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Derniers commentaires



  • Pascal L 16 mai 2018 15:00

    @papat
    Ce sont bien des propos négationnistes. Il y a suffisamment d’informations sur le fonctionnement des fours crématoires sur Internet et si vous ne les avez pas lus, c’est que vous ne voulez pas les lire.

    Les témoignages indiquent que du pétrole était ajouté au bois et votre chiffre de 2 stères ne concerne que la combustion d’un seul corps, pas de centaines de corps brûlés en même temps.
    Un camp comme Auschwitz pouvait brûler entre 5000 et 6000 corps par jour soit 1,8 millions de corps par an sur l’ensemble des fours et des fosses d’incinération et il y avait bien d’autres camps d’extermination. Les fours ne s’arrêtaient jamais.


  • Pascal L 16 mai 2018 02:57

    @oscar fortin
    Hans Küng est théologien, mais sa pensée relativiste est largement hérétique par rapport à l’enseignement de Jésus. Le titre de théologien ne protège pas des dérives. J’ai lu bien des ouvrages scientifiques dans ma vie et même parmi les ouvrages écrits par des professeurs d’université avec l’habilitation à encadrer la recherche, il y en avait qui n’avaient aucune valeur scientifique. Un doctorat n’est pas un gage de compétence. On y trouve le meilleur et le pire. En théologie, je suis très critique sur une partie de ce qui est enseigné à la Catho...


    « Donnez-moi vos références » Mes références sont les Evangiles. Si je cite Gustavo Gutierrez, je suppose que je suis à la source de cette théologie et la citation que j’ai faite dans le précédent post est hérétique pour les raisons que j’ai exposé. Si encore vous faisiez référence à la doctrine sociale de l’Eglise, je n’y verrai aucun inconvénient. Si vous me parliez de l’option préférentielle pour les pauvres, cela me conviendrait également, mais ce que nous appelons théologie de la libération est un objet mal défini dont certains aspects ne suivent pas l’enseignement de Jésus.
    J’ai une grande admiration pour les travaux théologiques de Benoît XVI et il n’est pas toujours tendre avec la théologie de la libération : Benoît XVI a observé que « les séquelles plus ou moins visibles de ce comportement, caractérisées par la rébellion, la division, le désaccord, l’offense et l’anarchie perdurent encore, produisant dans vos communautés diocésaines une grande souffrance et une grave perte des forces vives... Je demande à ceux qui se sont sentis trahis d’une quelconque manière...au plus profond de leur être, par quelques principes trompeurs de la théologie de la libération, de se confronter de nouveau avec l’Instruction mentionnée, en accueillant la douce lumière qu’elle offre, la main tendue. » Sur la même page, vous avez un article de De Carlota sur la désertion des églises suite à la mise en place de cette théologie.

    « Lorsque Moise, à la demande de son Dieu, fit sortir le peuple juif » Cet exemple n’est pas comparable. Dieu n’a jamais demandé à Moïse de faire justice à son peuple, mais de faire échapper son peuple à l’injustice. La libération a été la fuite. Dieu s’est chargé lui-même de faire justice selon l’interprétation pré-chrétienne. En fait, il n’existe aucune trace historique de cet événement et nous ne pouvons interpréter cet événement que comme un mythe. L’Ancien Testament ne peut être interprété par un Chrétien qu’au travers de la lecture du Nouveau Testament et dans le Nouveau Testament, Dieu ne fait jamais justice à son peuple. Il intervient toujours individuellement, et jamais pour tuer un ennemi. Il guérit, mais ne punit pas. Si vous relisez Jean 3, 19-21, vous y verrez que Dieu ne juge pas, il pardonne et ce qui est appelé jugement, c’est notre refus d’aller vers la lumière et donc d’accepter le salut. 
     Les victoires du peuple hébreu ont souvent été interprétée comme l’action de Dieu, mais cela ne nous semble pas aussi évident aujourd’hui où l’ennemi a également droit à une rédemption. Dieu ne veut perdre aucun des hommes. Et si Dieu pardonne, comment pouvons-nous condamner ?

     Aujourd’hui, si vous subissez une injustice comme un harcèlement moral, vous ne pouvez faire justice vous même. Le plus simple est bien de fuir la situation d’injustice puis de pardonner à celui qui a créé l’injustice.


  • Pascal L 15 mai 2018 19:49

    Si je vous prouvais par a+b que Jésus ne pouvait pas être esclavagiste, est-ce que cela changerait votre opinion sur Jésus ?

    Probablement que non et il est sans doute inutile de passer du temps à vous répondre.
    J’aimerai plutôt savoir ce qui vous tient éloigné du salut de Dieu. N’est-ce pas à cause de ce que Jésus a dit « Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées » (Jean 3, 19-21) ?


