@genrehumain Alhazen est décédé en 1039 et en 1058 naissait bû Ḥamid Moḥammed ibn Moḥammed al-Ghazālī, ce joyau de la pensée musulmane et père de l’obscurantisme. Selon al-Ghazālī, la seule science était l’exégèse des textes fondateurs de l’islam et les autres sciences sont réduites à de simples techniques utilitaires. Je crains que cette période prospère n’ait pas duré 6 siècles.
@Jacques-Robert SIMON « Cet aspect relève de la Chimie, ce n’est pas si compliqué que cela. »
Certes, cet aspect chimique existe mais ne peut pas expliquer comment cela est arrivé.
Darwin avait de bonnes intuitions et explique en partie l’évolution mais se heurte à un problème mathématique qu’il ne pouvait pas connaître : Le hasard seul ne peut pas expliquer l’évolution.
En gros, le problème avec le hasard, c’est qu’à partir du chaos, il ne peut créer que plus de chaos. Même avec un processus de sélection naturelle, cela ne peut expliquer la croissance de la complexité. Or nous vivons dans un système dont la complexité n’a pas arrêté de croître depuis le Big-Bang.
Qu’est-ce qui peut expliquer aujourd’hui cette croissance de la complexité. Nous n’en savons rien et je vous laisse la lecture du livre de Claude Tresmontant : « Sciences de l’Univers et problèmes métaphysiques » pour patauger dans le sujet.
La conséquence est que nous devons rester humbles devant les connaissances scientifiques que nous n’avons pas.
Sur l’existence même de Dieu, nous n’avons pas grand chose sinon des centaines de milliers de témoignages de l’interaction entre ce que nous pouvons appeler Dieu et l’humanité. Nous ne connaissons pas sa nature qui ne se laisse pas mesurer, mais nous ne pouvons conclure à son inexistence comme pour la théière de Russell, tout simplement à cause du nombre de témoignages.
Personne ne vous demande de tenir ces témoignages pour vrai, mais vous pouvez y appliquer une méthode scientifiques qui permette de tirer des quasi-certitudes, à l’instar des historiens qui se basent également sur des témoignages. En fait les certitudes s’obtiennent lorsqu’il existe une convergence entre des témoignages qui s’appliquent à des domaines différents. Ainsi pour les historiens, la convergence des travaux des archéologues, des linguistes, des philologues... permet de se construire des certitudes.
La Bible elle-même est un ensemble de témoignages et doit être étudiée dans ce sens. Il est possible de s’adresser directement à nos contemporains puisqu’il semble que ces interactions n’ont jamais cessé. Parmi ces témoignages, les guérisons posent le plus de question, car il s’agit d’une interaction de quelque chose qui n’est pas constitué d’atomes avec notre monde des atomes. Je veux bien admettre qu’il existe une explication rationnelle, mais cela remettrait complètement en cause notre vision de la maladie. J’ai assisté plusieurs fois à des guérisons sans trucages et je n’ai pas d’autre explication que la présence réelle de Dieu. Comme il n’y a aucun témoins, vous ne serez pas obligé d’y croire, mais pour la personne guérie, cela fait un choc.
@Mohamed Takadoum. « Moi je vous parle du rite Malékite »
C’est effectivement la branche du sunnisme la plus représentée en France, mais malheureusement pour eux, la plupart des mosquées sont aux mains de Frères Musulmans (Hanbalites) qui sont en train de leur faire prendre conscience du contenu du Coran.
Je rencontre très souvent des Musulmans avec qui je discute de leur foi. La plupart ne connaissent pas vraiment le Coran qu’ils n’ont jamais lu, du moins avec l’intention de le comprendre.
Ces Musulmans Malékites sont des pacifistes qui sont totalement déboussolés par les Frères Musulmans. Nous amenons ces Musulmans là à participer à des groupes où la parole est totalement libre et où il n’existe pas de question impertinente, mais où les Chrétiens peuvent présenter les Evangiles et les divers travaux des exégètes scientifiques sur la naissance de l’islam. Une partie de ces Musulmans demandent leur conversion au Christianisme. On ne pousse personne, mais l’apostasie n’est pas punie en France et les anciens musulmans convertis font un travail remarquable.
