@vraidrapo Ne vous occupez pas des papes mais de Jésus et de l’Esprit-Saint. Ce sont eux qui créent la dynamique de l’Eglise à la condition que vous soyez ouvert à leur action. Ils ne peuvent rien faire sans la volonté de chacun. Jésus n’aurait pas multiplié les pains et les poissons si un gamin n’avait pas offert à la foule le peu qu’il possédait. Offrons donc nos pains et nos poissons. Luther aurait pu avoir raison s’il n’avait pas eu un orgueil démesuré, signe de l’action de Satan, dit aussi le diviseur. En écrivant la confession d’Augsbourg, Luther a lui-même créé la rupture. Les princes allemands en ont profité pour réclamer leur indépendance à l’empereur, alimentant ainsi le schisme que rien ne pouvait plus arrêter. Pierre n’était pas non plus parfait et il a renié trois fois le Christ. Difficile de commencer plus mal et c’est pourtant Pierre que Jésus a choisi pour maintenir l’unité de son Eglise. Ce qui est demandé à un chrétien, c’est d’abord de la bienveillance qui n’est pas limitée à son groupe d’appartenance. Jésus nous demande d’aimer même nos ennemis et c’est une condition d’accès au salut. Dont acte. Si nous ne savons pas faire, ayons l’humilité de lui demander de nous aider.
@Yann Esteveny Vous avez raison, on peut avoir la foi sans lire un livre d’histoire. Jésus s’adresse principalement à notre cœur dans les rencontres qui nous pouvons faire. Pour parler des Evangiles, nous pouvons compter sur l’Esprit-Saint mais celui-ci se base sur nos propres connaissances. Il ne peut pas nous faire dire ou écrire des choses que nous ne pouvons approuver. J’ai tendance à penser qu’il n’est pas pour rien dans mes choix de lecture ou dans mes rencontres avec des experts. Ici, sur AgoraVox, nous rencontrons des personnes qui ont la parole haute, mais pour n’annoncer que des paroles d’autorité, qui pratiquent avec légèreté l’attaque ad personam, sans la moindre preuve de ce qu’ils avancent. Je crains que mes réponses ne servent à rien pour eux, mais il existe aussi des personnes qui lisent sans réagir et il est bon qu’ils aient accès à d’autres points de vue.
@Gollum Vous avez remarqué, je ne me suis pas adressé à l’auteur du billet qui peut tout à fait apprécier à sa juste valeur... De toutes façons je ne me suis pas donné la peine de lire jusqu’au bout.
@Yann Esteveny Les quatre Evangiles de la tradition des apôtres sont les seuls à avoir été écrits au premier siècle. nous savons maintenant que ces quatre Evangiles ont été écrits en araméen et les textes que nous avons sont des copies authentiques certifiées par les codes permettant l’apprentissage de ces textes par cœur. Toutes ces marques de l’oralité sont encore présentes alors qu’une réécriture du texte altérerait ces marques. Cela fonctionne comme une signature d’authentification numérique. Par ailleurs nous avons deux textes araméens qui disent que Matthieu a récité son Evangile pendant 6 ans et l’a mis par écrit la septième année, ce qui le daterait de l’année 37. Pour Jean et Marc (compagnon de Pierre), nous savons que Jean et Pierre ont été « convoqués » devant le Sanhédrin très peu de temps après la résurrection car c’est relaté dans les actes des apôtres. Ils ont probablement préparé une défense orale qui a été efficace puisqu’ils ont été libéré après avoir reçu des coups de bâton. Il est probable que ces deux Evangiles soient le résultat de cette défense. Pour Luc, qui était compagnon de Paul, son Evangile a été écrit pendant les voyages de Paul à Jérusalem, puisque Luc a pu interroger des témoins directs dont Marie, mère de Jésus. Tous les éléments de contextes qu’il a pu écrire sont confirmés par les historiens. Luc a donc été un rapporteur très précis des événements. On estime que son Evangile a été écrit avant 49. Aucun Evangile Apocryphe n’est antérieur à l’an 170. Les historiens trouvent dans ces textes quantité d’erreurs qui prouvent que les auteurs n’ont pas vécu en Israël au premier siècle.
Une dernière confirmation a été apportée par les archéologues. Ils ont établi la répartition statistique des noms sur les tombes du premier siècle. Les 80 noms environs cités dans les Evangiles respectent cette répartition alors que les apocryphes ne la respectent pas. Les auteurs de ces textes ne pouvaient pas deviner qu’il était possible d’utiliser ces méthodes un jour.