@njama Votre article parle des mathématiciens arabophones/musulmans. Pouvez-vous nous donner le pourcentage de Musulmans dans cette liste, sachant que les Musulmans n’étaient pas majoritaires dans le monde arabe avant le 10ème siècle ? Pouvez-vous donner le pourcentage de travaux réellement originaux, sachant que beaucoup de livres publiés à cette époque font la synthèse d’informations disponible quelques siècles auparavant. La destruction des biblothèques de Ctésiphon et Alexandrie Par Omar n’ont pas vraiment laissé un impression très positive de la science arabe. Depuis que Abuhamid al-Ghazali qui dans « revivification des sciences de la religion » dissuade son lecteur de s’intéresser à toute connaissance extérieure à l’islam en raisons des bid’ah (à la fois innovation et faute morale) qui s’y trouvent, la science n’a pas beaucoup progressé dans le monde Musulman. Le progrès ne peut être qu’une adhésion de plus en plus stricte à la norme formée par Muḥammad. Tout ce qui s’en écarte, pour quelque raison que ce soit, forme une bid’ah, par essence répréhensible. Quels sont les prix Nobel scientifiques authentiquement arabes et Musulmans ? Le seul qui n’est pas Chrétien est Ahmed Zewail, mais il vivait aux USA.
@Gollum « j’en ai épuisé quelques uns ici... » Leur abandon n’est-il pas une marque de mépris ou pire d’indifférence ? Vous ne débattez pas, vous affirmez. Normal que beaucoup s’éloignent... Vous ne pouvez gagner puisque personne ne change d’avis. Je n’ai d’ailleurs aucune prétention à gagner avec vous. Gagner quoi ? Si je continue pour l’instant à vous répondre, ce n’est pas pour vous, mais pour ceux qui nous lisent. D’ailleurs, à cette heure-ci, plus personne ne lis encore les commentaires de cet article, à part vous et l’auteur.
@Gollum « Jean Soler écrit que ces deux « confessions » doivent beaucoup au monde chrétien. » Je relève cette phrase car c’est la seule vérité dans tout ce que vous avez écrit. En effet le nazisme et le stalinisme doivent beaucoup à Jésus. Ces deux religions se sont inspirées de la révélation annoncée par Jésus, mais pour s’en approprier le mérite. Bien évidemment, pas question d’avoir un salut dans un autre monde que l’on ne maîtrise pas, ce salut doit être dans notre monde. Pas question non plus que le fondateur fasse le sacrifice de sa vie par amour pour ses disciples. Au contraire, le sacrifice, c’est pour ceux qui s’opposent à la cause et qui sont identifiés au mal. Qu’ils soient Juifs, capitalistes ou Chrétiens ne change rien à la méthode. Les disciples doivent tuer pour accéder au salut terrestre promis. On appelle ces religions des post-christianismes et cela a commencé dès le premier siècle de notre ère à Jérusalem. De ce fait, Jésus marque un tournant dans l’histoire. Il y a un avant et un après et cet après n’est pas très beau. Jésus a d’une certaine manière déchaîné les forces du mal mais ne le tenez pas pour responsable. Cela reste toujours notre choix de faire le mal et rien ne vous empêche de choisir le bien.
@JPCiron C’est un peu facile de m’accuser de préjugé et c’est beaucoup plus difficile de le démontrer.
D’où vient le concept d’au-delà ? Depuis que l’humanité enterre ses morts avec un rituel, la notion d’au-delà est présente. Vous ne pouvez savoir d’où cela provient. Nous ne disposons d’informations que sur la période historique avec l’invention de l’écriture. Les mythes qui ont été rapportés ensuite sont à prendre comme des mythes dont nous ne pouvons appréhender la valeur historique. Cela vaut aussi pour les débuts du Judaïsme qui pour moi commence avec l’écriture de la Torah à l’époque du roi Josias. L’analyse critique des mythes du Judaïsme nous apprend tout de même des choses sur la nature de Dieu et seulement sur cette nature, car c’est le seul point de convergence de ces mythes. En matière de révélations, je n’en connaît que deux types différents qui peuvent parfaitement être observés aujourd’hui et qui peuvent donc faire l’objet d’études :
la communication avec les Esprits. Les techniques de divination, l’occultisme, le chamanisme ont des rituels de communication avec les esprits.
la révélation judéo-chrétienne avec un accès direct à Dieu.
Dans les deux cas, les rencontres se produisent encore tous les jours. Nous disposons donc du matériel nécéssaire pour en faire une analyse scientifique.
Dans les deux cas, vous n’aurez aucune preuve, mais la (quasi)-certitude s’obtient par la construction d’une vraisemblance selon la méthode historique. Recherchez les convergences et les divergences et vous pourrez vous faire une idée. Si les Egyptiens et les Sumériens avaient reçu une révélation, pourquoi cette révélation s’est éteinte aujourd’hui ? Pourquoi n’est-elle pas confirmée par les révélations suivantes ? A moins qu’elle soit une révélation par les Esprits, car l’observation de ces révélations nous montre une grande diversité dans les messages, avec très peu de cohérence. En tout cas, jésus n’a pas confirmé ces révélations, ce qui aurait été le cas si ces révélations étaient de même nature.
