@Gollum Encore une fois, vous faites une lecture littérale de la Bible comme les témoins de Jéhovah. Aucune prophétie de la Bible n’est de la divination et doit s’appliquer telle que décrit. La prophétie de Jonas sur Ninive ne s’est jamais réalisée, de même que la prophétie d’Ezekiel sur la résurrection des morts. Il s’agit d’avertissements donnés à l’humanité destinés surtout à corriger des comportements. La vision n’a plus de sens lorsque les comportements sont changés. Les mille ans peuvent être compris comme une seule journée pour Dieu. La résurrection doit être comprise avec des corps glorieux comme dans l’épisode de la transfiguration. Jésus lui-même précise qu’après la résurrection, les hommes n’auront pas besoin d’épouse puisque la vie y est infinie. Nous ne pouvons donc pas transposer cette vision dans le monde connu.
L’interprétation principale que nous pouvons faire de ce texte concerne principalement ceux qui refusent Jésus et qui sont morts. Il leur sera laissé un temps qui leur permettra de renoncer à Satan et de choisir l’amour. Cette fois, les arguments pour l’amour seront beaucoup plus explicites. A la fin Satan sera détruit et probablement tous ceux qui n’y ont pas renoncé à ce moment là. Avec la résurrection, Satan a déjà perdu son combat contre Jésus.
@Gollum « qui rencontre Abraham en face à face » où ça ? La brise légère n’est pas vraiment un face à face.
« mange avec lui » Des envoyés, mais pas Dieu directement. Les Juifs s’interdisent toute reproduction de Dieu puisque personne ne l’a jamais vu et ils ont raison. Votre lecture de la Bible est littérale parce que cela arrange bien vos préjugés mais dénote un manque d’étude du sujet.
« Mais quelle convergence entre le Dieu d’Abraham versatile encore une fois et celui de Jésus ? » Lisez donc la Bible en essayant de comprendre. Essayez également de rencontrer Jésus, c’est toujours plein d’enseignements.
« le dieu de Jésus est lui aussi sujet à caution puisqu’il faut le sacrifice d’une victime innocente »
Mais sans ce sacrifice, qu’elle partie de l’humanité aurait compris jusqu’où l’amour de Dieu pour l’humanité peut aller ? Et ce sacrifice se termine par une résurrection tout de même. Sans la résurrection, qu’aurions-nous compris du salut ?
« Mais les connaissances scientifiques acquises n’arrêtent pas de mettre à mal le discours religieux abrahamique »
Non ces connaissances permettent d’y voir plus clair. La Bible est en permanence scrutée par la science pour y découvrir les erreurs. Des erreurs, on en trouve du fait de l’aspect « témoignage » des différents livres mais la convergence sur l’essentiel y apparaît bien plus clairement. Les Chrétiens n’ont aucune crainte de ce que la science peut démontrer et ils participent également aux recherches.
« mythologie d’élection d’un peuple de bergers » C’est ce peuple qui le premier a parlé de ce Dieu là et Jésus était Juif...
« d’un univers immense probablement habité »
La probabilité n’est pas une preuve et même si d’autres civilisations existent, qu’est-ce qui vous permet de d’affirmer qu’ils n’ont pas eu également des signes de la présence de Dieu ? Attendez donc de rencontrer des extra-terrestres avant d’énoncer un avis définitif.
@Gollum « Il y a longtemps que j’ai compris que vous n’étiez pas un spirituel mais un militant et un idéologue »
Le Christianisme n’est pas à proprement parler une idéologie. Il n’impose rien et ne fait pas de reproches à ceux qui refusent la foi. Mais refuser la foi, ce n’est pas raconter n’importe quoi sur le sujet. Je ne suis qu’un témoin et si vous aviez fait attention, vous auriez remarqué que je n’ai écrit aucun article sur Agoravox pour imposer ma position. Je ne fais que répondre à de fausses affirmations, parfois malveillantes. On connait mieux le Christianisme quand on l’observe de l’intérieur et il est normal que le point de vue chrétien soit également proposé. Tout ce que je peux vous conseiller, c’est de faire votre propre expérience spirituelle.
@Gollum « d’un côté, que les écrits bibliques sont des mythes, mais que malgré tout on peut y prendre au sérieux »
C’est toute l’ambiguïté de textes qui trouvent leur origine avant l’invention de l’écriture. Il est impossible de se réciter le soir à la veillée un livre de théologie s’il n’y a pas un récit qui sert de support. Ce n’est pas le récit qui est important mais ce qu’il enseigne sur l’humanité et sur Dieu. Le récit est le doigt qui montre la lune, ce n’est pas la lune.
Si nous n’avions que ces récits pour comprendre Dieu, il est fort probable que nous n’y comprendrions rien du tout. La certitude ne se déduit pas du récit isolé mais de la convergence des différents récits selon la méthode historique. Pour un Chrétien, la clé de lecture de l’ancien testament est dans le nouveau testament et dans les connaissances scientifiques acquises depuis.
« Mais rien ne prouve qu’à l’époque le monde était sans Dieu » Je me suis mal exprimé. Les Dieux étaient nombreux, mais étaient tous des copies de l’Homme et l’homme se prenait souvent lui-même pour Dieu (cela n’a pas changé). Le Dieu de la Bible est extérieur et différent de l’humanité. Il ne peut être connu s’il ne se révèle pas à l’humanité.
@zzz999 Le Papyrus parle des plaies d’Egypte et non de Moïse. Sur ces plaies, nous savons aujourd’hui qu’elles auraient pu être provoquées par l’explosion de l’île de Santorin et dans l’ordre décrit dans la Bible. Rien d’extérieur à la Bible ne permet d’attacher cet événement à Moïse ou au peuple hébreu. Le nom de ce peuple n’apparaît jamais dans les documents égyptiens, sauf sur une stèle qui indique son insignifiance à l’époque de cette stèle.
Quand au déluge, ce n’est pas parce que beaucoup de traditions en parle qu’il s’agit d’un événement unique. Si l’événement décrit dans la Bible avait existé tel qu’il a été décrit, il aurait laissé des traces visibles par les archéologues, ce qui n’est jamais le cas, sauf pour la constitution de la Mer Noire pour laquelle on a retrouvé des traces de peuplement au fond de cette mer.