, ce sera «  pt’et bein que oui, pt’tet bein que non  »  ; je mettrai mon jugement en attente, et je n’accorderai pas ma confiance à ce que l’on me dit.

    Moon of Alabama ou Colonel Cassad peuvent peut-être ouvrir des perspectives, mais qui vous assure qu’ils sont exempts de tous biais et de toute propagande  ? Pour moi, les choses sont simples : peu importe qui parle, la seule question est «  que dit-il  ?  ». Si je trouve effectivement des faits qui vont dans le sens de ses propos, alors OK, sinon KO. Et toute réponse OK est provisoire. Si plus tard ou ailleurs, j’obtiens des éléments objectifs solides et contraires  ; je corrigerai ma position.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 1er juillet 11:32

    @Enki

    Bonjour,

    Puisque nous en sommes à des questions de vocabulaire, et afin de clarifier les choses, je vais vous donner la définition que j’attribue au terme «  complotisme  » : Il s’agit d’une tendance à privilégier des récits subjectifs, des croyances non démontrées ou des interprétations fantasmées de la réalité, que cela implique ou pas un complot. Surtout, cette tendance se maintient au détriment des faits vérifiés, des méthodes scientifiques ou du consensus des experts. Cela se caractérise, entre autres, par un rejet systématique des sources institutionnelles (et c’est ici le mot «  systématique  » qui peut poser problème), une adhésion à des explications simplistes ou magiques ou une résistance aux preuves contraires (comme avec l’effet backfire cité dans l’article). Voilà pour le vocabulaire. J’en conviens, j’aurais sans doute dû apporter cette précision dans mon texte afin d’éviter certains malentendus.

    Ceci dit, il ne faudrait pas que cela occulte le sens profond de l’article : de par des attitudes irrationnelles, le réel commun s’efface et cela entrave tout dialogue solide et partagé.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 1er juillet 10:08

    @xana

    Bonjour.

    Premier point : je ne stigmatise en aucune manière ceux qui rejettent les médias traditionnels. Ensuite, je n’ai jamais dit que j’associais le fait de s’en écarter en privilégiant d’autres sources au complotisme. Au contraire, je pense précisément que le rôle des médias alternatifs est important pour diffuser des messages qui passeraient totalement inaperçus sans eux. C’est particulièrement vrai dans les domaines de la politique, de l’économie, des choix de société ou de la vulgarisation scientifique. Je crois donc qu’il faut encourager ces initiatives visant à concurrencer les médias dominants. De plus, ceux qui se tournent vers ces alternatives entament une démarche potentiellement saine. Je suis ainsi entièrement d’accord avec vous quand vous dites que le pouvoir tend à museler une certaine opposition et que les médias indépendants ont un rôle actif à jouer en ce sens. Je consulte et soutiens d’ailleurs plusieurs d’entre eux à titre personnel. La défiance envers les médias traditionnels me semble alors bien justifiée, et je n’y vois, à ce stade, aucune association automatique avec le complotisme.

    Quoi qu’il en soit, le problème que je pose dans l’article dépasse la seule question de la source d’information. En effet, les médias parallèles ne sont pas forcément plus fiables que les autres. Ils mettent en avant des sujets ou des opinions, invisibilisés par ailleurs, d’accord, mais, rien n’assure pour autant que les contenus proposés seront systématiquement crédibles. En somme, l’erreur est dans une sorte de simplification qui voudrait que tout ce qui sort de la médiasphère traditionnelle soit biaisé là où tout ce qu’avancent les sites alternatifs serait toujours vrai par principe.

    C’est finalement la méthode qui doit prévaloir sur la seule origine de l’information. Un fait est validé par des preuves reproductibles, des recoupements, de la transparence, etc. La diversité des sources est alors nécessaire, mais elle ne suffit pas si elle n’est pas complétée d’un esprit critique actif.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 23 juin 18:00

    @jjwaDal

    Bonjour.

    D’abord, merci pour ce commentaire de qualité.