L’islam se dit aussi religion révélée, mais aujourd’hui, la science nous démontre la construction humaine du Coran à partir de sources maintenant bien connues et existant précédemment en Syrie (en non dans le sud de l’Arabie). A l’inverse, les historiens confirment l’authenticité des Evangiles à partir des éléments de contexte présents principalement dans Luc et Jean. Cela ne prouve pas que Jésus est Dieu, mais au moins que les Evangélistes n’ont pas pu mentir car ils n’avaient pas accès aux données utilisées aujourd’hui par les historiens.
Je suis scientifique et j’ai l’habitude d’utiliser des méthodes scientifiques, y compris celles utilisées pour la théologie ou l’histoire. J’ai rejeté tout ce que j’ai appris au catéchisme, un peu trop basé sur des histoires merveilleuses et j’ai enquêté à partir des éléments disponibles, chrétiens et non chrétiens. Si je suis maintenant redevenu pleinement chrétien, c’est après plusieurs rencontres avec Jésus, rencontres suffisamment spectaculaires pour emporter mon adhésion et qui viennent confirmer mes intuitions sur Jésus et le salut. Au moins tout cela est parfaitement cohérent. Maintenant, personne ne vous oblige à me croire. Seul Jésus peut vous convertir, mais seulement si vous cherchez à savoir. Votre liberté sera toujours respectée, y compris pour l’accès au salut.
En fait de préjugé, il me semble que dire que j’ai des préjugés parce que je suis chrétien est un préjugé...
@Gollum Si je voulais faire du prosélytisme, j’écrirai des articles complets sur Agoravox. Je me contente de signaler les erreurs proférées sur le christianisme prononcées par des personnes qui imaginent le christianisme sans savoir. Je ne réagis jamais lorsque je suis d’accord où que je ne suis pas un expert sur le sujet. C’est d’ailleurs le cas de l’hindouisme qui est une des religions que je connais le moins. Néanmoins, parler d’un monothéisme pour l’hindouisme est un peu gonflé sachant le côté multiforme de cette religion. Je cite wikipedia : « Dans les manifestations personnelles (divinités) du dieu impersonnel (Brahman), l’hindouisme est une religion polythéiste ; à ce titre, cette religion comporte une variété et une diversité de 330 millions de divinités ». Je lis également : « Ce qu’on appelle « hindouisme » aujourd’hui est la tentative de rassembler les croyances disparates issues de l’ancien panthéon védique éclipsé par la popularité de Shiva, de Vishnou ou de Krishna ». Dans la mesure où ce monothéisme ne s’oppose pas à la multitude des divinité, nous pouvons donc plutôt affirmer qu’il s’agit d’un hénothéisme. En Inde, les temples que j’ai pu voir ne sont, la plupart du temps, consacrés qu’à une seule divinité comme Shiva, Vishnou ou Ganesh. Le monothéisme n’est donc ni apparent ni même conscient dans la population dont la pratique religieuse s’apparente à une superstition. Je ne contredirai pas que l’hindouisme est une révélation, car beaucoup de religions font appels aux esprits. Les Chrétiens ne nient pas leur existence mais ne leur reconnaissent aucun statut divin.
« Et il y a une certaine parenté avec l’ancienne religion égyptienne qui est un monothéisme de fond et un polythéisme de forme » Vous rapprochez deux religions qui ont en commun une multitude d’expressions différentes. On peut toujours trouver des rapprochements dans ces conditions, mais c’est purement statistique. Dans toutes les formes possibles, on peut toujours en trouver qui se ressemblent. Quand au monothéisme dans les religions égyptiennes, je le cherche toujours.
« Ce qui a l’immense avantage de désamorcer la violence religieuse inhérente à un monothéisme strict » Nous y voilà. cela aurait été plus simple de commencer par là. Au vingtième siècle, les deux religions qui ont été les plus violentes n’étaient pas des monothéismes. Il n’y avait même aucun Dieu en dehors du culte du chef. Les religions monothéistes ou pas ne sont pas violentes en tant que tel. C’est l’exploitation de la religion à des fins politiques qui crée la violence, mais celle-ci est parfaitement humaine. Le Christianisme est d’ailleurs la première religion à avoir strictement exclus le politique du champ religieux, ce qui n’a d’ailleurs pas empêché les politiques de tenter le coup. Le gallicanisme ou le concordat en sont les fruits déplorables. Dans toutes les religions, seule l’islam a un problème de fond dans la mesure où il n’est pas possible, en principe, de séparer les volets religieux, sociaux et politiques (dīn, dunyâ, daoula). Les Musulmans qui font malgré tout cette séparation n’ont pas de problèmes de violence.