  • Pascal L 15 mai 2018 19:18

    @oscar fortin

    La théologie de la libération ne cherche bien évidement pas à se substituer au royaume de Dieu mais elle repose sur l’idée qu’il est vain de parler du Christ et de son salut aux plus pauvres si ce salut n’est pas immédiat. Elle offre donc un salut immédiat de substitution par la libération. « La théologie de la libération dit aux pauvres que la situation qu’ils vivent actuellement n’est pas voulue par Dieu » et « La création d’une société juste et fraternelle est le salut des êtres humains, si par salut nous entendons le passage du moins humain au plus humain. On ne peut pas être chrétien aujourd’hui sans un engagement de libération » Gustavo Gutierrez. Ce qui est vrai dans les parole de Gustavo Gutierrez, c’est que Dieu n’a jamais voulu le mal mais il oublie que ceux qui commettent le mal sont aussi des personnes aimées de Dieu.
    Le Christ nous demande de nous engager auprès des plus pauvres, mais pas de s’engager à les libérer car cet engagement ne peut être tenu sans violence. Le Chrétien doit chercher à convertir celui qui commet l’injustice, mais cette conversion ne dépend pas de lui. La création d’une société juste et fraternelle est un objectif impossible à tenir en tant que tel et tous ceux qui ont cherché à créer une telle société ont commis l’injustice pour imposer leur projet. Il n’y a pas de société idéale sans goulag.

    « Il s’agit d’une théologie qui donne consistance et force à la vie sociale et communautaire avec l’Esprit de solidarité humaine, de compassion les uns pour les autres, de miséricorde... » Rendez à César, ce qui est César et à Dieu ce qui est à Dieu. L’organisation de la vie en société n’est pas de la théologie ou l’objet de l’enseignement de Jésus, il existe des forces politiques pour cela. Cela ne signifie pas que nous devons démissionner de nos responsabilités humaines devant l’Etat, mais Dieu n’est pas dans l’organisation du pouvoir. 
    « Il [Satan] lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » » (Luc 4, 6-7) Jésus nous enseigne ici que l’organisation du pouvoir dans la société appartient à Satan et il convient de l’éviter. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est de pratiquer le bien et la justice et d’éviter le mal nous-même. Pour les autres, nous ne pouvons que les exhorter à suivre le Christ. C’est uniquement par l’amour que l’homme peut accéder au salut proposé par Dieu. Cet amour nous pousse à aider les plus pauvres, mais pas à combattre ceux qui les exploitent. Pour Jésus, le principal enjeu pour l’humanité est son salut et il n’est pas nécessaire de vivre dans une société idéale pour l’obtenir. Le salut est proposé à chacun individuellement et non à une société, ce qui serait renier la qualité de Personne à ses membres. La société ne peut donc être le soucis de Dieu.


  • Pascal L 15 mai 2018 13:47

    Vous confondez la lutte contre la théologie de la libération avec le soutien des Etats-Unis. La théologie de la libération est une hérésie chrétienne dans la mesure où elle substitue un salut terrestre au salut Chrétien qui n’est pas de ce monde. Selon l’enseignement de Jésus, nous sommes sauvés par ce que nous sommes et non par ce que nous faisons. Et ce que nous devons être pour recevoir le salut est l’amour car Dieu est amour. Les actions que nous pouvons faire dans ce monde ne doivent que découler de cet amour qui va jusqu’à aimer nos ennemis. La lutte contre Satan ne peut être la lutte contre ceux qui l’adorent, car ils peuvent encore renoncer à Satan et être sauvés. En détruisant les ennemis, on ne leur permet plus d’accéder au salut.

    Le marxisme et d’autres idéologies proposent également un salut, mais celui-ci est terrestre et est basé sur une purification bien terrestre du monde. La théologie de la libération suit ce chemin en proposant également une purification terrestre du monde et c’est une hérésie. La lutte contre les adorateurs de Satan est une illusion, car nous savons que Satan sera présent dans ce monde jusqu’à la fin des temps. Il n’y aura jamais de paradis terrestre. De plus, nous savons que Satan est le diviseur et la théologie de la libération fait son jeu en accentuant la division du monde. Cette retenue ne nous empêche pas de faire le bien et d’éviter le mal dans la mesure de nos moyens.
    Je comprends parfaitement que les adeptes de la théologie de la libération soient indignés par ce qu’ils voient et de ce fait soient poussés à l’action, mais ce n’est pas ce que Jésus demande.
    Le but du Chrétien est de proposer le salut du Christ à toute la terre, à commencer par ceux qui font le mal. Jésus est venu pour les pécheurs et non pour les hommes justes. Il revint à chacun de se convertir pour faire le bien. Même si ils savent que beaucoup ne se convertiront pas, les Chrétiens ne peuvent imposer quoi que ce soit.
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