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  • Pascal L 14 septembre 2015 11:53

    @taktak
    Avec un peu plus de compétences, vous auriez un peu moins d’arrogance. Je ne sais pas tout sur tout et je me méfie aussi des informations officielles. En quoi cela vous dérange que j’ai fait de l’ingénierie sur des systèmes de missiles et sur les systèmes de contrôle aérien ? Cela ne fait pas de moi un expert, je connais tout au plus un peu mieux le sujet que beaucoup de commentateurs péremptoires.


    Puisque vous me posez des questions, je répond :
    1) l’Ukraine est un pays en guerre… elle n’a pas obligation à publier ces données directement, mais la commission d’enquête doit les avoir. Parmi les fuites de la commission d’enquête, il n’y a rien à ce niveau, donc nous devrons attendre pour répondre à cette question.
    2) les satellites espions ne sont pas géostationnaires, donc il n’est absolument démontré qu’il existait un satellite présent à cet instant. De toute façon, aucun pays n’avouera qu’il en espionne un autre. Les résultats de l’espionnage ne sont jamais publics, mais servent pour des discussions au niveaux des chancelleries. Nous devons admettre que nous ne pouvons tout savoir.
    3) Si l’OACI n’est pas dans l’enquête, c’est qu’elle ne dispose en propre des moyens d’enquête. Les Pays-bas, la Fédération de Russie, l’Ukraine la Malaisie et les USA sont membres de l’OACI. L’accord de confidentialité est effectivement assez malsain. Il n’interdit pas toute publication, mais toute publication qui ne serait pas approuvée par les autres parties. Les Pays-Bas ont signé cet accord pour avoir accès aux informations, la Malaisie ne l’a pas fait, mais comme partie prenante, ils ont certainement des accès au dossier. De toute façon, la Malaisie ne dispose pas de laboratoire au niveau des Pays-Bas. Seuls les pays qui construisent des avions ont des laboratoires de bon niveau. La Russie n’étant pas partie prenante selon ses déclarations, elle ne pouvait pas faire partie de l’enquête.
    A propos de l’indépendance des rédacteurs, un rapport d’enquête reprend tous les résultats disponibles authentifiés. Il est difficile d’en maquiller ensuite l’interprétation. Les difficultés proviennent des informations non disponibles. Sur le TWA800, il restera toujours un doute, car les militaires ne sont pas tenus de diffuser des informations confidentielles et le NTSB américain est également contraint par les mêmes règles. J’ai nettement plus confiance dans le BEA Français ou le bureau des Pay-Bas car leur indépendance est garantie par leur statut. Nous avons tout de même des problèmes en France lorsqu’une enquête demande des documents classifiés. La condamnation de la Russie n’est d’ailleurs pas directement le fait du bureau d’enquête néerlandais.

    Les éléments à la disposition du public ne permettent pas d’accuser directement les Russes, mais tout de même, avec les éléments disponibles, ils y en a beaucoup qui poussent vers un missile sol/air russe mais je n’ai jamais écrit que les Russes étaient aux commandes. L’accusation de la Russie par l’Otan repose sur des éléments qui ne nous sont pas connus et que nous ne connaîtrons pas avant longtemps. Je ne connais d’ailleurs pas les réponses officielles des Russes. Ce qui est publié sur Internet est assez pitoyable, mais on ne sais pas non plus qui l’a écrit.

     Pour vous faire une idée d’une durée d’enquête, allez sur le site du BEA et regarder la différence entre la date de l’accident et la date de publication du rapport officiel.

    Les résultats de l’enquêtre devraient être bientôt publiés. J’imagine sans peine que vous contesterez les résultats, mais je ne pense pas que vous aurez les moyens scientifiques pour étayer vos accusation. La vérité demande beaucoup de travail. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup préfèrent les idéologies. Si vous n’acceptez pas que les votres soient mise à mal sur Internet, il ne faut pas les y exposer.


