@Francis, agnotologue Vous semblez sûr de vous alors que vous ne disposez d’aucune preuve de ce que vous avancez et cela vous rend d’autant plus péremptoire. Comme je l’ai déjà exprimé, le dogme est lié à l’observation personnelle partagée. Il existe donc une connaissance derrière les dogmes. La croyance, c’est croire en un livre alors que la foi est liée à la rencontre avec Dieu. Que vous n’ayez jamais observé la présence de Dieu dans ses signes, cela ne regarde que vous. L’absence de preuves n’est jamais la preuve de l’absence. Rencontrez Dieu et vous saurez. Vous trouverez des centaines de témoignages sur Internet si vous cherchez. Mais si vous voulez le rencontrer, commencez par effacer vos a priori. Dieu n’est jamais là où nous l’attendons. André Frossard, biberonné au marxisme, l’a rencontré, juste en entrant dans une église. Il a déclaré « J’ai rencontré Dieu comme on rencontre un platane. C’est un fait, point final ! » Il a ajouté « Je n’ai pas foi en Dieu : je l’ai rencontré. Toute la vérité se trouve dans l’Église catholique. La vérité c’est quelqu’un, c’est Jésus-Christ. Que puis-je y faire si le catholicisme est vrai, si cette vérité est le Christ qui veut être rencontré ? C’est nous qui avons perdu la passion de convaincre, de témoigner, de convertir. Ce que le prêtre m’a dit sur le catholicisme, je l’attendais et je l’accueillis avec joie : l’enseignement de l’Église catholique est vrai jusqu’à la dernière virgule et j’en prenais acte à chaque ligne » Il a bien écrit « Je l’attendais » et c’est à cause de cette attente que Dieu s’est manifesté. Dieu vous aime malgré tout et à cause de cet amour ne vous forcera jamais à croire.
Peut-être, préférez-vous qu’il n’existe pas. Si vous ne le cherchez pas, vous devrez toujours vivre avec cette interrogation fondamentale à cause de l’absence de preuves.
@Jean Dugenêt Quand vous parlez de la bourgeoisie, vous faîtes vous-même des catégories. Quand vous ajoutez qu’elle est responsable de la notion de bien et de mal, vous lui attribuez le mal. Que dire de plus sur votre imprégnation idéologique ?
@Francis, agnotologue Qualifier tous les dogmes de mensonges est un abus. Il est impossible de prouver l’existence ou l’inexistence de Dieu mais il n’est pas impossible d’en observer les signes qui nous sont donnés personnellement. Un Dieu qui ne se manifesterait pas au monde serait comme la théière de Russell. Aucune chance qu’il puisse exister. Les dogmes de l’Eglise Catholique ne sont que les fruits de ces observations. Rien ne vous interdit d’observer ces signes par vous-même car il n’y a rien de caché ou d’ésotérique dans ces dogmes.
« une religion est-elle une idéologie ? » Ça dépend. Les religions qui admettent faire partie du camp du bien qui doit combattre le camp du mal le sont certainement. C’est le cas de l’islam mais pas de toutes les religions.
Les mécanismes qui opèrent dans les idéologies sont à peu près toujours les mêmes. Dans tous les cas, il y a :
la promesse d’une vie meilleure pour les adeptes sur cette terre ou messianisme. L’idée de salut prononcée par Jésus est dévoyée pour devenir un salut terrestre. Les premiers messianismes semblent être apparus en Israël un ou deux siècles avant l’arrivée de Jésus avec une mauvaise interprétation des prophètes : l’idée que le Messie devait chasser les Romains pour établir le royaume de Dieu en Israël.
la désignation d’un ennemi qui empêche la promesse de se réaliser (Juifs, Polythéistes, Chrétiens, Romains, Capitalistes...),
l’inversion du bien et du mal. Il devient licite d’éliminer ou de tuer les ennemis désignés,
la prééminence du groupe sur l’individu.
l’interdiction de quitter le groupe sous aucun prétexte au risque de se trouver désigné comme ennemi et d’en subir la punition. La peur est le moteur de la cohésion du groupe.
l’impossibilité de discuter les dogmes. Celui qui pose des questions est considéré comme ennemi.
un livre à connaître par cœur (petit livre rouge, Mein Kampf, Coran...) contenant le dogme.
un leader charismatique, éventuellement dans le passé. Comme les membres du groupes doivent accepter des dogmes sans réfléchir, il est indispensable que le dogme soit prononcé par une personne digne de confiance.
un système hiérarchique avec des fantassins exécutants, des recruteurs chargé de séduire l’ennemi et des chefs, tirant tous les bénéfices du système et seuls à même de modifier le dogme.
En fait, l’être humain est bien incapable de prendre en compte la complexité de notre monde, nous nous reposons sur des idées en « prêt à penser » qui nous sont fournies par des personnes en qui nous avons une totale confiance. Il n’y a pas grand monde qui vérifie que c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse. Le deuxième point faible de l’humanité est son instinct grégaire. L’homme se sent à l’aise dans une communauté où ses capacités peuvent être reconnues et valorisées. La sortie de la communauté est vécue comme un échec.
Ce sont ces deux caractéristiques qui sont prises en compte par les créateurs des idéologies.
Il n’existe aucune idéologie qui ne soit basée sur le mensonge. A partir du moment où l’idéologie définit un camp du bien qui combat un camp du mal, nous sommes dans le mensonge, car le bien et le mal ne peuvent se définir sur un groupe. Nous portons tous du bien et du mal. Commençons donc pas combattre le mal qui est en nous avant de regarder celui qui est chez les autres.