@Fifi Brind_acier Vincent Brousseau fait une excellente analyse de la situation actuelle et des mécanismes qui y ont conduit. Ce qu’il appelle la prime de sortie était déjà une dette cachée de le Grèce qui s’ajoute à toutes les autres. Le plan de Varoufakis était très astucieux, car il permettait de faire face à une situation de défaut de paiement en permettant les paiements internes à la Grece.
Quand je parle d’une monnaie moderne, c’est une monnaie qui n’est construite ni sur de la matière comme l’or, ni sur de la dette comme le font les grandes monnaies actuelles.
Autrefois, la monnaie était une marchandise, aujourd’hui, avec le développement des monnaies scripturales, nous pouvons plutôt affirmer que la monnaie est une information, donc immatérielle. C’est cet aspect immatériel qui a permis de faire de la « création monétaire » sans rien créer du tout, sauf une autorisation à circuler. Nous avons continué à appliquer à cette information les mécanismes des monnaies physiques, en particulier des taux d’intérêts qui maintenant ne portent sur rien. Comme il n’y a plus de limite à la création monétaire immatérielle, il n’y a plus de limites à la collecte des intérêts qui finissent par pomper les richesses existantes. Nous devons donc changer les mécanismes de création monétaire pour s’adapter aux changements.
Nous savons également par les travaux de Steve Keen qu’il existe un lien très fort entre la variation de la dette et le chômage de masse. Il a également démontré l’aspect cyclique des crises financières liées aux mécanismes monétaires actuels tout simplement parce que les dettes ne peuvent monter jusqu’au ciel. 2000, 2008, 201x… Il a également donné les paramètres à surveiller comme le lait sur le feu pour prévoir la prochaine crise (la variation de la dérivée du rapport Dette/PIB et ce n’es pas bon aujourd’hui)
La valeur d’une monnaie est liée à la valeur des contreparties. L’Euro est construit sur l’assurance que la plupart des dettes seront remboursées. J’imagine déjà ce qui va se passer lorsque la Grèce ou la France fera défaut.
L’histoire nous montre qu’il est possible de créer des monnaies sur d’autres choses que de la dette. Et comme personnellement, je suis un créateur de Start-ups que je n’arrive pas à financer, j’imagine assez facilement que nous pouvons créer de la monnaie sur un pari sur l’avenir. Cela s’est déjà fait pour construire un pont ou une ligne de chemin de fer. Lorsque nous créons de la richesse, nous pouvons gager cette richesse pour en faire une monnaie. Certes, les projets d’avenir créateur d’emploi sont plein d’incertitudes, ce que n’aiment pas les financiers, mais en mutualisant les projets, les incertitudes sont beaucoup plus limitées. Nous pouvons également donner de la valeur à ce qui a réellement de la valeur aux yeux des citoyens : la santé ou l’éducation. Ainsi nous pourrons financer à long terme écoles et hôpitaux sans passer par la case endettement.
La Suisse nous a également montré qu’au pays des banques, nous pouvons vivre avec plusieurs monnaies simultanément. Il s’agit d’une piste intéressante pour créer des monnaies très spécialisées qui seront beaucoup plus efficaces sur leurs intentions économiques. La dématérialisation des paiements fait qu’utiliser plusieurs monnaies simultanément peut être complètement transparent.
Voilà, je vous ai donné quelques pistes pour faire une monnaie modernes. Votre réponse sur l’absence de monnaie moderne ne fait qu’augmenter ma défiance vis-à-vis des partis politique. Je me sens proche d’un Varoufakis pour qui les problèmes ne sont intéressant que par les solutions qu’ils permettent d’imaginer. Lorsqu’un problème ne trouve pas de solution, c’est que les décideurs préfèrent le problème aux solutions et ça, ça me fait peur pour notre avenir.
@Pierre Régnier Je ne peux pas répondre à cela car ce que vous dites car je ne comprends rien à ce que vous essayer d’exprimer. Quelle est cette théorie criminogène ? Quelle est cette horreur que Jésus avait voulu éliminer ?