  • Pascal L 13 septembre 2015 20:14

    @lmcal140

    La propagande continue. Rien dans ce document n’est crédible pour une personne un peu sensée.
     1) Un rapport russe publié anonymement ne peut pas être pris en compte dans une enquête. Si on ne peut connaître le nom des experts, quelle valeur peut-on donner à leur expertise et les enquêteurs doivent pouvoir les interroger ?
    Si les russes ont été écartés de l’enquête, c’est qu’il n’avaient rien à y faire au sens des conventions internationales. On ne peut pas dire que l’on pour rien dans cette histoire et faire partie de l’enquête. Soient ils affirment que le missile est russe et on pourra écouter leurs experts, soit ils sortent de l’enquête.
     2) La CIA n’a pas a craindre que les russes n’ai récupéré des sous-munitions sur le site du crash, car, s’ils l’on fait sans en référer aux enquêteurs officiels il s’agit d’une compromission du site et leur déposition devra être écarté. Donc, si réellement les russes s’étaient présentés sur le site du crash, ils auraient été accompagnés pour établir l’indiscutabilité des faits. S’ils présentent des sous-munitions, qu’est-ce qui prouvera que’elles viennent de ce site ?
    3) les seuls radars présents sur les avions de ligne sont des radars météo et on ne parle jamais d’un radar panoramique, ce qui étalit la faiblesse des experts. Les missile air-air ne se guide pas sur les ondes radars d’un avion, car un avion militaire n’utilise son radar que très épisodiquement et les signatures, quand on arrive à les déceler, n’ont rien à voir avec un radar météo. On ne peut pas imaginer un système militaire conçu uniquement pour descendre un avion civil. La poursuite de signatures infrarouges serait beaucoup plus efficaces pour le guidage du missile, mais le missile serait arrivé dans les moteur, ce qui n’est pas le cas.
    4) Ce radar météo n’était probablement pas en service, la météo étant parfaitement claire, ce radar était totalement inutile lors de ce vol.
    5) la densité des trous observés sur les photos n’est pas compatible avec les sous-munition décrites. 2000 à 4000 projectiles lancés à moins d’un mètre donnerait plusieurs centaines de trous de petites taille. Ce n’est absolument pas le cas. Je n’imagine pas ce type de munitions sur un missile antiaérien à moyenne portée, car l’explosion peut avoir lieu à plus de 50m pour des raisons d’optimisation du guidage (taille des dérives en particulier) et l’énergie de ces munitions aurait disparue avant d’atteindre la cible.
    6) une explosion au dessus du cockpit n’est ps compatible avec un missile air/air qui est toujours en tir tendu. Il s’agit bien d’un missile sol/air.
    7) la présence d’un Su-25 à proximité du Boeing est loin d’être établie dans un document incontestable. Tout ce que j’ai vu était du même niveau que ce document.


    Il s’agit vraiment d’un document de qualité inférieure à médiocre qui ne passe pas l’analyse par un spécialiste. Il faut vraiment que les Russes aient quelque chose à se reprocher pour nous inonder de ces fausses preuves et de témoignages totalement invérifiables.


  • Pascal L 12 septembre 2015 12:58

    @christophe nicolas
    Je ne parle pas de missiles balistiques. Mon domaine était les missiles sol-air, je ne parle que de ça et ça tombe bien parce que c’est justement le sujet. Evitez de vous couvrir de ridicule avec votre incompétence.



  • Pascal L 12 septembre 2015 09:14

    @doctorix
    Tout d’abord, je tiens à signaler à tous ceux qui trouvent mes propos ridicule que j’ai fais de l’ingénierie sur un système équivalent dans les années 80. Ce système est maintenant totalement obsolète alors qu’il était bien supérieur au Buk. La nature des trajectoires ne m’est pas inconnu et si je dis qu’on pouvait faire des trajectoires en cloche et finir sans carburant pour augmenter la portée, c’est que nous le faisions. Si nous le faisions, les Russes également puisque la zone des essais était remplie de chalutiers russes avec des chaluts rouillés… Avec ce que j’ai déjà dit sur AVox, un expert du domaine peut sans problème trouver mon nom à partir de mon prénom.


    Le fait de publier ou commenter sur AVox ne crée pas la vérité et ne fait pas de l’auteur un expert.

