« l’épître de Jacques a été considéré comme une redite des quatre évangiles »
Il s’agit d’une épître et non d’un Evangile. Elle reprend des éléments de morales qu’elle lie à la foi, mais rien n’est dit sur l’amour qui est pourtant fondamental dans le discours de Jésus. L’auteur de cette lettre n’est ni Jacques le Majeur, ni Jacques le Mineur, ni Jacques le juste. Il semble que ce soit un des premiers Chrétiens vers la fin d premier siècle.
Il faut se méfier des textes de Flavius Josèphe. Ils sont riches d’informations mais d’une part, ils sont partiaux, d’autre part, ils ont été recopiés et parfois transformés par les copistes.
Le protoEvangile de Jacques est vraiment un texte qui n’a plus d’intérêt aujourd’hui. il a pu servir à une époque pour réfuter certaines thèses juives visant à discréditer Jésus. Cette attribution a un Jacques est d’ailleurs complètement imaginaire. Ce n’est certainement pas Jacques le Juste, cousin de Jésus. Ce texte est au mieux de la deuxième moitié du 2ème siècle et son contenu semble le fruit d’une grande imagination beaucoup plus qu’un récit fidèle de l’enfance de Jésus. Le fait qu’il cite Hérode n’est en aucun cas une preuve et les séditions ont continué au moins jusqu’en 135 (Shimon bar Kokhba). le texte que nous connaissons est une copie du XVIème siècle qui ne nous garantie pas des interpolations. En le lisant, je ne vois pas vraiment ce qui permettrait de le considérer comme chrétien, même s’il se présente comme favorable aux Chrétiens. Tous les textes qui parlent du Christ ne sont pas chrétiens.
« un peu facile que de dire que son auteur ment » Il ne me semble pas avoir utilisé ce terme. Mais un texte qui parle de Jésus avec un contenu contredisant les quatre évangiles est pour le moins suspect. L’enseignement de Jésus ne peut avoir affirmé une chose et son contraire. Les Chrétiens ont de ce point de vue un avantage. La présence vivante du Christ permet de confirmer on d’infirmer les témoignages des Evangiles. En l’occurence, il confirme l’enseignement des quatre évangiles retenus par l’Eglise Catholique et il nous demande d’éviter les textes gnostiques.
« Quant à Thomas, il y a une logique comme il y a une logique militaire. » Cela ne prouve rien et son évangile est franchement contradictoire des quatre évangiles de la tradition des apôtres.
« Je vous renvoie aux travaux de Claude Tresmontant : l’Hébreu. » Je suis en train de lire son livre « Sciences de l’Univers et problèmes métaphysiques ». Il utilise la métaphysique pour démontrer que Dieu existe. Sur la langue, il ne distingue pas entre l’Hébreu et l’Araméen, mais il ne connaissaient pas les textes que nous avons aujourd’hui (Matthieu et Luc en araméen et Marc en Hébreu). La proximité entre les événements et leur relation dans les Evangiles renforce encore la qualité de leur contenu et tend encore à discréditer les apocryphes.
@baleti Dans le Christianisme, il n’y a plus qu’un seul commandement : aimer tous, toujours, partout qui transcende toutes les lois et toutes les morales. La seule intention possible est donc l’amour et tous nos actes doivent aller dans ce sens. C’est facile à comprendre, mais difficile à faire. Beaucoup se contentent des loi et de la morale, mais ce n’est pas suffisant pour le Christ. Les conséquences de l’application des lois et de la morale sont sur notre terre, mais les conséquences de l’amour est le salut qui n’est pas sur cette terre. Le Christ, qui est vivant pour les Chrétiens, nous offre son amour pour que nous ne rations pas la marche. Si nous refusons cet amour aujourd’hui, il y a peu de chances que nous puissions le reconnaître quand le moment viendra.
@Emile Mourey N’inversons pas l’ordre des choses. On utilise souvent la date de la version grecque pour dater les Evangiles, mais les versions araméennes (pour Matthieu et Luc) ou Hébreu (pour Mac) sont largement antérieures. L’Evangile de Thomas ou le protoEvangile de Jacques sont donc postérieurs et largement. L’Evangile du soi-disant Thomas a été retrouvé en Egypte sur un site d’une communauté gnostique alors que l’archéologie a retrouvé les traces de Thomas en Chine. Le contenu de ces Evangiles apocryphes ne correspond pas aux évangiles synoptiques de la tradition des apôtres. Ils ne peuvent donc pas être considérés comme chrétiens. Les hérésies du Christianisme n’ont pas cessé de se développer depuis deux millénaires. La simple comparaison des textes permet de se faire une idée, nul besoin de faire de longues études. Le Christianisme, cela s’attrape par le cœur.
