Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@Géronimo howakhan Merci. Oui, il est évident que le combat contre tous est la base de tous nos maux. C’est par exemple ce combat qui pousse ceux qui « s’en sortent mieux » à prendre beaucoup plus que leurs besoins pour assurer le futur de leurs enfants dans un monde qu’ils rendent, par leurs précautions égoïstes, très difficiles aux autres ... et à leurs enfants (enfin ceux des autres, mais si on réfléchit un peu...). Mais il y a une hypothèse sur laquelle je ne suis pas d’accord. Vous dites que c’est la pensée qui nous coupe de la compassion mais à mon avis, sans la pensée et la logique, la compassion ne peut être que tribale, familiale : elle ne s’appliquera jamais à des gens qu’on ne connaît pas. Et je crois que c’est là que réside la faiblesse de l’homme, il est avant tout un animal et pour avoir de la compassion de manière globale (civilisée) et non pas uniquement envers ses proches, il doit au contraire faire preuve de logique (réciprocité). Mon hypothèse est que la plupart des hommes n’ont pas de morale et qu’ils pensent agir correctement quand ils obéissent ou respectent les lois. Mais donnez leur un ordre immoral ou des lois injustes, seule une minorité sera capable de désobéir, de voir le problème, car il faut de la logique, voir les conséquences de nos actes sur les autres, savoir se mettre à leur place (réciprocité, compassion). Et là, c’est pas gagné... Pour moi, la difficulté vient que les sentiments sont glorifiés par les littéraires (et les spectacles en tout genre !) alors qu’ils sont purement animaux (voire beaucoup plus nobles chez certains animaux qui se jurent une vraie fidélité). La noblesse de l’homme, à mon avis, c’est sa logique, mais tous les hommes n’en sont pas pourvus ou pas suffisamment pour ce que devrait être une civilisation.
@Géronimo howakhan Pas facile de coopérer, quand toute votre vie on nous apprend à être en concurrence avec l’autre. Et les 10% n’ont même pas besoin de s’occuper de nous faire une éducation élitiste basée sur la compétitivité et l’écrasement de l’autre : on s’en occupe nous-même, abreuvés il est vrai par tout un tas de « spectacles » d’« artistes » ou de « sportifs » millionnaires tous aussi crétins les uns que les autres, les exemples de « réussite » à suivre.
@Jason Entièrement d’accord, mais ce n’est pas parce qu’on maîtrise la technologie qu’on doit détruire la nature. Par contre, l’obsolescence programmée découle de la privatisation des moyens de productions : pour valoriser au mieux ses capitaux, il faut faire marcher à fond ses usines. Les biens durables ne sont donc jamais un bon calcul. Et c’est exactement pareil avec le profit dans l’échange (commerce) : si on a intérêt à voir des transactions parce qu’on tire un bénéfice sur chacune, alors on les favorise et on préfère des échanges de biens peu durables mais fréquents. Ce sont les lois économiques, la légalisation du vol, qui sont responsables de la destruction de la Terre. Si on invente un pneu inusable aujourd’hui, aucun constructeur ne le vendra sinon c’est la faillite assurée : la technique le permettrait peut-être, mais le système économique, telle qu’il a été créé, n’en voudra jamais. Arrêtons d’en vouloir à la technique et à la science. Nous serions idiots de ne pas chercher à comprendre les lois physiques, comment fonctionne notre corps, etc... Mais s’il y a un domaine où nous sommes parfaitement idiots, c’est de continuer à « jouer » avec des règles économiques parfaitement injustes et destructrices. Je l’ai d’ailleurs dit à maintes reprises, le capitalisme est un système anti-économique : on ne fait pas d’économie de la nature (puisqu’on la détruit), on ne gère pas précieusement la main d’oeuvre (puisque le chômage est encouragé car il favorise la pression sur les salaires et donc les profits), on ne gère pas correctement l’énergie puisqu’on produit du peu durable et qu’on favorise les échanges sur de longues distances au détriment d’autonomies régionales, et qui dit autonomie, dit une certaine liberté qu’il faut à tout prix proscrire, etc... Il n’y a aucune gestion économe des différentes ressources avec le capitalisme, c’est tout le contraire.
@I.A. Je suis d’accord avec vous mais les progrès technologiques ne disent pas comment on se sert d’eux. Je pense que ce qui distingue l’homme de l’animal (outre la morale), c’est sa maîtrise (technique), dont l’art n’est qu’un produit. L’homme est devenu homme quand il a inventé le feu, qu’il n’a pas voulu subir bêtement la nature alors que ses réflexions pouvaient justement l’extraire un peu du monde réel. On peut être un bisounours est dire qu’il n’y a rien de mieux que la nature sans technique (Avatar), mais en tant qu’homme, il est difficile de se laisser « dévorer » par la nature sans rien faire (La plage).
@Jason C’est parce que le vol est inscrit dans la loi... Si vous ne faites aucun travail, vous ne devriez, moralement, prétendre à aucun revenu. Le prix du vin qui augmente est un peu faux : stocker n’importe quoi coûte, il faut de la place (température constante pour le vin) et entretenir cette place (refaire le toit tous les 20 ou 30 ans, etc...). Maintenant si le vin vieux est meilleur (jusqu’à un certain âge), et bien stockons le au maximum selon les goûts, mais la différence de prix n’est que du stockage. Si le prix des appartement montent, c’est parce que leur prix est fixé en monnaie (aucune valeur intrinsèque) avec la loi de l’offre et de la demande.
Il faut raisonner heure de travail. Pour l’immense majorité des biens, un produit a une valeur selon son procédé de fabrication. Sa valeur a toutes les chances de changer si son procédé de fabrication change. Les ressources épuisables ont effectivement une valeur qui a tendance à croître (car il faut aller plus loin pour les chercher, construire des machines plus coûteuses, etc...). Il y aurait également une fluctuation des prix dans l’agriculture : les mauvaises récoltes ne sont pas le fait d’un mauvais travail. Mais la solution est toujours de produire avec une marge, et des produits que l’on peut stocker (céréales, bases de toute civilisation). En fait, la monnaie est inscrite dans notre mental, et je crois que peu de personnes sont capables de raisonner en heure de travail. Et c’est tant mieux pour ceux qui nous dirigent et qui décident à notre place ce que l’on doit penser.
Je considère qu’on devrrait accumuler un peu durant sa vie active pour former un capital mutualisé qui serait rendu sous forme de rente viagère à la retraite : seule rente qui a un sens moralement, l’héritage est inutile si le monde n’est pas basé sur le vol et la soumission.