@Fanny L’argent, il ne faut pas en avoir peur mais éviter d’en devenir dépendant. C’est un très mauvais maître mais un bon serviteur. Il ne sert à rien d’en posséder plus que ce qui est nécessaire.
Les Evangélistes ne sont pas tous des adeptes de la théologie de la prospérité et c’est à leurs œuvres que l’on peut savoir s’ils sont réellement Chrétiens. « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 35). Cet amour doit bien sûr aller au-delà de la communauté et de cet amour doit se dégager une grande joie.
Sur le plan de l’Evangélisation, ils ont beaucoup de choses à apprendre aux anciens Chrétiens qui pensent à tort qu’ils vivent déjà dans des sociétés christianisés et qu’il n’est pas nécessaire de parler de Jésus. De plus, il reste des séquelles d’alliances anciennes entre les Catholiques et les Etats. Ainsi, l’église Catholique refuse de baptiser les anciens Musulmans dans beaucoup de pays où se pratique la charia. Les Evangélistes n’ont pas ces réticences et je connais d’anciens musulmans qui sont devenus catholiques après un passage par une église évangélique.
Le Christianisme n’a pas été modifié, il a été oublié ou déformé par une partie de nos contemporains, mais on ne peut plus dire que ceux-là sont encore Chrétiens. Il y a bien quelques églises évangélistes qui ont développé une théologie de la prospérité qui rend leurs pasteurs outrageusement riches, mais ces pasteurs ne suivent pas l’enseignement de Jésus et auront beaucoup de mal à entrer dans le royaume de Dieu. « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » (Matthieu 6, 24)
Si les églises sont vide (c’est très relatif par endroits, dans ma paroisse, ceux qui sont en retard sont debout) c’est que beaucoup ont préféré l’argent à Dieu et ce sont ceux qui préfèrent l’argent qui sont partis. J’ai tout de même l’impression que la religion de l’argent est la principale religion en France.
Freud disait à la fin de sa vie que l’homme était mu par seulement deux pulsions : une pulsion de vie (Eros) et une pulsion de destruction (Thanatos). Et il ajoutait qu’il ne savait pas laquelle allait devenir prépondérante.
Nous assistons au résultat d’une individualisation extrême de la société où l’autre n’a plus d’importance. S’il n’est plus un humain, alors il est facile de s’en débarrasser. La suite est de ne plus voir les humains que pour leur valeur économique. Il est facile de penser que nous n’avons plus besoins des vieux, des malades, des chômeurs ou des migrants qui pompent le peu de ressources économiques qu’il nous reste à partager.
@Antoine bisounours ne fait pas partie des noms de Dieu dans aucune religion. Mais cette manière de voir Dieu comme étant tout ce que l’homme est est parfaitement anthropomorphique. Dieu ne peut être à la fois l’amour et la haine, tout et son contraire. C’est une idée développée par les gnostiques et l’islam, mais qui s’oppose au contenu des Evangiles.
@Antoine L’apocalypse, comme toutes les prophéties de la Bible n’a pas vocation à s’appliquer à la lettre. Il s’agit d’un avertissement donné aux hommes. D’autre part, si Dieu est amour, la colère divine ne se traduit pas par un jugement de Dieu. La colère divine vient du fait que les hommes refusent l’amour de Dieu et n’ont pas accès au salut qui est pourtant offert à toute l’humanité.
Dieu donne son salut et une partie de l’humanité le refuse. Cela mérite bien la colère, mais sans salut, que peut-il arriver à cette partie de l’humanité ?