Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
C’est cohérent dans l’ensemble. J’ai toutefois noté l’incohérence suivante :
But the Asians accept them anyway, each day adding to the accumulation of worthless IOUs. Are the Asians any better off as a result of this accumulation ? Are they any less hungry ? Of course not.
Et votre petite phrase :
Bref, la Chine, pour l’instant, dépend plus des USA que les USA ne dépendent de la Chine.
Moi je pense vraiment que les Chinois n’ont absolument pas besoin des Américains qui achètent des choses réelles avec une monnaie de singe. On ne peut pas être dépendant d’une monnaie de singe, sauf si l’on a trop de scrupules à la créer soi-même : c’est apparemment la seule chose que les Chinois ont et que les Américains n’ont pas, les scrupules.
Je constate aussi avec regrets que les gens souhaitent la libéralisation de la Chine (c’est à dire, l’adoption de notre modèle) à un moment où ce modèle s’auto-détruit (et détruit tous les anciens acquis chez nous, en plus de la planète, rien que ça). D’ailleurs la libéralisation chinoise s’accompagne d’une croissance des inégalités très fortes et vous le dites bien.
Les croissances saines sont des croissances relativement égalitaires et homogènes. D’après vous, le milliard de Chinois qui ne bénéficie pas de la croissance (« seuls » 300 miliions en profitent, c’est vrai c’est quand même beaucoup), ce milliard de Chinois, il ne va pas être un peu aigri lorsque les promesses d’un monde meilleur ne vont pas arriver ? La Chine, c’est peut-être la grande nation de demain ou ... une bombe à retardement.
Espérons que les Chinois vont se réveiller avec leur philosophie légendaire et qu’ils vont aussi nous montrer la voie du système à adopter et que nous n’avons pas trouvé nous-mêmes mais la libéralisation actuelle est tout sauf philosophique, malheureusement.
J’ai une explication peut-être un peu simpliste : le baby-boom, ou papy-boom actuellement.
Quand on est jeune, on n’a pas trop d’argent alors on est pour un peu plus d’égalité. Quand on vieillit, que l’on a accumulé un peu, on ne veut pas être trop taxé et on veut de l’ordre pour la sécurité de son avoir (c’est une tendance, pas une fatalité).
Comme la population de l’Europe vieillit, on risque d’avoir la droite un bon moment. Quelques petites campagnes médiatiques d’insécurité avant les élections pour choquer tous nos papy-boomers (genre émeutes des banlieues 2005) et la droite se fait re-élire les doigts dans le nez.
Je n’explique pas tout, mais, comme tout le monde, j’ai des avis sur beaucoup de choses. Voici mon avis sur les restos du coeur.
J’adore Coluche mais je déteste le principe de chanter pour récupérer de l’argent (tournée des Enfoirés). C’est sympa pour eux de faire une tournée tous frais payés entre « potes » en ramassant l’argent de personnes qui croient faire une bonne action en achetant leur disque : sur le papier, ils rapportent plus que ce qu’ils coûtent mais je préférerais quand même les voir servir des repas plutôt que de les entendre chanter.
Pour ce qui est du principe (aider les plus démunis), je suis pour l’égalité la plus parfaite en terme de revenus (on prend toutes les richesses produites et on divise par la population, point barre). Dans une société égalitaire, les aides seraient inutiles mais comme tout le monde veut (et mérite !) plus que son voisin, alors gardons notre belle société avec ses laissés pour compte.
Et toi, Foufouille, que penses-tu des saisies immobilières aux Etats-Unis (ou même en France). Résultat : des tas de gens SDF avec des tas de maisons vides laissées à l’abandon : c’est beau la répartition des richesses actuelles, non ?
Français et, bien évidemment, descendant de paysans, j’ai du respect pour ceux qui travaillent la terre pour nous nourrir.
Mais il y a malheureusement un autre discours maintenant : la France est le 2ème exportateur de céréales derrière les Etats-Unis (chiffres 2002) et 60% de la production de maïs est exportée (chiffre 2007). Ce qui est gênant, ce n’est pas d’exporter mais c’est de le faire avec des aides, surtout quand ces aides sont dissuasives pour les pays en voie de développement : « une vache européenne reçoit plus de subventions que le revenu moyen d’un paysan africain ».
Il y a des millions de personnes dans des pays en voie de développement qui sont contraintes au chômage à cause des aides à l’agriculture dans les pays riches.
En somme, nous ne manquons absolument pas de nourriture en France, et nous cultivons au détriment d’autres populations, non aidées. A mon avis, un agriculteur respectueux de l’humain, où qu’il se trouve, devrait choisir entre 2 solutions :
aucune aide et le droit d’exporter (prix fixés selon la loi de l’offre et de la demande, ce que les agriculteurs détestent car plus on produit, et plus les prix chutent)
des aides mais sans droit à l’exportation (des quotas devraient être respectés mais les agriculteurs détestent aussi les quotas).
Ayant été presque 3 ans au chômage avec un diplôme d’ingénieur, je ne souhaite le chômage à personne. Malheureusement, nous ne pouvons pas tous travailler à plein temps avec la technique que nous possédons. Alors travaillons moins, produisons moins, et laissons tout le monde travailler (dans tous les pays) pour se nourrir avec le revenu de son travail et non avec des aides (j’ai personnellement démissionné pour respecter cette voie : le travail à temps partiel, en tant qu’ingénieur, ça n’est pas vraiment possible).
Avec le pic pétrolier (baisse de l’offre malgré une demande soutenue : Chine, Inde,...), on ne peut pas s’attendre à une baisse du prix du pétrole (même si on le payait avec autre chose qu’une monnaie de singes).
La hausse du pétrole est la meilleure chose qui puisse nous arriver : les solutions alternatives seront forcément plus acceptable pour la planète (et pour nos oreilles) et il sera très difficile de centraliser les revenus liés à l’’énergie comme on l’a fait jusqu’à présent si le solaire devient finalement la plus rentable des sources (ce qui est fort probable, n’en déplaisent à ceux qui croient à l’énergie de fusion, projet ITER, par exemple).
Le pétrole restera peut-être un des symboles du capitalisme : comment des ressources qui, au départ, n’appartiennent à personne, permettent à certains de vivre grassement sur le dos des autres.