La thèse du père Gallez est cohérente du début à la fin et même si elle contient des hypothèses, les thèses qui lui succèdent confirme les intuitions du Père Gallez dans leur majorité. Il existe bien quelques différences sur le rôle qu’a pu jouer Petra, mais cela ne change pas l’essentiel. Les Esséniens ne représentent qu’un tout petit mouvement, essentiellement monastique, et il est difficile de leur attribuer une grand importance dans l’histoire de l’Islam. En principe le monastère de Bosra était chrétien et la foi Chrétienne me semble bien trop éloignée de l’Islam. La foi Judéonazaéenne me semble par contre tellement proche qu’il est difficile de ne pas y voir la source de l’Islam. Le simple fait que Jésus soit nommé dans le Coran ʿĪsā et non Yashoua’ exclut de fait la source chrétienne. Cette appellation est une invention des Juifs orthodoxes (Rabbanites) qui ne pouvait pas dire « Dieu Sauve » en parlant de Jésus. Ils ont donc raccourci le nom, ce qui correspond à Esau, frère de Jacob et fondateur d’Edom, un royaume et un peuple haï des juifs.
Les Judéonazaréens sont des Juifs et non des Chrétiens, l’histoire d’Abraham leur est familière et l’invention de la descendance d’Israël pour les Arabes une manière très habiles pour les incorporer dans leur projet de reconquête de Jérusalem. Ces Judéonazaréens étaient implantés dans le Nord de la Syrie depuis l’année 68 où ils ont été chassés de Jérusalem pour permettre aux Romains de faire le ménage.
J’ai lu le dernier livre de Jacqueline Chaabi et je n’en ferai pas la publicité. Elle a pris comme hypothèse de départ pour ses recherches des éléments dont les seules sources sont musulmanes et non scientifiques. Il est vrai qu’à cette époque, ce n’était pas évident, mais les connaissances actuelles invalident 80% de son travail. Il est difficile de se remettre en question lorsque l’on arrive en fin de carrière.
« le Protévangile de Jacques, Jésus est né de l’immaculée conception comme dans les évangiles synoptiques. Les critiques que vous adressez à ce texte valent aussi pour les autres. »
Vous faite une erreur de raisonnement. Le protoévangile de Jacques a été écrit bien après les Evangiles synoptiques. Le fait qu’ils en reprennent des parties ne veut pas dire que ce qui n’est pas dans les Evangiles synoptiques est vrai. Le fait qu’il y ait des paries bien gnostiques dans ce protoévangile est par contre une preuve que ce document n’est pas Chrétien et n’a aucun intérêt. Tous les documents qui parlent de Jésus ne sont pas forcément chrétiens.
« La pierre de la Kaaba de La Mecque était depuis longtemps un grand sanctuaire religieux polythéiste. »
La pierre de la ka‘ba est connue pour avoir été exposée dans un temple de Petra, sans doute jusqu’à la destruction de la ville en 747. Il est maintenant prouvé que La Mecque n’a pas pu exister avant la fin du 7ème siècle. Regardez les photos des chantiers pharaoniques des Saoudiens sur la Ville. A aucun moment apparait sur le sol dénudé par le chantier la trace d’une ville ancienne. La ville ne peut pas être situé sur un chemin de caravane et n’existe pas sur les cartes grecques, pourtant très précises. La zone est inondée à chaque orage et aucune végétation n’y pousse. Le puits dit d’Abraham n’est même pas potable.
L’Arabie du 6ème siècle est constituée de 3 zones : l’Arabie heureuse au Sud (le Yemen), l’Arabie désertique au centre comprenant Médine et La Mecque et l’Arabie Pétrée (de Petra) au nord. L’araméen n’est parlé que sur le nord et uniquement près de la côte. L’écriture arabe a été inventée par les Chrétiens un siècle avant la mort de Muḥammad et n’existe que dans l’Arabie Pétrée. Les nomades sont les arabes et l’araméen ne peut se diffuser le long des chemins des caravanes. Dans l’arabe désertique, l’écriture est proche de l’écriture égyptienne et ce n’est pas l’écriture du Coran. Les archéologues ont retrouvé sur le lieu de Khân el-Qurashiyé les traces d’un camp nomade et d’une ville sédentaire à proximité, cette ville étant probablement juive ou judéonazaréenne.
« La Mecque était depuis longtemps un grand sanctuaire religieux polythéiste. » En fait l’Arabie centrale était largement christianisée à l’époque. Le polythéisme est une explication tardive pour séparer l’Islam de ses racines Juives et Judéonazaréennes.
« Qu’une partie du Coran ait pu être écrite dans cette langue »
Il s’agit plutôt d’une traduction en arabe de textes en araméen (30% du Coran environ). Cela correspond plus ou moins au catéchisme des Judéonazaréens et c’est la partie la plus ancienne du Coran.
Pour les Evangiles, nous en connaissons deux en araméen : Matthieu et Luc. C’est tout de même beaucoup moins surprenant que pour le Coran, l’Araméen étant la langue de Jésus.