Chez les catholiques, les dogmes représentent un état actuel et consensuel de la pensée religieuse. Cela a un effet unificateur très important, mais rien interdit de faire évoluer ces dogmes. Le consensus est un processus très long qui n’a rien à voir avec un vote majoritaire comme on peut le voir par exemple chez les Anglicans. Il faut parfois plus d’un siècle pour faire évoluer un dogme, mais au moins on est à peu près sûr de leur solidité. C’est le fruit de la réflexion de plusieurs milliers de personnes et ce n’est pas sensible aux courants de pensée et au lobbying.
La démarche spirituelle n’a rien à voir avec le dogmatisme. D’ailleurs, chez les nouveaux convertis, la démarche spirituelle commence bien avant qu’ils viennent demander le baptême. Les dogmes ne leur sont pas un guide mais plutôt une réponse à leur questions.
@bourrico 7 Et en faisant des critiques non documentées, vous vous couvrez de ridicule et vous ne défendez pas vraiment votre cause. Quand j’écris que les idéologies permettent d’éviter de réfléchir, vous me donnez raison. Le site penséeunique.fr qui est référencé dans cet article ne fais que reprendre des écrits de climatologues, parfois très engagés dans la defense de l’idée du réchauffement par l’homme. Et pourtant, il y a de quoi douter de l’idéologie dominante...
@Fifi Brind_acier l’UPR a semble-t-il compris partiellement l’origine du problème en prévoyant la sortie de l’Euro, mais je ne vois nulle part dans le programme la mise en place d’une monnaie moderne orientée vers la création de richesse. Or, il ne faut pas oublier que certains principes de l’Euro avaient déjà été mis en place sur le Franc. Je ne défends pas un retour en arrière, je souhaite au contraire que nous avancions en utilisant les moyens et les connaissances qui sont mis à notre disposition. Le principal problème de l’Euro et du Franc avant lui est que pratiquement toute la monnaie en circulation n’existe qu’en contrepartie de dettes et que des intérêts soient dus sur quelque chose qui n’a jamais été réellement créé (ce que nous appelons création monétaire n’est en fait qu’une autorisation de circuation monétaire). Mettre des intérêts sur les moyens de création de richesses, c’est piloter l’économie debout sur la pédale de frein. Cela ne peut pas fonctionner et nous en vivons chaque jour les conséquences. Malgré cela, tous les partis politiques s’obstinent à défendre l’indéfendable. Par sa sortie de l’Euro, l’UPR propose de corriger les déquilibres relatifs des économies, mais ne permet pas la diminution durable du chômage.
La violence existe dans l’homme avec ou sans la croyance de Dieu. La preuve, vos écrits sont pour le moins virulents et atisent ma propre violence. Depuis la fin du concordat, personne n’a de légitimité à imposer à qui que ce soit ce qu’il doit penser en matière de religion. La vie en société touche les actes de chacun, pas leur pensée. J’en déduis que vous souhaitez un retour du concordat.
La violence dans la bible (désolé je n’ai lu que la bible et je laisserai à d’autres de s’exprimer sur d’autres textes), c’est d’abord notre propre violence. Le projet de Dieu, tel qu’il y est exprimé, est justement d’extirper cette violence, seul moyen de se rapprocher de lui. Il ne faut pas oublier que ceux qui tenaient la plume portaient leur propre violence et avaient une vision du projet de Dieu assez différente de celle que nous pouvons avoir aujourd’hui. Le projet de Dieu n’apparait pas en une fois, mais le long d’un cheminement qui a duré plusieurs milliers d’années et qui n’est pas terminé. L’enseignement du Christ est entièrement tourné vers l’Amour inconditionnel et le pardon, y compris après la violence qu’il a lui-même subie. Si vous n’y arrivez pas, pensez que cela n’a rien de naturel et que c’est difficile pour tout le monde. Les catholiques font ce qu’ils peuvent, mais au moins, ils essayent.