@Pascal L Je n’y peut rien, la traduction par raisin vient de spécialistes des langues sémitiques qui précisent des raisins bien blancs et bien ronds, ce qui n’existe pas vraiment dans le monde désertique de la naissance de l’Islam. Il faut comprendre que les descriptions bien trop humaines du paradis nous viennent de la culture perse. Elles sont donc probablement contemporaines des califes abbassides (après 750) qui avaient pris Bagdad comme capitale. On y trouve des rivières qui coulent en permanence, mais pas de soleil, car celui-ci brûle et assèche. Il y a des sofas pour se reposer éternellement et on peut y boire du vin. Pour les toilettes, ce n’est pas précisé. Dans un désert, cela ne pose pas de problèmes, mais dans un jardin ?
Quand à Allah, il ne se dévoile pas dans le Coran. Rien ne dit ce qu’il va faire de vous et cela est déjà un supplice. Si nous ne savons pas quoi faire, la tentation du juridisme est grande ; toujours plus de lois pour optimiser ses chances et l’obéissance à ces lois peut également être un supplice. Quand on voit l’absence de sourire des salafistes, on se dit que cela doit être très dur.
@Fergus « dès le début des habitants de Ploërmel se battu pour faire disparaître ce monument » Il semble qu’ils aient tardé à poser un recours et que « des habitants » soit 2 habitants. Ouf, le pluriel s’applique. Ceux-ci avait demandé la destruction de la totalité du monument, mais s’y sont pris trop tard pour la statue. D’où la séparation en deux partie de l’œuvre d’art. Reste que sans décision du conseil municipal, la datation d’une non-décision pose un problème et j’imagine que les recours ne sont pas terminés, y compris sur le respect du droit patrimonial de l’artiste.
@Antonin N. « a pour but d’enrichir cet article » Enrichir l’article ou enrichir le débat ? Est-ce que pour vous « enrichir » doit forcément aller dans le sens de l’article ?
@Christian Labrune C’est tout à fait ça. Pour la présence des femmes en enfer, cela s’explique, car pour obtenir le paradis, il faut déjà que leur mari y ait droit et seule les femmes les plus vertueuses peuvent y accompagner leur mari. Par contre, il n’y a pas de vierges au paradis, car le terme hourri dans les descriptions du paradis ne désigne que le raisin blanc. Ce mot fait partie des quelques mots qui ont un sens différent suivant les versets. C’est le cas aussi de Nasara (nazaréen ou Chrétien, c’est selon), Coran (Le Coran ou le lectionnaire), Masjid (Mosquée ou Eglise), kfr (Juifs ou mécréant)... Cela montre que le livre ne s’est pas écrit en une fois. La thèse de Jean-Jacques Walter « Le coran révélé par la théorie des codes » démontre que le Coran a été écrit par une cinquantaine d’auteurs (entre 30 et 100) sur deux siècles environ.
@robert On ne manque pas d’exemples dans le Coran. La sourate la plus violente est la 9, considérée comme la dernière, donc non abrogeable par des versets plus récent.
Vous dites, qu’il faut lire ces versets dans leur contexte, mais tous les contextes ont été effacés du Coran. Les exégètes ajoutent parfois des « circonstances » de sa biographie qui justifie tel ou tel verset, mais ces « circonstances » n’en diminuent en aucun cas l’aspect violent.
Comment alors interpréter « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer [qâtala] sur son chemin [c’est-à-dire pour Lui] en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (S61, 4) « Lorsque vous rencontrez ceux qui recouvrent, coupez leur la tête[...] serrez les garrots » (s47,4) « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués » (s8,17) « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. » (s9,5) « ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous » (s9,124) « Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : la tentation est plus grave que le meurtre » (s2, 191). « Dis à ceux qui recouvrent que, s’ils cessent, il leur sera pardonné ce qui s’est passé ; si [au contraire] ils y reviennent, eh bien, la conduite (sunnaʰ, ici déboires, expérience) des anciens est déjà passée. Combattez-les à mort jusqu’à ce que [ils ne représentent] plus de tentation et que le culte entier soit [rendu] à Dieu. » (s8, 38-39).
Lisez les exégètes Musulmans sur la s9:5, y compris nos contemporains. Ils soutiendront tous que le paiement de l’impôt par les Chrétiens et les Juifs se fait en échange de leur vie sauve et pas de pitié pour les autres.
Sur le verset 9:60 qui justifie l’aumône, un des 5 piliers de l’Islam, on peut y lire que l’aumône peut financer la corruption et la guerre. Aucun exégète ne dira le contraire.
"Les statistiques sont impitoyables : on compte dans le Coran 65 fois le terme ’tuer’ et ses synonymes, 150 fois le mot ’enfer’, 50 fois ’pervers’, 376 fois le mot ’châtiment’, une fois le mot ’espérance’ et jamais le mot ’désir’. [...] Le texte coranique mobilise à l’extrême le thème du combat, la thématique de l’enfer est le fouet qui secoue les mous pour solliciter leur contribution. Le motif eschatologique et la défense de la souveraineté d’Allah (Les verbe qatala : aller jusqu’à tuer et combattre sont présents dans le Coran respectivement soixante-douze et cinquante et une fois, dont dix et douze à l’impératif) ont fourni et fourniront des troupes de réserves infinies pour tous les djihads. » (« Les 3 visages du Coran » thèse de doctorat de Leila Qadr et Arun Amine Saad et dine)
Le verbe qatala est souvent mal traduit dans certaines versions en français du Coran qui occultent l’aspect du combat jusqu’à la mort, mais le texte arabe ne souffre pas d’ambiguïté. Lisez la version d’Hamidullah qui est une référence reconnue dans l’Islam et est disponible sur Internet. Il est assez proche du texte arabe, même si les scientifiques européens font une toute autre lecture du fait du changement de sens de beaucoup de mots arabes depuis le 7ème siècle, mais c’est une autre histoire.
L’absence de contexte et l’usage de l’impératif en font quelque chose de terriblement nouveau par rapport aux textes religieux précédents. Ici la violence s’impose.
Lorsqu’un Musulman explique que l’Islam est une religion de paix, la paix ne concerne que l’Oumma, la communauté des croyants. La terre est divisée en deux zones : Dar al-Islam et Dar al-Harb : la terre de la soumission et la terre de la guerre. En Europe, nous sommes sur la terre de la guerre.