Cette oposition public-privé n’a aucun sens. Pour créer des emplois, il faut créer de la richesse et non prendre la richesse existante. Dans le privé comme dans le public, certains sont tournés vers la création, d’autres vers la prédation.
La crise que nous vivons aujourd’hui est due à un déséquilibre en faveur de la prédation. On pourrait attendre de l’Etat qu’il rééquilibre un peu, mais nous ne voyons rien venir !
Certes, le problème vient plus des élus que des fonctionnaires, mais comme une majorité d’élus est issu de la haute fonction publique...
Question baisse d’impôts, ce que l’Etat va peut-être céder sera entièrement repris par les régions qui vont bien devoir faire appel à nous pour reconstruire les Conseils Régionaux…
Dans votre analyse, il manque l’analyse de la variation du ratio Dette/PIB qui va nous anoncer la prochaine crise financière. C’est aujourd’hui la dette qui pilote notre économie à cause des mécanismes pervers de gestion de l’Euro. De plus, l’indicateur sur l’investissement est inquiétant, car c’est celui qui peut indiquer une baisse du chômage durable, et encore, je ne suis pas sûr que l’indicateur présenté ne distingue dans l’investissement ce qui est réellement de la construction de richesse et ce qui est de la prédation.
Aujourd’hui, la plupart des pays voient une amélioration due à la fin de la crise de 2008, mais la France reste en arrière alors que la prochaine crise financière est à nos portes.
@Pierre Régnier Le catéchisme, ce n’est pas ma tasse de thé. Je trouve ce texte beaucoup trop infantilisant et je ne laisse à personne me dicter ce que je dois penser. J’avais même à cause de cela rejeté tout ce que j’avais appris dans le cathéchisme de mon enfance, du moins jusqu’à ce que je relise la Bible avec la relecture spirituelle de Jean-Sébastien Bach. Mais si vraiment il y avait des appels à la violence dans le catéchisme, j’aurais dû en avoir des échos dans 2500 sermons que j’ai du entendre dans ma vie. Même si je n’ai pas de souvenirs de l’ensemble, je n’ai aucun souvenir d’avoir entendu quelque chose qui allait dans le sens d’une violence de Dieu. Cela me semble tellement contraire à tout ce que j’ai pu apprendre sur le sujet. Je ne suis peut-être pas un Catholique typique, mais je ne crois pas être si différent des autres au point que quelque chose d’aussi important m’aurait échappé.
Vous affirmer que l’Eglise Catholique enseigne des appels à la violence de la part de Dieu et je vous affirme qu’il n’en est rien. Je ne vois vraiment pas comment nos deux positions peuvent converger.
@Pierre Régnier Nous ne pouvons pas interpréter ainsi la Bible. Bien sûr que « Dieu n’appelle pas et n’a jamais appelé à maltraiter et à tuer » mais c’est précisément ce que nous pouvons comprendre en lisant la Bible malgré toutes les horreurs qui y sont contenues.
Je réaffirme que la violence dans la Bible ne vient que de l’homme. Dieu sait habiter nos erreurs criminelles pour les transformer. Par exemple, il nous semble aujourd’hui impossible que le sacrifice d’Isaac par Abraham ait pu être demandé par Dieu. Nous comprenons qu’Abraham, ne sachant pas comment faire plaisir à Dieu ait décidé lui-même de faire ce sacrifice. Mais Dieu a vu la confiance d’Abraham et a transformé ce geste en proposant de sacrifier un animal à la place d’Isaac. Le résultat a été une foi grandie pour Abraham. Je ne sais pas comment Abraham aurait réagi si Dieu l’avait traité de con comme nous savons si bien le faire. Le geste de Dieu face à ce sacrifice est un geste de respect et d’amour et cela est d’un grand enseignement. Face à la violence extrême, nous pouvons répondre par des gestes d’amour.
Le texte de la Bible existe et même si nous savons que c’était un homme qui tenait la plume, nous ne pouvons rien y changer parce que ce n’est pas nous qui l’avons écrit. Les dogmes de l’Eglise Catholique sont aussi des garde-fous. Je ne vois pas comment vous pouvez y trouver une sacralisation de la violence.
La Bible peut nous donner des pistes pour trouver l’amour de Dieu, mais la compréhension du texte est forcément incomplète si nous ne touchons pas du doigt l’amour de Dieu. Aujourd’hui, j’ai beau relire la Bible, je ne vois plus que l’amour de Dieu envers les hommes. Les erreurs historiques et les invraisemblances scientifiques sont nos erreurs. Sans cet amour, nous ne pouvons qu’avoir une vision parfaitement juridique, comptable et bureaucratique de la religion. Tous les intégrismes agissent ainsi et ne sont pour moi que des religions sans Dieu donc athées. Pas question de les considérer comme monothéïstes. En partageant avec les intégristes votre interprétation de la Bible, vous leur donnez quelque part raison. Prenez rendez-vous avec Dieu et vous verrez les choses différemment. Vous avez d’ailleurs parfaitement la possibilité d’avoir une relation avec Dieu et de rejeter la Bible. J’ai commencé ainsi ma vie de foi, mais j’y suis revenu, sans doute avec l’interprétation spirituelle de Jean-Sebastien Bach qui m’a montré qu’il y avait autre chose derrière les mots que les mots ne peuvent pas rendre. Quand on lit la Bible avec les yeux de la foi, elle peut devenir une aide précieuse.