    Commençons par le titre. Ce n’est qu’un titre et il dénote, c’est vrai, ce qui semble être une alternative incontournable au sujet de la conquête interplanétaire. Mais, l’article est beaucoup plus nuancé sur ce point. Ce n’est pas le spatial dans son ensemble que je rejette. C’est l’idée qui consiste à négliger les dégâts que nous causons sur Terre, autant que fermer les yeux sur les inégalités criantes qui s’y rencontrent encore en posant pour acquis le fait que nous pourrions aller vivre sur d’autres planètes et, en quelque sorte, repartir à zéro. Ce que je n’accepte pas, c’est la vision d’Elon Musk, qu’il a bien présentée comme telle, et qui est celle-ci : il faut coloniser Mars, car l’humanité va s’éteindre ici. Mars est une assurance-vie. Si je devais écrire cela en langage de tous les jours pour être plus clair, ce serait : «  foutons le bordel à la maison, c’est pas grave, on ira ailleurs après  ». Mais sur le spatial dans l’ensemble, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain.

    Venons-en maintenant à l’aspect budgétaire. Certes, le budget consacré à l’espace reste modeste comparé à d’autres, mais il pourrait être réalloué à des urgences immédiates et vitales, telles que le climat, la santé ou l’accès à l’eau potable. Peu importe ensuite que les capitaux soient publics ou privés. On nous le répète assez souvent : il n’y a pas d’argent magique, alors ce que l’on investit ici ne pourra pas l’être ailleurs. Le spatial est intéressant pour la recherche, pour explorer et apprendre, et aussi afin d’asseoir certaines technologies. Mais s’il s’agit d’aller coloniser d’autres planètes, ce n’est pas une priorité. En somme, nous devrions envisager la chose avec parcimonie. En 2024, pour de multiples raisons, 8 % de la population mondiale souffrait encore de sous-nutrition chronique. N’est-il pas plus urgent de régler cette question avant de vouloir s’implanter dans un désert empoisonné  ? Et des sujets de ce type : il y en a d’autres.

    Évoquons ainsi l’extinction des espèces en cours (et elle est bien documentée et confirmée). Comment pourra-t-on, avec la technologie, ressusciter les oiseaux colorés et chanteurs qui peuplaient mon jardin quand j’étais jeune  ? (et croyez-moi, leur disparition est visible, il ne s’agit pas que de chiffres dans des rapports). Pensez-vous que des petits robots boostés à l’IA auront la même «  valeur  »  ? Pourquoi je parle de cela  ? Parce que sur Mars, ou ailleurs dans le système solaire, il n’y aurait que ces machins pour égayer un peu la prison des colons. Car quand je vois les astronautes dans la station spatiale, ce qui me saute aux yeux est un univers carcéral. C’est exigu, totalement artificiel et il est hors de question de sortir. Cela ne me semble supportable qu’avec la certitude que l’on rejoindra bientôt la terre et le vivant. Ainsi, n’en déplaise aux amateurs du genre, et oui, c’est une impression personnelle, les magnifiques vaisseaux qui parcourent les galaxies ne sont pour moi que des prisons dorées…

    Vous minimisez peut-être certains sujets qui devraient nous préoccuper davantage que la conquête spatiale. La Terre est, pour l’instant, le seul écosystème viable connu. Les priorités doivent donc être tournées vers ce qui nous concerne ici et maintenant. La question n’est alors pas de choisir entre la Terre et l’espace, mais de hiérarchiser. Il n’y a aucune urgence à conquérir le cosmos qui justifie de détourner des moyens qui pourraient aider à résoudre les crises terrestres.

    Bien entendu, on peut, sans doute même faut-il, rêver des étoiles, mais pas au détriment de ceux qui manquent encore de l’essentiel… Je ne pense donc pas que les grands sauts sont inutiles, mais je reste lucide. Je sais qu’ils peuvent apporter autant de bienfaits que de malheurs, tout changement n’étant pas forcément synonyme de progrès. Et c’est à cela que tient mon article : nous devrions établir des priorités en termes de développement technologique qui visent à favoriser un monde convivial et durable où les inégalités seraient réduites. Le reste peut attendre.

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