Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@SysATI Non, je ne le prends pas mal, je suis comme vous en fait. Je m’en fous royalement (j’ai décidé à 25 ans, il y a 25 ans, que je n’aurais pas d’enfants vu ce que j’avais déjà vécu : les évènements récents me confortent dans mon choix). Je sais très bien que si ça va si mal, c’est parce que la quasi totalité des gens sont lâches, pensent à leur petit confort et leur petit intérêt avant tout : c’est la collaboration. Les chefs ont été patiemment sélectionnés pour être les plus soumis (et corruptibles) et le résultat est ce qu’on a. Exemple parmi des milliers d’autres : on peut piller EDF avec l’approbation de son PDG, il suffit de limoger l’ancien et de nommer un nouveau, pour qui le simple salaire de PDG suffira. Quant aux employés, ils n’ont qu’à aller voir ailleurs, si le chômage est plus vert. Mais je pense effectivement que l’IA va faire un grand chamboulement. Soit la population décline fortement (pour une raison inconnue, on est d’accord), soit la masse de gens qui va être exclue sera trop difficile à gérer. Car on ne remplace pas le « sentiment d’être utile » par un revenu universel : ça peut marcher pour certains mais pas pour la majorité.
@SysATI Le problème c’est que les IA ne sont pas des machines à calculer. Il suffit que les « décideurs » (par exemple les patrons de ces boites qui développent l’IA) choisissent un thème précis, et l’IA va être meilleure que les humains sur ce thème. Pour moi, on est en train de passer la singularité beaucoup plus tôt que prévu. Car on n’a pas besoin d’une IA généraliste pour dépasser l’humain, il suffit de faire collaborer des IA spécifiques chacune meilleure dans leur domaine que l’humain. D’ailleurs les hommes sont aussi tous spécialisés. C’est assez surprenant (ou une conséquence directe du développement de l’IA) mais les grands groupes qui développent l’IA licencient en masse (Google, Facebook, Microsoft...), et l’évolution ne s’arrête pas, bien au contraire. Pour moi, les métiers « intellectuels » seront les premiers à disparaître avec l’IA, y compris ceux qui la développent aujourd’hui. Le plus grave, c’est que les groupes privés ont des fortunes colossales pour développer l’IA et elles ne nous tiendront pas au courant si elles constatent notre inutilité : ils auront les moyens de développer dans leur laboratoire des nouveaux virus avec des faux vaccins, un exemple au hasard. Pour quelle raison ? Peu importe, si l’IA devient suffisamment forte pour faire tout cela, il est temps d’exiger que toutes les recherches soient publiques, sinon le sort de l’humanité est entre les mains d’une poignée de personnes. C’est peut-être déjà le cas en fait...
@eau-mission J’avais oublié. Avec les réseaux neuronaux, Alpha zéro teste beaucoup moins de coups aux échecs que les programmes complexes. Elle a une forme d’« intuition » et n’a pas besoin de faire autant de calculs pour faire des coups justes et ... créatifs. En effet, ils ont été surpris de voir à quelle point Alpha zéro était capable de sacrifier des pièces assez tôt dans la partie pour en tirer partie bien plus tard (pareil pour le jeu de Go, les joueurs ont revu totalement leur façon de juger certains coups qui étaient déconseillés mais se retrouvaient gagnant avec la machine).
Oui, ce sont des réseaux de neurones qui cherchent à imiter grossièrement le cerveau (comme un avion imite grossièrement les ailes d’un oiseau mais sans les faire bouger comme Léonard de Vinci avait imaginé initialement, à sa décharge, le moteur n’existait pas à l’époque). Par contre, ces réseaux neuronaux artificiels peuvent être reliés avec des calculateurs et de la mémoire gigantesque (voire directement avec la base de données « internet ») ce qui leur procure des avantages par rapport au cerveau humain. Le gros inconvénient est leur consommation électrique mais qui tend à diminuer comme tous les appareils électroniques.
Oui, pour l’instant, les IA spécifiques (non générales) sont conçues pour maximiser une « valeur » avec les moyens qu’on leur laisse à disposition. Et la grosse difficulté, pour ceux qui élaborent leur apprentissage, est de trouver comment valoriser une situation, comment on la juge meilleure. Donc elles n’ont aucun libre arbitre pour décider de leur propre travail, mais restent très surprenante dans la résolution des problèmes qu’on leur propose : créativité, intuition.
@eau-mission Pour les échecs, des programmeurs de programmes complexes (premiers programmes qui ont battu Kasparov et suivants) sont battus à plate couture par Alpha Zéro, une machine à qui on n’apprend que les règles et qui s’améliore elle-même en jouant contre elle des millions de parties. Il n’y a aucun programme nulle part (sinon les règles d’échecs) et un réseau neuronal (que l’on paramètre pour qu’il évolue correctement il est vrai). Mais ce réseau neuronal est une boite noire pour nous et les réponses qu’il produit surpasse tout ce qu’un humain peut faire et de loin puisqu’ils sont déjà battus par des programmes très complexes qu’Alpha Zéro bat sans pratiquement aucune ligne de code. Dans l’histoire, on a d’abord montré aux joueurs d’échec qu’ils étaient moins bons que l’homme. Et ensuite, on a montré aux programmeurs de programmes d’échecs qu’ils ne servaient à rien (leur code ne vaut rien à côté d’un réseau neuronal qui s’adapte tout seul).
Le pire dans l’histoire, c’est qu’on n’a absolument pas besoin d’une IA généraliste pour supplanter l’homme, il suffit qu’une entreprise décide de créer une IA dans un domaine précis et les humains (parfois très diplômés) sont moins bons. Un exemple très intéressant, le placement de « dies » dans les puces électroniques (et leurs interconnexions) ; il était réalisé par des ingénieurs, on a mis une intelligence artificielle sur le sujet, ce qu’elle a fait était très original à priori (créativité) mais plus efficace en dissipation d’énergie, etc... : donc les machines vont commencer à s’améliorer elles-mêmes pour devenir plus puissantes et notre compréhension de leur fonctionnement sera de plus en plus flou, voire complètement obscur dans quelques dizaines d’années.
Il faut distinguer aussi l’IA que vous pouvez mettre en pratique à votre niveau (petite reconnaissance vocale, etc...) qui est encore décevante de l’IA des laboratoires. Il y a même un technicien qui a affirmé que l’IA que son entreprise avait créée était consciente : et c’était une personne confirmée qui travaillait depuis des années dans le domaine. Mais on a vite éteint son discours et il a été discrédité. C’est pourquoi, on ne sera pas au courant, surtout pas. L’enjeu est civilisationnel.
Mais la réalité est là : le nombre de métiers intellectuels ou l’IA devient meilleure que l’homme ne va faire que s’accroître. Peu à peu, l’humain ne servira à rien (pour nos décideurs) et l’urgence est que cet outil qui aura été développé par toutes les civilisations réunies de la planète servent l’ensemble de l’humanité et non une poignée de psychopathes qui auront notre destin en main.
@perlseb J’avais souvenir d’avoir lu que des voitures avaient été engagées avec des cyclistes au début du tour (et que les problèmes mécaniques bien trop nombreux des voitures les rendaient beaucoup moins « rapides » sur une longue distance que les cyclistes), mais à priori je ne retrouve pas l’information. Et je retrouve même une information contradictoire : le premier tour de France automobile a eu lieu en 1899 avec une moyenne de 50km/h (déjà), et avant le premier tour de France cycliste (1903). Je dois être gâteux, avec des mauvais souvenirs...