    Si je dis que cet article est un article de propagande, c’est qu’il fait que reprendre des informations non vérifiées dont certaines sont totalement absurdes pour un expert et qui ont largement été commentées ici. La propagande touche les deux camps. 

    A propos de l’absurdité de vos propos, la cible n’est pas à 8000km/h mais à 800, donc une vitesse de Mach 4 est largement suffisante pour attraper un avion qui vole tout droit. La trajectoire du missile n’est absolument pas visible lorsque le missile est en fin de portée puisqu’il n’a plus de carburant.

    Pour mes sources, vous devrez rechercher tous les articles sur le même sujet sur AVox, je n’ai pas pris la peine de tout noter, mais je n’ai pas de source secrète.

    Pour la trajectoire de l’avion, J’ai également fait de l’ingénierie dans le domaîne du contrôle aérien dans les années 2000 et je ne vois rien dans les faits qui montre une quelconque anomalie de ce côté, si ce n’est la légèreté des autorités qui ont autorisé le survol de la zone à plus de 10000m. L’idée d’un BUK dans la zone semblait tout de même absurde pour quelqu’un de sensé.

    La présence d’un avion militaire ukrainien dans la zone n’est montré par aucun document crédible. Pour moi, il devait bien y en avoir un, mais pas forcément du type indiqué et pas dans l’environnement immédiat du Boeing. De toute façon, les contrôleurs aériens civils russes ou ukrainiens ne peuvent pas voir ces avions.

    Le rapport final devrait bientôt être publié et nous verrons bien ce qui est dedans. Qui parmi vous a la compétence pour dire qu’il est manipulé ?


  • Pascal L 11 septembre 2015 16:35

    Et encore un article de propagande. Ce sujet ressort régulièrement sur AgoraVox sans jamais apporter d’informations nouvelles. 

    Aucune organisation internationales liées à l’aviation ne dispose des moyens scientifiques d’analyse d’accident et on ne peut reprocher leur absence. D’après les conventions internationales, les Pays-Bas peuvent conduire l’enquête. La Malaisie n’est d’ailleurs pas écartée, mais ne dispose pas de moyens techniques suffisants. Les compte-rendus de ce genre d’enquête ne rapportent que des faits qui ne peuvent pas être contestés.
    Les contestations restent possible sur les conclusions lorsqu’il n’y a pas assez de faits, mais il me semble que dans ce cas, le doute est ténu.
    D’après les éléments indiscutables accessibles au grand public (donc pas les enregistrements audio et vidéo qui ont pour la plupart été bidonnés) il parait comme certain que l’accident a été créé par un missile sol air (un morceau avec des inscriptions en russe a bien été découvert dans les débris). Ce missile a été tiré en limite de portée (trajectoire en cloche) avec une explosion au dessus de l’avant de la carlingue (trous biens visibles). Je l’ai déjà écrit, en limite de portée, le missile n’a plus de combustible et ne laisse pas de trainée visible, mais avec une vitesse maximale à Mach 4, il dispose de réserves pour parcourir encore un gros paquet de kilomètres et il est en descente.

    Ce type de missile est considéré comme obsolète dans les pays de l’Otan, mais la Russie en a vendu encore quelque-uns récemment à des pays dits en développement (c’est encore utile pour faire un coup d’Etat). L’Ukraine a pu posséder une version antérieure de ce type de missile, mais celle-ci ne montait pas assez haut et doit être exclue.

    Mon scénario est le suivant (je n’ai pas assez d’éléments pour en être certain, mais c’est parmi les scénarios possibles celui qui me semble le plus solide) : Un avion militaire Ukrainien a été détecté et les autonomistes ont tiré un missile, comme cela s’est déjà produit au moins deux fois auparavant. Malheureusement, en limite de portée, le missile part sans avoir accroché sa cible avec son radar. Du fait de la distance, une trajectoire en cloche a été ordonnée au missile, cette trajectoire passe au-dessus des lignes aériennes civiles. D’après ce que j’ai pu voir sur des vidéos, le BUK, ce n’est pas la grande classe pour l’acquisition de sa cible. Lorsque le radar a cherché sa cible, il a trouvé l’avion civil avant l’avion militaire et s’est accroché dessus. La suite est tragique.
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