Vous dites que l’islam n’a rien a apprendre des universités européennes, mais l’islam ne répond pas aux questions parfois impertinentes que les Musulmans se posent en analysant le Coran. Vous pourriez apprendre que Muḥammad a été totalement oublié pendant les 50 années qui ont suivi sa mort en 634 (en tout cas, pas avant 634), qu’il est ressorti à l’occasion de la dispute des califes ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr et ʿAbd Al-Malik et qu’il n’a obtenu son statut de prophète que vers 694. Vous pourriez apprendre que le Coran a été écrit par une cinquantaine d’auteurs (entre 30 et 100 de manière certaine) sur une période de deux siècles et qu’un tiers du texte provient de l’araméen...
Ces réponses sont librement accessibles sur Internet et beaucoup connaissent maintenant les divers sites qui font état des résultats des études scientifiques. Les anciens Musulmans qui demandent le Baptême chrétien ont essayé de comprendre le Coran et en ont une vision assez fine mais ils ne sont déjà plus du tout Musulmans. Il ont juste besoin d’être confortés dans leurs intuitions. En Algérie, la Kabylie n’est déjà presque plus musulmane.
@El_Arabi_El_Acil « je vous dirais que même la Bible a été triturée- au fil des siècles- par la main des hommes » Cela fait 1300 ans que des Musulmans essaient de prouver la falsification sans jamais rien découvrir. Les différentes versions de la Bible sont des traductions différentes d’un même textes et sont globalement reconnues par l’ensemble des Chrétiens. Combien de version du Coran en français existe-t-il ?
L’Evangile de Matthieu en araméen est traçable jusqu’à l’année 37, soit 7 ans après les faits décrits et donc du vivant des témoins directs. Les Evangiles de Luc en Araméen et Marc en Hébreu sont aussi de ces années là. Le Coran que nous connaissons est une version qui date au plus tôt de l’année 950 et finalisée en 1924. Les différents Codex que l’on peut trouver à Paris et Sanaa contiennent chacun 3 versions différentes par grattage. L’évolution de certains dogmes du Coran y est directement visible. Savez-vous que la langue et l’écriture du Coran pointent vers le nord de la Syrie et en aucun cas vers le sud de l’Arabie où se trouve La Mecque qui n’existait probablement pas au VIIème siècle ?
Quand à la Thorah, il s’agit d’un texte de l’âge du bronze transmis oralement pendant les premiers siècles. Pour la violence qui y est contenu, il n’existe aucune injonction directe comme dans le Coran. Il s’agit d’une interprétation à postériori d’événements violents de la vie des Hébreux comme étant l’action protectrice de Dieu envers son peuple. L’interprétation a changée depuis. Il n’est pas question de faire une interprétation définitive car les nouveaux témoignages affinent les anciens. Les Evangiles peuvent d’ailleurs être vus comme une clé de lecture de la Torah. Le travail des archéologues et des historiens nous montre une réalité historique bien différente du contenu de la Torah qui permet de faire une lecture expurgée des événements historiques qui n’ont pas existé. Cette lecture nous montre un Dieu qui peut être d’une grande tendresse envers son peuple.
Pour info, la Torah n’est ni la parole directe de Dieu, ni écrite par Moïse. Il s’agit d’un ensemble de témoignages sur l’action de Dieu parmi les hommes comme pour le reste de la Bible.
Beaucoup voient dans le sacrifice d’Isaac par Abraham le comble de la violence de Dieu. Il s’agit bien d’une erreur d’interprétation (vous en cherchiez, en voici une mais dommage, elle ne va pas dans le sens du Coran). Ici Dieu demande à Abraham d’aller dans la montagne avec son fils pour faire un sacrifice, il ne demande en aucun cas à Abraham de sacrifier son fils. C’est le choix d’Abraham de choisir ce qu’il a de plus précieux, son fils. Mais Dieu, s’il entend la volonté d’Abraham n’agrée pas ce sacrifice et propose un changement de programme sans blesser Abraham, tout en douceur. Quand vous voulez ramener l’islam à la foi d’Abraham, relisez bien ce texte et voyez l’amour de Dieu pour Abraham qu’il corrige sans le punir. Dieu gagne la foi d’Abraham par son amour.